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Messages - mike

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Victime d'une agression homophobe à Montpellier, il partage une photo en souriant pour railler ses assaillants

HOMOPHOBIE - La soirée qu'il passait avec son copain a pris un tournant dramatique, mais pour Clément il est hors de question de se laisser abattre.

Victime d'une agression homophobe dans la nuit de mardi à mercredi 11 novembre, le jeune homme d'une vingtaine d'années a répliqué sur Facebook en publiant une photo de son visage tuméfié arborant un sourire railleur destiné à ses assaillants.

"Vous savez quoi? Vous serez toujours impuissants! Vous pourrez frapper et encore frapper, vous n'enlèverez jamais ce sourire que vous voyez sur mon visage, et ne m'empêcherez pas d'aimer mon mec plus que tout", assure Clément en légende de l'image qui a interpellé près de 90.000 internautes.



La scène s'est déroulée tard dans la nuit de mardi. Alors que Clément et Aaron sortaient de la Villa Rouge, l'une des plus grandes boîtes de nuit de Montpellier, "nous nous sommes fait insulter puis tabasser", peut-on lire dans ce message.

"Une voiture est passée, ils nous ont insultés copieusement de 'sales pédés', de 'sales tapettes'. J'ai eu le mauvais esprit de répondre 'qu'est-ce qui se passe' et il y en a quatre qui ont été sur mon copain et deux qui sont venus sur moi", a précisé Clément sur RTL alors qu'Aaron, grièvement blessé lors de cette agression, ne serait pas en mesure de s'exprimer.

"En plus d'être intolérants , vous êtes des lâches!"

"SIX CONTRE DEUX ! [...] Visiblement en plus d'être intolérants , vous êtes aussi des lâches!" écrit Clément sur Facebook après avoir partagé "l'incompréhension, [...] le sentiment d'impuissance [...] et la peur [ressentie] en voyant [son] mec allongé sur le sol, la tête en sang et inconscient".

"J'ai réussi à rester conscient mais quand je me suis retourné, j'ai vu que mon copain était à terre. Il a le côté de la tête complètement brûlé puisqu'ils l'ont traîné sur le macadam", a-t-il assuré sur RTL en mentionnant aussi des contusions aux côtes et sur le flanc. Clément, lui, a eu "quatre points de suture à l'arcade et l'intérieur de la lèvre ouverte".

"Plus jamais ça !", s'est indigné le président de l'association le Refuge Nicolas Noguier avant d'appeler François Hollande à "agir, enfin, contre l'homophobie en France". "Les élus et responsables politiques de notre Ville à condamner sans réserve et avec fermeté ce qui vient de se dérouler à Montpellier", a demandé de son côté Vincent Boileau-Autin, engagé sur les questions LGBT dans la région, et premier citoyen à bénéficier du mariage pour tous en France.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/11/12/agression-homophobe-montpellier-photo-sourire-_n_8541564.html?utm_hp_ref=france

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Anonymat sur Internet : le FBI accusé d'avoir voulu saboter le projet Tor



«Tor Project»: sous ce nom se cache un réseau informatique mondial et décentralisé qui garantit aux internautes un parfait anonymat. Cela a visiblement inquiété le FBI qui aurait financé une université américaine afin qu'elle contrecarre ce projet.

L'accusation contre la prestigieuse l'Université Carnegie Mellon vient directement de l'équipe du Projet Tor. Dans un article posté sur leur site, ils accusent certains chercheurs de cette prestigieuse université, située à Pittsburgh, en Pennsylvanie, d'avoir «été payés par le FBI pour attaquer les utilisateurs de services cachés, puis d'avoir passé au crible leurs données afin d'identifier des gens qu'ils pourraient accuser de crimes». Concrètement, le FBI  souhaitait que l'Université puisse par ses travaux contourner le projet Tor et obtenir la véritable adresse IP des serveurs et des utilisateurs du réseau.

Selon les développeurs de Tor, cela aurait même coûté à l'agence fédérale la somme de 1 million de dollars.

Pour eux, pas de doute, cette attaque franchit «la ligne cruciale entre la recherche et la mise en danger d'utilisateurs innocents». Ils dénoncent également une externalisation «du travail de police dans les universités» et invoquent dans la foulée le 4eme amendement qui protège les libertés contre les abus des autorités.

Il faut dire que le projet Tor a de quoi inquiéter tous les services secrets ou d'espionnage. Acronyme The Onion Router, littéralement «le routeur-oignon», il permet une navigation totalement anonyme, les utilisateurs du réseau devenant alors impossibles à identifier.

En savoir plus: Le fondateur de Megaupload affirme vouloir créer un Internet alternatif, libre et indépendant

Ce n'est pas la première fois que les milieux scientifiques universitaires américains sont accusés de collaborer étroitement avec le FBI, ou même la CIA. Ainsi le procès en court dit de Silk-road, qui a mis à jour un vaste trafic de drogue dans le «dark internet» a montré que c'est grâce à l'aide apportée par un institut de recherche, que les preuves ont pû être réunies.

https://francais.rt.com/international/10146-anonymat-sur-internet-fbi-tor

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Voici comment votre corps réagit lorsque vous buvez du Red Bull. Âmes sensibles s’abstenir.



De nombreuses personnes consomment des boissons énergisantes pour pouvoir tenir jusqu’à la fin de la journée. Les étudiants le font aussi, pensant que ces boissons aident à rester éveillé toute la nuit et favorisent la concentration. Malheureusement, beaucoup ne sont pas conscients du fait qu’une seule canette de Red Bull ou autre boisson énergisante augmente fortement le risque de crise cardiaque et d’AVC.

Les effets des boissons énergisantes sur votre corps

Ces boissons rendent le sang visqueux, ce qui peut provoquer plusieurs problèmes cardiovasculaires. Une heure après avoir bu du Red Bull, votre sang sera identique à celui des patients atteints de maladies cardio-vasculaires.

Bien entendu, le fabricant ne parle pas de ces effets nocifs. Il déclare même que cette boisson énergétique équivaut à boire un café ou un soda.

En buvant une boisson énergisante, on a certes le même effet de la caféine, mais accompagné d’une grande quantité d’édulcorants artificiels et de sucre. Red Bull donne de l’énergie, c’est indéniable, mais cet effet ne dure pas longtemps. Dès qu’il disparaît, vous vous sentez léthargique et avez besoin d’en reboire afin de stimuler à nouveau votre énergie. Un cercle vicieux.

Les boissons énergisantes contiennent de l’aspartame aux effets néfastes, neurotoxiques, métaboliques, allergénique, fœtaux et cancérigènes. Une seule canette de Red Bull peut augmenter votre risque de crise cardiaque ou d’AVC, quel que soit votre âge.

Interdiction des boissons énergisantes dans certains pays

Dr Mercola annonce que « pas moins de 3,5 milliards de canettes de Red Bull ont été vendues l’an dernier dans 143 pays à travers le monde ».

Comme elles sont devenues très populaires, certains pays comme la Norvège, le Danemark et l’Uruguay les ont interdites afin de prévenir les dommages qu’elles pourraient causer. Au Koweït, le Red Bull a été interdit aux enfants de moins de 16 ans suite à la mort par crise cardiaque de 2 membres de l’équipe nationale de squash. Ces deux décès ont été liées à la consommation de boissons énergisantes.

Quelles personnes présentent un risque élevé ?

