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Messages - mike

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Or, après les premières frappes russes, le sénateur John McCain a déclaré que l’« Armée Syrienne Libre ou des groupes (…) armés et entraînés par la CIA » avaient été ciblés ; (53) en France, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a critiqué la Russie pour avoir frappé « des résistants », (54) malgré de sérieux doutes sur la modération des combattants actuellement soutenus par les États-Unis et leurs partenaires dans ce conflit. Par exemple, l’expert Alain Rodier a déclaré au Figaro qu’il était « tout à fait exact de dire que les Russes frappent à 80 % des mouvements autres que Daech. Il faut uniquement rajouter que la plupart dépendent d’al-Qaïda, vous savez, cette organisation à la base des attentats du 11 septembre 2001, de 2004 à Madrid et de 2005 à Londres… » (55)

Ainsi, cette distinction entre les « modérés » et les « extrémistes » est de plus en plus discutable, n’étant pas claire depuis le début de ce conflit. En effet, selon le Washington Post, de nombreux combattants « modérés » et affiliés à l’Armée Syrienne Libre (ASL) ont rejoint les rangs du Front al-Nosra ou de Daech après avoir été armés et/ou entraînés par des forces spéciales et des services secrets occidentaux, initialement en Libye. (56) En outre, certains des principaux commandants rebelles soutenus par les États-Unis ont affirmé transmettre des armes à ces deux organisations extrémistes, ou entretenir de bons rapports avec celles-ci. (57) D’après Charles Lister, un expert de la Brookings Institution pourtant hostile au régime de Bachar el-Assad, (58) « [l]a grande majorité de l’insurrection syrienne s’est étroitement coordonnée avec al-Qaïda depuis le milieu de l’année 2012 – ce qui a eu un impact considérable sur le terrain ». (59)

À cette époque, en juillet 2012, le prince Bandar était nommé à la tête des services spéciaux saoudiens, ce qui avait été analysé par la plupart des experts comme un signe de durcissement de la politique syrienne de l’Arabie saoudite. (60) Surnommé Bandar Bush du fait de sa proximité avec la dynastie présidentielle du même nom, il était ambassadeur à Washington à l’époque des attaques du 11-Septembre. Depuis plusieurs années, cet homme intimement lié à la CIA (61) est accusé par l’ancien sénateur de Floride d’avoir soutenu certains des pirates de l’air désignés coupables de ces attentats. (62) Jusqu’à ce qu’il soit poussé vers la sortie en avril 2014, le Guardian souligna que « Bandar avait dirigé les efforts saoudiens visant à mieux coordonner les livraisons d’armes aux rebelles combattant el-Assad en Syrie. Néanmoins, il a été critiqué pour avoir soutenu des groupes islamistes extrémistes, risquant ainsi le même “retour de bâton” que celui des combattants saoudiens d’Oussama ben Laden rentrant au pays après le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 – une guerre sainte qui avait été autorisée officiellement. » (63)

En août 2012, quelques semaines après la nomination du prince Bandar à la tête des services saoudiens, Reuters révélait que le Président Obama avait signé un décret classifié autorisant une intervention clandestine prétendument « non-létale » de la CIA en Syrie. (64) Or, plusieurs sources convergentes ont indiqué que des opérations d’approvisionnement en armes avaient été lancées dès janvier 2012 par le général David Petraeus, (65) qui dirigeait alors la CIA. Aujourd’hui « à la retraite » dans un fonds d’investissement de Wall Street (KKR), ce dernier a publiquement exhorté l’administration Obama de soutenir des transfuges d’al-Qaïda pour combattre Daech. (66) À l’évidence, l’Agence et ses partenaires ont mené des politiques particulièrement troubles en Syrie, qui ont considérablement aggravé ce conflit.

En 2014, un parlementaire états-unien avait déclaré sous couvert d’anonymat que la CIA était « bien consciente que de nombreuses armes fournies [par l’Agence] avaient terminé dans de mauvaises mains. » (67) En octobre 2015, l’éminent expert de la Syrie Joshua Landis affirma qu’« entre 60 et 80 % des armes que les États-Unis ont introduites [dans ce pays] sont allées à al-Qaïda et les groupes qui lui sont affiliés ». (68) Or, cette politique clandestine et multinationale de soutien à l’insurrection s’est poursuivie jusqu’à présent, et elle n’a cessé de s’intensifier. La comparant à la guerre secrète de la CIA en Afghanistan, l’éditorialiste Michel Colomès a écrit que les « Américains et [les] Français, depuis l’entrée de la Russie dans la guerre syrienne, fournissent des armes à des islamistes réputés fréquentables. Ils ont la mémoire courte. » (69)

D’après le Washington Post, le député au Congrès Adam Schiff a indiqué en novembre 2014 avoir été « troublé par (…) l’exaspération des factions prétendument modérées vis-à-vis des frappes états-uniennes contre des positions d’al-Nosra, suggérant que les milices soutenues par les États-Unis considèrent cette organisation affiliée à al-Qaïda comme un allié contre le Président syrien Bachar el-Assad, et non comme un adversaire ». (70) Il a également déclaré être au courant que l’« opposition modérée se liguait avec al-Nosra ». (71) Ainsi, des sources parlementaires confirment que les États-Unis et leurs alliés ont consciemment soutenu des factions pas aussi « modérées » qu’elles nous ont été décrites par les médias, mais aussi par les dirigeants ayant imposé le renversement de Bachar el-Assad comme une priorité stratégique. (72)


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Le mythe de l’« inaction » militaire occidentale contre le régime syrien

Ces derniers mois, le secrétaire à la Défense Ashton Carter et le général Lloyd Austin – qui dirige les opérations du Pentagone au Moyen-Orient et en Asie centrale –, ont tous deux reconnu l’échec du programme de formation de rebelles « modérés » pour lutter contre Daech en Syrie. Monsieur Carter a d’abord affirmé devant le Congrès des États-Unis que seulement 60 combattants avaient été formés dans le cadre de cette opération, lancée en 2014 et budgétée à hauteur de 500 millions de dollars ; (1) puis le général Austin a estimé que seuls « 4 ou 5 » hommes entraînés par les militaires états-uniens étaient alors actifs sur le terrain. (2) À la suite d’un ultime revers, ce programme d’entraînement a été « suspendu » puis « réduit » en octobre 2015. (3) La presse internationale est donc unanime sur l’échec de cette politique. Néanmoins, il est possible que les chiffres ridicules avancés par le Pentagone aient eu un impact majeur sur l’opinion publique mondiale, que cet effet soit recherché ou non. En d’autres termes, ils ont certainement contribué à renforcer le mythe de l’« inaction » militaire des États-Unis et de leurs alliés occidentaux pour renverser Bachar el-Assad. (4)

Or, bien que les puissances de l’OTAN et leurs alliés n’aient pas lancé de guerre ouverte contre ce régime, je vais analyser l’implication massive, illégale et clandestine de la CIA dans la déstabilisation de la Syrie, cette politique profonde ayant mobilisé différents services spéciaux moyen-orientaux et occidentaux. (5) Aujourd’hui, nous n’avons aucune idée précise de l’ampleur de cette intervention de l’Agence dans cette guerre civile. Cependant, d’après un article du Washington Post publié en juin 2015, la CIA a mené depuis 2013 contre le régime el-Assad « l’une [de ses] plus grandes opérations clandestines », dont le financement annuel avoisine le milliard de dollars. (6) D’après ce journal, cette intervention secrète – qui aurait notamment permis de former 10 000 rebelles –, s’inscrit dans un « plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie », c’est-à-dire les trois États notoirement connus pour soutenir les factions extrémistes en Syrie. (7) Bien qu’il ait officiellement démarré à l’automne 2013, (8) nous verrons que l’engagement de la CIA dans ce pays avait été lancé en janvier 2012, et qu’il trouve ses origines profondes en 2011, dans le contexte trouble de la guerre de l’OTAN en Libye. (9) Ainsi, je décrirai ce qui s’apparente à une guerre secrète multinationale contre le régime syrien, les opérations de la CIA et de ses alliés étant distinctes du programme lancé en 2014 par le Pentagone afin de former des combattants pour lutter contre Daech. (10)

