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Messages - mike

1442
La NASA la confirmé, la Terre passera à travers une phase d’obscurité complète pendant 15 jours en Novembre 2015



Ce n’est pas un exercice, Washington, D.C. – La NASA a confirmé que la Terre passera à travers une phase d’obscurité complète pendant 15 jours qui commencera entre le 15 et le 29 novembre 2015. L’événement aura lieu selon la NASA, qui a attendu qu’il se produise.

Les astronomes de la NASA ont indiqué que le monde sera totalement dans le noir à compter du dimanche 15 novembre 2015 à 3h du matin GMT et que la lumière reviendra sur notre planète le 30 novembre 2015 à 16h45. D’après les officiels. (L’événement de novembre 2015 sera provoqué par une combinaison d’événements astronomiques entre Vénus et Jupiter.)

Charles Bolden, qui a été désigné comme directeur général de la NASA par le président Obama, a publié un document de 1000 pages détaillant l’événement pour la Maison Blanche.

Selon le rapport, le 26 octobre 2015, Vénus et Jupiter s’engageront dans un parallèlisme rapproché, et elles ne seront éloignées que d’un simple degré. Vénus passera au sud ouest de Jupiter, ce qui incitera Vénus a briller de mille feux, soit 10 fois plus que Jupiter. La lumière de Vénus chauffera les gaz contenus dans l’atmosphère de Jupiter, provoquant  une réaction sans précédent.



La réaction gazeuse relâchera un taux anormal d’hydrogène dans l’espace. L’hydrogène sous la forme de gaz rentrera en contact avec le soleil vers 2h50 du matin.

Le taux de gaz qui rentrera en contact avec le soleil provoquera une explosion à la surface du soleil, qui augmentera sa température de 9000 degrés kelvin en un instant.

Le soleil fera de son mieux ensuite pour cesser l’explosion qui aura rejoint son noyau (voir le diagramme ci-dessus)

La chaleur provoquée par le soleil lui donnera une couleur bleuâtre. Une fois que le soleil sera devenu bleu, il mettra environ 14 jours pour revenir à la normale et pour que les températures à sa surface se stabilisent. Il revêtira alors cette couleur jaune qui nous est familière.



Tandis que la surface du soleil refroidira, la lumière émise par le soleil sera nettement plus moindre, car il faut entre 7 et 8 minutes pour qu’elle vienne à nous sur Terre donc à 2h58 du matin les gens témoigneront du changement céleste.

Bolden a tenu une conférence avec l’administration Obama pour donner de plus amples détails sur l’événement du « Blackout ». D’après Bolden, « nous ne nous attendons pas à des effets majeurs de la part du Blackout. Le seul effet que cela aura sur Terre sera un accroissement des températures moyennes globales de 6 à 8 degrés. Les calottes polaires seront totalement affectées par cet événement cependant. Mais nous ne devrions pas nous inquiéter. Cet événement est similaire à celui que les eskimos expérimentent depuis des milliers d’années. »

Bolden a ajouté que le seul effet positif qu’aura tout cela sera un Black Friday prolongé après les fêtes de thanks giving. Donc imaginez ce qu’il se passera sur Terre pendant ces 15 jours d’obscurité !!!

http://www.nouvelordremondial.cc/2015/10/20/la-nasa-la-confirme-la-terre-passera-a-travers-une-phase-dobscurite-complete-pendant-15-jours-en-novembre-2015/

1443
L'idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?



Un rapport parlementaire islandais suggère de donner à la seule banque centrale le monopole de la création monétaire. Une vraie révolution, si l'idée était appliqué...
 


Décidément, l'Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu'il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l'île nordique pourrait s'apprêter à réaliser une grande expérience monétaire.

Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l'Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. Et c'est une véritable révolution qu'il propose.

L'absence de maîtrise de la banque centrale sur le système monétaire

Le rapport cherche en effet à réduire le risque de bulles et de crises dans le pays. En 2009, l'Islande a connu une crise très aiguë qui a fait suite à une explosion du crédit alimenté par un système bancaire devenu beaucoup trop généreux dans ses prêts et beaucoup trop inconscient dans sa gestion des risques.

Ni l'Etat, ni la Banque centrale islandaise (Sedlabanki) n'ont pu stopper cette frénésie. « Entre 2003 et 2006, rappelle Frosti Sigurdjonsson, la Sedlabanki a relevé son taux d'intérêt et mis en garde contre une surchauffe, ce qui n'a pas empêché les banques d'accroître encore la masse monétaire. »

Comment fonctionne le système actuel

Dans le système actuel, ce sont en effet les banques commerciales qui créent l'essentiel de la masse monétaire, en accordant des prêts à discrétion. La banque centrale ne peut que tenter de décourager ou d'encourager, par le mouvement des taux ou par des mesures non conventionnelles, cette création. Mais la transmission de la politique monétaire aux banques n'est jamais une garantie.

