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Messages - mike

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13-Novembre : les États occidentaux ne peuvent combattre le jihadisme en soutenant ses parrains pétromonarchiques



Depuis plusieurs années, j’ai pu comprendre, étayer et documenter le fait que les réseaux jihadistes sont non seulement des ennemis mortels des peuples à travers le monde, mais qu’ils sont aussi des forces clandestinement utilisées par les États occidentaux et leurs alliés du golfe Persique dans la satisfaction d’intérêts profonds inavouables. En mars dernier, dans un important article intitulé « L’État islamique, cancer du capitalisme moderne », Nafeez Ahmed avait résumé cette instrumentalisation récurrente de milices jihadistes par les principales puissances de l’OTAN et leurs partenaires afin de déstabiliser l’Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo, la Libye puis la Syrie. Comme l’a souligné le journaliste Marc de Miramon dans L’Humanité en juillet 2015, « [p]our Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la “guerre de civilisation” et celle contre le “terrorisme” brandies par le gouvernement [français] comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad. » Dans le contexte de cette interview, Alain Chouet désignait les pétromonarchies wahhabites, essentiellement l’Arabie saoudite et le Qatar, auxquelles la France vend des armements sophistiqués malgré leur soutien notoire aux principaux réseaux jihadistes – et pas seulement en Syrie. Soulignons-le : Monsieur Chouet est un ancien officier de renseignement qui a travaillé de nombreuses années en tant que chef du contre-terrorisme à la DGSE, les services secrets extérieurs français. Cet homme plus que tout autre sait de quoi il parle lorsqu’il affirme que nos « alliés » du Golfe sont « les parrains financiers du djihad ». Ainsi, son constat est aussi alarmant que révoltant en ce funeste 13-Novembre, dans notre France déjà meurtrie par les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et de Montrouge.

En janvier 2015, à la suite de ces attentats abominables, j’avais écrit dans un élan de rage et de tristesse que « notre actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ouvertement soutenu en décembre 2012 le Front al-Nosra – c’est-à-dire la branche “syrienne” d’al-Qaïda. [À cette époque, cette organisation incluait Daech, ces deux factions s’étant séparées en avril 2013]. (…) elon les informations du journal Le Monde, “la décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition [en Syrie]. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que “tous les Arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot”. “C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne”, a ajouté le ministre.” (…) Plus grave encore : en août 2014, le journal Le Monde a révélé que le Président Hollande avait ordonné aux services spéciaux français de livrer clandestinement des armes de guerre à des rebelles “modérés” en Syrie – ce qui est contraire à la Charte des Nations Unies [et à l’embargo sur les armes alors en vigueur]. Malheureusement, il s’est avéré [que, selon le Canard Enchaîné du 21 janvier 2015, la plupart] des armements livrés par les services français sont – d’une manière ou d’une autre – tombés entre les mains de groupes jihadistes, qui se réjouissent aujourd’hui de la vague d’attentats qui déstabilise la France en profondeur. » Et l’État français n’est pas le seul fautif dans ce fiasco syrien. Selon l’expert Joshua Landis, « entre 60 et 80 % des armes que les États-Unis ont introduites en Syrie [depuis 2011] sont allées à al-Qaïda et les groupes qui lui sont affiliés ».

À partir de l’année 2014, deux parlementaires de l’opposition ont successivement dénoncé le rôle trouble des services spéciaux français dans ce conflit, l’un d’entre eux ayant même déclaré en juin 2015 sur La Chaîne Parlementaire que « la France soutient al-Qaïda en Syrie ». En effet, d’après le député Claude Goasguen, « la France [appuie] des rebelles syriens, qui sont soi-disant des rebelles démocrates. (…) Qui a récupéré les rebelles syriens démocrates ? [Le Front] al-Nosra. Qu’est-ce que c’est qu’al-Nosra, al-Nosra c’est pas al-Qaïda ? (…) [C]ertains rebelles ont été récupérés par al-Qaïda avec des armes françaises[.] (…) Monsieur [le député (PS) Olivier Dussopt], nous continuons à fournir des armes à al-Nosra, par l’intermédiaire des rebelles syriens ! Je le dis, je l’ai dit à Monsieur le Drian en Commission de la Défense, je l’ai dit à Monsieur Fabius, comme tous les autres députés [sic]. Il va falloir éclairer tout ça ! L’attitude de la France en Syrie n’est pas nette ! » Comme je l’avais souligné à l’époque, ces révélations fracassantes du député Goasguen ont été quasiment ignorées par les médias français. J’avais également relevé le fait que ce « député LR accus[ait] l’actuel gouvernement de soutenir al-Qaïda en Syrie (Front al-Nosra), alors que la majorité précédente, dont il est issu, s’était accommodée du fait qu’al-Qaïda en Libye (GICL) avait été intégrée aux opérations de l’OTAN ! Voila à quel niveau notre État s’est abaissé, depuis quelques années, dans sa post-“politique arabe de la France”. Néanmoins, même en cas de changement de majorité, le prochain gouvernement continuera certainement de vendre des armements sophistiqués au Qatar et à l’Arabie saoudite – qui restent les principaux soutiens du jihadisme à travers le monde. »