Les boissons énergisantes affectent la fonction des vaisseaux sanguins et augmentent le risque de coagulation du sang. Évitez définitivement ces boissons si vous avez l’un des symptômes suivants :

• Angoisse
• Hypertension
• Syndrome de fatigue chronique
• Stress
• Sensibilité à la caféine
• Maladie cardiovasculaire
• Trouble de la coagulation du sang

Les femmes enceintes et les mères allaitantes devraient également éviter de boire du Red Bull. Le chercheur Scott Willoughby explique que cette boisson peut être mortelle lorsque consommée par des personnes à la pression artérielle élevée ou souffrant de stress, car elle peut affecter le bon fonctionnement des vaisseaux sanguins et augmenter le risque de caillots.

Comment booster votre énergie naturellement ?

Pour contrer le manque d’énergie, il existe de meilleurs choix :

• Mangez sainement et équilibré en privilégiant les fruits et légumes
• Consommez des aliments et des plantes qui diminuent l’inflammation
• Augmentez votre consommation d’acides gras oméga-3
• Éliminez les aliments transformés et les sucres (glucides) de votre alimentation
• Éliminez le stress émotionnel et les pensées négatives
• Dormez dès que vous êtes fatigué
• Faites de l’exercice régulièrement

http://www.alimentaire.info/2015/11/08/voici-comment-votre-corps-reagit-lorsque-vous-buvez-du-red-bull-ames-sensibles-sabstenir/?utm_source=PAT&utm_medium=PAT&utm_campaign=PAT

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Le gouvernement offre aux OPJ un accès direct au fichier des comptes bancaires



e gouvernement veut profiter du projet de loi de finances 2016 pour faciliter le travail des officiers de polices judiciaires (OPJ). Il leur ouvre une brèche directe dans le fichier national des comptes bancaires.

C’est au détour d’un amendement enregistré hier à l’Assemblée nationale que le gouvernement a décidé de permettre « un accès direct des services du ministère de l’Intérieur aux informations contenues dans le fichier national des comptes bancaires (FICOBA). »

C’est normalement la Direction générale des finances publiques (DGFIP) qui gère un tel fichier. Jusqu’à présent, secret professionnel oblige, les officiers de police judiciaire, les officiers des douanes judiciaires ou les officiers fiscaux judiciaires devaient passer par Bercy pour obtenir les informations stockées (données monétaires, nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance des titulaires).

Plus de 80 millions de personnes physiques concernées, outre les personnes morales

Il en sera donc bientôt fini de ce détour. Pour justifier d’un tel changement de cap, le gouvernement estime que cela accélérera l’accès à des informations très utiles « notamment dans la lutte contre le terrorisme ». Seul bémol, ces interventions se feront toujours sous le contrôle d’un juge, puisqu’on est hors du cadre de la police administrative.

L’ampleur de ce fichier n’est pas neutre. Le FICOBA, détaille la CNIL, recense l’ensemble des comptes détenus par une personne ou une société. En 2014, il enregistrait ainsi « plus de 80 millions de personnes physiques c’est-à-dire toutes les personnes, françaises ou non, qui ont un compte bancaire ou assimilé en France. »

http://www.nextinpact.com/news/97284-le-gouvernement-offre-aux-opj-acces-direct-au-fichier-comptes-bancaires.htm

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Le FBI aurait payé un million de dollars à des universitaires pour attaquer Tor



Victime d’une attaque majeure début 2014, le projet Tor, qui permet l’anonymat en ligne, vient d’apporter des précisions. Il semblerait que des chercheurs de la prestigieuse Carnegie Mellon University aient mené cette attaque pour le FBI, moyennant paiement.
 


En juillet 2014, les responsables du développement de Tor, outil permettant de se connecter à Internet de manière anonyme indiquait dans un message sur leur blog que leur service avait été compromis par une attaque initiée à partir du 30 janvier 2014 par l’ajout de nœud corrompu dans le réseau. « Tous les utilisateurs qui ont proposé ou utilisé des services cachés de début février jusqu’au 4 juillet dernier doivent considérer qu’ils ont été affectés », écrivaient-ils.

Hier, 11 novembre 2015, les mêmes responsables de Tor ont repris leur plume pour donner de nouvelles informations sur cette attaque. D’après eux, elle aurait été menée par des chercheurs de la prestigieuse université de Carnegie Mellon (CMU) qui auraient été payés par le FBI.



Les universitaires auraient mené une attaque sur le service pour ensuite pouvoir consulter les données qui transitaient via Tor et rechercher des informations liées à de potentielles actions criminelles. Le post sur le blog du projet Tor précise également qu’une source leur aurait indiqué que la CMU aurait touché un million de dollars pour mener à bien cette attaque.

Une question d'éthique

Les auteurs du message s’interrogent évidemment sur la légalité d’une telle procédure. Y avait-il un mandat ? Les chercheurs universitaires étaient-ils supervisés par un comité de leur université ? Les membres du projet Tor émettent de forts doutes. Pour eux, l’attaque était trop large, elle ne ciblait pas seulement des activités criminelles, et ne pouvait donc pas être validée et autorisée par un juge. Ils rappellent également que cette première est très préoccupante pour les libertés civiles, surtout si les « forces de l’ordre » confient désormais la recherche de preuves à des universités.

Pour le projet Tor, « si les chercheurs académiques utilisent la recherche pour mettre à mal la vie privée, l’intégralité de l’activité de la recherche en sécurité verra sa réputation entachée », craignent-ils, avant de poursuivre que désormais les libertés de tous pourraient être bafouées.

Il y a quelques mois des chercheurs en sécurité avaient déjà remarqué des similitudes entre l'attaque menée contre Tor et un intervention de chercheurs de la CMU lors d'une Black Hat. Par ailleurs, dans le cadre de l'affaire Silk Road 2.0, des documents semblaient indiquer que le FBI avait eu recours à une source extérieure d'information, qui pourrait être une université. Pour autant, aucun élément probant ne permettait jusque-là de désigner une université précisément.


Pour montrer que sa position n'est pas celle d'un prestataire de service pour criminels, le projet Tor rappelle également qu’il travaille avec la police dans le cadre d’enquête « éthique ». Voir des universitaires payés un million de dollars pour mener un attaque tout azimut n’entre vraisemblablement pas dans cette catégorie.

Source :
Blog de Tor

http://www.01net.com/actualites/le-fbi-aurait-paye-un-million-de-dollars-a-des-universitaires-pour-attaquer-tor-929412.html

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Liberté d’expression. Pourquoi les actions de boycott deviennent-elles illégales ?



PATRICK LE HYARIC, LUNDI, 9 NOVEMBRE, 2015, L’HUMANITÉ




Par Patrick le Hyaric, directeur de l’Humanité. Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 20 octobre dernier, la France risque de devenir l’un des seuls pays au monde où le simple appel au boycott comme moyen d’action devient illégal.




Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 20 octobre dernier, la France risque de devenir l’un des seuls pays au monde où le simple appel au boycott comme moyen d’action devient illégal. En effet, la haute juridiction vient de confirmer la condamnation par la cour d’appel de Colmar de 12 militants. Il leur est reproché d’avoir participé, le 26 septembre 2009 puis le 22 mai 2010, à une manifestation devant un magasin du groupe Carrefour près de Mulhouse. Celle-ci appelait au boycott de produits en provenance d’Israël et notamment ceux issus des terres colonisées et occupées, en violation du droit international. À l’occasion de cette initiative, aucune dégradation n’a eu lieu, aucune entrave au fonctionnement du magasin ni à la liberté du commerce n’a été constatée, aucune plainte du magasin lui-même n’a été déposée, aucun propos antisémite n’a été tenu.

