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Messages - mike

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L’Etat Islamique revendique aussi être à l’origine du dernier album de Kendji Girac



Après avoir revendiqué le crash d’un A321 dans le désert du Sinaï, l’Etat Islamique affirme aujourd’hui être à l’origine d’un autre méfait. Dans une vidéo postée ce mercredi sur son compte caramail, le groupuscule intégriste affirme avoir commandité « Ensemble », le dernier album de Kendji Girac. Quelques jours après sa sortie, on ignore en effet comment un tel disque a pu aboutir « dans les bacs » à une époque où l’existence des supports physiques dans ce secteur est plus menacée que jamais.

A l’heure où l’enquête s’oriente vers un simple « concours de circonstances fâcheuses et désastreuses », l’Etat Islamique jette un nouveau pavé dans la mare en affirmant sa responsabilité, jouant même avec les nerfs des enquêteurs en ajoutant que ce n’est pas à lui d’en faire la preuve. « Nous n’avons aucune obligation d’expliquer l’aberrante commercialisation de ce disque plus que moyen, et de son agaçante omniprésence médiatique.« , déclare un homme à pilosité désordonnée sur la vidéo mise en ligne. « Nous vous livrerons les détails au moment choisi« , conclut cet individu qui dispose également d’une denture désinvolte. Bien que la cellule d’enquête ait réaffirmé qu’aucune intervention extérieure n’avait été démontrée, de nombreuses hypothèses penchent vers l’implication d’une « taupe » ; que ce soit un producteur kamikaze prêt à sacrifier son ouïe, ou même un membre de l’entourage de l’artiste moitié M.Pokora, moitié Gypsy King, ayant réussi à le confondre sur la qualité de sa musique.

http://lafraiche.be/20151112/culture/letat-islamique-revendique-aussi

1097
L'Etat Islamique menace, dans une nouvelle vidéo, de s'en prendre aux «alliés» de la France

L’organisation terroriste Etat islamique, qui a revendiqué les attaques meurtrières qui ont eu lieu vendredi soir à Paris, a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle menace de s’en prendre aux pays qui participent avec la France aux raids aériens antiterroristes en Syrie et en Irak.



«Nous disons aux pays qui participent à la campagne Croisade: vous aurez votre jour, qui sera similaire à celui vécu par la France», indique un combattant dans la vidéo. «Nous frapperons l’Amérique sur son sol. Nous conquerrons Rome».
http://www.sudinfo.be/1424811/article/2015-11-16/l-etat-islamique-menace-dans-une-nouvelle-video-de-s-en-prendre-aux-allies-de-la

1098
Anonymous France #OpParis Fr. 16/11/2015



Nous demandons à toutes personnes de respecter la mémoires des victimes des attentats !

1099
Nicolas Sarkozy propose de rétablir la peine de mort pour les kamikazes.



L’ex-président a annoncé aujourd’hui dans une conférence de presse être pour le rétablissement de la peine de mort pour des cas extrêmes comme le terrorisme et les attentat suicides.

Sa déclaration, fortement commentée ce soir, explique qu’il est temps de remettre en question le droit à menacer de mort les citoyens qui commettent ce type d’actes ignobles.

Nicolas Sarkozy a expliqué que la peine de mort était un excellent outil de dissuasion à tous niveaux et permet d’empêcher de nombreux actes terroristes et particulièrement ceux commis par des kamikazes.
 
Une position qui est fortement décriée même au sein de son camp, cette proposition semblant une nouvelle manoeuvre électoraliste pour récupérer des voix au Front National.

http://nordpresse.be/nicolas-sarkozy-propose-de-retablir-la-peine-de-mort-pour-les-kamikazes/

1100
Coulée de boue toxique au Brésil, un fleuve contaminé sur 500 km




La rupture, il y a une semaine, de deux barrages qui contenaient des déchets miniers toxiques, s’est transformée en une gigantesque catastrophe écologique. La région a été inondée et un immense fleuve contaminé. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours sans eau potable. Les deux entreprises minières responsables sont clouées au pilori.


De notre correspondant à Rio de Janeiro

Jeudi, la présidente brésilienne a survolé la région de Mariana en hélicoptère. Elle a pu voir le petit village de Bento Rodrigues, presque totalement englouti par les eaux retenues par les deux barrages qui ont cédé la semaine dernière.

Des dégâts environnementaux estimés à un milliard d'euros

Dilma Rousseff, critiquée pour s’être rendue sur place sept jours après la catastrophe a annoncé en conférence de presse le montant de l’amende : 62 millions d’euros imposés aux responsables de cette catastrophe. En raison des dommages environnementaux notamment.






Les entreprises concernées sont deux géants miniers, le Brésilien Vale et l’Australien BHP Billiton. Ils devront payer cette amende immédiatement. Et ce n’est qu’une amende préliminaire, il y en aura certainement d’autres, exigées par les municipalités touchées notamment.

Les dommages sont catastrophiques. A très large échelle. Dans cette région du sud-est du Brésil l’immense fleuve Rio Doce est désormais largement contaminé sur plus de 500 kilomètres par la boue de résidus miniers, que les barrages retenaient. Près de 50 millions de mètres cubes de ces déchets toxiques se sont déversés dans le Rio Doce.
 La pollution a même déjà atteint l'Etat voisin de Espirito Santo, situé sur le bord de l’océan Atlantique. La justice brésilienne a donné un mois aux deux industriels pour présenter une analyse des résidus toxiques dans le fleuve Rio Doce, et une stratégie pour en compenser les effets. Une analyse effectuée par la Deutche Bank estime les dégâts à un milliard d’euros.