Plus globalement, depuis le 11-Septembre, les intérêts profonds évoqués au début de cet article représentent un nombre inestimable de milliards de dollars de bénéfices pour différentes entreprises privées, principalement générés par la soi-disant « guerre “contre” le terrorisme ». Financées à perte par les contribuables occidentaux, ces interventions militaires catastrophiques et meurtrières ont engendré d’immenses profits pour les multinationales impliquées dans ce désastre mondial – tout en déstabilisant le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Asie centrale au point que les groupes extrémistes qui y sévissent aujourd’hui semblent inarrêtables. La catastrophe qu’a constitué jusqu’à présent cette soi-disant « guerre “contre” le terrorisme » est sans précédent : elle aurait tué au moins 1,3 millions de civils rien qu’en Irak et en « AfPak » depuis 2001, les foyers jihadistes se sont multipliés à travers le monde, et tant Daech qu’al-Qaïda semblent plus menaçants, fanatiques et enracinés que jamais. Affirmons-le clairement : dans le monde occidental, ce fléau jihadiste justifie des guerres à la légalité, à l’efficacité et à la légitimité douteuses, tout en accélérant un basculement autoritaire de nos États – ce qui s’est notamment traduit en France par la dangereuse « loi Renseignement ». À l’heure où j’écris ces lignes, le Président Hollande vient de décréter l’état d’urgence national, et nul doute qu’un durcissement sécuritaire majeur est en vue – sans parler d’une escalade militaire qui aggravera certainement ces conflits trop lointains et complexes pour que les citoyens s’y opposent. Au vu de l’échec retentissant de la « guerre globale “contre” le terrorisme », il serait peut-être temps de réfléchir collectivement à son utilité, au lieu de céder à la tentation de répondre à la violence par la violence.

Néanmoins, ces guerres auto-génératrices ne doivent plus masquer une réalité aussi cruelle que scandaleuse : depuis la fin des années 1970, des puissances occidentales majeures et leurs alliés du Golfe ont soutenu l’essor des principaux réseaux islamistes à travers le monde, que ce soit de manière directe ou non selon les circonstances et les acteurs concernés. En octobre 2015, après qu’une parlementaire états-unienne ait dénoncé sur CNN le soutien d’al-Qaïda par la CIA pour renverser Bachar el-Assad, un ancien officier de la CIA spécialisé dans le contreterrorisme m’a confirmé la collaboration de l’Agence avec cette nébuleuse terroriste pour faire tomber le gouvernement syrien. Récemment, j’ai étudié en profondeur l’implication massive et clandestine des services spéciaux occidentaux et moyen-orientaux dans le soutien de réseaux jihadistes combattant le régime el-Assad, dont la branche « syrienne » d’al-Qaïda.Insistons sur ce point : cet engagement clandestin de l’Agence et de ses alliés contre le gouvernement syrien implique militairement la France. En effet, en la comparant à la guerre secrète de la CIA en Afghanistan, l’éditorialiste du Point Michel Colomès a récemment écrit que les « Américains et [les] Français, depuis l’entrée de la Russie dans la guerre syrienne, fournissent des armes à des islamistes réputés fréquentables. Ils ont la mémoire courte ». D’autres « islamistes réputés fréquentables » qui seraient revenus de Syrie sont-ils à l’origine de ces terribles attentats du 13-Novembre ? Il est encore trop tôt pour répondre à cette question, mais il est clair que ces terroristes ont agi de façon coordonnée selon un mode opératoire clairement militarisé et jihadiste – deux, voire trois kamikazes ayant actionné leurs bombes devant notre Stade de France, symbole de l’unité, de la liesse populaire et du rassemblement.

Dans notre pays meurtri par ce funeste 13-Novembre, le fait que le gouvernement français soutienne des jihadistes à l’étranger, et qu’il commerce sereinement avec leurs principaux parrains étatiques est grave, dangereux et inacceptable ! Aucune raison d’État, aucun intérêt supérieur, aucun impératif économique, diplomatique ou géopolitique ne peuvent le justifier. Ce constat doit susciter la mobilisation générale de tous les citoyens français. Nous devons faire pression sur notre gouvernement afin qu’il cesse d’armer et de soutenir les États qui répandent le fléau jihadiste à travers le monde depuis des décennies, au premier rang desquels l’Arabie saoudite et le Qatar. En effet, comme l’avait déclaré Alain Chouet dans l’interview citée au début de cet article, « ce que nous appelons “salafisme”, en arabe, cela s’appelle “wahhabisme”. Et là nous sommes à contre-emploi de manière systématique et dans toutes les situations d’affrontement militaire, puisqu’au Moyen-Orient, au Sahel, en Somalie, au Nigeria, etc., nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène terroriste. »

Mes chers compatriotes, je vous remercie d’envoyer massivement cet article au Président de notre République, à nos élus et à votre entourage, puisque l’État français et ses alliés occidentaux ne peuvent combattre le fléau jihadiste en soutenant ses parrains du golfe Persique. Ils ne pourront pas non plus lutter efficacement contre le terrorisme s’ils appuient clandestinement des réseaux islamistes pour renverser des gouvernements étrangers, comme en Libye puis en Syrie. Mobilisons-nous pour mettre en échec ces politiques profondes dangereuses et inacceptables !