Un appel aux citoyens à exercer leur liberté 
lors de choix d’achat

Cela n’empêche pas la cour d’y voir un acte constitutif d’un délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». On croit rêver au pays des droits de l’homme, dans ce pays où le temps n’est pas si lointain où toutes les forces politiques et les médias expliquaient qu’ils avaient contribué à la libération de Nelson Mandela et à la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Reconnaissance, tardive pour certains, d’un mouvement international de boycott des produits sud-africains, utilisé comme action politique, d’une grande efficacité pour obtenir la libération de ce pays. Le même mode d’intervention citoyenne a été utilisé contre la junte birmane ou même contre le Mexique pour obtenir la libération de Florence Cassez. Aucun n’a fait l’objet de poursuites et c’est heureux ! Jamais un gouvernement français n’avait promulgué des circulaires, comme celles des anciens ministres M. Mercier et Mme Alliot-Marie en 2010, demandant aux procureurs de poursuivre avec fermeté les militants de l’application du droit international en Palestine.

En Israël même, cette question fait débat. Votée en juillet 2011 avec une seule voix de majorité à la Knesset, la loi punissant « toute personne ou entité appelant à un boycott économique, culturel ou académique » des colonies israéliennes en Cisjordanie est toujours suspendue par la Cour suprême de Tel-Aviv. Comment, dans ces conditions, justifier un arrêt de la Cour de cassation française, en l’occurrence plus royaliste que le roi ? Sinon par la volonté politique d’étouffer une mobilisation qui utilise le mouvement de boycott pour que s’applique… le droit international. Ce dernier, fondé à l’initiative de 171 organisations internationales, est un appel aux citoyens à exercer leur liberté lors de choix d’achat. Il n’entrave donc en rien la liberté du commerce tandis que les importateurs ou les sociétés étrangères qui tirent profit de territoires occupés s’exonèrent sans sourciller du droit international.

C’est d’autant moins défendable que des États, dont le nôtre et l’Union européenne, utilisent l’arme de l’embargo comme outil de combat politique et diplomatique. Il est urgent de réclamer avec force au gouvernement qu’il fasse annuler les circulaires des ministres de droite Mercier et Alliot-Marie. Le Parlement devrait être saisi de cette atteinte caractérisée à la liberté d’expression et de manifestation. Les juristes, qui vont en appeler à la Cour européenne des droits de l’homme, méritent d’être soutenus. C’est de la liberté d’expression dont il s’agit !



http://www.les-crises.fr/lappel-au-boycott-est-desormais-interdit-en-france/

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Solidarité avec les condamnés: boycotter l’apartheid n’est pas illégal!

Source : Boycott – Désinvestissement – Sanctions, le 29 octobre 2015.

Communiqué de la Campagne BDS France, le 29 octobre 2015



En 2009 et 2010, douze personnes dans un supermarché de Illzach (près de Mulhouse) participent à des actions de sensibilisation en distribuant des tracts appelant au boycott (*) de certains produits pour des raisons politiques, des actions comme il en existe de nombreuses autres du même type en France. Ils tiennent à informer les consommateurs des problèmes éthiques que posent l’achat de produits provenant d’Israël: leur production est indissociable de la situation d’apartheid vécue par le peuple palestinien, de la spoliation de ses terres, du refus du retour des refugiés, en dépit d’un droit reconnu par les Nations Unies, et d’autres violations du droit international commises par l’Etat israélien.

Alors que les actions de boycott de produits représentent un droit des citoyens, et une expression politique comme dans le cas du boycott des produits d’Afrique du Sud ou de Russie, une circulaire écrite par Mme Alliot-Marie, alors ministre de la justice, recommande au Ministère public de poursuivre spécifiquement les personnes qui appellent au boycott d’Israël. Cette circulaire fut médiatiquement justifiée au nom d’un soi-disant antisémitisme de la campagne de boycott des produits israéliens, alors qu’il ne s’agit aucunement de boycotter des produits “cacher”, comme elle le prétend, mais d’une position politique appelant à boycotter des produits issus d’une politique coloniale contraire au droit international.

Malgré cette pression ministérielle, le tribunal de Mulhouse déclare ces douze personnes innocentes. Le ministère public fait appel de cette décision, et la cour d’appel de Colmar déclare ces mêmes douze personnes coupables d’appel public à la discrimination basée sur la nationalité.

Appelée à trancher, la Cour de cassation a confirmé la semaine dernière l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Colmar. La Cour de cassation estime que, dans le cas présent, la liberté d’expression invoquée mérite d’être restreinte pour préserver l’ordre public et protéger les droits des producteurs israéliens.

Cette décision marque un triste jour pour la démocratie française, où l’appel au boycott d’un Etat criminel qui viole les droits humains ne va plus de soi. Un triste jour où la liberté d’expression dont se gargarise notre gouvernement est sérieusement limitée en détournant la loi de son esprit dès qu’elle s’attaque à un partenaire politique du pouvoir en place.

La Campagne BDS a été initiée en 2005 par 170 organisations de la société civile palestinienne qui appellent à faire respecter le droit international. Cette campagne progresse dans le monde entier, et l’Etat israélien, qui intensifie ses provocations et ses persécutions contre le peuple palestinien, est de plus en plus isolé dans l’opinion publique. Puisqu’il viole constamment le droit international, c’est l’Etat d’Israël qu’il faut condamner, et non pas les militants de BDS.

La Campagne BDS France, qui demande l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie, apporte tout son soutien aux personnes condamnées, et les soutiendra dans toutes les décisions qu’elles seront amenées à prendre prochainement.

La Campagne BDS France appelle toutes les personnes, en France comme partout dans le monde, à continuer de mettre en oeuvre la décision du peuple palestinien: promouvoir une campagne de Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre l’Etat d’Israël, jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits humains.

Pour tout citoyen de conscience, soucieux des droits et de la dignité des peuples, BDS est non seulement un droit, mais aussi un devoir moral !

#JeSuisBDS

La Campagne BDS France
 www.bdsfrance.org

(*)Eléments juridiques additionnels:

Comment assumer de protéger les droits de producteurs qui vendent des produits qui n’ont été ni cultivés ni fabriqués par eux et encore moins chez eux ?

La campagne BDS souligne que la Cour de Justice européenne dans son arrêt Brita rappelle que les producteurs israéliens «ne peuvent bénéficier ni du régime préférentiel en vertu de l’accord euro‑méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et l’État d’Israël, d’autre part, ni de celui instauré par l’accord d’association euro‑méditerranéen intérimaire relatif aux échanges et à la coopération entre la Communauté européenne, d’une part, et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)». Dès lors, pourquoi le ministère public et la cour de cassation n’ont ils pas suivi ce jugement qui constitue une jurisprudence ?

Elle rappelle aussi que la Cour internationale de Justice, dans son avis contre la construction unilatérale du mur, affirme que « (….) tous les Etats sont dans l’obligation… de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction(…) ; tous les Etats parties à la IV convention de Genève (…) ont en outre l’obligation dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, de faire respecter par Israël le droit international humanitaire(…)». Dès lors, favoriser les producteurs israéliens revient à violer ses obligations internationales.