Un troisième barrage menace de céder

Plusieurs enquêtes ont été lancées par la justice brésilienne. On a appris que les licences d’exploitation pour les deux barrages étaient expirées depuis deux ans. Mais la cause de l’accident reste pour l’instant inconnue.

Sur place, la situation des habitants est très précaire. Des dizaines d’entre eux ont de nouveau dû être évacués de la zone sinistrée. Un troisième barrage de déchets présente des faiblesses. Les autorités craignent qu’il ne rompe lui aussi. L’entreprise propriétaire a reconnu que l’une des parois du barrage avait été mise sous surveillance. Et que des pompiers avaient été envoyés en renfort.

Les deux présidents australiens et brésiliens des deux entreprises responsables de la catastrophe se sont finalement eux aussi rendus sur place. Leur entreprise locale, peu réactive après la catastrophe, a été contrainte hier par un juge brésilien de livrer en eau potable la région dévastée. Elle devra fournir 800 000 litres d’eau par jour. Sous peine de payer une amende de 250 000 euros par jour, également.

http://www.rfi.fr/ameriques/20151113-coulee-boue-toxique-bresil-fleuve-contamine-500-km

1101
Intervention policière en cours à Molenbeek: un homme arrêté

video : http://www.rtl.be/videos/video/556659.aspx

Une opération des forces spéciales est actuellement en cours à Molenbeek. Notre journaliste Simon François est présent sur place. Il expliquait la situation sur place dans notre édition spéciale de 11 heures: "On a entendu des détonations, suivies d'injonctions de la police fédérale faites grâce à un parlophone. Ces injonctions se répètent: un homme est appelé à se montrer à la fenêtre les mains levées".

La bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans intervenait également dans notre édition spéciale. Elle a confirmé que ces opérations s'inscrivent  "dans le cadre des perquisitions qui se font depuis ce samedi sur le territoire de la commune de Molenbeek en lien avec les attentats de Paris". Et de détailler les opérations: "La première mesure est d'évacuer le bâtiment en question. Mais les détonations ne sont pas des coups de feu, ce sont des pêtards qui sont lancés pour faire évacué les gens du périmètre".

La rue Ransfort est actuellement bloquée à la circulation, et tout le "quartier à proximité de la porte de Ninove", précise notre journaliste.  Les forces spéciales d'intervention et les services de déminages sont également sur place, prêts à agir.

Peu après 11h, un homme aurait été arrêté. Il a été embarqué cagoulé. Quelques minutes plus tard un autre homme aurait été arrêté selon Simon François.  "On parle de deux possibles arrestations", expliquait notre journaliste.









http://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/intervention-policiere-a-molenbeek-fusillade-a-la-rue-ransfort-771224.aspx

1102
Le mystère du comportement des kamikazes au Stade de France



ATTENTATS - Enquêteurs et experts tentaient dimanche 15 novembre de comprendre pourquoi, alors qu'ils auraient pu provoquer un carnage et une panique mortelle, les trois kamikazes du Stade de France se sont fait sauter dans des lieux isolés, ne tuant qu'une personne, là où ils auraient pu faire beaucoup plus de victimes.

21h20 vendredi: le match France-Allemagne a commencé, l'esplanade et les abords du Stade de France à Saint-Denis sont quasi déserts quand, au niveau de la porte D, le premier jihadiste actionne le détonateur de sa ceinture explosive remplie de TATP (explosif artisanal) et de boulons. Un passant, proche de lui, est tué.

Dix minutes plus tard, porte H : nouvelle détonation. Seule victime: le jihadiste, dont le corps coupé en deux gît sur le bitume. La vitrine du restaurant voisin est à peine fendue. Peu avant 22h, dans une rue voisine, une dernière explosion ne tue que le porteur de la ceinture piégée, dans l'entrée d'une impasse comme s'il s'était isolé avant d'appuyer sur le bouton mortel.


Et aussi: les dernières informations sur les attentats du 13 novembre



"Ce qu'ils ont fait, à part se suicider, ça n'a aucun sens"

Selon le secrétaire d'Etat aux sports, Thierry Braillard, l'intention des kamikazes était bien de pénétrer dans l'enceinte du stade. "Ils ont voulu pénétrer dans l'enceinte mais ils n'ont pas pu", a indiqué Thierry Braillard lors de l'émission Stade 2 sur France 2, sans préciser combien de kamikazes avaient tenté d'entrer dans le stade. Le secrétaire d'Etat n'a pas précisé à quel moment les kamikazes avaient été refoulés. L'accès au Stade de France se fait habituellement après la lecture du billet d'entrée dans un tourniquet électronique, suivie d'une fouille corporelle sommaire.

"C'est incompréhensible", confie dimanche à l'AFP, sous le sceau de l'anonymat, une source policière. "Il est miraculeux qu'il y ait eu si peu de victimes. Concrètement, ce qu'ils ont fait, à part se suicider, ça n'a aucun sens." "Ce n'est pas la bonne heure: si vous voulez faire un carnage, vous faites ça au moment de l'entrée ou de la sortie des spectateurs", ajoute le même policier. "Autant ce qui s'est passé dans Paris intra-muros a du sens, autant là ce sont juste des mecs qui se sont suicidés."