L’objectif de cet article n’est pas de défendre le régime el-Assad et ses soutiens étrangers, qui partagent une lourde responsabilité dans cette guerre civile meurtrière. (11) Néanmoins, je souhaite démontrer que les principales puissances occidentales – essentiellement les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France –, en sont militairement coresponsables du fait de leurs politiques profondes en Syrie. (12) Le but de cet article n’est pas non plus d’établir une vérité historique encore impossible à déterminer. En effet, j’étudierai essentiellement des opérations clandestines, qui sont protégées par le secret-défense et qui ne sont en principe pas revendiquées par les États qui en sont à l’origine. Or, ces actions confidentielles font parfois l’objet de fuites dans la presse, ou de confirmations officielles plutôt rares et bien souvent imprécises. Ainsi, en me basant sur des informations recoupées, je tenterai de démontrer que l’« inaction » militaire occidentale contre le régime syrien est un mythe entretenu par les médias (13) et les États clandestinement engagés dans ce conflit. Ce mythe déresponsabilise ces gouvernements, puisqu’il leur permet de nier, de déformer ou de minimiser l’ampleur de leurs interventions secrètes dans cette guerre civile (14) – notamment en rejetant la faute de l’essor de Daech et d’al-Qaïda en Syrie sur leurs alliés turcs et pétromonarchiques. Du fait du caractère confidentiel de leurs opérations, mon article relèvera de la « Politique profonde », telle que définie par l’auteur et ancien diplomatePeter Dale Scott : l’étude de « l’ensemble des pratiques et des dispositions politiques, intentionnelles ou non, qui sont habituellement refoulées dans le discours public plus qu’elles ne sont admises. » (15)

Malgré sa clandestinité et la confusion qui en résulte, je tenterai de démontrer en quoi cet engagement massif de la CIA et de services spéciaux alliés dans la déstabilisation de la Syrie pourrait être considéré comme une guerre secrète de grande ampleur, à l’image des politiques profondes de l’Agence au Nicaragua et en Afghanistan dans les années 1980. Et j’expliquerai en quoi cette intervention de la CIA et de ses partenaires a favorisé la montée en puissance de réseaux islamistes que l’Occident est censé combattre, parmi lesquels Daech et le Front al-Nosra, c’est-à-dire la branche syrienne d’al-Qaïda. Mais avant de développer ces arguments, analysons pourquoi le rôle des États-Unis et de leurs alliés occidentaux dans la guerre en Syrie est refoulé, déformé ou minimisé – donc globalement incompris.

Derrière l’« inaction » occidentale, une guerre secrète à grande échelle

Le 21 août 2013, la Ghouta de Damas est frappée par une attaque chimique faisant des centaines de morts, la « ligne rouge » décrétée par le Président Obama en 2012 étant tragiquement franchie. Affirmant détenir des preuves de la culpabilité du régime de Bachar el-Assad, Obama annonce une intervention militaire « punitive » et « limitée », qui aurait en fait été planifiée par son état-major pour être une « frappe monstrueuse ». (16) L’année suivante, une étude du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) montrera que les tirs de roquettes chimiques provenaient d’une zone contrôlée par les rebelles. (17) Cette même année, le grand reporter Seymour Hersh relayera les accusations d’un haut responsable du Renseignement états-unien, qui affirma sous couvert d’anonymat que les services spéciaux turcs, via le Front al-Nosra, auraient perpétré cette attaque chimique pour susciter une intervention militaire directe des États-Unis et de leurs alliés contre le régime el-Assad. (18)

Malgré le franchissement de sa « ligne rouge », le Président Obama décida au dernier moment  de demander l’approbation du Congrès pour lancer ces frappes, (19) ce vote ayant été repoussé puis annulé du fait de l’initiative russe de désarmement chimique. En analysant ce revirement, le spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche expliqua que l’opposition frontale de la Russie à cette intervention aurait incité Washington à renoncer à attaquer directement le régime el-Assad. (20) Seymour Hersh affirma quant à lui qu’Obama fût dissuadé par son état-major de déclencher les hostilités, ces généraux craignant un embrasement généralisé du Moyen-Orient en cas d’intervention. (21) Quelles qu’en soient les raisons, ce recul présidentiel a renforcé de facto la perception erronée du rôle de l’Occident dans le conflit syrien, puisque les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ne sont pas intervenus directement, c’est-à-direouvertement, dans cette guerre civile.

Or, quelques jours après le revirement d’Obama annoncé le 31 août 2013, le Washington Post rapporta que les services spéciaux des États-Unis « commençaient » à armer les rebelles en Syrie, ce qui était en fait le cas depuis janvier 2012. (22) Néanmoins, les déclarations contradictoires sur la nature « létale » ou « non-létale » du soutien accordé aux rebelles « modérés » se succèderont, semant le trouble dans l’opinion publique et les médias. (23) Quoi qu’il en soit, l’option de l’intervention militaire directe fut abandonnée au profit de l’intensification d’une guerre secrète multinationale, qui trouve ses origines en 2011. (24)

Depuis cette année-là, Washington et ses partenaires occidentaux ont pu dissimuler l’ampleur réelle de leur engagement clandestin dans ce qui est devenu l’échiquier géopolitique syrien. J’ai détecté trois principales raisons expliquant pourquoi cette guerre secrète de la CIA et de ses alliés contre le régime el-Assad est incomprise, refoulée ou ignorée.

1. La clandestinité, donc la confidentialité

Coordonnées depuis des États limitrophes (Jordanie et Turquie), (25) et impliquant de nombreux pays hostiles à Bachar el-Assad, (26) les activités de la CIA visant la Syrie sont peu et mal documentées. Le fait qu’elles soient classifiées empêche les dirigeants états-uniens d’en exposer les détails, comme l’avait rapporté le Guardian en 2014. (27) Leur caractère clandestin est donc une source majeure de confusion, puisque les médias manquent d’informations et les responsables à Washington en parlent peu, et de façon imprécise ou trompeuse. (28) Il en va de même en France et en Grande-Bretagne. (29)

Des sources autorisées, dont Hillary Clinton, ont affirmé que le Président Obama avait refusé d’armer les rebelles en 2012, (30) passant sous silence les trafics d’armes clandestins de la CIA lancés en janvier de cette année-là avec le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite et le MI6 britannique. (31) Comme nous le verrons, ces opérations illégales de l’Agence se sont intensifiées en 2013, et elles ont approvisionné « presque exclusivement » des factions jihadistes. (32) Plus récemment, le sénateur John McCain a confirmé que la CIA était active en Syrie, mais il n’a donné aucun détail sur ces opérations. (33) D’autres sources gouvernementales de haut niveau, comme le Vice-président Joe Biden ou l’ancien chef d’états-majors interarmées Martin Dempsey, (34) ont désigné leurs alliés moyen-orientaux comme les financeurs des extrémistes sur le territoire syrien, omettant le fait que la guerre secrète de la CIA dans ce pays a impliqué jusqu’à présent (35) ces mêmes partenaires. Enfin, l’une des principales sources de confusion a été le Président Obama lui-même, puisqu’il a publiquement mis en doute l’efficacité des politiques de la CIA visant à soutenir clandestinement les insurrections – donnant ainsi la fausse impression de ne pas avoir lancé de guerre secrète contre el-Assad en Syrie. (36)

Il s’avère également que, depuis 2012, la plupart des articles de presse ont décrit une intervention limitée et inefficace de l’Agence. (37) Or, tout en alimentant cette notion d’« inefficacité », le Washington Post a révélé en juin 2015 que le coût annuel des opérations de la CIA en Syrie s’élevait à environ un milliard de dollars depuis 2013, et qu’au moins 10 000 rebelles auraient été formés par l’Agence. (38) En septembre 2014, des journalistes de McClatchyDC.com estimaient qu’environ 40 000 combattants étaient alors soutenus par les États-Unis et leurs alliés, en se basant notamment sur des informations du principal commandant de l’Armée Syrienne Libre (ASL). (39) Toujours d’après leWashington Post, ce programme clandestin de la CIA est cofinancé par un nombre indéterminé de milliards de dollars supplémentaires fournis par ses alliés turcs, saoudiens et qataris, qui soutiennent notoirement des groupes jihadistes sur le terrain. (40) Ces informations, que nous étudierons en détail, ne peuvent que bouleverser notre perception de l’engagement des États-Unis et de leurs partenaires dans la guerre en Syrie, et c’est le principal objectif de cet article.