La Campagne BDS France suit solidairement, l’appel lancé par les organisations palestiniennes visant à sanctionner l’Etat d’Israël qui viole, en toute impunité, les normes impératives du droit international et du droit international humanitaire. Cette campagne s’inscrit dans des actions pacifiques et se conforme à la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, telle qu’énoncée par l’ONU et s’appuie entre autres sur l’arrêt Brita rendu par la cour de Justice européenne. Dans ce cadre, elle appelle tous les défenseurs des droits humains en France, comme ailleurs, à soutenir la lutte du peuple palestinien pour son droit inaliénable à l’autodétermination et à mener campagne pour l’information des consommateurs sur les produits étiquetés « Israël », alors qu’ils viennent de Palestine. Ces défenseurs sont conscients que l’Etat d’Israêl prive l’ensemble du peuple palestinien de ses droits économiques. Ce vol organisé doit être dénoncé.

Les actions de boycott sur des produits «volés» représentent un droit des citoyens, qui, épris de justice, sont conscients que la paix et la sécurité internationales ne peuvent s’obtenir que si tous les peuples bénéficient de leur droit inaliénable à l’autodétermination et à une souveraineté pleine et entière. Cette arme pacifique a été utilisée, avec succès, contre l’Afrique du sud qui maintenait la grande majorité de sa population dans une situation d’apartheid, violant les piliers de la Charte des Nations unies, la non-discrimination avec son corollaire l’égalité. Aujourd’hui, c’est cette même arme qu’ont utilisée les douze défenseurs des droits de Mulhouse et qu’utilisent tous ceux qui croient en l’égalité entre Etats. Le boycott, dans les cas graves de violations des droits humains, constitue un droit politique de conscience citoyenne…

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Le boycott anti-israélien est «illégal» en France

Source : Alexandre Hervaud, pour Libération, le 28 octobre 2015.



A quelques pas de «Tel-Aviv sur Seine», un membre du BDS à «Gaza Plages», le 13 août à Paris.

La Cour de cassation a confirmé la semaine dernière la condamnation d’une douzaine de militants de la campagne BDS. Des voix s’élèvent pour protester contre «une atteinte à la liberté d’expression».

Le boycott anti-israélien est «illégal» en France

La semaine dernière, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, a confirmé la condamnation de douze militants de Mulhouse (Haut-Rhin) qui avaient participé en 2009 et 2010 à des actions appelant au boycott de produits israéliens. Les militants avaient invité à deux reprises les clients d’un supermarché alsacien à ne pas acheter des produits israéliens dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Comme Libé le rappelait cet été, cette initiative lancée en 2004 entend convaincre les citoyens de ne plus recourir aux marques et financements israéliens tant que l’Etat hébreu n’infléchira pas sa «politique coloniale». Cette campagne controversée, attisée par l’opération «Tel-Aviv sur Seine», avait par la suite donné lieu à un échange dans nos pages par tribunes interposées entre Laurent Joffrin et le cofondateur du mouvement.

Le journal l’Alsace rappelle que les militants concernés avaient été relaxés par le tribunal de grande instance de Mulhouse en décembre 2011 puis condamnés par la cour d’appel de Colmar fin 2013 pour «provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse». Avec, à la clé, le versement de 32 000 euros d’amende, dommages et intérêts et frais de procédure. Dans un communiqué, les militants, «abasourdis», écrivent : «Après cette condamnation, il serait devenu impossible, aujourd’hui, de boycotter l’Afrique du Sud pour lutter contre l’apartheid ? Pourtant, dans les années 70-80, le boycott de l’Afrique du Sud mené contre cet Etat raciste a été un des facteurs essentiels qui ont mené à l’abolition de l’apartheid, victoire du progrès de l’humanité.»

Restriction de la liberté d’expression

«Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : le boycott des produits israéliens est illégal !» s’enthousiasme en revanche l’avocat Pascal Markowicz, membre du comité directeur du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Pour lui, «la juridiction suprême de notre ordre judiciaire [confirme] donc que la liberté d’expression peut être soumise à des restrictions ou sanctions qui sont des mesures nécessaires dans une société démocratique, pour la défense de l’ordre et la protection des droits d’autrui». Cette notion de liberté d’expression à géométrie variable a fait bondir le journaliste américain Glenn Greenwald, à qui l’on doit les révélations sur la surveillance massive de la NSA via les documents fuités par Edward Snowden.

Sur son site The Intercept, Greenwald, qui dénonce depuis des mois «la fraude» de la manifestation du 11 janvier d’une France pas si Charlie que ça, écrit : «Où sont les néo-défenseurs de la liberté d’expression qui proclamaient après l’attentat de Charlie Hebdo que la défense de cette liberté était si vitale pour tout ce qui est juste et bon dans le monde occidental ? Pourquoi est-ce que le hashtag #JeSuisBDS ne fait pas le buzz pour défendre ces activistes qui ont été persécutés et poursuivis en France pour leurs opinions politiques ?» Et Greenwald de répondre lui-même à ses propres questions : «La réponse est simple : beaucoup de ceux qui se sont drapés d’une posture de défenseurs de la liberté d’expression plus tôt cette année – à commencer par la France et le reste de l’Occident – n’y croient pas vraiment. C’est pourquoi tous ces pays ne restent pas seulement silencieux face à un tel assaut contre la liberté d’expression, mais ils commettent eux-mêmes agressivement de tels abus.»

Comme un écho à la tribune massivement relayée de Greenwald, l’ONG américaine Freedom House vient de publier son rapport annuel sur le degré de liberté numérique de 65 pays du monde (disponible ici en PDF).Telerama relève ainsi que, si la France est toujours considérée comme«libre» en matière d’expression numérique, elle est en revanche le pays occidental dans lequel la liberté s’est le plus dégradée depuis un an. Au niveau mondial, seule la Libye fait pire. D’après le rapport, «la situation en France a décliné principalement suite aux mesures problématiques adoptées dans la foulée des attentats de Charlie Hebdo, à l’image de l’interdiction des contenus pouvant être qualifiés d’apologie du terrorisme, les poursuites d’internautes et l’augmentation significative de la surveillance».

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Appel au boycott des produits israéliens : une décision de la Cour de cassation inquiétante pour la liberté d’expression

Source : Association France Palestine Solidarité, le 24 octobre 2015.

La Cour de cassation vient de rendre sa décision dans l’affaire d’appel au boycott par des militants de Mulhouse. Elle confirme l’arrêt de la Cour d’appel de Colmar de novembre 2013, qui condamnait les militants, après leur relaxe en 1ère instance par le tribunal correctionnel de Mulhouse en décembre 2011.

C’est une décision inquiétante pour la liberté d’expression et nous exprimons tout notre soutien et toute notre solidarité aux militants de Mulhouse visés par cette décision.

Le conseiller rapporteur désigné par la Cour de cassation avait pourtant laissé la porte ouverte à la cassation de la décision de la cour de Colmar, en préparant deux projets d’arrêts en novembre 2014, l’un pour l’autre contre, soumis à la décision de la Cour de cassation. Mais l’avocat général avait ensuite clairement pris parti et recommandé le rejet du pourvoi, en juin 2015. Ceci en contradiction avec nombre de tribunaux et cours d’appel qui ont jugé que :


« Cet appel au boycott est en réalité une critique passive de la politique d’un État, critique relevant du libre jeu du débat politique qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique. Ainsi dès lors que le droit de s’exprimer librement sur des sujets politiques est une liberté essentielle dans une société démocratique, cet appel au boycott entre dans le cadre normal de cette liberté » (Tribunal de Pontoise décembre 2013)

« Attendu qu’il résulte ensemble des articles 1382 du code civil et 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales que le principe de la liberté d’expression ne peut subir que les restrictions rendues nécessaires par la défense des droits d’autrui ; que relève de l’exercice de la liberté d’expression la provocation d’autrui à se détourner d’un produit ou « appel au boycott »(TGI de Paris janvier 2014)

=> [Olivier Berruyer] : ils sont fortiches les juges de première instance, contrairement à ceux de la Cour de Cassation…

C’est donc le représentant de l’Etat qui aura eu le dernier mot.