S'ils s'étaient mêlés, une heure plus tôt, aux files de supporteurs attendant d'entrer dans le stade, ils auraient tué ou blessé des dizaines de personnes, et provoqué des mouvements de panique qui, dans ces circonstances, sont plus souvent mortels que les déflagrations. Cela aurait sans doute conduit à l'annulation de la rencontre, à laquelle devaient assister François Hollande et le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Ils auraient obtenu en quelques secondes une couverture médiatique mondiale, peu de temps avant que des tireurs ne commencent à ensanglanter le centre de Paris.

S'ils avaient attendu la fin du match, quand des milliers de personnes se pressent vers le métro, ils auraient là aussi fait de terribles dégâts, d'autant que Paris aurait déjà été sous le coup des attaques contre les restaurants et le Bataclan. L'ancien chef d'un service français de renseignement, qui demande lui aussi à rester anonyme, estime que "vu ce que portaient les trois kamikazes, des ceintures légères plus que des gilets, on peut penser que s'ils avaient attendu d'être au sein d'une foule ils auraient tué autour d'eux au moins cinq ou six personnes chacun, et fait une vingtaine de blessés".

"Mais surtout, ils auraient créé une panique incroyable", ajoute-t-il. "La panique, par effet indirect, c'est terrible. Les gens se piétinent. Il y aurait eu un effet terrorisant bien supérieur. Il va falloir attendre les résultats d'une enquête approfondie, remonter le fil de l'opération, si tant est qu'on puisse pouvoir le faire, pour essayer de comprendre ce qu'ils ont fait."

Les vidéos de surveillance en cours d'analyse

Grâce aux caméras de surveillance qui couvrent toute l'esplanade, et dont les images sont en cours d'analyse, les enquêteurs vont certainement reconstituer le parcours des trois hommes, trouver comment et quand ils sont arrivés, ce qu'ils ont fait, savoir si l'un d'entre eux a tenté de pénétrer dans l'enceinte ou si quelqu'un, parmi le service d'ordre, les avait repérés. "On court partout pour essayer de récolter un maximum d'infos, mais on n'a pas grand succès", dit la même source policière. "Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde vendredi soir aux abords du stade."

"Pour l'instant, l'hypothèse la plus probable", conclut l'ancien spécialiste du renseignement, "c'est qu'ils avaient pour consigne de taper à 21h20 pour se coordonner avec le Bataclan. Ils n'étaient peut-être pas bien malins, ils n'avaient pas réussi à se positionner là où ils auraient dû, ils se sont fait péter à l'heure où on leur a dit..."

http://www.huffingtonpost.fr/2015/11/15/kamikazes-stade-de-france-mystere-comportement_n_8568314.html

1103
Comment et pourquoi la France a livré des armes aux rebelles en Syrie

Source : Le Monde.fr | 21.08.2014 Par Benjamin Barthe, Cyril Bensimon et Yves-Michel Riols


Le voile se lève doucement sur l’un des secrets les mieux gardés de la présidence Hollande : l’armement des rebelles syriens par la France. Après que le président de la république a reconnu, mardi 19 août, pour la première fois, dans une interview au Monde, l’existence de ces livraisons, de hauts responsables français ont confié au Monde quelques détails supplémentaires.

Selon une source officielle, plusieurs livraisons ont été effectuées l’an dernier par des voies clandestines. Le matériel comprenait notamment des mitrailleuses de calibre 12.7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de visée nocturne et des moyens de communication, mais aucun « équipement qui aurait pu se retourner contre nous », tels que des explosifs. D’après cet interlocuteur, qui souhaite conserver l’anonymat, ces livraisons sont assez identiques à celles qui sont faites actuellement aux combattants kurdes des peshmergas. « Il s’agit d’armements immédiatement utilisables, qui ne nécessitent ni formation ni maintenance », dit-il.

L’ARMÉE SYRIENNE LIBRE, SEULE BÉNÉFICIAIRE

Seules les brigades affiliées à l’Armée syrienne libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection anti-Assad, ont bénéficié de cette aide. Selon une source diplomatique, le Front islamique, une coalition de groupes armés d’inspiration islamiste, voire salafiste pour certains, n’a reçu aucune arme française.

Il est difficile de dater avec précision les premières livraisons, qui remonteraient, selon toute vraisemblance, à l’hiver ou au printemps 2013. Préalablement, les autorités françaises avaient élaboré une cartographie des groupes rebelles, en partenariat avec le général Salim Idriss, alors chef de l’ASL. Une mesure destinée à éviter que des armes françaises ne tombent dans de « mauvaises mains », à savoir des groupes djihadistes ou salafistes, en plein essor à l’époque. La traçabilité des armes a été testée à blanc lors de l’acheminement d’équipement non létal, comme des kits médicaux et des rations halal, jusqu’à des brigades de l’ASL.

Les livraisons s’accélèrent dans le courant de l’été 2013, après que l’Union européenne, le 29 mai, sous la pression de Paris et de Londres, eut décidé de lever son embargo sur les armes à destination de la Syrie. Deux mois plus tôt, François Hollande a laissé entendre que la France est de toute façon prête à armer les opposants au régime d’Assad, même en l’absence de consensus européen. « Si d’aventure, il devait y avoir un blocage d’un ou deux pays, alors la France prendrait ses responsabilité », déclare-t-il le 14 mars à l’issue d’un sommet à Bruxelles.