Maxime Chaix | 13 novembre 2015

 
http://arretsurinfo.ch/13-novembre-les-etats-occidentaux-ne-peuvent-combattre-le-jihadisme-en-soutenant-ses-parrains-petromonarchiques/#.Vkd4sFWKyDE.facebook

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Opération policière dans un hôtel proche de la Tour Eiffel: certaines chambres ont été évacuées

Des policiers lourdement armés se trouvaient sur le site de l’hôtel Pullman à Paris selon des témoins, et selon l’agence Reuters. Des renforts policiers sont arrivés à l’hôtel. Certaines chambres ont été évacuées.



La station de métro Champ de Mars est fermée.

Mais des témoins parlent d’une fausse alerte.





http://www.sudinfo.be/1423780/article/2015-11-14/operation-policiere-dans-un-hotel-proche-de-la-tour-eiffel-certaines-chambres-on

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Congo : comment 6 millions de morts peuvent-ils être placés sous silence médiatique ?



Un génocide est en cours, plus de 6 millions de personnes (dont pour la moitié des enfants de moins de 5 ans !) ont été massacrées dans l'indifférence générale et avec l'appui des États-Unis et de l'Europe ! Des centaines de milliers de femmes et de filles ont été violées et mutilées par les armées d'occupation. Et tout cela pour une raison principale : s'emparer des richesses minières exceptionnelles dont recèle le sous-sol du pays…

 

On connait la méthode, on amplifie certaines nouvelles et on en dissimule d'autres tout aussi horribles. On parle beaucoup de la crise des migrants et du moyen orient en ce moment, avec la lutte contre le terrorisme ( ?), lutte assez inquiétante avec l'entrée de la Russie, appelée par al Assad, qui ne fera pas dans la dentelle, en ciblant (tous ?) les adversaires du président syrien. Pendant ce temps on occulte volontairement ce qui se passe au Congo, pourtant, quitte à émouvoir les bonnes âmes promptes à pleurer sur le sort monté en épingle de pauvres migrants, il faudrait garder quelques larmes pour un génocide en cours, dont on ne parlera pas dans vos médias préférés, qui semblent faire dans les lamentations sélectives.

Un génocide dont ont été complices nos dirigeants et la communauté internationale

En plein centre de l'Afrique, le Congo est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d'eau, de femmes et d'hommes, d'une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose. Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda) pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors.

Et les Occidentaux dans tout cela ? La culpabilité des dirigeants américains et européens quant au génocide au Rwanda les a poussé à mener une politique pro-Rwanda, laissant les rebelles rwandais passés du côté congolais libre de faire ce qu'ils voulaient, aidés par des alliés ougandais et du Burundi…

Mais surtout, les nombreuses richesses naturelles en RDC sont vitales pour les économies occidentales, notamment pour les secteurs automobile, aéronautique, spatial, les hautes technologies et l'Électronique, la joaillerie… Le coltan surtout (dont le Congo détient au moins 60 % des ressources mondiales) est essentiel dans la fabrication des composants électroniques que l'on retrouve dans les TV, les ordinateurs, les smartphones mais aussi certaines armes comme les missiles ! La RDC subit aussi des déforestations massives. Les principaux importateurs ? USA, Europe, Chine. Pas étonnant.

Mais puisque l'intrusion guerrière semble interne à l'Afrique, personne ne peut accuser les USA et les autres puissances occidentales de profiter des ressources et des richesses du Congo en intervenant directement. Non, c'est encore plus pratique de laisser les peuples se descendre entre eux. Parallèlement, les USA soutiennent les dictatures qui se succèdent au Congo et les milices rwandaises et ougandaises. Joyeux.

Pauvreté entretenue et conditions de vie abjectes, viols incessants (et un taux de SIDA atteignant les 20 % de la population dans les provinces de l'est), déplacements de population, outrages, épidémies… : une stratégie de déshumanisation est en place afin de rendre les victimes impuissantes, une situation terrible sur laquelle il n'y a pas de mots assez durs.



″Tant que l'opinion publique abdique, le Congolais reste le ″nègre″ de l'Afrique″. Baloji, Tout ceci ne vous rendra pas le Congo

Les dirigeants occidentaux sont-ils assoiffés de richesses au point de laisser perpétrer un nouveau génocide ? Oui, au point de laisser perpétrer et même couvrir un nouveau génocide. Avec des armes, des entrainements militaires venant de nos élites. Une chose : ce qui se passe au Congo, des affaires politiques et économiques au génocide, n'est pas déterminé par les Congolais seuls, mais aussi par les puissances carnassières, avides de richesses et sans considération pour les peuples.

La situation au Congo sera résolue par les Congolais eux-mêmes. Mais la communauté internationale doit instamment cesser de soutenir Rwandais, Ougandais et toutes les milices perpétuant cet état de guerre insupportable leur permettant de mettre la mains sur les richesses d'un pays sans avoir de compte à rendre personne.

6 millions de morts. Dont la moitié d'enfants en bas âge. Le monde dit ″libre″ – nous – doit impérativement regarder en face ce que sa ″liberté″ laisse faire. Pourquoi tant de violence et si peu de bruit de la part des médias ? 

Est-ce inintéressant pour les européens ? N'est-ce pas assez sensationnel, ce massacre qui se compte en millions de personnes ? Est-ce trop loin de ″chez nous″, appliquent-ils une fois encore cette odieuse ″Loi de proximité″ ? Pourquoi aucune réaction, aucun impact dans l'imaginaire collectif, ni indignation, ni colère, ni émotion ?