Malgré la hausse des taux de la Sedlabanki, la confiance et l'euphorie qui régnait en Islande au début des années 2000 a soutenu le processus de création monétaire. Lorsque la demande existe, rien ne peut empêcher les banques de prêter. Lorsqu'elle disparaît, rien ne peut les contraindre à le faire. Et souvent, ces mouvements sont excessifs, ce qui créé des déséquilibres, puis des corrections par des crises où l'Etat doit souvent venir au secours des banques. Et lorsqu'il faut faire repartir l'activité, les banques centrales ont souvent des difficultés à être entendue.

Le cas de la zone euro en est une preuve. Il a fallu que la BCE use de moyens immenses, l'annonce d'un QE de 1.140 milliards d'euros, pour que le crédit commence à se redresser dans la zone euro et encore, de façon fort limitée pour l'instant.

Une idée ancienne

D'où cette idée centrale du rapport de Frosti Sigurdjonsson : ôter aux banques le pouvoir de création monétaire. Comme le souligne l'ancien président de l'autorité financière britannique, Aldair Turner, qui préface le rapport, « la création monétaire est une matière trop importante pour être laissée aux banquiers. »

Cette idée n'est, en réalité, pas neuve. Après la crise de 1929, des économistes étatsuniens avaient proposé en 1933 le « plan de Chicago » qui proposait d'abolir la capacité des banques à créer par elle-même de la monnaie. Il avait eu un grand succès, mais pas de traduction concrète véritable.

En 1939, l'économiste Irving Fischer, un de ceux qui avaient examiné de plus près la crise de 1929, avait proposé de transférer le monopole de la création monétaire à la banque centrale. James Tobin, Milton Friedman et d'autres ont également réfléchi sur ce sujet. Mais la proposition islandaise, que Frosti Sigurdjonsson présente comme « une base de discussion » pour le pays, est la première proposition de passage à un autre système qu'il appelle le « système monétaire souverain. »

Décider de la création monétaire dans l'intérêt de l'économie

Quel est-il ? Le rapport indique que l'Islande « étant un Etat souverain avec une monnaie indépendante est libre de réformer son système monétaire actuel, qui est instable et de mettre en place un système monétaire de meilleure qualité. » Dans ce système, seule la Banque centrale aura le monopole de la création monétaire, aucune couronne ne pourra circuler si elle n'a pas été émise par la Sedlabanki à l'origine.

Cette dernière pourra donc faire évoluer la masse monétaire en fonction de ses objectifs « dans l'intérêt de l'économie et de toute la société. » Frosti Sigurdjonsson propose qu'un « comité indépendant du gouvernement prenne des décisions sur la politique monétaire de façon transparente. »

La Banque centrale créera de la monnaie en accordant des prêts aux banques commerciales pour qu'elles prêtent ensuite des sommes équivalentes aux entreprises et aux particuliers, mais aussi en finançant des augmentations de dépenses publiques ou des exemptions d'impôts, ou encore par le rachat de dettes publiques. Pour empêcher la création monétaire par le système bancaire, deux types de comptes auprès de la banque centrale seront créés.

Comptes de transactions et d'investissements

Les premiers seront les « comptes de transactions. » Ces comptes représenteront les dépôts des particuliers et des entreprises. Les banques commerciales administreront ces comptes, mais ne pourront pas en modifier les montants. L'argent déposé sur ses comptes ne rapportera pas d'intérêt, mais sera garantie en totalité par la banque centrale.

Un deuxième type de comptes, les « comptes d'investissements », sera créé en parallèle. Les agents économiques pourront transférer des fonds des comptes de transaction vers les comptes d'investissements. L'argent placé sur ses comptes seront investis par les banques et seront bloqués durant une période déterminée.

Les banques pourront alors proposer à ceux qui placent leur argent dans ces fonds différents types de produits, notamment des produits risqués à haut rendement. Il s'agit concrètement de séparer autant qu'il est possible l'argent du crédit. Le risque lié au crédit ne disparaît pas, mais il est limité par l'obligation de ne prêter que l'argent déposé sur ces comptes d'investissements.

Plus de Bank Runs

Pour Frosti Sigurdjonsson, ce système permettra une gestion plus réaliste de la masse monétaire non plus dans l'intérêt des agents privés, mais dans celui de la collectivité. La garantie sur les dépôts permettra d'éviter une course aux guichets (Bank Run), sans réduire, du reste, la responsabilité de ceux qui auraient investi dans des produits à risque.