« RAMER DANS LE MÊME BATEAU »

La réunion du groupe des Amis de la Syrie, à Doha, au Qatar, le 22 juin, marque une étape importante. En réponse aux demandes pressantes de la Coalition nationale syrienne, la vitrine politique de l’opposition syrienne, ses parrains occidentaux et arabes se mettent d’accord sur un accroissement de l’aide militaire aux insurgés et sur une répartition des rôles dans cette perspective. « Il est urgent de fournir tout le matériel et l’équipement à l’opposition sur le terrain, chaque pays à sa façon », souligne le communiqué final. Le texte précise que tout « soutien militaire » doit transiter par l’Armée syrienne libre, dirigée par le général Idriss. « Une façon de dire aux Qataris et aux Saoudiens qu’ils doivent maintenant ramer dans le même bateau et ne plus soutenir des groupes rivaux de la rébellion », relève alors un proche du dossier.

A l’époque, un sentiment d’urgence anime les pays membres des Amis de la Syrie. Le 4 juin, à la suite de l’analyse d’un échantillon rapporté de la banlieue de Damas par un reporter du Monde, Paris a formellement accusé le régime syrien d’employer des armes chimiques contre ses adversaires. Il s’agit alors d’usages à faible dose, très différents de l’attaque au sarin du 21 août, qui allait faire des centaines de morts. Mais c’est déjà un franchissement de « la ligne rouge » fixée par les grandes capitales occidentales, et les autorités françaises estiment nécessaire de réagir. L’autre facteur déterminant dans la décision de Paris de contribuer à l’armement des rebelles tient à l’approche de la conférence de paix de Genève 2, réunissant représentants du régime et de la CNS. Paris et ses partenaires pensent qu’il est important de renforcer les capacités militaires de l’opposition, de façon à ce qu’elle n’arrive pas à la table des négociations dans une position de trop grande faiblesse.

LES LIVRAISONS D’ARMES N’ONT PAS CESSÉ



Des combattants de l’Armée syrienne libre, en avril 2013, à Alep. Martin Forster/NurPhoto

Tous ses calculs ont fait long feu. « Genève 2 » a eu lieu en janvier-février 2014, sans le moindre résultat. Les efforts de structuration de l’ASL, engagée par le général Idriss, n’ont pas vraiment porté leurs fruits. En décembre 2013, des dépôts d’armes de l’ASL à la frontière syro-turque ont même été pillés par des combattants du Front islamique. Tandis que le régime se lançait dans une contre-offensive à Homs et autour de Damas, les rebelles islamistes prenaient l’ascendant sur leurs rivaux nationalistes dans le Nord. Autant d’événements qui ont dissuadé les autorités française d’amplifier leurs efforts. « C’est sûr que ces difficultés ne nous ont pas vraiment encouragés à aller plus loin », confie un diplomate.

Si l’on en croit les déclarations de François Hollande jeudi 21 août, les livraisons d’armes n’ont cependant pas cessé. L’ASL en a d’autant plus besoin qu’elle est désormais prise en tenaille dans le nord de la Syrie par les forces du régime d’un côté et par les combattants ultraradicaux de l’Etat islamique de l’autre.

« Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique », a déclaré le président français devant la presse, lors d’un déplacement dans le Sud. La France, a-t-il toutefois ajouté, ne peut « pas le faire seule » et « ça se fait en bonne intelligence avec l’Europe et les Américains ».

Source : Robin Ferner, pour Slate.fr, le 6 mai 2015

1104
La France a fourni des armes à la révolution syrienne dès 2012



François Hollande avec Khaled Khodja, président de la coalition nationale syrienne.


OB : coalition nationale syrienne, gangrénée par les Frères musulmans…

Le président français s’est confié au journaliste Xavier Panon, qui révèle que François Hollande a décidé de livrer des armes lourdes aux rebelles syriens, malgré l’embargo européen.

La France a fourni des armes à des groupes rebelles syriens dès 2012 alors que l’Union européenne avait imposé un embargo sur de telles livraisons. Et c’est le président Hollande qui le dit lui-même dans un livre à paraître le 13 mai aux Editions de l’Archipel, intitulé Dans les coulisses de la diplomatie française, de Sarkozy à Hollande, écrit par le journaliste Xavier Panon.

«Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu’elles iraient dans des mains sûres», explique le chef de l’Etat à l’auteur du livre, en mai 2014. Les livraisons ont débuté dès la fin de l’année 2012, alors que l’embargo européen, établi à l’été 2011, est toujours en vigueur. Il ne sera levé qu’à la fin du mois de mai 2013.

Ce cavalier seul contraint l’Elysée à la prudence. Officiellement, la France se contente d’envoyer de l’équipement non-létal: gilets pare-balles, outils de communication cryptée, masques contre les armes chimiques, lunettes nocturnes. Mais c’est un tout autre matériel qu’elle dépêche sur place: canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars. Seuls les missiles anti-aériens restent tabous. François Hollande n’en enverra pas car ils s’avéreraient trop dangereux si des djihadistes venaient à s’en emparer.

Mille et une précautions

Les armes sont envoyées grâce aux soins de la DGSE (la Direction générale de la sécurité extérieure). Les Français marchent sur des œufs car il s’agit de s’assurer que les armes parviendront à la bonne destination… et que ces transferts ne seront pas surpris en flagrant délit par la communauté internationale. Les dates de livraison sont donc très irrégulières et les précautions nombreuses.

Il faut, tout d’abord, trouver des fournisseurs discrets, effacer les marques de la provenance des armes avant leur départ. Et puis, comment être certain qu’elles seront bien réceptionnées à l’arrivée par des hommes de l’armée syrienne libre, alors dirigée par le général Sélim Idriss, interlocuteur privilégié de l’Elysée? Les services français utilisent leurs propres réseaux, les autres leur paraissant moins fiables.