2. Les rebelles « modérés »

Autre source majeure de confusion : il ne peut être remis en question que la CIA et des services spéciaux occidentaux ont clandestinement armé et soutenu l’opposition décrite comme « modérée » depuis 2011, en coopérant avec leurs alliés moyen-orientaux. (41) Avant d’analyser cette notion controversée de « modération », affirmons d’emblée que l’engagement clandestin de la CIA et de ses alliés dans ce pays n’est pas le seul facteur de la montée en puissance des groupes extrémistes dans cette guerre civile. En effet, le principal expert du terrorisme au sein de la « CIA privée » (42) Stratfor écrivait dès janvier 2013 que,


« [d]ans le paysage chaotique de l’opposition syrienne, la convergence des objectifs et l’efficacité au combat des jihadistes ont fait en sorte que ces groupes attirent un grand nombre de nouvelles recrues. Mais ce ne fut pas le seul facteur de la radicalisation des rebelles syriens. Tout d’abord, la guerre – et en particulier un conflit brutal et interminable –, tend à radicaliser les combattants qui y sont impliqués. Songez à Stalingrad, aux luttes de la guerre froide en Amérique centrale, ou aux épurations ethniques dans les Balkans à la suite de la dissolution de la Yougoslavie ; ce degré d’adversité et de souffrance transforme des personnes neutres en extrémistes. En Syrie, nous avons observé de nombreux musulmans laïcs devenir des jihadistes intransigeants. Ensuite, le manque d’espoir pour une intervention occidentale a supprimé tout élan en faveur d’un ancrage laïc de l’opposition. » (43)

L’auteur de cet article ajouta néanmoins que, « [l]orsque ces facteurs idéologiques furent associés à l’introduction [massive] d’argent et d’armements pour soutenir des groupes jihadistes en Syrie l’année dernière [, c’est-à-dire en 2012], la croissance de ces milices s’est dramatiquement accélérée. Aujourd’hui, ces dernières ne sont pas seulement un acteur majeur sur le champ de bataille, mais elles sont également une force qu’il va falloir prendre en compte à l’avenir. » (44) Cette analyse, sur laquelle nous reviendrons, montrait dès janvier 2013 que les factions extrémistes allaient poser problème sur le long terme, comme en Afghanistan depuis les années 1980. Par ailleurs, elle décrivait déjà une guerre secrète multinationale en Syrie, qui alliait « Washington et Riyad » avec « des États européens » et « des puissances régionales telles que la Turquie, la Jordanie, le Qatar et les Émirats Arabes Unis  ». (45) Cependant, les principales puissances occidentales ont toujours affirmé soutenir des rebelles « modérés », et non des milices jihadistes.

Or, en observant deux précédents historiques, la « modération » des groupes armés durant les guerres secrètes de la CIA a été systématiquement invoquée par les autorités et les médias grand public. Le 4 mai 1983, alors qu’il abordait la question du soutien des Contras au Nicaragua, le « Président Reagan déclara (…) que [c]es groupes d’insurgés recevant de l’aide clandestine de la part de [la CIA] étaient des “combattants de la liberté” s’opposant à un gouvernement qui avait trahi ses principes révolutionnaires ». (46) À l’époque, cette expression « combattants de la liberté » était aussi utilisée par la presse et par l’administration Reagan pour décrire les moudjahidines soutenus par l’Agence en Afghanistan. (47) Or, ces derniers et leur réseau de soutien – le Maktab al-Khadamat (MAK) géré par Abdullah Azzam et Oussama ben Laden –, deviendront les talibans et al-Qaïda dans les années 1990. (48) Par ailleurs, les Contras commettront de nombreuses exactions dans la guerre secrète de la CIA au Nicaragua. (49) Aujourd’hui, les médias et les gouvernements occidentaux continuent d’affirmer que les rebelles soutenus par l’Agence et ses alliés en Syrie sont des « modérés ». Or, la prédominance de factions jihadistes dans l’opposition armée ne fait plus aucun doute.

Allant plus loin dans ce raisonnement, de nombreux experts ont affirmé que la distinction entre les « extrémistes » et les « modérés » dans le conflit syrien n’existait plus. En septembre 2014, l’ancien représentant au Congrès Dennis Kucinich avait rédigé cette analyse percutante pour critiquer le programme de formation du Pentagone aujourd’hui interrompu :


« Écrivant sur la connexion entre l’Arabie saoudite et l’État Islamique (EI), l’historien [et ancien officier du MI6] Alastair Crooke a récemment décrit les insurgés “modérés” en Syrie comme étant “plus rares que la licorne des légendes”. Les “modérés” ont conclu un pacte de non-agression avec l’EI. Les “modérés” ont capturé [James Foley,] un journaliste états-unien [,] et l’ont vendu à l’EI, qui l’a décapité. L’Arabie saoudite qui, avec le Qatar, a financé les jihadistes en Syrie, propose désormais de “former” les rebelles. Le Congrès est prié d’avaler cette recette douteuse : les sponsors des jihadistes radicaux vont former des jihadistes “modérés”. (…) Les soi-disant “rebelles” sont des mercenaires qui viennent de plus de 20 pays. Ils s’organisent et se réorganisent constamment en nouveaux groupes, qui offrent leur allégeance à quiconque les paye ou leur fournit des armes – et ce à tout moment. » (50)

Récemment, le grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient Richard Labévière a écrit que l’ASL « n’existe plus que sur le papier », expliquant que les rebelles « modérés » avaient été absorbés par le Front al-Nosra. (51) Peu après le lancement de l’intervention russe en Syrie, le célèbre journaliste d’investigation Gareth Porter a affirmé que l’opposition modérée – en tant que force offensive menaçant le régime el-Assad –, n’était qu’un mythe, s’étonnant que les médias continuent de présenter les rebelles appuyés par l’Agence comme des « modérés ». (52)


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La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste, par Maxime Chaix



(Source : DeDefensa.org, 4 novembre 2015)


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La France est en guerre” – ben oui, depuis longtemps, crétins…

Je suis évidemment envahi de tristesse ce soir, évidemment, avec une pensée pour les dizaines de victimes.

On a encore droit aux désormais classiques scènes hallucinantes sur les chaines “d’information”, vecteur principal de la diffusion de la terreur en France – scènes qui devraient entrainer la saisie immédiate de la carte de presse des journalistes concernés.

Mention spéciale pour le journaliste ayant hurlé ce soir “La France est en guerre” – ce qu’on confirme facilement, vu qu’on bombarde depuis des années bon nombre de pays (Afghanistan, Libye, Mali, Syrie…), et qu’on y mène nombre d’opérations clandestines.

On est en guerre ? Eh oui, vu que c’est nous qui l’avons déclarée…



Mais bon, c’est vrai que “la guerre” ne commence que lorsqu’il y a des morts en France, jamais quand on tue des personnes (qui sont en fait des “non-personnes”) à l’étranger – mêmes victimes innocentes collatérales. Par chance un autre crétin sur i-télé a même hurlé  qu’Obama était “le chef du monde libre”, on croit rêver devant tant de bêtise. Je vous laisse lire le billet précédent sur le rôle de la CIA en Syrie.

Ils sont quand même incroyables ces islamistes syriens : on les bombarde depuis 1 ans, et ils osent réagir…



On notera aussi que, au XXIe siècle, la France est “en guerre” quand elle est attaquée par une multitude de 8 personnes avec des fusils ? Ce qui montre la fragilité de nos sociétés. 250 000 morts en Syrie, à cause de nos politiques occidentales délirantes pour mémoire… Combien dorment encore, chez nous, ou caché dans les masses de réfugiés ?

Pour tout vous dire, je suis particulièrement ému car j’étais dans un bistrot des Halles à Paris ce soir, pas si loin de République, que j’en suis parti à 22h15, que la dernière personne à qui j’ai parlé était un lecteur du blog croisé par hasard, qu’on a parlé géopolitique, Syrie, des dangers de notre politique extérieure, et que, véridique, mes derniers mots avec lui ont été à propos du terrorisme, lui disant “il y a un truc qui m’étonne et me réjouit toujours, c’est qu’il n’est pas encore venu à l’esprit des terroristes d’envoyer 20 ou 50 combattants avec juste une kalachnikov tirer régulièrement dans la foule, un terroriste tous les jours, on se retrouverait sous un régime totalitaire en France en quelques semaines.” Vous imaginez donc ma frayeur et mon émotion quelques minutes après…

Vous imaginez aussi enfin mon immense colère contre, certes les assassins (Hollande les a assurés de notre détermination à les combattre – le fait qu’ils soient dispersés façon puzzle devant cependant limiter leur frayeur…), mais également contre nos dirigeants, qui reviennent comme d’habitude la mine triste sur l’air du “Quelle horreur, mais pourquoi nous attaque-t-on, bien sûr on n’a rien fait de mal…”. Surtout que cela fait désormais des mois qu’on parle ici de la Syrie et des dangers générés.

Rassurez vous : Cazeneuve ne démissionnera probablement pas (il a finalement réussi à protéger les Franciliens aussi bien qu’il a protégé les journalistes de Charlie Hebdo, il pourra continuer – et oui, un autre n’aurait pas fait mieux, mais on serait ici au moins dans le symbole), Fabius non plus (“Al-Nostra, bon boulot sur le terrain”, “il faut armer l’opposition syrienne”, ), et on nous demandera de nous rassembler derrière François Hollande, qu’une commission d’enquête parlementaire n’ennuiera probablement pas quant à ses livraisons d’armes en Syrie pour combattre Assad – qui ne nous a jamais rien fait, lui… – et qui se retrouvent chez les islamistes. Combien de centaines, de milliers de Syriens tués par des armes françaises ? Qui sème le vent… Voilà ce qui se passe quand on passe d’une diplomatie classique basée sur nos intérêts à une diplomatie “des valeurs”, comme le rappelait Kissinger dans cet article (“Le traité de Westphalie a été fondé sur la nécessité de parvenir à un arrangement avec l’autre, pas sur une sorte de moralité supérieure. Les nations indépendantes ont décidé de ne pas intervenir dans les affaires des autres États. Ils ont créé un équilibre des forces qui nous manque aujourd’hui.”) ou Todd dans celui-ci (“Il est inquiétant pour l’anthropologue que je suis de voir les relations internationales sortir d’une logique rationnelle et réaliste pour rentrer dans des confrontations de moeurs dignes de sociétés primitives.”).