Ce même Etat, qui, malgré les déclarations multiples de Madame Taubira sur le caractère politique de l’appel au boycott, qui ressort donc de la liberté d’expression, n’a toujours pas abrogé la circulaire inique de Madame Alliot Marie, qui appelait les procureurs de France à poursuivre tous les militants qui appelaient au boycott des produits israéliens.

Il deviendrait donc impossible en France de mettre en cause la politique de l’Etat d’Israël ? La France, le pays des Droits de l’Homme, serait donc l’exception européenne, le seul pays où les militants du Droit international seraient poursuivis devant les tribunaux ?

Nous assistons actuellement à une offensive systématique de l’Etat d’Israël, de ses ambassades et de ses réseaux de soutien, qui veulent faire taire toute opposition à la politique criminelle de cet Etat. Même la timide tentative européenne de rappeler les règles du droit en matière de différenciation des produits des colonies, encouragée par 16 pays européens, engagée depuis des années et toujours retardée, fait l’objet d’une campagne hystérique d’intimidation par le gouvernement israélien, qui déclare que toute mesure dans ce sens serait de l’antisémitisme !!!

La contestation de la politique d’un Etat qui bafoue toutes les règles du droit international et qui opprime un autre peuple est un droit absolu, nous entendons bien nous battre pour le faire respecter et nous appelons tous les démocrates à se joindre à notre combat.

Avec nos amis de Mulhouse, nous nous réservons la possibilité d’utiliser toutes les voies de droit, nationales et européennes, pour que la liberté d’expression soit respectée. Et nous renouvelons solennellement notre appel au gouvernement français pour qu’il abolisse enfin et sans délai les circulaires Alliot-Marie / Mercier.

Nous continuerons bien sûr nos campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre la politique de colonisation, d’occupation et d’apartheid menée par l’Etat d’Israël, et pour faire respecter le droit international. Nous appelons nos concitoyens à nous rejoindre nombreux pour la journée d’action du 7 novembre, au cours de laquelle nous demanderons, devant les magasins Carrefour et plus généralement les chaînes de grande distribution, qu’ils cessent de vendre des produits provenant des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé.

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L’appel au boycott est désormais interdit en France…

Eh bien, c’est nouveau, ça vient de sortir, l’appel au boycott de produits d’un pays étranger est désormais illégal en France, comme vient de le décider la Cour de Cassation.

Elle n’a pas jugé en espèce (cela n’a rien à voir avec Israël), mais en principe : vous ne pouvez plus non plus appeler au boycott de produits américains ou russes si vous voulez protester contre le gouvernement de ces pays… Ou contre l’Afrique du Sud de l’apartheid !

Les juges de première instance avaient pourtant bien pointé l’importance politique de la chose en démocratie, mais cela a été balayé par les juges suprêmes au motif que le boycott était une “incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les producteurs de biens installés en Israël” – ce qui est en effet l’objet même d’un boycott ! Je ne savais pas que nos lois nationales réduisaient désormais nos droits pour ne pas causer de torts économiques à des citoyens étrangers – c’est nouveau ça vient de sortir.

C’est pourtant l’arme la plus puissante dont disposaient les consommateurs-citoyens – relire l’article boycott de Wikipedia…

Espérons que la Cour européenne des Droits de l’Homme agira.. (une des rares instituions à garder…)

L’arrêt de la Cour de Cassation concernant le boycott

Source : Legifrance, le 20 octobre 2015.

“Attendu qu’il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de la procédure que M. X…, Mme Y…, MM. Y…, Z…, A…, Mme B…, M. C…, Mmes D…, et E…, ont été interpellés, le 22 mai 2010, à Illzach (68) dans les locaux du magasin ” Carrefour “, alors qu’ils participaient à une manifestation appelant au boycott des produits en provenance d’Israël, en portant des vêtements comportant la mention ” Palestine vivra, boycott Israël “, en distribuant des tracts sur lesquels on lisait : ” Boycott des produits importés d’Israël, acheter les produits importés d’Israël, c’est légitimer les crimes à Gaza, c’est approuver la politique menée par le gouvernement israélien “, mention suivie de l’énumération de plusieurs marques de produits commercialisées dans les grandes surfaces de la région, et en proférant les slogans : ” Israël assassin, Carrefour complice ” ; qu’à la suite de ces faits, ils ont fait l’objet de citations à comparaître devant le tribunal correctionnel sur le fondement de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une race, une religion, une nation ; que le tribunal a renvoyé les prévenus des fins de la poursuite, et débouté les associations parties civiles de leurs demandes ; que toutes les parties et le ministère public ont relevé appel du jugement ;

Attendu que, pour infirmer le jugement entrepris, et déclarer les prévenus coupables, l’arrêt retient que ceux-ci, par leur action, provoquaient à discriminer les produits venant d’Israël, incitant les clients à ne pas acheter ces marchandises en raison de l’origine des producteurs et fournisseurs, lesquels, constituant un groupe de personnes, appartiennent à une nation déterminée, en l’espèce Israël, qui constitue une nation au sens de l’article d’incrimination et du droit international ; que les juges ajoutent que la provocation à la discrimination ne saurait entrer dans le droit à la liberté d’opinion et d’expression dès lors qu’elle constitue un acte positif de rejet, se manifestant par l’incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les producteurs de biens installés en Israël ;

Attendu qu’en prononçant ainsi, par des motifs exempts d’insuffisance comme de contradiction, qui répondaient aux chefs péremptoires des conclusions dont elle était saisie, la cour d’appel a justifié sa décision, dès lors qu’elle a relevé, à bon droit, que les éléments constitutifs du délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 étaient réunis, et que l’exercice de la liberté d’expression, proclamée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, peut être, en application du second alinéa de ce texte, soumis à des restrictions ou sanctions qui constituent, comme en l’espèce, des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la défense de l’ordre et à la protection des droits d’autrui.“

http://www.les-crises.fr/lappel-au-boycott-est-desormais-interdit-en-france/

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nature-ecologie / L’Indonésie brûle et nous regardons ailleurs
« le: 12 novembre 2015 à 22:25:21 »
L’Indonésie brûle et nous regardons ailleurs

Des feux font rage tout au long des 5000 kilomètres de l’archipel indonésien.
Il s’agit indéniablement, selon toute évaluation objective, de l’événement le plus important dans le monde aujourd’hui.
Et ce ne devrait pas être seulement un simple chroniqueur, rédigeant un article en pages intérieures d’un journal, qui en parle.
Il devrait à la Une de tous les journaux.




Je me suis souvent demandé comment les médias réagiraient face à une catastrophe écologique apocalyptique. J’ai imaginé les journaux télévisés présenter de brèves nouvelles, sensationnalistes, sans pour autant expliquer pourquoi une telle catastrophe avait eu lieu ni comment y remédier. Le présentateur demanderait ensuite au commentateur financier comment les cours de la Bourse étaient affectés par ce désastre, avant de passer aux informations sportives. Comme vous pouvez le constater, je n’ai que peu de foi en l’industrie pour laquelle je travaille.