Sur la scène publique, la France s’enferre dans une valse-hésitation sur la question des armes. Une fois, le 15 mars 2013, l’Elysée tente de lever l’embargo européen et d’entraîner ses partenaires à envoyer des armes mais le 28, François Hollande rétropédale:


«Nous ne fournirons pas d’armes tant que nous n’avons pas la certitude que ces armes seront utilisées par des opposants légitimes et coupés de toute emprise terroriste.»

Si la diplomatie française est aussi embarrassée, c’est qu’elle se heurte aux atermoiements de ses alliés européens, mais aussi des Etats-Unis peu désireux de prendre part à un nouveau conflit au Moyen-Orient. D’autant que celui-ci devient de moins en moins lisible au fil des mois, au fur et à mesure de la montée en puissance des groupes djihadistes. L’affirmation sur le front anti-Bachar el-Assad d’islamistes radicaux comme les soldats deJabhat Al-Nosra par exemple fragilise la position française: il est désormais quasi impossible d’assumer la livraison d’armes en Syrie alors que ce sont les djihadistes qui tendent à incarner la révolution syrienne.

Dans son livre, Xavier Panon transcrit les propos d’un responsable du Quai d’Orsay:


«François Hollande et son ministre ont été bien imprudents sur la Syrie et l’embargo. Faute d’avoir la capacité d’influer réellement sur le rapport de forces, la posture reste morale. Or, la morale est rarement bonne inspiratrice en politique étrangère. Livrer des armes sans garantie de destination, c’est être cobelligérant. Il y a davantage de raisons de ne pas le faire que de le faire.»

L’action de la France semble, de toute façon, avoir eu peu de portée sur le terrain. En 2015, la Syrie est toujours enlisée dans une guerre meurtrière. Un conseiller de l’Elysée admet auprès de Xavier Panon:


«Oui, nous fournissons ce dont ils ont besoin, mais dans la limite de nos moyens et en fonction de notre évaluation de la situation. Dans la clandestinité, vous ne pouvez agir qu’à petite échelle. À moyens limités, objectifs limités. Au final, est-ce que notre aide permettra à la révolution de gagner? Non.»

http://www.les-crises.fr/la-france-a-fourni-des-armes-aux-islamistes-syriens-des-2012-2/

1105
Philippe Moureaux: "On cherche à dévier les responsabilités!"



Bruxelles 
Pointé du doigt par l'actuelle majorité de Molenbeek à la suite des attentats, Philippe Moureaux réplique.



La majorité des terroristes actifs en France et en Belgique est passée par la commune de Molenbeek. Pour l’actuelle bourgmestre Françoise Schepmans (MR), le coupable est tout trouvé : c’est l’ancien maïeur Philippe Moureaux (PS) qui n’aurait pas mis en place une politique d’accueil et d’intégration suffisamment efficace.



“Elle connaît mal ses dossiers. Sinon, elle saurait que j’ai créé - à l'époque où elle était échevine- les premières structures ressemblant à l’actuel parcours d’intégration que l’on va rendre obligatoire. On donnait des cours de langue, de citoyenneté et de droits sociaux. C’était une première à cette époque-là !”, a réagi le socialiste,qui estime que les déclarations de la libérale servent en réalité à cacher son impuissance. “Depuis trois ans, elle laisse des quartiers à l’abandon. Elle s’est coupée des masses populaires, ce qui explique en partie que l’information ne circule plus très bien.”



Même s’il a régné 20 ans sur Molenbeek, Philippe Moureaux rappelle qu’il n’a pas vécu la période Daech en tant que bourgmestre. “C’est assez révoltant quand on me met sur le dos un manque de réactivité. On cherche à dévier la responsabilité. Mais c’est Françoise Schepmans qui est restée totalement passive face à des départs importants vers la Syrie qui auraient dû être repérés. Quand j’entends Didier Reynders se réjouir parce que Jan Jambon va s’occuper personnellement de Molenbeek, cela démontre l' absence de Françoise Schepmans. C'est assez cruel envers elle.”



Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) a en effet annoncé qu’il a l’intention de “nettoyer” Molenbeek. “C’est un terme provocateur pour masquer l’incurie de ses services. Plusieurs groupes ont préparé ces tuerie, ce ne sont pas le fait d'individus isolés. Il y a dû avoir beaucoup de prises de contact, de réunions. Mais les services de Jambon ainsi que les services français sont complètement passés à côté !”

Si l'ancien bourgmestre estime qu'il faut prendre des mesures policières et de renseignement à court terme, il plaide pour qu'un travail permettant de recréer un lien de confiance soit effectué sur le long terme à Molenbeek. "Pour éviter que cela se reproduise, il faut s'occuper davantage de cette jeunesse à la dérive dans laquelle les organisateurs de ces crimes recrutent des adeptes. Quelques adeptes suffisent à créer les drames que l'on connait. Au niveau municipal, il faut changer d'attitude à l'égard des gens: ne pas s'attaquer à leurs droits, ne pas forcer les plus pauvres à payer plus pour que leurs enfants soient gardés à l'école. Il faut aussi du respect vis-à-vis des populations musulmanes qui sont pour la très grande majorité des gens ne demandant qu'à vivre dans la tranquilité."