“Au cours des cinq dernières années au moins, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Jordanie et la Turquie ont tous apporté un soutien financier et militaire considérable à des réseaux militants islamistes liés à al-Qaïda qui ont engendré l’« État islamique » que nous connaissons aujourd’hui. Ce soutien a été apporté dans le cadre d’une campagne anti-Assad de plus en plus intense dirigée par les États-Unis.” [Nafeez Ahmed, journaliste britannique à The Guardian et à la BBC] – (Source : Middleeasteye.net)

“Question : Personne n’évoque le lien entre l’idéologie de ces organisations terroristes et celles diffusées par l’Arabie saoudite et le Qatar… Réponse : A. C. Effectivement, pourtant ce n’est pas faute de le répéter: ce que nous appelons « salafisme », en arabe, cela s’appelle « wahhabisme». Et là nous sommes à contre-emploi de manière systématique et dans toutes les situations d’affrontement militaire, puisqu’au Moyen-Orient, au Sahel, en Somalie, au Nigeria, etc., nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène terroriste.” [Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE] (Source : L’Humanité)

“Le Qatar a financé le Front Al-Nosra (ou Nosra) jusqu’à la scission intervenue en avril 2013. L’organisation, rattachée à Al-Qaïda, est pourtant inscrite sur la liste terroriste des Etats-Unis depuis le 20 novembre 2012 et la déclaration d’Hillary Clinton. Après la scission en avril 2013 – autrement dit la séparation entre Nosra dirigé par le syrien Al-Joulani et l’Etat islamique (EI) conduit par l’irakien al-Baghdadi – le Qatar a choisi de soutenir l’EI contrairement à l’Arabie Saoudite qui continue de financer Nosra.” [Fabrice Balanche, maître de conférences à l’Université Lyon 2 et directeur du Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient  à la Maison de l’Orient] (Source : Challenges)

“Le calcul de l’Occident a été celui d’une chute rapide de Bachar al Assad et pour cet unique objectif, nous n’avons pas hésité à confier la sous-traitance du conflit à certains pays du Golfe, Qatar et Arabie Saoudite en tête. [...] La France soutenait les « opposants » et les laissait financer par les pays du Golfe, Arabie saoudite et Qatar en tête, pays qui ont soigneusement acheté une partie des élites françaises, empêchant ainsi tout débat sur la question. Cette alliance contre nature, court-termiste, est à l’origine d’une des plus grandes erreurs stratégiques de ces dernières années.” [Frédéric Pichon, chercheur associé à l’Equipe Monde Arabe Méditerranée de l’Université François Rabelais (Tours)] (Source : Les-Crises.fr)

suite et source

https://www.les-crises.fr/la-france-est-en-guerre-ben-oui-depuis-longtemps-cretin/

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Charleroi: deux véhicules de police accidentés alors qu'elles pourchassaient un malfrat

Deux Skoda Octavia de la police locale de Charleroi ont été accidentées, ce vendredi après-midi, alors qu’elles traquaient un bandit bien connu des autorités judiciaires. Ce dernier avait été repéré par le service Sécurisation de la police, du côté de Lodelinsart.



L’homme, qui circulait à bord d’une puissante Audi, faisait l’objet d’une ordonnance de capture : son identité n’a pas été révélée, mais l’homme n’est pas un perdreau de l’année et a été impliqué dans plusieurs faits violents.

Repéré, il est pris en charge par les policiers carolos : un de leurs véhicules effectue une sortie de route et s’en va percuter une habitation (photo ci-contre), tandis que la course-poursuite s’engage encore entre l’Audi et le dernier véhicule de police. Mais celui-ci se fait à son tour percuter, à hauteur du château Mondron, par un véhicule de passage. Deux policiers ont été blessés, le malfrat, lui, est toujours en fuite.

http://www.lanouvellegazette.be/1422874/article/2015-11-13/charleroi-deux-vehicules-de-police-accidentes-alors-qu-elles-pourchassaient-un-m

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"Jihadi John", le bourreau de l'Etat islamique, tué lors d'un raid américain

L’armée américaine a mené jeudi un raid aérien en Syrie qui visait spécifiquement «Jihadi John», ce membre du groupe djihadiste Etat islamique (EI) visible dans des vidéos dans lesquelles il exécutait des prisonniers, a annoncé le Pentagone.



Un porte-parole du Pentagone, Peter Cook, a indiqué ne pas savoir si Mohammed Emwazi, de son vrai nom, avait été tué. «Nous sommes en train d’évaluer les résultats de l’opération de cette nuit (de jeudi à vendredi) et fournirons des informations supplémentaires de manière appropriée», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Selon le Pentagone, le bombardement aérien a eu lieu à Raqqa, capitale de facto de l’organisation extrémiste dans le nord de la Syrie.

«Emawzi, un citoyen britannique, a pris part aux vidéos montrant les meurtres des journalistes américains Steven Sotloff et James Foley, du travailleur humanitaire américain Abdul-Rahman Kassig, des travailleurs humanitaires britanniques David Haines et Alan Henning, du journaliste japonais Kenji Goto et d’un certain nombre d’autres otages», indique le communiqué du quartier général de la Défense américaine.

Le document ne précise pas si le bombardement a été effectué par un avion ou un drone.

Mohammed Emwazi, un programmeur informatique de Londres, est né au Koweït d’une famille apatride d’origine irakienne. Ses parents avaient déménagé en Grande-Bretagne en 1993, après avoir perdu tout espoir d’obtenir la nationalité koweïtienne.

L’EI contrôle de vastes territoires en Syrie, déchirée depuis 2011 par un conflit de plus en plus complexe qui a fait plus de 250.000 morts, et en Irak. Mais il semble reculer dernièrement, attaqué dans les deux pays par les armées nationales et pilonné par les aviations russe (en Syrie) et de la coalition internationale menée par les Etats-Unis (en Syrie et en Irak).


http://www.sudinfo.be/1422197/article/2015-11-13/jihadi-john-le-bourreau-de-l-etat-islamique-tue-lors-d-un-raid-americain

1192
Le gouvernement belge prend une première série de dispositions de sécurité, pas d'information sur d'éventuelles victimes belges

Le gouvernement belge a pris vendredi soir une première série de dispositions en matière de sécurité après les attentats qui ont eu lieu à Paris, a indiqué le Premier ministre Charles Michel à l’agence BELGA.




Le centre de crise va se réunir dans les prochaines minutes alors que le comité ministériel restreint a «démarré les évaluations» en se tenant informé auprès des collègues français, a commenté le chef du gouvernement belge. «J’ai convoqué le conseil national de sécurité qui sera en état d’alerte avec le ministre de l’Intérieur», a-t-il annoncé. Le Premier ministre a également décidé, avec le ministre de l’Intérieur et la police d’instaurer le contrôle de la frontière française, des aéroports et du chemin de fer.

Un message est par ailleurs envoyé à l’ensemble des polices locales du royaume afin qu’elles soient en état de vigilance. Le contact est assuré avec les polices locales afin qu’elles soient informées.


Pas d’informations sur des victimes belges

Il n’y a pour l’instant pas d’informations au sujet de Belges parmi les victimes des attentats qui ont frappé Paris vendredi soir, annonce le porte-parole du SPF Affaires Étrangères à l’agence Belga.

«L’ambassade de Belgique à Paris est en contact avec le Quai d’Orsay mais il est encore trop tôt pour savoir si des Belges figurent parmi les victimes», déclare Thierry Vanderhasselt, porte-parole du SPF Affaires Etrangères. «Nous suivons la situation de près», précise-t-il encore à l’agence Belga.

Au moins 39 personnes ont été tuées vendredi soir lors d’attaques simultanées à Paris, selon un dernier bilan, a-t-on appris de sources proches du dossier.

http://www.sudinfo.be/1422944/article/2015-11-14/le-gouvernement-belge-prend-une-premiere-serie-de-dispositions-de-securite-pas-d

1193
La Belgique "conseille" à certains de ses ressortissants de quitter le Burundi



Monde 


"Il est conseillé aux Belges qui se trouvent actuellement au Burundi et dont la présence n'est pas essentielle de quitter le pays tant que les conditions normales le permettent", indiquent vendredi les Affaires étrangères dans une modification de leurs conseils aux voyageurs pour ce pays d'Afrique.

Depuis mars 2015, le Burundi est en proie à une grande instabilité. Des incidents violents se produisent régulièrement à Bujumbura et à l'intérieur du pays, rappellent les Affaires étrangères.

Depuis le mois d'octobre, le climat de violences s'est encore aggravé, selon le SPF. Des propos hostiles à la Belgique et des menaces à l'encontre des ressortissants belges ont également été diffusés.

Tous les voyages au Burundi sont dès lors déconseillés.