Avec ce système, une séparation bancaire entre banque d'investissement et banque de dépôts n'est pas nécessaire, puisque l'activité de banque de dépôts sera garantie par la banque centrale. Du reste, la garantie implicite de l'Etat dont bénéficient les grandes banques disparaîtra d'elle-même.

Gérer la transition

Pour la transition, Frosti Sigurdjonsson propose de transférer les dépôts détenus dans les banques commerciales vers les comptes de transaction. Ce transfert se fera par l'émission d'une créance sur les banques qui sera détenue par la Sedlabanki et qui sera payée sur plusieurs années par les banques.

Ce « passif de conversion » s'élèverait à 450 milliards de couronnes islandaises, soit 3,05 milliards d'euros. Cet argent issu des banques commerciales sera donc progressivement remplacé par de l'argent issue de la banque centrale. Dans cette phase de transition, les sommes versées par les banques pourraient servir soit à réduire la dette publique, soit à réduire, si besoin, la masse monétaire, par l'annulation d'une partie des fonds versés.

Les problèmes posés

Cette proposition ne règlera certes pas tous les problèmes. Certes, les prêts seront sans doute moins importants et la croissance de l'économie sans doute moins forte. Mais le projet est d'avoir une économie plus stable et, sur le long terme, tout aussi performante. Plutôt que de voir l'économie croître de 5 % par an, puis de corriger de 3 % ; on pourrait avoir une croissance stable de 2 % par an sans à-coup...

L'indépendance du comité de la Banque centrale sera très hypothétique, car l'Etat sera une courroie naturelle de la création monétaire et un risque d'excès n'est pas, ici, à exclure, même si l'Etat peut aussi bien prétendre représenter l'intérêt général que ce comité indépendant.

Mais une ambiguïté peut ici être problématique. Les liens avec les autres systèmes monétaires classiques pour une petite économie comme l'Islande sont encore à explorer. Matthew Klein, dans le Financial Times, a souligné également que ce nouveau système ne réduit pas le risque de financement d'investissements à long terme par des investissements à court terme qui avait été à l'origine de la crise de 2007-2008.

Enfin, il ne s'agit là que d'une proposition. Le premier ministre a bien accueilli le rapport. Mais ira-t-il jusqu'à lancer un tel chambardement de grand ampleur ? Les Islandais seront-ils prêts à franchir le pas ? La discussion est, du moins, lancée.

http://www.latribune.fr/economie/international/l-idee-choc-etudiee-en-islande-et-si-on-retirait-aux-banques-la-capacite-de-creer-de-la-monnaie-470824.html

1444
La Suède passe à la journée de travail de 6 heures ! Un vrai succès pour les salariés et les patrons



De plus en plus d'entreprises suédoises sont en train d'adopter la journée de travail de 6 heures, au lieu des 8 conventionnelles. Le but ? Rendre les salariés plus efficaces sur un temps plus court et leur permettre de mieux profiter de leur famille

Maison de retraites, hôpitaux, constructeurs automobiles...ils sont de plus en plus nombreux les patrons suédois à sauter le pas et à raccourcir allégrement la journée de travail-type de leurs employés. C'est ce que rapporte le site Sciencealerte.com qui explique que l'idée est de parvenir finalement à en faire plus en moins de temps tout en gardant de l'énergie pour vivre une vie de famille épanouie.

Ainsi, l'entreprise Toyota de Göteborg -la deuxième plus grande ville du pays- qui a fait la bascule il y a plus de 13 ans a constaté un turn-over réduit dans ses équipes, un personnel plus heureux et une meilleure rentabilité !

 
Même constat chez Filimundus, une start-up basée dans la capitale qui a introduit la journée de six heures l'année dernière, tout comme chez Fast Company qui se réjouit de ce changement. «Rester concentré sur une tâche spécifique de travail pendant huit heures est un énorme défi. Pour faire face, nous alternons les tâches et faisons des pauses pour rendre la journée de travail plus supportable. Et dans le même temps, nous éprouvons des difficulté à gérer notre vie privée en dehors du travail» constate Linus Feldt, le PDG de l'entreprise, pour qui la journée de 8 heures est tout sauf réellement efficace.

Et ce patron de détailler ses techniques pour rendre le travail plus efficient en un temps plus court: la consultation des réseaux sociaux n'est plus autorisée pendant le temps de travail, les «distractions» en tout genre sont également éliminées et les réunions réduites au strict minimum. Le tout afin de garder de l'énergie pour après !