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/philippe-moureaux-on-cherche-a-devier-les-responsabilites-5648daa53570ca6ff8e91b41

1106
info - média belgique / "Je vais aller tuer des Arabes à Molenbeek"
« le: 16 novembre 2015 à 14:57:48 »
"Je vais aller tuer des Arabes à Molenbeek"



Bruxelles  Un habitant du Brabant wallon n’a pas manqué de semer la panique hier en différents endroits de la capitale.
David D. - un habitant du Brabant Wallon né en 1993 - n’a pas manqué de semer la panique dans la capitale hier matin à l’issue d’une dispute avec sa copine. "Vu ce qu’ils ont fait à Paris, je vais aller tuer des Arabes à Molenbeek. Tu vas voir, je vais tout faire péter, tu entendras parler de moi à la télévision ce soir", lui a lancé en substance David D. avant de tirer des coups de feu au sortir de son habitation et de s’engouffrer dans son Audi A 3.

La copine de David D. n’aurait pas pris la menace à la légère mais aussitôt avisé la police des intentions de son compagnon.

Entre-temps, David D. était déjà arrivé sur Bruxelles où il a rapidement été repéré lorsque des témoins ont appelé la police pour signaler qu’un homme ouvrait le feu depuis sa voiture à proximité du cimetière d’Ixelles, boulevard Général Jacques. David D. a ensuite refait surface aux abords de la station de métro Simonis où il a exhibé son arme pour menacer ses victimes.

Recherché sur base de sa plaque d’immatriculation, l’Audi A 3 de David D. a finalement été repérée par des policiers de la zone Montgomery qui l’ont pris en chasse et sont parvenus à l’interpeller en début d’après-midi du côté d’Etterbeek à l’issue d’une course-poursuite.

Déjà connu de la Justice, David D. a été mis à disposition du parquet de Bruxelles mais on ignorait s’il avait été placé sous mandat d’arrêt à l’heure d’écrire ces lignes. Il n’a heureusement fait aucune victime parce que son arme était en réalité un pistolet d’alarme, a confirmé Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles.

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/je-vais-aller-tuer-des-arabes-a-molenbeek-564909d23570bccfaf1023ef

1107
Françoise Schepmans: "On a trop longtemps vécu dans le déni"



Pourquoi la plupart des jihadistes/terroristes d'Europe passent par Molenbeek.

Trois arrestations en lien direct avec le massacre de Paris ont eu lieu à Molenbeek-Saint-Jean ce samedi. Sans surprise serait-on tenté d'écrire. Le tueur du musée juif Mehdi Nemmouche, les deux jihadistes présumés tués à Verviers ainsi que le cerveau de la cellule Omar Abaaoud, la soeur du terroriste du Thalys ou, si l'on remonte dans le temps, Abdelkader Belliraj, etc., la très grande majorité des terroristes actifs en Belgique et/ou en France sont tous passés par Molenbeek-Saint-Jean.

A tel point que cela en fait la base arrière de l'islamisme radical européen. Malgré l'évidence des faits, les élus locaux s'en défendent. "Ils ne viennent pas tous d'ici", assure la bourgmestre Françoise Schepmans, citant à raison certaines communes voisines.

"Et, la plupart du temps, ils ne sont que de passage." Soit, mais pourquoi tout semble converger vers Molenbeek ? L'hyper-densité de certains quartiers clairement ghettoïsés et la radicalisation galopante d'une partie de la population d'origine maghrébine de Molenbeek (et au délà) permet d'expliquer l'exception aculturelle molenbeekoise : "Dans certains quartiers, la population est très dense, composée de personnes d'origine maghrébine à 80%...  L'anonymat est plus facile pour les gens de passage dotés de très mauvaises intentions", poursuit l'élue libérale. "Ils débarquent aussi dans des quartiers où le terreau de radicalisation est plus fertile pour des raisons aussi simples que l'absence de politique d'accueil et d'intégration durant de nombreuses années.

"Il aurait fallu être beaucoup plus ferme dès le départ par rapport aux droits et devoirs de chacun, par rapport à cette exigence de participation à la vie quotidienne au sein de la commune." La faillite de l'ère Moureaux ? Nombreux le reconnaissent, parfois sous couvert d'anonymat comme cet élu de gauche : « Le Molenbeek façonné par l'ancien bourgmestre socialiste Philippe Moureaux est un échec flagrant dans le vivre-ensemble. Il fait pourtant bon vivre au quotidien ici. Les gens sont respectueux les uns envers les autres, on ne rencontre pas de difficultés particulières. Pour preuve, cela fait plusieurs années que nous n'avons plus d'émeutes, la période du ramadan se déroule sans problème." Pourtant, Françoise Schepmans n'a jamais cru en ce "laboratoire socio-multiculturel".

"Nous avons vécu trop longtemps dans le déni. Entre la fin de la période d'immigration au milieu des années 70 et le début des années 2000, la population d'origine maghrébine a quadruplé ici, par le biais du regroupement familial. Encore fallait-il leur expliquer l'essentiel : c'est à dire leurs droits et devoirs vis-à-vis de la société belge. Même s'il fait bon vivre ici, je suis la première à reconnaître les difficultés d'intégration que rencontrent certains Molenbeekois ».

Depuis Charlie Hebdo, où nombre de jeunes Molenbeekois (et autres) issus de l'immigration croyaient dur comme fer en la théorie du complot, vantaient même les 'exploits' des terroristes, Molenbeek a mis en place une formation destinée à repérer la radicalisation violente de ses concitoyens. Policiers, agents de quartier, éducateurs, fonctionnaires communaux, professeurs, etc. ont tous suivi la formation.