Les Belges qui décident de rester au Burundi sont invités à transmettre leurs coordonnées à l'ambassade à Bujumbura, conclut le SPF.

http://www.dhnet.be/actu/monde/la-belgique-conseille-a-certains-de-ses-ressortissants-de-quitter-le-burundi-5645ba813570bccfaf00367e?google_editors_picks=true

1194
L'Etat islamique revendique les attentats à Paris: Hollande dénonce "un acte de guerre"

"Horreur" et scènes de guerre: Paris s'est réveillé dans un état de sidération samedi, quelques heures après des attaques terroristes sans précédent qui ont fait 128 morts et 180 blessés dont 80 en "urgence absolue", selon des sources policières. Pour la première fois en France, ces attentats s'accompagnent d'actions kamikazes. Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser, dans cette série d'attentats perpétrés à Paris dans la salle de concerts du Bataclan, dans plusieurs rues du cœur de la capitale, et près du Stade de France.

Au Bataclan, théâtre de l'attaque la plus sanglante avec un bilan provisoire de 82 morts, "on entendait hurler, tout le monde essayait de fuir, les gens se piétinaient... C'était l'enfer", ont relaté des témoins.


"C'est un acte de guerre" commis par une "armée terroriste, Daech" déclare le président François Hollande, avant d'annoncer "trois jours de deuil national". L'organisation terroriste a ensuite revendiqué l'attaque dans un communiqué officiel relayé sur internet


Carte : https://www.google.com/maps/d/embed?mid=z5u9mtZ_eAZ4.kib1GCM-LSGk" width="640" height="480"

Les lieux des diverses attaques




L'ampleur de cette tragédie a semé l'effroi dans la capitale, à un peu plus de deux semaines de l'ouverture de la conférence sur le climat (COP21) au Bourget, au nord de Paris, où sont attendus des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement.

 "Cette fois, c'est la guerre" 

Le parquet a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste sur ces attaques, les plus meurtrières en Europe occidentale de ces quarante dernières années après les attentats de Madrid en mars 2004. L'enquête devra établir s'il y a encore "des complices ou coauteurs dans la nature", a dit le procureur de Paris François Molins. "Cette fois, c'est la guerre", titre samedi le quotidien Le Parisien, dix mois après une précédente vague d'attentats à Paris qui avaient suscité une réaction inédite avec des manifestations contre le terrorisme réunissant plusieurs millions de personnes en France.

Quatre des assaillants sont morts au Bataclan, dont trois en actionnant une ceinture d'explosifs, le dernier étant tué lors de l'assaut des forces de l'ordre. Au Stade de France, trois kamikazes sont morts, et un autre boulevard Voltaire. Au Bataclan, l'assaut a été décidé "très vite parce qu'ils tuaient tout le monde", a confié une source proche de l'enquête. Les auteurs de cette attaque ont invoqué l'intervention française en Syrie pour justifier leur action, a relaté un témoin à l'AFP.

Samedi un peu avant l'aube, des équipes de la police scientifique s'affairaient devant l'établissement, près de corps recouverts de draps blancs. François Hollande s'est rapidement rendu au Bataclan, où il a affirmé que "le combat serait impitoyable" contre "la barbarie".

Auparavant, dans une allocution télévisée, le chef de l'Etat avait déclaré l'état d'urgence dès samedi 00h00 "sur le territoire métropolitain et en Corse", d'après le décret daté de samedi paru au JO. "C'est une horreur", "des attaques terroristes sans précédent", a-t-il lancé. L'Elysée a annoncé la mobilisation de "1.500 militaires supplémentaires" et le renforcement des contrôles aux frontières.

En tout, six attaques quasi simultanées ont été menées dans autant de sites, principalement dans les Xe et XIe arrondissements, avec de lourds bilans - toujours provisoires - en particulier rue de Charonne (19 morts) et rue Alibert (au moins 12 morts). Les "assassins" ont "balayé avec des mitraillettes plusieurs terrasses de café", a déclaré le préfet de police, Michel Cadot. Les autorités ont immédiatement recommandé aux Parisiens d'éviter de sortir sauf nécessité absolue et les hôpitaux ont déclenché leur plan d'urgence.

Au moins trois explosions ont retenti aux alentours du Stade de France vendredi vers 21h20 pendant que 80.000 personnes dont François Hollande, assistaient au match amical de football France-Allemagne. Le public a été d'abord confiné puis évacué à la fin du match.

 "M. Tout-le-monde avec une kalachnikov" 

Au Bataclan, où avait lieu un concert de metal, "ils ont tiré en plein dans la foule en criant 'Allah Akbar'", a rapporté un témoin sur France Info. "Je les ai clairement entendus dire aux otages 'c'est la faute de Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie'", a rapporté à l'AFP Pierre Janaszak, 35 ans, animateur radio et TV. Un autre survivant a dit à l'AFP d'un des assaillants qu'il ressemblait "à M. Tout-le-monde avec une kalachnikov".

Rue Bichat, dans un restaurant, Le Petit Cambodge, "c'était surréaliste, tout le monde était à terre, personne ne bougeait", a relaté une femme. "Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l'air morte."

Un conseil des ministres exceptionnel s'est tenu à l'Elysée et le président de la République réunit samedi à 09H00 un conseil de Défense. Dans un mouvement d'unité nationale, les principaux partis ont annoncé la suspension de leur campagne en vue des élections régionales de décembre. Même front commun des religions, le Conseil français du culte musulman (CFCM) condamnant rapidement des attaques "abjectes".

Les établissements scolaires et universitaires d'Île-de-France seront fermés samedi et tous les voyages scolaires ont été annulés pour ce week-end en France. Le groupe de rock irlandais U2 a annulé le concert prévu samedi à Paris.

Les réactions sont arrivées du monde entier. Barack Obama a promis que les Etats-Unis allaient aider la France à "traduire les terroristes en justice", avant de s'entretenir dans la nuit avec François Hollande. Le Kremlin a dénoncé des attaques "inhumaines", la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite "profondément choquée" et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël était au "coude à coude" avec la France.

Ces attentats surviennent alors que la France vit encore dans le traumatisme des attentats jihadistes de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives. Depuis janvier, le plan Vigipirate est à son niveau maximum en Île-de-France. Une mission de sécurité intérieure associée à ce plan est assurée sur tout le territoire par l'armée sous le nom d'opération Sentinelle.

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-Etat islamique en Irak et a commencé à mener des frappes sur la Syrie en octobre.



LE DIRECT   


14h14 Des contrôles filtrants ont été mis en place ce matin sur l'E17 à hauteur du poste frontière de Rekkem, en Flandre occidentale. Aucun contrôle n'est signalé sur le réseau secondaire, indique l'agence Belga.

13h36 Un passeport syrien retrouvé à proximité de l'un des assaillants

13h20 La Belgique, par la voix du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, confirme le décès d'au moins deux Belges

13h00 Un homme arrêté en Allemagne (lien fondé avec attaques) et 2 terroristes auraient identifiés


11h46 Selon Het Laatste Nieuws, plusieurs témoins affirment que l’une des voitures des assaillants des attaques de Paris portait une plaque d’immatriculation belge. Ne souhaitant pas commenter cette information, le Ministère de l’Intérieur belge indique simplement qu’il enquête actuellement pour confirmer ou infirmer cette information.

11h00: Le président français François Hollande annonce trois jours de deuil national suite à "cet acte de guerre organisé depuis l'extérieur par une armée terroriste, Daech". Il indique également que "tous les dispositifs de sécurités sont renforcés".

10h06: 128 morts, outre les 8 assaillants, selon un bilan judiciaire.

9h46: L'ensemble des compétitions sportives prévues samedi et dimanche dans la région parisienne ont été suspendues et des sites touristiques sont restés fermés.

9h28: le bilan monte à 127 morts et environ 180 blessés, dont 80 en "urgence absolue" selon des sources policières citées par l'AFP

09h00: Paris se réveille dans l'effroi. L'état d'urgence est décrété sur tout le territoire français. Le parc Disneyland Paris n'ouvrira pas ses portes au public ce samedi "compte tenu de la gravité des événements".

07h00: les attentats du 13 novembre à Paris ont fait 120 morts et 200 blessés selon un dernier bilan
 02h00: Un bilan provisoire fait état de 41 morts dans les fusillades et explosions dans les rues de Paris et aux abords du Stade de France. A cela s'ajoute plus de 100 morts dans la salle de spectacle du Bataclan (selon de nombreux témoins, il fallait "marcher sur les corps" pour pouvoir s'enfuir!) Il ne faut pas oublier qu'il y a également de très nombreux blessés graves. Le décompte final risque d'être terrible pour la France.
 01h45:  François Hollande s'est rendu près de la salle de spectacle du Bataclan, où une centaine de morts étaient à déplorer à l'issue de la prise d'otages, a-t-on appris auprès de l'Elysée. Accompagné notamment du Premier ministre Manuel Valls, du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, et de la ministre de la Justice Christiane Taubira, le chef de l'Etat a fait "le point" avec le chef des pompiers et du Service d'aide médicale urgente (samu), selon la même source.