Ce que je ne pouvais pas imaginer, c’est que les médias l’ignoreraient.

Une immense étendue de la Terre est en feu. Les images évoquent l’idée qu’on peut se faire de l’enfer. L’air ambiant est devenu ocre : dans certaines villes, la visibilité a été réduite à 30 mètres. Des navires de guerre se préparent à évacuer les enfants ; certains d’entre eux sont déjà morts asphyxiés. Les espèces partent en fumée à un rythme sans précédent. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit du plus grave désastre environnemental du XXIe siècle – jusqu’à présent.

Et de quoi parlent les médias ? De la robe que portait la duchesse de Cambridge à la première du dernier James Bond, de l’ineptie du jour de Donald Trump et de la célébrité éliminée lors de la dernière émission de Danse avec les stars. Le grand débat du moment, qui domine l’actualité dans une grande partie du monde ? Les saucisses grillées sont-elles vraiment cancérigènes!



Ce dont je parle est un barbecue d’une toute autre ampleur. Des feux font rage tout au long des 5000 kilomètres de l’archipel indonésien. Il s’agit indéniablement, selon toute évaluation objective, de l’événement le plus important dans le monde aujourd’hui. Et ce ne devrait pas être seulement un simple chroniqueur, rédigeant un article en pages intérieures d’un journal, qui en parle. Il devrait à la Une de tous les journaux.

Il est difficile de faire comprendre l’ampleur de cet enfer, mais ces comparaisons en donnent une idée : les incendies relâchent dans l’atmosphère plus de monoxyde de carbone que l’ensemble de l’activité économique des États-Unis. En trois semaines, ils ont produit plus de gaz à effet de serre que les émissions annuelles de l’Allemagne.

Mais ce n’est pas tout. Cette catastrophe ne peut se mesurer uniquement en pourcentages. Les feux détruisent des trésors aussi précieux et irremplaçables que les ruines archéologiques nivelées par l’État islamique. Les orangs-outans, les panthères nébuleuses, les ours malais, les gibbons, les rhinocéros et tigres de Sumatra figurent parmi les espèces menacées qui sont chassées de leur habitat par les incendies. Mais des milliers d’autres espèces, si ce n’est des millions, sont également victimes des flammes.



L’une des îles en feu est la Papouasie occidentale, un territoire illégalement occupé par l’Indonésie depuis 1963. J’y ai passé six mois quand j’avais 24 ans, enquêtant sur certains des facteurs qui ont conduit à la catastrophe actuelle. A l’époque, c’était un pays merveilleux, dont chaque marais et vallée regorgeait d’espèces endémiques. Qui peut dire combien d’entre elles ont disparu récemment ? Ces derniers jours, j’ai regardé des photos d’endroits que j’avais connus et adorés, et pleuré en les voyant réduits en cendres.

Les chiffres concernant les émissions de gaz à effet de serre ne suffisent pas non plus à faire comprendre les répercussions qu’ont les incendies sur les populations insulaires. A la suite du précédent épisode de feux de forêts en 2007, l’Indonésie a enregistré une cohorte manquante de 15.000 enfants de moins de 3 ans, dont le décès est attribué à la pollution atmosphérique. Il semble que l’épisode en cours soit bien plus grave. Les masques chirurgicaux distribués dans le pays ne suffiront pas à protéger les habitants recouverts d’un brouillard dense que le soleil ne parvient pas à percer. Les députés du Parlement du Kalimantan (la partie indonésienne de Bornéo) ont été obligés de porter des masques durant les débats. La salle est tellement enfumée qu’ils éprouvent probablement des difficultés à se reconnaître les uns les autres.

Ce ne sont pas seulement les arbres qui brûlent, mais le sol même. Une grande partie des forêts tropicales poussent sur de vastes dômes de tourbe. Lorsque le feu pénètre dans le sol, ces tourbières se consument pendant des semaines, parfois des mois, laissant échapper des nuages de méthane, de monoxyde de carbone, d’ozone et des gaz rares, comme le cyanure d’ammonium. Les panaches de fumée s’étendent sur des centaines de kilomètres, provoquant des conflits diplomatiques avec les pays voisins.

Quelles sont les raisons de ce désastre ? Depuis des décennies, les forêts indonésiennes ont été morcelées par les entreprises des industries forestière et agricole. Des chenaux ont été creusés dans la tourbe pour la drainer et l’assécher. Les entreprises contrôlant les plantations ont ensuite pris le relais pour détruire ce qui reste des forêts en plantant des monocultures d’arbres pour la pâte à papier, la construction et l’huile de palme. La manière la plus rapide de défricher les terres est d’y mettre le feu. Chaque année, ce procédé fait des ravages. Mais dans une année d’extrêmes climatiques liés au phénomène El Niño, comme c’est le cas cette année, tous les ingrédients sont réunis pour une catastrophe environnementale.



Le président indonésien actuel, Joko Widodo, est – ou voudrait être – un démocrate. Mais il préside un pays gangrené par le fascisme et la corruption. Comme le démontre le documentaire de Joshua Oppenheimer, The Act of Killing (L’Acte de tuer), les dirigeants des escadrons de la mort responsables du meurtre de plus d’un million de personnes durant le régime de terreur imposé par Suharto dans les années 1960, avec l’approbation de l’Occident, ont depuis prospéré par le biais d’autres formes de crime organisé, dont la déforestation illégale.

Ces tueurs bénéficient de l’appui d’une organisation paramilitaire comptant quelques trois millions de membres, les Jeunesses Pançasila. Avec leurs tenues camouflage orangées, leur béret rouge, leurs rassemblements empreints de nostalgie et la musique fleur bleue qu’ils affectionnent, ces groupes font penser à une milice fasciste qu’aurait imaginée JG Ballard. Il n’y pas eu de processus de réconciliation et la vérité n’a jamais été officiellement admise. Les assassins sont toujours considérés comme des héros et fêtés à la télévision. Dans certains endroits, en Papouasie occidentale en particulier, les meurtres politiques se poursuivent aujourd’hui encore.

Ceux qui commettent des crimes contre l’humanité ne reculent pas devant les crimes contre la nature. Bien que Joko Widodo semble vouloir mettre fin aux feux de forêt, ses moyens d’action sont limités. Les politiques de son gouvernement sont contradictoires. Il accorde par exemple de nouvelles subventions pour la production d’huile de palme, avec pour conséquence inévitable de nouveaux incendies. Certaines sociétés exploitant des plantations ont promis, sous la pression de leurs clients, de ne plus détruire la forêt tropicale. Les autorités indonésiennes ont vivement réagi, en affirmant qu’un tel engagement nuisait au développement du pays. Et que penser du manteau de fumée qui recouvre l’archipel et qui a déjà coûté quelques 30 milliards de dollars ? Apparemment, ce serait ça le développement.



Notre influence est limitée, mais nous pouvons quand même agir. Certaines entreprises utilisant de l’huile de palme ont fait des efforts tangibles pour modifier leur chaîne d’approvisionnement ; d’autres tardent à agir ou ne communiquent pas sur cette question, notamment Starbucks, PepsiCo, Kraft Heinz et Unilever. N’achetons pas leurs produits tant qu’elles n’auront pas pris les mesures adéquates.