Et cela semble fonctionner. "Avant, tu ne pouvais pas expliquer aux éducateurs qu'il y avait des problèmes de radicalisation dans la commune. Aujourd'hui, tout le monde est hyper vigilant. Cela porte ses fruits. Mais le travail est encore long. Ca va prendre des années."

http://www.dhnet.be/actu/belgique/francoise-schepmans-on-a-trop-longtemps-vecu-dans-le-deni-5647ae073570bccfaf092a49

1108
"Que Jambon aille faire d'abord le ménage en Flandre"



Bruxelles 
Pour le député bruxellois Fouad Ahidar (SP.A), les vrais racines de l'extrémisme et du radicalisme belge sont à chercher au Nord du pays



Le député bruxellois Fouad Ahidar connaît la communauté musulmane de Bruxelles comme sa poche. Musulman pratiquant, il fréquente les mosquées de la commune de Molenbeek-Saint-Jean depuis des lustres et il connaît parfaitement la population du centre historique. S'il ne nie pas les problèmes molenbeekois, il dénonce l'attentisme du fédéral en matière de lutte contre la radicalisation des jeunes issus de la communauté maghrébine. Et répond vertement à la sortie de Jan Jambon hier à la télévision flamande.



Comment la communauté musulmane de Bruxelles vit-elle les attentats survenus vendredi à Paris ?

"A 99,9%, elle est sous le choc. A 99,9%, elle condamne avec la plus grande virulence ce qui s'est passée !"



Jan Jambon semble penser le contraire, lui qui veut 'nettoyer' Molenbeek...

"J'ai été choqué par ce qu'il a dit. C'est facile à dire aujourd'hui. Mais avant tout, il faut se demander ce qu'a fait la Sûreté de l'Etat sur cette commune et sur Bruxelles pour lutter contre ce phénomène. Cela fait des années que nous demandons un soutien du fédéral. Jambon, il va nettoyer quoi, il va nettoyer qui ? Oui il y a des problèmes à Molenbeek ! Mais de là à dire que le le plus grand vivier de djihadistes de Belgique, je ris. En fait, j'ai vraiment l'impression qu'il cherche à stigmatiser Bruxelles et Molenbeek pour se dédouaner de ce qui se passe en Flandre."



Quel rapport avec la Flandre ?

"Tous les groupuscules radicaux viennent d'abord du nord du pays, tous sont nés en Flandre : Vilvoorde, Anvers, Gand, Tessenderlo, Malines... Qu'il démarre son travail en Flandre, c'est de là que viennent les premiers extrémistes : Sharia, Belliraj et bien d'autres encore. Avant, on n'en avait pas à Molenbeek. On avait des voyous, des arracheurs de sacs, de la drogue, etc. Mais pas d'extrémistes."



Mais aujourd'hui ils sont à Molenbeek. Vous n'avez rien vu venir ?

"Pas seulement. Mais c'est vrai qu'on a laissé cette situation s'installer, qu'il y a eu un certain laisser-aller. Le centre historique est très dense, composé de nombreuses personnes avec peu de ressources donc plus facilement influençables : des cibles plus faciles à atteindre. De même, il est très facile de se fondre dans la masse sans se faire repérer. Il est évident qu'un imam intégriste ne va pas s'installer à Woluwe-Saint-Pierre ou à Uccle."



Quelles pistes suggérez-vous ?

"On a surtout raté une chose : l'installation d'imams professionnels, modernes qui connaissent aussi bien la religion que les réseaux sociaux et la réalité de la commune dans laquelle ils prêchent. Des imams en lien avec la police, la sûreté de l'Etat aussi. Qu'on leur montre la dernière vidéo d'appel au djihad ou toute autre atrocité. Qu'ils puissent la décortiquer, en parler le vendredi lors des prêches et des débats, alerter les parents, qu'ils fassent passer le message à leurs enfants ! En fait, la vraie question c'est : pourquoi des jeunes qui sont nés ici, qui ont grandis ici sont partis faire la guerre dans un pays qu'ils ne connaissent pas. Pourquoi ces jeunes viennent aujourd'hui attaquer la France et demain peut-être la Belgique... Des pays dans lesquels ils ont vécu depuis leur naissance. C'est ça la vraie question. Pas se demander s'il faut ou pas nettoyer Molenbeek."



Vous avez également proposé un numéro vert ?

"Oui, il y a plus d'un an déjà, nous avions demandé la mise en place d'une ligne verte antiradicalisme. Personne ne nous a écoutés."



A quoi servirait ce numéro ?

"Tout simplement : un numéro de téléphone gratuit où quiconque pourrait alerter d'un phénomène de radicalisme religieux, parler à une personne de confiance. Un jeune qui annonce qu'il va partir en Syrie, une personne qui prêche des discours haineux auprès des jeunes, etc. Cette ligne pourrait servir aux familles, aux proches inquiets de voir un proche se radicaliser. Aux imams également qui pourraient expliquer qu'à tel endroit, tel moment, des jeunes se réunissent, se radicalisent. Regardez Jean-Denis Le Soumis. Pendant plusieurs années, on l'a laissé prêcher n'importe où, n'importe comment. Sans que personne ne s'en offusque. Comment est-ce possible ?"



Pourtant, la commune de Molenbeek forme les policiers, professeurs, éducateurs, etc. afin de repérer ces phénomènes de radicalisation. Ca ne fonctionne pas ?