 01h30:  Peu après les attaques survenues à Paris vendredi soir, de nombreux habitants de la capitale se sont rejoints sur Twitter et Facebook sous le hashtag  #PorteOuverte  , proposant d'accueillir chez eux les personnes qui se trouvaient dans la rue, désemparées et à la recherche d'un lieu sûr. Des variantes #PortesOuvertes, #OpenDoor ou #OffeneTüren - sachant que de nombreux Allemands étaient présents dans la capitale pour le match France/Allemagne - ont aussi circulé sur les réseaux sociaux.

 01h20:  Selon plusieurs sources, il y aurait des dizaines de morts dans la salle de spectacles du Bataclan. Certaines évoquent même le chiffre terrifiant de "plus de 100 morts".

 01h15:  Le réseau social en ligne américain Facebook a activé vendredi, suite aux attaques à Paris, l'outil permettant à ses utilisateurs de rassurer leurs proches en signalant qu'ils sont en sécurité.

 01h00:  Fin de la prise d'otages au Bataclan. La police a lancé l'assaut, tuant trois terroristes.



 00h58:  Le président français François Hollande a annulé son déplacement dimanche en Turquie pour un sommet du G20 où il sera représenté par ses ministres des Affaires étrangères et des Finances, a-t-on appris auprès de l'Elysée.

 00h52:  Cinq lignes de métro ont été fermées dans la capitale française par crainte de nouvelles attaques, a indiqué la police. Il s'agit des lignes qui traversent les quartiers et zones où les attaques se sont déroulées vendredi soir. La circulation des bus a également été interrompue.

 00h50:  Il n'y a pour l'instant pas d'informations au sujet de Belges parmi les victimes, annonce le porte-parole du SPF Affaires Étrangère.

 00h45:  Le gouvernement belge prend déjà  des mesures concrètes  !

 00h38:  L'une des explosions survenues près du stade de France à Paris vendredi soir est l'œuvre d'un kamikaze. Au moins trois personnes sont décédées aux alentours du stade, a confirmé la Fédération française de football.

 00h30:  L'assaut serait en cours dans la salle de spectacle du Bataclan, avec des hommes du RAID.

 00h29:  Des attaques auraient été menées sur sept points différents dans Paris

 00h25:  La mairie de Paris a appelé vendredi sur Twitter les habitants "à ne pas sortir de chez (eux)".


00h20:  Toutes les écoles qui devaient ouvrir ce samedi seront fermées.

 00h16:  Les forces de l'ordre n'ont pour l'instant aucune trace des auteurs des fusillades dans les quartiers de Paris.

 00h10:  Confirmation de sources concordantes qu'au moins un terroriste s'est "fait sauter" devant le Stade de France...

 23h55:  François Hollande, dans un discours télévisé, annonce que les frontières vont être fermées et que l'Etat d'urgence est décrété sur tout le territoire...  "Nous savons d'où viennent ces attaques"  a-t-il dit. Les renforts militaires sont en route.

 23h45:  Le message Facebook effrayant d'un homme se disant encore au Bataclan à la merci des terroristes... Selon la police, relayée par l'agence AP, il y aurait une centaine de personnes gardées en otage.



23h35:  Le bilan s'alourdit dramatiquement... On parle désormais de 60 morts !

 23h30:  le bruit d'une explosion en plein match France - Allemagne...

video : https://mtc.cdn.vine.co/r/videos/8E23F65FC21277069483818844160_30d8504e9df.1.5.7032659932722745228.mp4?versionId=Rd2YshuNZXCtMsD2iWaK228qWwY7fuXP

23h23  : La police donnerait l'assaut au Bataclan. Plusieurs sources parlent d'attaques encore en cours dans d'autres quartiers parisiens.

 23h19:  L'enceinte du Stade de France n'est toujours pas ouverte. Les gens sont toujours sur la pelouse.

 23h12:  Les forces de l'ordre interviennent dans plusieurs quartiers des Xe et XI e arrondissement de Paris explique le site Le Parisien où des attaques ont visé des bars. Une autre brasserie a également été visée à proximité du Bataclan. Une prise d'otage y a lieu en ce moment où les tireurs se sont réfugiés apparemment.

 23h05: L  'évacuation du Stade de France aurait débuté. Ce sont 80.000 personnes concernées.

 23h00:  Le témoignage d'un spectateur du Bataclan qui est parvenu à s'enfuir !



23h00:  TF1 dit que deux personnes au moins se sont fait exploser devant le stade de France
 


 22h58:  Un témoin qui a réuissi a s'échapper du Bataclan explique que les assaillants ont tiré au fusil à pompe sur la foule...




"Au moins trois fusillades", "Ils ont tiré en plein dans la foule en criant Allah Akbar"



Interrogée peu après 22H30, la préfecture de police dénombrait "  au moins trois fusillades, peut-être quatre dans le secteur du Bataclan (XIe arrondissement) et rue de Charonne (Xe arrondissement)  ".

Selon un témoignage recueilli par France Info, des individus sont rentrés dans la salle de spectacle du Bataclan et ont commencé à tirer. Louis était en plein concert, avec sa mère: "  Ils ont crié Allahu akbar! Il y a des mec qui sont rentrés qui ont commencé à tirer. On était en plein concert, il y a des mec qui sont rentrés qui ont commencé à tirer. On s'est tous couché par terre. Ils ont continué à tirer. J'étais avec ma mère, on s'est couché. [Finalement] on a pu sortir  ."

suite et video

http://www.lalibre.be/actu/international/l-etat-islamique-revendique-les-attentats-a-paris-hollande-denonce-un-acte-de-guerre-direct-56464fa93570ca6ff8dc0ae4

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IRIB- L’Egypte et les Etats-Unis ont suspendu les vols à destination de Paris.


A la suite de la mort des dizaines de personnes dans les attentats terroristes survenus dans différentes régions parisiennes, l'American Airlines en tant que la plus grande compagnie aérienne dans le monde a suspendu ses vols à destination de Paris.
 Sur le même volet la chaîne d’information kurde “Rudaw » a fait part de l’ordre émis par le ministère de l'Aviation civile de l'Égypte sur la suspension des vols à destination de Paris.

1196
Europe / Le plan Kalergi : génocide des peuples européens
« le: 14 novembre 2015 à 14:16:51 »
Le plan Kalergi : génocide des peuples européens

L’immigration de masse est un phénomène dont les causes sont habilement cachées par le Système, et la propagande « multiethnique » s’efforce de nous persuader qu’elle est inévitable.
Dans cet article, nous voulons vous démontrer une fois pour toute que cette immigration n’est pas un phénomène spontané.
Ce que l’on voudrait nous faire croire comme étant une conséquence inéluctable de l’histoire est en réalité un plan étudié sur papier et préparé depuis des dizaines d’années pour détruire complètement le visage du Vieux continent.



LA PANEUROPE

Peu de gens savent qu’un des principaux protagonistes du processus européen est aussi celui qui a planifié et programmé le génocide des peuples européens. Il s’agit d’un obscur personnage dont les masses ignorent l’existence, mais que les « puissants » considèrent comme étant le père fondateur de l’Union Européenne. Son nom est Richard Coudenhove Kalergi. En coulisse, loin des projecteurs, il a réussi a attirer dans ses filets les plus importants chefs d’Etat. Ils soutiendront et feront la promotion de son projet d’unification européenne [1]. En 1922, il fonda à Vienne le mouvement « Paneuropéen », qui visait l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur une Fédération de Nations dirigée par les Etats-Unis. L’unification de l’Europe aurait été le premier pas vers un unique Gouvernement Mondial. Avec la montée du fascisme en Europe, le Plan a du être momentanément stoppé, et l’Union Paneuropéenne contrainte de se dissoudre. Mais, après la seconde guerre mondiale, Kalergi, grâce à une frénétique et infatigable activité, grâce aux appuis de Winston Churchill, de la loge maçonnique B’nai B’rith et d’importants quotidiens comme le New York Times, réussit à faire accepter son projet au gouvernement des USA.

L’ESSENCE DU PLAN KALERGI

Dans son livre « Praktischer Idealismus », Kalergi déclare que les habitants des futurs « Etats Unis d’Europe » ne seront plus les peuples originaires du Vieux Continent, mais plutôt une sorte de sous-humanité bestiale issue de mélanges raciaux. Il affirmait, sans demi-mesure, qu’il était nécessaire de « croiser » les peuples européens avec les Asiatiques et les Noirs, pour créer un troupeau multi-ethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour les élites au pouvoir.

Voilà comment Gerd Honsik décrit l’essence du Plan Kalergi :

« L’homme du futur sera de sang mêlé. La future race eurasiato-negroïde, très semblable aux anciens Egyptiens, remplacera la multiplicité des peuples [...] [2]

Kalergi proclama qu’il fallait abolir le droit à l’autodétermination des peuples et, successivement, éliminer les nations en utilisant les mouvements ethniques séparatistes ou l’immigration allogène de masse.