Notre devoir en tant que citoyens du monde est donc de faire passer le message. Que le monde sache. Avant que le monde bouge. Il y a des coupables en Europe comme il y en a en Afrique. Le silence des puissants tue autant que le bruit des mitraillettes. Mettons tous les assassins face à leurs responsabilités.

Le Conflit au Congo : La Vérité Dévoilée

Reportage de 26 minutes sur la situation du Congo. Attention ce documentaire comporte des images difficiles à supporter.



http://www.frequencelumiere.ch/congo-comment-6-millions-de-morts-peuvent-ils-etre-places-sous-silence-mediatique/

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Dopage dans l’athlétisme : la Fédération russe suspendue






La décision était attendue. Le Conseil de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a voté, vendredi 13 novembre, par 22 voix contre une, la suspension provisoire de la fédération russe de toute compétition, sans durée déterminée. L’horizon olympique des athlètes russes s’inscrit désormais en pointillés, à moins de neuf mois des prochains Jeux de Rio, en août. La Russie n’organisera pas les championnats du monde d’athlétisme juniors, qui devaient avoir lieu à Kazan en juillet, ni la Coupe du monde de marche, prévue à Cheboksary.

L’IAAF n’avait pas vraiment d’autre choix que de sanctionner la fédération russe, au vu du contexte de crise actuel. Lundi 9 novembre, la commission d’enquête indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait rendu public un rapport accablant pour l’athlétisme russe.

Dopage généralisé, athlètes rackettés par des entraîneurs et des dirigeants afin de dissimuler des contrôles positifs, destruction d’échantillons au laboratoire de Moscou, le sombre tableau peint au fil des 330 pages du document soulignait « une culture profondément enracinée de la tricherie ». Les auteurs de la commission d’enquête recommandaient, en conclusion, de suspendre la Fédération russe d’athlétisme (ARAF).

Lire aussi : En Russie, le dopage d’Etat n’est pas mort

L’IAAF avait donné jusqu’à la fin de la semaine à l’ARAF pour répondre à ces graves accusations. Dans la soirée du 12 novembre, Vladim Zelitchenok, le président de la fédération russe, avait envoyé le rapport demandé lundi par l’IAAF. M. Zelitchenok a précisé, au passage, que « toutes ces irrégularités ont été commises sous la précédente direction ».

Poutine dément toute responsabilité de l’Etat russe

Si le directeur du laboratoire antidopage de Moscou, Grigori Rodchenkov – mis en cause dans le rapport de l’AMA, il a estimé que la commission d’enquête se résumait à « trois imbéciles qui n’ont aucune idée de la façon dont le laboratoire antidopage fonctionne » –, a démissionné, mardi 10 novembre, les Russes avaient répété ces derniers jours leur souhait qu’il n’y ait pas de sanction collective.

Lire aussi : Dopage dans l’athlétisme : la Russie se pose en victime et tente de dédramatiser

Mercredi 11 novembre, le président Vladimir Poutine, qui intervenait pour la première fois publiquement sur le sujet, avait tenu à démentir toute responsabilité de l’Etat dans le scandale de dopage qui touche son pays. « En même temps, si nous arrivons à la conclusion que quelqu’un doit être responsable [du dopage], la responsabilité doit être personnifiée. C’est une règle générale. La responsabilité doit toujours être personnelle », avait-il notamment déclaré. Il n’a visiblement pas été entendu.

Avant le vote de vendredi, le ministre des sports, Vitali Moutko, avait indiqué que la Russie ne prévoyait « pas le moindre boycott, nulle part », en cas de suspension des athlètes russes, et que son pays accepterait « n’importe quelle mesure ».

D’autres fédérations concernées ?

Au-delà de cette décision à l’égard de la Russie, l’IAAF est très loin d’en avoir fini avec les scandales liés au dopage. L’instance pourrait bientôt avoir à sanctionner d’autres fédérations nationales touchées par des problèmes de dopage généralisé. « Il semble plutôt clair (…) que le Kenya a un vrai problème. Et cela a pris beaucoup de temps pour reconnaître qu’il y en avait un », a expliqué le président de la commission indépendante, le Canadien Dick Pound, lors de sa conférence de presse lundi.

Un autre rapport est par ailleurs attendu d’ici la fin de l’année. La commission indépendante de l’AMA s’est saisie, début août, des révélations de la chaîne allemande ARD et de l’hebdomadaire britannique Sunday Times qui faisaient état d’une liste de plus de 12 000 tests sanguins effectués sur plus de 5 000 athlètes, entre 2001 et 2012, et parmi lesquels 800 sportifs avec des « valeurs suspectes ou hautement suspectes ». L’IAAF avait dénoncé des informations « sensationnalistes et trompeuses ».

Mais c’est bien la Russie qui pourrait être l’épine la plus douloureuse pour la fédération internationale. Deux de ses anciens dirigeants, l’ex-président Lamine Diack et l’ancien responsable de l’antidopage, Gabriel Dollé, ont été mis en examen par le juge Renaud Van Ryumbeke, début novembre, pour corruption, tout comme Habib Cissé, conseiller juridique de M. Diack. Ils sont soupçonnés d’avoir touché de l’argent de l’ARAF pour cacher des cas de dopage. Une dossier sur lequel la commission de l’AMA n’a pas souhaité communiquer pour l’instant, afin de ne pas perturber l’avancement de l’information judiciaire ouverte le 1er octobre par le parquet national financier.