Fin octobre, le président américain Barack Obama a accueilli son homologue indonésien Widodo à Washington. Selon le communiqué officiel, Obama « se félicite des mesures prises par le président Widodo pour combattre et prévenir les feux de forêt ». L’apocalypse environnementale en cours pendant leur entrevue, qui tourne cet engagement en dérision, n’a pas été mentionnée.

Les gouvernements ignorent les problèmes quant les médias les ignorent. Et les médias les ignorent parce que … eh bien, c’est une question avec une multitude de réponses possibles, souvent liées à la problématique du pouvoir. Mais l’une des raisons est l’absence complète de perspective de la part d’une industrie disqualifiée, dominée par les communiqués de presse des entreprises, les séances photos arrangées et les photos de mode, où tout le monde semble attendre que quelqu’un d’autre prenne l’initiative. Les médias ont pris la décision, qui n’en était pas une, de traiter cette catastrophe comme si elle n’avait aucune importance et nous continuerons ainsi à faire comme si de rien n’était.

Lors de la conférence sur le climat à Paris en décembre, les médias, englués dans la sphère intergouvernementale de diplomatie abstraite et de dramatisation, couvriront les négociations en négligeant le plus souvent de se référer à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Les discussions se dérouleront dans une bulle à des années lumières de nos préoccupations morales. Et lorsque le cirque médiatique passera au prochain sujet d’actualité, le silence retombera. Existe-t-il une autre industrie que celle des médias qui fournisse des services aussi médiocres à ses clients ?

Article paru dans The Guardian le 30 octobre 2015. Auteur: George Monbiot

http://fr.mongabay.com/2015/11/lindonesie-brule-et-nous-regardons-ailleurs/

1242
Bruxelles: les nouveaux horodateurs font l'unanimité contre eux

Bruxelles  Ils sont tout nouveaux, tout beaux... mais se font déjà détester. "Ils", ce sont les nouveaux horodateurs, installés à Bruxelles, et notamment au Grand Sablon. En effet, les témoignages recueillis sur place sont quasi unanimes: ces nouveaux appareils ne sont pas du tout satisfaisants. Et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, le  mode de paiement est plus contraignant. Alors que l'on pouvait encore se servir des horodateurs pour se débarrasser de sa monnaie, ce procédé sera désormais impossible. Seules les cartes de banques seront acceptées (Visa, MasterCard, et tout de même Maestro).



Le mode d'emploi d'un horodateur. Notons que ce stationnement est payant de 9h00 à 13h30 et de... 13h30 à 18h00. Sans interruption donc.

Il s'agit également de  rentrer son numéro de plaque d'immatriculation. Fastidieux, long, le processus peut parfois même être avorté en cas de souci technique qui entraîne un refus de paiement par carte. Et les explications ne sont pas toujours claires, selon certaines personnes.

"Ils sont très compliqués à utiliser, la procédure est très longue", explique un automobiliste interrogé par LaLibre.be au Grand Sablon. "Avant ça, on introduisait une pièce et on avait directement un ticket. La plupart des gens ont du mal à s'y retrouver."

Conséquence directe de ces nouveautés, certains ont constaté la présence de files devant les appareils à certaines heures. De plus, le fait de rentrer son numéro de plaque pose question, en termes de confidentialité, notamment. "On n'a plus de secret...", ajoute une autre utilisatrice. "On sait partout où on est: on paye avec une carte de crédit, on se gare. Je paye avec une carte de crédit, tout le monde peut le savoir." 

http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/bruxelles-les-nouveaux-horodateurs-font-l-unanimite-contre-eux-video-56449c2e3570bccfaefb2311#f69c0


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Coups de pelle dans les Landes : le fils du chasseur explique pourquoi son père est sorti en slip

Interrogé sur RMC mardi, Eric est revenu sur les circonstances de l'altercation entre son père et des militants écologistes.



Cela a très vite dégénéré".
Interrogé sur RMC, Eric, le fils du chasseur photographié une pelle à la main, est revenu, mardi 10 novembre, sur la médiatique altercation entre son père et des militants de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
"Ils n'avaient rien à faire là, je leur ai demandé d'aller sur la voie publique, ils n'ont pas voulu donc ça a très vite dégénéré", raconte-t-il.

video : http://rmc.bfmtv.com/emission/slipgate-pourquoi-mon-pere-est-sorti-en-slip-avec-une-pelle-929003.html

"Mon père a entendu du bruit, il était à la salle de bains et donc il est sorti comme ça", poursuit-il, expliquant que la pelle se trouvait contre le grillage du jardin. "Il est costaud votre père !", l'interrompt Jean-Jacques Bourdin. "Il est pas tendre surtout", plaisante le jeune homme, avant de minorer l'altercation : "Il a jeté la pelle, mais ça en est resté là."

"Etre caricaturé de la sorte, c'est très dur"

"La LPO en a rajouté, on n'est pas du tout coupable sur cette chose, on a une autorisation de la préfecture et l'ONF (Office national des forêts) a constaté que notre installation était bien légale, assure-t-il. La chasse à l'alouette des champs est autorisée."

Interrogé sur le buzz suscité par les photos de l'altercation, Eric confie que son père "est dépité de voir ça". "Il y a un minimum de respect à avoir. Voir à la télévision mon père en slip, caricaturé de la sorte, c'est très dur, pour lui comme pour nous", a-t-il précisé dans les colonnes de Sud Ouest. Le jeune homme, dont la grand-mère a été bousculée, a réitéré son intention de porter plainte pour violation de domicile et atteinte au droit à l’image.

http://www.francetvinfo.fr/animaux/coups-de-pelle-dans-les-landes-le-fils-du-chasseur-explique-pourquoi-son-pere-est-sorti-en-slip_1168563.html

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Monsanto: les 10 abominations qui n’ont jamais empêché l’entreprise de continuer à nuire

Dix créations issues de cerveaux malades ou génocidaires, sans qu’il n’y ait eut de véritable condamnation pour empêcher à cette société de nuire! Monsanto reste donc dans la liste des ennemis publics numéro1 qui devrait être poursuivit pour crime contre l’humanité, sauf qu’on ne touche pas aux sociétés qui font tourner l’économie de l’Oncle Sam…



1. Saccharine

En 1901, John Francis Queeny a fondé la société Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, pour produire des substituts de sucre pour le Coca Cola . Au début des années 70, des études , dont une étude de l’Institut national du cancer Etats-Unis, a révélé que la saccharine provoque le cancer chez les rats et les autres mammifères.

2. BPC (biphényles polychlorés)

Dans les années 20 du siècle dernier, Monsanto a commencé à produire des biphényles polychlorés, un refroidissement des éléments pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Un demi-siècle plus tard, « l’Environmental Protection Agency US Environmental » a présenté des preuves que les PCB provoquent le cancer chez les animaux et chez les humains. En 1979, le Congrès américain interdit sa production. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants  interdit les PCB dans le monde entier en 2001. En 2003, Monsanto a payé plus de 600 millions d’habitants de Anniston (Alabama) où se trouvait la production de ces produits chimiques, qui ont souffert de graves problèmes de santé comme le cancer, les maladies du foie et des maladies neurologiques. Selon la recherche menée aux États-Unis en 2011, ce produit chimique continue à apparaître dans le sang des femmes enceintes, alors que d’autres études démontreraient un lien entre les PCB et l’autisme.