Pour que les élites puissent dominer l’Europe, il prévoyait de transformer les peuples homogènes en un peuple métissé ; il attribuait aux métis des caractéristiques de cruauté et d’infidélité, entre autres. Ce peuple, selon lui, devait être créé et ce nouveau peuple métissé permettrait à l’élite de lui être supérieure.

En éliminant d’abord la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple, et ensuite le peuple lui-même avec le métissage, les Blancs devaient être remplacés par une race métissée facile à dominer.

En abolissant le principe d’égalité de tous devant la loi et en préservant les minorités de toute critique, avec des lois extraordinaires les protégeant, on réussirait à contrôler les masses. Les politiques de l’époque ont écouté Kalergi, les puissances occidentales se sont basées sur son Plan, les journaux et les services secrets américains ont financé ses projets. Les leaders de la politique européenne savent bien que c’est lui l’instigateur de cette Europe dirigée par Bruxelles et Maastricht. Kalergi, inconnu de l’opinion publique, [...] est considéré comme le père de Maastricht et du multiculturalisme. Ce qui est révolutionnaire dans son Plan, est qu’il ne préconise pas un génocide pour atteindre le pouvoir, mais qu’il prévoit de créer des « sous-humains » qui, en raison de caractéristiques négatives comme [l'incapacité] et l’instabilité, toléreront et accepteront cette « noble race » [3] (ndt noble race = élite).

DE KALERGI À NOS JOURS

 

Bien qu’aucun livre d’école ne parle de Kalergi, ce sont ses idées qui ont inspiré l’Union Européenne d’aujourd’hui. Sa conviction que les peuples européens devaient être métissés avec les Noirs et les Asiatiques pour détruire leur identité et créer une unique race métissée, est à la base de toute la politique européenne face à l’intégration et à la défense des minorités.

Tout cela n’est pas décidé pour des raisons humanitaires. Ces directives sont promulguées, avec une détermination impitoyable, pour réaliser le plus grand génocide de l’histoire.

Le prix européen Coudenhove-Kalergi a été institué en son honneur. Tous les deux ans, il récompense les européistes qui se sont particuliè- rement distingués dans la poursuite de son Plan criminel. Parmi eux, nous trouvons des personnes du calibre d’Angela Merkel ou d’Herman van Rompuy.

La Société Européenne Coudenhove-Kalergi a décerné le premier prix européen à Angela Merkel en 2010.

Le 16 novembre 2012 le prix Coudenhove-Kalergi a été décerné au président du Conseil européen Herman von Rompuy pendant un congrès spécial qui s’est déroulé à Vienne pour célébrer les 90 ans du mouvement paneuropéen. Derrière lui on pouvait voir le symbole de l’union paneuropéenne : une croix rouge qui domine un soleil doré, symbole qui était celui de l’ordre de la Rose-Croix.

L’ONU pousse au génocide par ses constantes exhortations à accueillir des millions d’immigrés pour compenser la baisse de natalité en Europe. Un rapport de la « Population Division » des Nations Unies à New-York (datant de janvier 2000), est intitulé : « Migrations de remplacement : une solution pour les populations vieillissantes et en déclin ».

Selon ce rapport, l’Europe aurait besoin d’ici 2025 de 159 millions d’immigrés. On se demande comment il est possible de faire des estimations aussi précises, à moins que l’immigration ait été prévue et étudiée « sur papier ».

En fait, il est sûr que la baisse de natalité chez nous pourrait facilement être inversée avec des mesures adaptées de soutien aux familles. Et il est tout aussi évident que ça n’est pas avec l’apport d’un patrimoine génétique différent que l’on protègera le patrimoine génétique européen, et qu’en agissant ainsi, on accélère sa disparition.

Ainsi, l’unique but de ces mesures est de dénaturer complètement un peuple, de le transformer en un ensemble d’individus sans plus aucune cohésion ethnique, historique et culturelle.

Bref, les thèses du Plan Kalergi ont constitué et constituent jusqu’à aujourd’hui la base de la politique officielle des gouvernements qui poussent au génocide des peuples européens à travers l’immigration de masse.

G.Brock Chisholm, ex-directeur de l’OMS, nous montre qu’il a parfaitement appris la leçon de Kalergi quand il affirme :

« Ce que les gens doivent développer en tous lieux, est le contrôle des naissances ET les mariages mixtes (interraciaux), dans le but de créer une seule race dans un monde unique et dépendant d’une autorité centrale » [4]

CONCLUSION

Si nous regardons autour de nous, le Plan Kalergi semble s’être pleinement réalisé. Nous sommes au-devant d’une vraie tiersmondialisation de l’Europe.

L’axiome de la « Nouvelle citoyenneté », c’est le multiculturalisme et le métissage forcé. Les Européens sont les naufragés du métissage, submergés par des hordes d’immigrés africains et asiatiques. Les mariages mixtes produisent chaque année des milliers d’individus métis : les « enfants de Kalergi ».

Sous la double poussée de la désinformation et de l’abêtissement du peuple, grâce aux moyens de communication de masse, on a poussé les Européens à renier leurs propres origines, à oublier leurs propres identités ethniques. Les partisans de la globalisation s’efforcent de se convaincre que, renoncer à sa propre identité, est un acte progressiste et humanitaire, que le « racisme » est erroné, mais uniquement parce qu’ils aimeraient faire de nous des consommateurs aveugles.

http://www.dailymotion.com/video/x2v9don

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi

https://sitamnesty.wordpress.com/plan-kalergi/

http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/radio_broadcast/no_program/279173069/

NOTE : (pas traduites en français, ndt)

[1] Tra i suoi seguaci della prima ora si incontrano i politici cechi Masarik e Benes, così come il banchiere Max Warburg che ha messo a sua disposizione i primi 60.000 marchi. Il cancelliere austriaco Monsignor Ignaz Seipel e il successivo presidente austriaco Karl Renner si incaricarono successivamente di guidare il movimento Paneuropa. Kalergi stesso indicava che alti politici francesi approvavano il suo movimento per reprimere la ripresa della Germania. Così il primo ministro francese Edouard Herriot e il suo governo, come i leaders britannici di tutti gli ambiti politici e, tra loro, il redattore capo del Times, Noel Baker, caddero nelle macchinazioni di questo cospiratore. Infine riuscì ad attrarre Winston Churchill. Nello stesso anno, quello che più tardi si trasformerà nel genocida ceco di 300.000 tedeschi dei Sudeti, Edvard Benes, fu nominato presidente onorario. Egli ha finora quasi disconosciuto Kalergi, ma negoziava anche con Mussolini per restringere il diritto di autodeterminazione degli austriaci e favorire ancora di più le nazioni vittoriose, ma fallì. Nell’interminabile lista degli alti politici del XX secolo, c’è da menzionare particolarmente Konrad Adenauer, l’ex ministro della giustizia spagnolo, Rios, e John Foster Dulles (EEUU). Senza rispettare i fondamenti della democrazia e con l’aiuto del New York Times e del New York Herald Tribune, Kalergi presentò al Congresso Americano il suo piano. Il suo disprezzo per il governo popolare lo manifestò in una frase del 1966, nella quale ricorda la sua attività del dopoguerra : << I successivi cinque anni del movimento Paneuropeo furono dedicati principalmente a questa meta : con la mobilitazione dei parlamenti si trattava di forzare i governi a costruire la Paneuropa >>. Aiutato da Robert Schuman, ministro degli esteri francese, Kalergi riesce a togliere al popolo tedesco la gestione della sua produzione dell’acciaio, ferro e carbone e la trasferisce a sovranità sovranazionale, ossia antidemocratica. Appaiono altri nomi : De Gasperi, il traditore dell’autodeterminazione dei tirolesi del sud, e Spaak, il leader socialista belga. Finge di voler stabilire la pace tra il popolo tedesco e quello francese, attraverso gli eredi di Clemenceau, quelli che idearono il piano genocida di Versailles. E negli anni venti sceglie il colore azzurro per la bandiera dell’Unione Europea. Il ruolo guida di Kalergi nella creazione dell’Europa multiculturale e nella restrizione del potere esecutivo dei parlamenti e dei governi, è evidente ai giorni nostri, e si palesa col conferimento del premio “Coudenhove Kalergi” dal cancelliere Helmut Kohl come ringraziamento per seguire questo piano, così come l’elogio e l’adulazione del potente personaggio da parte del massone e polito europeo il primo ministro del Lussemburgo, Junker. Nel 1928 si aggiunsero celebri politici e massoni francesi : Leon Blum (più tardi primo ministro), Aristide Briand, E. M. Herriot, Loucheur. Tra i suoi associati si incontrava gente molto diversa come lo scrittore Thomas Mann e il figlio del Kaiser, Otto d’Asburgo. Tra i suoi promotori, a parte i già menzionati Benes, Masarik e la banca Warburg, si incontrava anche il massone Churchill, la CIA, la loggia massonica B’nai B’rith, il “New York Times” e tutta la stampa americana. Kalergi fu il primo a cui fu assegnato il premio Carlomagno nella località di Aachen ; e quando lo ricevette Adenauer, Kalergi era presente. Nel 1966 mantiene i contatti con i suoi collaboratori più importanti. Tutti coloro che sono stati insigniti di questo premio fanno parte del circolo di Kalergi e della massoneria, o si sforzarono di rappresentare gli interessi degli USA in Germania. Nell’anno 1948 Kalergi riesce a convertire il “Congresso degli europarlamentari” di Interlaken in uno strumento per obbligare i governi a tornare a occuparsi della “questione europea”, vale a dire, a realizzare il suo piano. Proprio allora si fonda il Consiglio europeo e in cima alla delegazione tedesca troviamo Konrad Adenauer appoggiato dalla CIA. (Gerd Honsik, “Il Piano Kalergi”)