 

  Yann Bouchez
Journaliste au service Sport  Suivre Aller sur la page de ce journaliste 


 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/athletisme/article/2015/11/14/dopage-dans-l-athletisme-la-federation-russe-suspendue_4809569_1616661.html#EY86503yVCYejZ6D.99

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Attentats: l’une des personnes interpellées à Molenbeek suspectée d’avoir été à Paris vendredi (direct)



Trois personnes, deux Belges et un Français, ont été interpellées à Molenbeek ce samedi soir, dans le cadre de l’enquête sur les attentats parisiens qui ont coûté la vie à 129 personnes, a confirmé le ministre de la Justice Koen Geens.

Dans un premier temps, Charles Michel a affirmé sur le plateau de RTL-TVI que «  l’une des personnes interpellées à Molenbeek était présente à Paris vendredi soir  » avant de tempérer au micro de la RTBF : «  Il est supposé ou suspecté qu’une des personnes ait été à Paris, mais c’est prématuré. Des vérifications sont en cours.  »

« Je vais m’en occuper moi-même de ce dossier de Molenbeek »

Invité de l’édition spéciale de RTL-TVI, le ministre de l’intérieur Jan Jambon a donné son point de vue sur les opérations menées à Molenbeek. «  Notre système, qui est celui de travailler avec les équipes de police locales et fédérales fonctionne bien. Mais je constate qu’à Bruxelles et plus particulièrement à Molenbeek, les résultats qu’on espérait ne sont pas encore au rendez-vous. Donc je vais m’en occuper moi-même de ce dossier de Molenbeek  ». Qu’envisage maintenant le ministre de l’intérieur N-VA ? «  On doit déjà voir pourquoi notre système marche dans les autres task-forces et pas encore à Molenbeek. On va comparer et résoudre le problème avec le soutien du fédéral. Ce qu’on voit aujourd’hui est inacceptable.  »

Quatre demandes d’entraide judiciaire internationales

Une instruction a été ouverte du chef d’attentat terroriste et de participation aux activités d’un groupe terroriste, a annoncé le parquet fédéral. Ce dernier a été saisi par le parquet de Paris de l’exécution de quatre demandes d’entraide judiciaire internationales en relation avec les attentats commis vendredi soir.

Une enquête spécifique pour les deux victimes belges

Deux voitures utilisées lors des attaques ont été identifiées, a indiqué le procureur de la République. Il s’agit d’une Seat et d’une Polo, toutes deux de couleur noire. Cette Polo était immatriculée en Belgique, a-t-il confirmé, et avait été louée par une personne de nationalité française résidant en Belgique. Celle-ci a fait l’objet d’un contrôle routier à la frontière belge, cette fois à bord d’un autre véhicule, accompagnée de trois autres personnes, a ajouté le procureur lors de sa conférence de presse.


«  Compte tenu du décès de deux victimes belges  », une enquête spécifique a été ouverte au parquet fédéral et confiée à un juge d’instruction bruxellois anti-terroriste, explique le parquet fédéral. Plusieurs interpellations et perquisitions ont été effectuées en fin d’après-midi à Molenbeek-Saint-Jean, précise la même source, sans préciser le nombre de personnes interpellées.

Les opérations sont toujours en cours à Molenbeek actuellement.

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Pour rappel, des témoins disent avoir observé une plaque d’immatriculation belge parmi les véhicules utilisés par les terroristes. Le ministère belge de l’Intérieur confirme une enquête à ce sujet mais sans donner de détails.



Selon plusieurs informations recoupées à plusieurs sources, des tickets de parking de Molenbeek auraient été retrouvés dans l’une des voitures des terroristes.



Un homme qui avait loué une voiture Polo de teinte grise retrouvée devant le Bataclan à Paris a été interpellé samedi à Molenbeek-Saint-Jean au cours d’une perquisition, a indiqué le ministre de la Justice Koen Geens, sur le plateau de la RTBF.

Une voiture Seat, portant des plaques d’immatriculation belges, recherchée dans le cadre des attentats à Paris, a par ailleurs a été retrouvée au cimetière du Père-Lachaise à Paris, a-t-il ajouté. La police a aussi embarqué une Golf grise.


Engins explosifs

Le SEDEE, le Service d’Enlèvement et de Destruction d’Engins Explosifs, s’est rendu à l’endroit des perquisitions à Molenbeek à cause de la possible présence d’engins explosifs sur place.



Une instruction ouverte en Belgique

Une instruction a été ouverte du chef d’attentat terroriste et de participation aux activités d’un groupe terroriste, annonce samedi soir le parquet fédéral. Ce dernier a été saisi par le parquet de Paris de l’exécution de quatre demandes d’entraide judiciaire internationales en relation avec les attentats commis vendredi soir. Il s’agit de devoirs visant en particulier une voiture immatriculée et louée en Belgique qui a été retrouvée à proximité du Bataclan à Paris, cible de terroristes.



Les devoirs demandés sont en cours d’exécution, précise samedi soir le parquet fédéral.