3. Polystyrène

1941 Monsanto s’intéresse aux emballages en plastique et en synthétique pour la nourriture.

Dans les années 80, l’Environmental Protection Agency américaine l’a placé comme le cinquième produit chimiques dont la production génère des déchets les plus dangereux.

4. Les armes nucléaires et la bombe nucléaire

En 1936, Monsanto a acquis Thomas & Hochwalt laboratoires dans l’Ohio et est devenu son département central de recherche. Entre 1943 et 1945, le Ministère a coordonné ses efforts avec le Comité de recherche de l’US National Defense et l’a dédié à la purification et la production de plutonium, mais également pour affiner les produits chimiques qui sont utilisés comme déclencheurs pour les armes nucléaires.

5. DDT (dichloro diphényl trichloroéthane)

En 1944, Monsanto a été l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques qui propagent le paludisme. Le produit a été utilisé comme insecticide dans l’agriculture. Malgré des décennies de publicité par Monsanto pour convaincre que le DDT était sûr, les effets cancérogènes ont été confirmés en 1972 . DDT a été interdit partout aux États-Unis. Aujourd’hui, il est connu pour causer l’infertilité et les échecs dans le développement des embryons.

6. Doixina

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture et la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, l’un des précurseurs de l’agent orange contenant des dioxines. Les dioxines s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans le tissu adipeux des animaux. Ils sont hautement toxiques et peuvent provoquer des problèmes de reproduction et de développement, affecter le système immunitaire, interférer avec les hormones et ainsi causer le cancer.

7. Agent Orange

Dans les années 60, Monsanto était l’un des fabricants de l’Agent Orange, utilisé comme arme chimique dans la guerre du Vietnam . À la suite de l’utilisation de l’agent Orange, environ 400.000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500.000 enfants sont nés avec des malformations congénitales et 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, y compris les troupes américaines qui ont également été exposées à la substance au cours d’attaques qu’elles ont mené. Des rapports internes de Monsanto montrent que l’entreprise était au courant des effets toxiques de l’agent orange quand il l’a vendu au gouvernement américain

8. « Engrais » de pétrole

En 1955, Monsanto s’est lancé dans cette pratique après l’achat d’une raffinerie de pétrole. Le problème étant que les engrais de pétrole ont stérilisé la terre, et qu’ils tuent également les micro-organismes bénéfiques du sol.

9. Aspartame

L’aspartame est un édulcorant non-calorique qui est 150 à 200 fois plus sucré que le sucre. Il a été découvert en 1965 par la multinationale pharmaceutique GD Searl. En 1985, Monsanto a acheté GD Searl et a commencé à commercialiser l’édulcorant sous la marque NutraSweet. En 2000 ils ont vendu la marque. NutraSweet est connue comme l’élément qui est présent dans 5.000 types de produits et est consommé par 250 millions de personnes à travers le monde. Il est déclaré sans danger pour la consommation humaine de plus de 90 pays. En Février 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié la liste des 94 effets possibles que la substance peut avoir sur la santé humaine. En 2012, selon les données de l’Institut Ramazzini (Italie) qui a réussi à tester les effets cancérogènes de NutraSweet chez les rats, la Commission européenne a lancer un nouveau processus de réévaluation de ce composé.

10. Hormone de croissance bovine

La somatotropine bovine recombinante (BGH), également hormone de croissance bovine est une hormone génétiquement modifiée par Monsanto qui est injectée dans les vaches laitières pour augmenter la production de lait. Selon plusieurs enquêtes, notamment en Europe, il y a un lien entre le lait rBGH et le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate chez l’homme. Il est à noter que le produit provoque des effets les plus graves chez les enfants pour deux raisons simples: ils boivent plus de lait que les adultes et ont moins de masse corporelle pour traiter des contaminants du lait. L’hormone est interdite au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Israël, dans l’UE et en Argentine.

Traduction et adaptation par les moutons enragés

Source: actualidad.rt.com

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/09/17/monsanto-les-10-abominations-qui-nont-jamais-empecher-monsanto-de-nuire/

1245
Anonymous Exposes Identity of Alleged Halifax Rapist, Police Reopens The Case



Halifax police forced to re-open investigation in a sexual assault case after Anonymous exposes the identity of the alleged culprit.

The online hacktivist collective Anonymous managed to force Halifax Regional Municipality police into reopening the investigation of an alleged sexual assault case involving an 18-year-old girl who was attacked by a fellow student on Halloween night at a Dalhousie University frat house in Halifax Nova Scotia, Canada.

The case was already closed by the time this video was posted because as per the Halifax police the victim did not want to proceed with the case.

However, after the hacktivist group Anonymous Halifax posted a video in which a guy Fawkes mask man revealed the name, pictures and phone number of the alleged perpetrator, the case came into the limelight again.

The video went viral instantly and garnered attention from everywhere making people notice the blatant mismanagement of Halifax police in this case. However, YouTube deleted the video “because its content violated their Terms of Service” while it’s still available on Facebook.

video : https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2F907254349295687%2Fvideos%2F1023422094345578%2F&display=popup&ref=plugin&src=video

Anonymous claims the alleged rapist is a fellow student who goes by the name of Chris Apollo Toulany and after the claims, the police department had no other choice but to re-open the case.

 


In an exclusive conversation with one of the representatives of Anonymous Halifax, we asked some questions about the video. Here’s what they replied:

Q: How did you know about the sexual assault?

A: We received a message in our inbox from the mother of the victim asking for help.

Q: When do you plan to expose the name of those behind the assault and will you make public the name of the victim?

A: The rapist is exposed in the video. We linked his father in the downed Youtube video. We will not expose the family more. The police are now doing their job! Thanks to the video and public pressure.

Q: If the police get lazy on the case do you plan for a cyber attack?

A: We are in daily contact with family, we know what the police will do next, they are slow but have protocol to follow, if they are not diligent in this case, we will drop all websites and possibly others… ( Police have until Monday to press charges against rapist.)

A message for Anonymous Halifax:
“We want the world to know, we do not look for victims, when the police fail to act victims come to us. We knew the police would not press charges as we were told that by the mother initially. Police said " Without victim co-operation , no charges !! So we blast him so other girls in Halifax know who the monsters are in the schools they attend!
We are the same hive who has been there for Rehtaeh Parsons family and we will support this family the same way! We support victims of sexual assault, it is never there fault and we are sick of the police victimizing the victim ! They know she was raped, they know she was in hospital after the violent attack, they got a partial rape kit....... We will help clean the streets of halifax by exposing the predators amongst us, no matter who likes it !!! We speak the truth so we do not fear repercussions !!! We have instilled confidence in victims in Halifax by giving them the support to name there attackers and know there is a "world " of support !! We are that support , We are all Anonymous.”

Meanwhile, Anonymous is vowing to get justice for the victim, Lauren Leal, an official spokesperson of Halifax police is not happy with the hacktivist group about uploading the video online.

 


Lean criticized Anonymous for accusing and revealing the identity of a person without any proof.

The police dubbed this video as “irresponsible” as Lean stated:

“There’s always a risk if something hasn’t been investigated, hasn’t been tested in court, you could have the wrong person. It’s dangerous and it’s just so irresponsible,” according to CBC.

This is not the first time when Anonymous has played their role in bringing a rape case to the limelight. In the past, the hacktivist group shutdown Delhi police website against the shocking gang rape of an Indian girl.

Stay tuned, there’s more to come.

https://www.hackread.com/anonymous-exposes-identity-of-alleged-halifax-rapist/