"Je ne sais pas si ça fonctionne. Je suis ni policier ni éducateur mais je suis sûr que je peux être mieux informé. Vous croyez qu'un jeune qui veut faire le djihad va se confier à un agent de quartier, que le frère ou la soeur de ce jeune ira en parler au professeur ? Non. Ca ne marche pas comme ça. Le ou la plus apte à découvrir le vrai visage d'une personne, c'est justement le frère, la soeur, le meilleur ami. Mais aujourd'hui, ils/elles ne savent pas vers qui se tourner. Un simple exemple : il y a quelque temps, un jeune racontait partout qu'il voulait aller faire le djihad. Il est allé à Décathlon acheter du matériel, fanfaronnait, etc. Puis il a changé d'avis. Mais comme il ne voulait pas passer pour un pleutre, il s'est arrangé pour se faire arrêter par la police... Avec ce numéro d'appel gratuit, on aurait directement pu alerter les autorités. Aujourd'hui, il est plus facile de mettre sur pied une ligne verte pour dénoncer la violence envers les animaux que pour prévenir de la radicalisation des jeunes."

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/que-jambon-aille-faire-d-abord-le-menage-en-flandre-5648e2573570ca6ff8e95408

1109
Les jeunes de Molenbeek réagissent: "Daech nous met dans la merde"



Ils condamnent les attentats de Paris et craignent les amalgames.

Alors que des arrestations en lien direct avec le massacre de Paris ont eu lieu samedi à Molenbeek, tous les regards se tournent vers cette commune située dans l’ouest de la Région bruxelloise. Tant dans les médias belges qu’internationaux, Molenbeek est désormais considérée comme étant la base arrière de l’islamisme radical en Europe.

Une réputation lourde à porter pour les habitants de cette commune pauvre de la capitale… "Même si l’on comprend la méfiance des gens, les amalgames sont trop fréquents. J’étais à l’aéroport ce matin et j’ai senti des regards pesants. Pourtant, je n’ai pas une dégaine à me faire sauter", raconte Jawad, 29 ans.

Agacé par les raccourcis, Sofian semble résigné. "Certains vont encore penser qu’il n’y a que de la racaille ici. Mais bon cela va durer une semaine et puis ça passe. Ici, personne ne bouge. On sait que l’on ne changera pas les préjugés…"

Par rapport aux attentats de vendredi, les réactions des jeunes Molenbeekois que nous avons croisés sont unanimes. "Ma famille, mes amis, moi-même, on est choqué. D’abord, parce que cela se passe à 300 km de chez nous et parce que c’est d’une violence extrême. Ensuite, parce qu’on ne réalisait pas qu’on pouvait être touché en Europe par les conflits se déroulant ailleurs dans le monde", commente Youssef.  "Tuer un individu, c’est un péché majeur dans notre religion et cela mérite un châtiment. Nous n’avons rien à voir avec les gens de Daech. Je suis la voie de Dieu. Eux, je ne les écoute pas. Mes pensées vont aux familles des victimes", a ainsi déclaré Adam, 17 ans.

L’aversion envers Daech est clairement exprimée par les citoyens interrogés. "Mais pourquoi ces gens existent ? Ils salissent notre religion et ils nous mettent dans la merde. Comment des idées pareilles peuvent venir à l’esprit : aller tuer des gens et penser que c’est héroïque", s’indigne Sofian qui conseille aux jeunes de lire le Coran pour mieux s’informer.

À d’autres, nous demandons s’ils ont déjà été approchés par des prédicateurs. "Pas personnellement, mais des amis ont eu affaire à des recruteurs. Ils se trouvent surtout du côté des Étangs noirs", confie un jeune homme préférant rester anonyme. Les récents événements ont visiblement des conséquences sur le quotidien des jeunes vivant à Molenbeek. "La présence policière a été renforcée. Nous avons été contrôlés il y a deux heures. Nous, on est tranquille, on se balade entre potes. Mais on sent que les policiers sont sur les dents", observe Cihan, 18 ans.

Après l’attentat à Charlie Hebdo, des jeunes issus de l’immigration avaient vanté les exploits des terroristes, ce qui avait choqué l’opinion publique. Dans le cas des attentats du 13 novembre, on constate au contraire une identification et beaucoup de compassion vis-à-vis des victimes. "Je suis contre Daech. Jamais je ne pourrais vivre comme cela. Même pas besoin de connaître les gens tués pour être choqués. Nous aussi, on se fait des spectacles, des terrasses…", commente ainsi Jawad.

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/les-jeunes-de-molenbeek-reagissent-daech-nous-met-dans-la-merde-5648e1913570bccfaf0f180a

1110
Daesh préparerait une attaque nucléaire pour tuer des centaines de millions de personnes



Un journaliste allemand qui a partagé le quotidien de Daesh pendant 10 jours, affirme dans un livre que l’organisation islamiste envisage de mener une attaque nucléaire d’envergure contre les pays occidentaux.

Article rédigé le 30 septembre 2015

Jürgen Todenhöfer écrit précisément dans son ouvrage intitulé « Inside IS – 10 jours avec Daesh » que le groupe terroriste prévoyait « un holocauste nucléaire » contre toutes puissances s’opposant à sa volonté d’établir un califat islamique dans le monde entier. L’organisation entend ainsi tuer des centaines de millions de personnes.

Au cours de son immersion, Todenhöfer a pu se rendre compte de l’extrême détermination de Daesh pour mener à bien ses objectifs. "Pour moi, personne n’a de chance de les arrêter à part les Arabes. Je suis devenu très pessimiste", a-t-il expliqué au journal The Express au cours d’une interview à propos de la sortie de son livre.



Après de nombreux échanges par Skype, Daesh a accepté d’accueillir dans ses rangs le journaliste, ancien député allemand, au motif qu’il est un critique régulier de la politique américaine menée au Moyen-Orient.

Conscient du risque qu’il encourait, Todenhöfer a confié avoir rédigé son testament avant de quitter son pays d’origine.