« Compte tenu du décès de deux victimes belges », une enquête spécifique a été ouverte au parquet fédéral et confiée à un juge d’instruction bruxellois anti-terroriste, explique le parquet fédéral. Trois interpellations et plusieurs perquisitions ont été effectuées en fin d’après-midi à Molenbeek-Saint-Jean, a-t-il été précisé lors d’une conférence de presse du parquet fédéral.

Les opérations sont toujours en cours actuellement.

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De nouvelles perquisitions en cours ce soir à Molenbeek: une personne arrêtée en Belgique était à Paris vendredi soir (vidéo)


Des perquisitions étaient menées par la police fédérale ce samedi après-midi dans plusieurs quartiers de Molenbeek-Saint-Jean, dans le cadre de l’enquête portant sur les attentats perpétrés à Paris vendredi soir. Et une des personnes arrêtées samedi à Molenbeek se trouvait à Paris vendredi soir. Une nouvelle vague de perquisitions a débuté en soirée. Le but : fouiller des habitations suspectes. Parmi les endroits ciblés, la place communale, qui a été entièrement bouclée.



Une des personnes arrêtées samedi à Molenbeek se trouvait à Paris vendredi soir, puisqu’elle a manifestement été contrôlée à la frontière, a rapporté RTL-TVI dans son journal télévisé samedi soir, citant le procureur de la République français, dont la conférence de presse s’est terminée peu avant 19h45.



Le Premier ministre Charles Michel, présent sur le plateau, a confirmé, précisant que le parquet fédéral donnerait davantage d’informations.



Deux voitures utilisées lors des attaques ont été identifiées, a indiqué le procureur de la République. Il s’agit d’une Seat et d’une Polo, toutes deux de couleur noire. Cette Polo était immatriculée en Belgique, a-t-il confirmé, et avait été louée par une personne de nationalité française résidant en Belgique.



Celle-ci a fait l’objet d’un contrôle routier à la frontière belge, cette fois à bord d’un autre véhicule, accompagnée de trois autres personnes, a ajouté le procureur lors de sa conférence de presse.



D’après nos infos, trois terroristes venaient bien de Molenbeek. La RTBF a publié sur son site une photo d’une arrestation.

video : http://www.rtl.be/videos/video/556457.aspx

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Attentats de Paris : la responsabilité écrasante de l’exécutif français

La vague d’attentats sans précédent qui a touché Paris hier soir et qui aurait fait, selon un premier bilan, au moins 127 morts, est la conséquence directe de la politique étrangère menée par la France en Syrie et qui vise moins la lutte contre le terrorisme salafiste que la destruction de ce pays et le renversement du président Bachar-al-Assad.

Si plusieurs auteurs du carnage perpétré dans la salle de concert du Bataclan auraient déclaré, selon des témoins : « C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie », il faut ici rappeler quelle a été la réalité de la politique française dans ce pays depuis le début du conflit en 2011.

La république française, comme le révèle le président François Hollande dans un entretien avec le journaliste Xavier Panon, a en effet fourni des armes aux « rebelles » syriens dés 2012. Par l’intermédiaire de la DGSE, ce sont des canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars qui auraient été livrés aux rebelles dits « modérés », en violation de l’embargo mis en place l’été 2011 par l’Union Européenne.

Un conseiller de l’Elysée admet également auprès de Xavier Panon :

« Oui, nous fournissons ce dont ils ont besoin, mais dans la limite de nos moyens et en fonction de notre évaluation de la situation. Dans la clandestinité, vous ne pouvez agir qu’à petite échelle. À moyens limités, objectifs limités. »

La France aurait également envoyé des forces spéciales sur le terrain destinées à la formation et au soutien opérationnel des combattants.

En mars 2012, treize officiers français ont ainsi été capturés par l’armée syrienne lors de la reprise du califat islamique instauré dans le quartier de Baba Amr à Homs par la brigade Al-Farsouq et Al-Waleed. Cette dernière a ensuite rejoint les rangs de l’Etat Islamique.

Le président Hollande, cité par le journal Le Monde a encore confié en août 2014 :

« Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique. »

Alors que le président Syrien Bachar-al-Assad a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas de rebelles « modérés » sur le terrain, on peut s’interroger sur la véritable nature des groupes rebelles soutenus et armés par l’état français depuis 2012. Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré à ce propos en 2012 que le Front Al-nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « faisait du bon boulot »… Une plainte de victimes syriennes des groupes rebelles a d’ailleurs été déposé à l’encontre du ministre français à ce sujet auprès du tribunal administratif de Paris pour « les fautes personnelles commises par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans ses fonctions. »

Dans un rapport de 2012 l’agence de renseignement militaire américaine (DIA) avançait déjà que le soutien aux rebelles dits « modérés » profitait en réalité essentiellement à l’Etat Islamique. Selon le directeur de l’agence, le général Flynn le soutien indirect des USA et de la coalition occidentale à l’Etat Islamique  « était une décision intentionnelle ». Dans un précédent article sur le rôle trouble de la coalition occidentale en Irak et en Syrie, j’avais également pointé différents éléments factuels qui montraient le soutien et la collaboration opérationnelle de la Turquie, des états-unis et d’Israël avec différents groupes djihadistes.

Ces différents éléments montrent assez clairement que la coalition occidentale, dont fait partie la France, a mené une politique de soutien à divers groupes djihadistes en Syrie dans l’objectif de renverser le président Bachar-al-Assad, sous couvert de la fiction de l’aide apportée à des groupes fictifs de rebelles « modérés ».