[2] Kalergi, Praktischer Idealismus : "L’homme du futur sera le produit de différentes races. Les races et classes d’aujourd’hui disparaîtront progressivement par l’élimination des espaces, du temps et des préjugés. La race eurasienne-négroïde du futur, similaire en apparence aux anciens égyptiens, remplacera la diversité des peuples et celle desindividus. Plutôt que de détruire le judaïsme européen, l’Europe, contre sa volonté, éduque ce peuple et le conduit à son futur statut de leader de ce processus artificiel. Ce n’est pas surprenant que le peuple qui s’est échappé des ghettos-prisons devienne la noblesse spirituelle de l’Europe. Ainsi cette attention particulière de l’Europe a donné naissance à une nouvelle race d’aristocrates. Cela est dû à l’anéantissement de l’aristocratie féodale européenne qui s’est effondrée au moment de l’émancipation des juifs [En raison de la révolution française]."

[3] Honsik, op.cit.

[4] « USA Magazine », 12/08/1955

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-plan-kalergi-genocide-des-172751

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Europe / Europe : Dès 1922, Kalergi évoquait le métissage obligatoire
« le: 14 novembre 2015 à 14:15:06 »
Europe : Dès 1922, Kalergi évoquait le métissage obligatoire

Nous sommes vraiment niais!

Nous regardons autour de nous et, perplexes, nous nous demandons “Mais que se passe-t-il?”

Pourquoi les évêques et le Pape font-ils les yeux doux à l’islam alors qu’ils savent ce qu’il se passe avec les chrétiens dans le monde ? Pourquoi nos dirigeants nous imposent-ils l’immigration alors qu’on ne sait pas quoi faire de ces gens, qu’il faut les nourrir, loger, vêtir et même prévoir leurs pulsions sexuelles. Pourquoi détruit-on notre enseignement? Etcaetera… C’est la consternation tous azimuts! On ne comprend pas et pourtant c’est écrit en toutes lettres, noir sur blanc…

Il y a (au moins) deux “Pères Fondateurs” de notre Union Européenne dont le grand public ne connaît même pas le nom mais qui ont tracé le plan que, docilement, nous sommes en train d’exécuter aujourd’hui.

Walter Hallstein, en tant que collaborateur de Hitler a rédigé le plan de « Das Neue Europa » et ensuite il est devenu le premier président de la Commission Européenne…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Hallstein

http://www.lesobservateurs.ch/2015/02/19/le-spectre-du-iii-reich-plane-il-toujours/

Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi a rédigé le plan du « génocide européen… »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi

En 1922, il fonda à Vienne le mouvement« Paneuropéen », qui visait l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur une Fédération de Nations dirigée par les Etats-Unis. (…)  Dans son livre « Praktischer Idealismus », Kalergi déclare que les habitants des futurs “Etats Unis d’Europe » ne seront plus les peuples originaires du Vieux Continent, mais plutôt une sorte de sous-humanité bestiale issue de mélanges raciaux. Il affirmait, sans demi-mesure, qu’il était nécessaire de « croiser » les peuples européens avec les Asiatiques et les Noirs, pour créer un troupeau multiethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour les élites au pouvoir.

L’homme du futur sera de sang mêlé. La future race eurasiato-negroïde, très semblable aux anciens Egyptiens, remplacera la multiplicité des peuples […][2]  (…)  Si nous regardons autour de nous, le Plan Kalergi semble s’être pleinement réalisé. Nous sommes au-devant d’une vraie tiers-mondialisation de l’Europe.>> https://penserrendlibre.wordpress.com/2013/10/18/le-plan-kalergi-genocide-des-peuples-europeens

Il s’agit donc de la destruction programmée de la vieille Europe, mais en même temps, par ricochet,  des pays du Tiers-Monde et même de l’islam. Les « boat people » (qui ne sont pas vraiment des migrants), en venant en Europe perdent leur identité. Les musulmans confrontés  à la laïcité, à l’athéisme et même tentés par le christianisme forment une brèche dans le bloc que constituait leur milliard de croyants. Arrivés en Occident, ils répercutent leurs découvertes vers leurs pays d’origine et les déstabilisent à leur tour… C’est un bouleversement mondial dans lequel le monde tel que nous le connaissons va disparaître emportant avec lui non seulement les civilisations mais aussi les religions. Cerise sur le gâteau : les variations climatiques qui risquent d’exaspérer la surpopulation, famines, épidémies, etc.

Si on suit la logique de l’immigration de masse, il arrivera un jour où les autochtones ne seront plus en mesure, tout simplement, de nourrir les allochtones. Alors ça deviendra très basique : ceux qui auront faim prendront la nourriture où ils la trouveront et le chaos sera complet. De plus en plus, on parle de guerres civiles et de troisième guerre mondiale.

Nos dirigeants nous y conduisent-ils docilement pour exécuter les Plans Hallstein et Kalergi ? En sont-ils conscients ? Le font-ils  sciemment ? Les boat people sont-ils inconsciemment des instruments de réalisation de ces plans ?

Jean Raspail écrit « Le Camp des Saints » en 1973. Connaissait-il les plans des Pères Fondateurs de l’UE ?

Quand Cormac Mc Carthy écrit « La Route » est-ce à notre apocalypse en devenir qu’il pense ? http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Route_%28roman%29

A la lecture de ces « Plans » on comprend combien il est important que notre jeunesse ne s’intéresse qu’à son Smartphone, n’apprenne pas à raisonner en étudiant le latin, s’étourdisse avec des écouteurs dans les oreilles, ne connaisse pas l’Histoire et surtout ne sache ni lire, ni réfléchir.

Quelle catastrophe si tout d’un coup tout le monde allait lire le Plan Kalergi. en saisissait sa portée et en tirait les conclusions.

Cependant, avec de plus en plus de lanceurs d’alerte, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

Alors on me dit « Mais « ces plans », ces « théories de complot » c’est de la politique-fiction… »

Ah bon ? L’UE c’est de la fiction ? Elle existe ou pas l’UE ? Et les bateaux des boat people, c’est de la fiction, ils existent ou pas ?

Sur quoi on me répond : « Tais-toi, tu n’as pas le droit de nous faire peur »…

Anne Lauwaert

http://ripostelaique.com/europe-des-1922-kalergi-evoquait-le-metissage-obligatoire.html

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Attentats à Paris: des terroristes en fuite avec des plaques belges?



L'une des voitures utilisées vendredi soir par les terroristes à Paris portait une plaque d'immatriculation belge, rapporte samedi Le Monde sur base de témoignages. D'autres médias relayaient également cette information. Un témoin visuel a indiqué au Monde avoir vu deux voitures noires, dont l'une avait une plaque belge. Un passager installé à l'avant semblait très jeune. "Je lui aurais donné 18 ou 20 ans", a expliqué la jeune femme.

Selon plusieurs sources, il y aurait des liens entre les attentats et la commune de Molenbeek.




"A l'heure actuelle, aucune preuve d'une implication belge"


Le vice-Premier et ministre de l'Intérieur Jan Jambon n'a "pour l'instant aucune preuve d'une implication belge" dans les attentats perpétrés vendredi soir à Paris, a-t-il déclaré samedi dans le journal de la VRT. Certaines informations circulent selon lesquelles une voiture des terroristes était immatriculée en Belgique. "Ces éléments nous sont également parvenus et sont investigués par le parquet fédéral", a expliqué M. Jambon. "Mais je n'ai pour l'instant aucune preuve" de leur véracité.

Le ministre a également précisé que jusqu'à présent il n'existait aucune indication sur une possible attaque contre la Belgique et qu'un relèvement du niveau de menace n'était actuellement pas nécessaire. Il appelle tout un chacun à vaquer à ses occupations habituelles. "Nous ne devons pas laisser les terroristes nous priver de nos valeurs, ils ne le méritent pas."

http://www.lalibre.be/actu/international/attentats-a-paris-des-terroristes-en-fuite-avec-des-plaques-belges-5647166d3570ca6ff8e02ca0

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et on doit pensé quoi de ça?

1200
C'est quoi ces commentaires