La véritable nature de ces prétendus groupes rebelles a été récemment mise en lumière par l’intervention russe qui a entraîné un déchaînement de protestations de la part des chancelleries occidentales au motif que les frappes aériennes auraient visé les rebelles soutenus par l’Occident. Or, les groupes frappés par l’aviation russe appartenaient à l‘Armée de la Conquête, qui regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham.

Il est malheureusement fort peu probable que le soutien de l’exécutif français aux groupes djihadistes en Syrie soit dénoncé à la lumière de cette vague d’attentats sans précédents, qui constitue pourtant son aboutissement logique et prévisible. Le chaos auquel a été réduite la Syrie et la prolifération des groupes djihadistes sont en effet le résultat direct de la politique étrangère française au Proche et Moyen-Orient.

Alors que lors des précédents attentats de janvier dernier, l’exécutif avait érigé le réseau Internet, qui aurait favorisé« l’auto-radicalisation » des terroristes, présentés à l’époque de manière mensongère comme des « loups solitaires », en boucs émissaires censés masquer les lacunes et les incompétences des services de renseignement et de sécurité français, et instauré des dispositifs de surveillance de masse des citoyens, cette politique visant essentiellement les libertés individuelles, a montré aujourd’hui son inanité. Il est pour autant fort peu probable que les responsables des services de sécurité, dont le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve – qui ont une fois de plus failli à leur mission – aient à rendre des comptes. Le gouvernement et la classe politique, à quelques exceptions près, se retranchent une fois de plus derrière l’émotion et l’injonction à « l’unité nationale ». Pourtant, les mêmes qui aujourd’hui ont décrété l’état d’urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières s’engageaient il y a quelques semaines à peine à participer à l’accueil des migrants syriens, au nom de principes humanitaires, et ce malgré les réserves de l’agence de coopération européenne Eurojust qui affirmait que le trafic clandestin entretenait des liens étroits avec les organisations terroristes en Syrie :

« C’est une situation alarmante parce que nous voyons clairement que le trafic est destiné à financer le terrorisme et que les passeurs sont utilisés parfois pour mener des infiltrations par les membres de l’Etat Islamique. »

Si comme le dit le président François Hollande, la France est « en guerre » aujourd’hui, elle le doit donc pour l’essentiel aux incompétences de l’exécutif et aux incohérences criminelles de la politique étrangère française qui a soutenu et armé les groupes djihadistes ayant plongé la Syrie dans le chaos …

Guillaume Borel | 14 novembre 2015

Source: http://arretsurinfo.ch/attentats-de-paris-la-responsabilite-ecrasante-de-lexecutif-francais/

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Un conducteur lourdement armé allant vers Paris arrêté en Allemagne



Un homme qui transportait des armes dans une voiture a été arrêté sur le territoire de la province allemande de Bavière. Il se dirigeait vers Paris par l’autoroute reliant Salzbourg (Autriche) à Munich (Allemagne).



L'homme arrêté venait du Monténégro. Lors du contrôle de sa voiture, les policiers ont découvert une cachette avec des pistolets, des mitraillettes, des munitions, ainsi que plusieurs kilogrammes de trinitrotoluène, a annoncé la radio Bayerischer Rundfunk samedi matin.


Selon des sources officielles, il y a un lien "fondé" entre l'arrestation de cet homme et les attentats à Paris la nuit dernière.

La chancelière allemande Angela Merkel a déjà proposé de l'aide aux autorités françaises dans l'enquête concernant les attaques.

Six attaques simultanées ont frappé la capitale française dans la soirée du vendredi 13 novembre. Selon diverses estimations, entre 120 et 153 personnes ont trouvé la mort dans les attentats. Le président François Hollande a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire français et rétabli les contrôles aux frontières nationales.


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151114/1019510033/conducteur-arme-arrete-allemagne.html#ixzz3rVLXHmky

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TERRORISME - Le COLONEL Régis CHAMAGNE balance tout (CIA - Clark - Clinton voir vidéos en lien)


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Syrie : à la veille d’un nouveau sommet international, Bachar Al-Assad divise toujours




La question du devenir de Bachar Al-Assad reste toujours en suspens et continue de diviser les puissances internationales. Doit-il quitter le pouvoir ou doit-il participer à la transition politique ? Une nouvelle réunion internationale se tient à Vienne, samedi 14 novembre, pour aborder les contours d’une transition politique en Syrie. La question de l’avenir du président syrien sera au centre des discussions.

A la veille de ce sommet, réunissant une vingtaine de pays, la Grande-Bretagne a tenu à rappeler son opposition au maintien au pouvoir du président syrien — même si son départ n’est plus requis comme préalable. C’est ce qu’a affirmé, vendredi 13 novembre, le ministre des affaires étrangères britannique, Philip Hammond : « Bachar Al-Assad doit partir, dans le cadre de la transition en Syrie, mais nous reconnaissons que s’il y a une transition, il pourrait y participer. »

Lire aussi : Syrie : sérieux différends avant la conférence de Vienne

Un plan de transition russe rejeté par les Occidentaux

Mais le président russe, Vladimir Poutine, campe sur ses positions et reste un allié indéfectible du président Al-Assad. Dans une interview publiée sur le site du Kremlin, vendredi, M. Poutine prévient les Occidentaux : « La Syrie est un pays souverain et Bachar Al-Assad en est le président, élu par le peuple. Avons-nous donc le droit d’évoquer avec lui de telles questions ? Bien entendu, non. » Avant de poursuivre, virulent :

« Seuls ceux qui se sentent exceptionnels se permettent de se conduire d’une manière si éhontée, imposant aux autres leur volonté. »

Il y a quelques jours, la Russie a diffusé un plan en huit points de transition politique en Syrie. Selon ce texte, des élections présidentielle et législatives pourraient se tenir après le vote par référendum d’une Constitution. Sans toutefois interdire formellement à M. Al-Assad de se présenter lors du scrutin présidentiel. Mais ce processus de transition a été rejeté par l’ensemble des pays Occidentaux.

« Je ne peux pas dire que nous sommes au seuil d’un accord global »

Les divisions sont donc toujours fortes à la veille de l’ouverture du sommet à Vienne. Avant de quitter Washington pour la capitale autrichienne, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, s’est montré particulièrement pessimiste, jeudi 12 novembre : « Je ne peux pas dire (…) que nous sommes au seuil d’un accord global. » M. Kerry a tenu à prévenir l’ensemble des participants à ce sommet :

« Le message de l’Amérique, c’est que nous avons tous une responsabilité, celle de ne pas camper sur nos positions mais au contraire de franchir un pas en avant, afin que l’hémorragie puisse cesser. »

Cette nouvelle réunion internationale se tiendra deux semaines après une première session de pourparlers, déjà à Vienne, où les pays en présence s’étaient mis d’accord sur plusieurs points et notamment sur l’instauration d’un cessez-le-feu dans toute la Syrie, sur la relance de négociations sous l’égide des Nations unies entre le gouvernement et l’opposition et sur la tenue d’élections.

Mais pas d’accord, en revanche sur le sort du président Bachar Al-Assad. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avait alors concédé que les Etats-Unis, la Russie et l’Iran « se sont mis d’accord pour être en désaccord ».

video : http://www.digiteka.net/deliver/generic/iframe/mdtk/01637594/src/5v3sqz/zone/1/showtitle/1/

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/13/syrie-a-la-veille-d-un-nouveau-sommet-a-vienne-le-cas-de-bachar-al-assad-divise-toujours_4809464_3210.html#HU1PwBvpmapl15GF.99

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Attentats à Paris: Jan Jambon va "personnellement" s'occuper du cas Molenbeek



video : http://www.rtl.be/videos/video/556496.aspx

Invité dans l'édition spéciale du RTLINFO 19H ce samedi, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon s'est montré très dur envers Bruxelles et particulièrement la police de Molenbeek.

"Partout en Belgique, on fonctionne avec des task forces locales. Mais à Bruxelles, ça n’a pas encore donné le résultat voulu. Je vais m’occuper personnellement du dossier de Bruxelles, et plus particulièrement de Molenbeek", a-t-il promis. "Pourquoi ça marche dans les autres task forces locales et pas à Molenbeek? Avec le soutien du niveau fédéral, je veux vraiment que ça soit résolu. Ce qui s’est passé aujourd’hui (la découverte d'un nouveau lien entre un attentat terroriste et cette commune bruxelloise, ndlr) est inacceptable", a-t-il insisté.

"On constate que régulièrement il y a des liens et souvent, Bruxelles et Molenbeek sont identifiées", a également reconnu le Premier ministre Charles Michel. "C’est une réalité. Il y a en Belgique une situation centrale au cœur de l’Europe qui favorise la circulation de personnes qui ont des intentions hostiles."

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/attentats-a-paris-jan-jambon-va-personnellement-s-occuper-du-cas-molenbeek-770880.aspx

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Coup de filet antiterroriste à Nice quelques heures avant les attentats de Paris



Trois voitures banalisées, sirènes hurlantes, se frayent un passage traverse Jean-Monnet. Au volant de ces véhicules de police qui filent en direction du commissariat Foch, en plein centre de Nice, des hommes cagoulés. C'est la marque de la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure.

Vendredi matin des agents de l'antiterrorisme français ont mené une opération à Nice. Une parmi tant d'autres.

Ces derniers mois, la DGSI a multiplié les coups de filet sur la Côte d'Azur qui a vu grandir tant de candidats au Djihad.

Toulon, Cannes et bien sûr les quartiers Est de Nice, fief de feu Omar Diaby, considéré comme l'un des principaux agents recruteurs de Daesh en France, ont déjà fourni des légions de combattants en Syrie.

Au moins deux candidats interpellés

Vendredi matin, quelques heures avant les attentats parisiens, le coup de filet niçois visait une nouvelle fois ces filières syriennes. Selon nos informations, la DGSI aurait interpellé au moins deux candidats au djihad.

Ces derniers n'auraient pas réussi à mener leur projet de voyage jusqu'à son terme.

Repéré avant de passer la frontière syrienne, ils faisaient dès lors l'objet d'une surveillance étroite. Les agents de l'antiterrorisme tentent toujours de sonder leur degré d'implication dans cette mouvance terroriste bien difficile à cerner.

http://www.nicematin.com/nice/coup-de-filet-antiterroriste-a-nice-quelques-heures-avant-les-attentats-de-paris.2396561.html