 
Selon Alerte Science, des médecins et des infirmières dans certains hôpitaux du pays sont également en train de tester la journée de 6 heures. Une maison de retraite à Göteborg est d'ailleurs passée à ce régime il y a quelques mois plus tôt et mène une expérience jusqu'à la fin de 2016 pour déterminer si les améliorations apportées en terme de soins aux patients et de bien-être pour les employés équivaut au coût de l'embauche de nouveaux membres du personnel pour couvrir les heures perdues.


https://francais.rt.com/economie/7657-suede-passe-journee-travail-6-heures-efficace-bien-etre-employes

1445
La conception permaculturelle, graphes à l’appui



Quand on conçoit un pro­jet per­ma­cul­tu­rel, on est sou­vent amené à réa­li­ser des re­pré­sen­ta­tions gra­phiques de type “graphe”. Ces di­vers flow­charts, lo­gi­grammes, dia­grammes de flux ou autres sché­mas fonc­tion­nels per­mettent de bien se re­pré­sen­ter les in­ter­con­nec­tions entre les dif­fé­rentes par­ties du sys­tème, que ce soit pour un pro­jet hor­ti­cole ou so­cial.
 Ces sché­mas prennent beau­coup de temps à des­si­ner et à ar­ran­ger, mais ils donnent une vue d’ensemble qu’on n’a ja­mais quand on re­garde les élé­ments ou les re­la­tions sé­pa­ré­ment, et qu’on ne voit pas avec les yeux en ob­ser­vant son jar­din. Ils per­mettent d’y voir beau­coup plus clair dans un pro­jet et peuvent donc fa­ci­li­ter la concep­tion de ma­nière spectaculaire.

Faire des listes

La pre­mière étape consiste tou­jours à faire des listes. La per­ma­cul­ture re­joint ainsi un bon nombre de tech­niques de ma­na­ge­ment (p. ex. GTD) qui re­com­mandent de cou­cher sur le pa­pier sous forme de listes tout ce qu’on a dans la tête. Par­fois la liste suf­fit. Par­fois non. Pre­nons l’exemple sui­vant, tiré d’un pro­jet d’intégration de l’élément aqua­tique dans le jar­din de l’arpent nourricier :

◾pluie
◾toi­tures
◾qua­lité de l’eau
◾in­fil­tra­tion
◾éva­po­ra­tion
◾trop-plein
◾eaux grises
◾azote & phosphore
 ◾bai­gnade
◾plantes fil­trantes
◾ca­nards ?
◾gre­nouilles
◾mous­tiques
◾li­bel­lules
◾phy­toé­pu­ra­tion
 

Le liste est en vrac, et ce n’est pas tel­le­ment plus clair pour moi une fois que j’ai tout écrit.

Les mind­maps (cartes heuristiques)

Pour or­don­ner ces listes, on peut aussi les écrire sur un mind­map (ou carte heu­ris­tique), où chaque idée en amène une autre, et l’on voit déjà mieux les gros pâ­tés et les su­jets qui n’ont rien à voir.

Ainsi, un mind­map pour la liste ci-dessus res­sem­ble­rait à ça :



C’est déjà mieux, et on voit bien les dif­fé­rents su­jets. C’est ra­pide à faire à la main, pas be­soin d’ordi pour se rendre compte. Pour une pré­sen­ta­tion plus for­melle, on peut uti­li­ser des ou­tils de mind map­ping (j’aime bien bubbl.us, qui est un ou­til en ligne très convi­vial). En re­vanche, ça n’est adapté qu’à de simples re­la­tions de type ar­bo­res­cent et quand il com­mence à y avoir plu­sieurs pa­rents par noeud en­fant (p.ex. les mous­tiques sont man­gés par les li­bel­lules et les gre­nouilles) alors ça com­mence à être plus dif­fi­cile à re­pré­sen­ter de cette fa­çon.



L’outil gra­ph­viz pour la concep­tion permaculturelle

L’idéal dans cer­tains cas, c’est de faire un dia­gramme de flux qui re­pré­sente bien les re­la­tions entre les dif­fé­rents élé­ments, mais quand il com­mence à y avoir du monde, c’est très dif­fi­cile de tout agen­cer comme il faut, et on doit s’y re­prendre plu­sieurs fois avant d’aboutir à un des­sin com­pact et lisible.

Heu­reu­se­ment, j’ai trouvé pour vous l’outil gra­ph­viz qui est un ou­til open-source (uni­ver­si­taire) qui per­met de tra­cer de fa­çon au­to­ma­tique toutes sortes de graphes. A la base, c’est pour des cher­cheurs, mais si ça peut ser­vir à la concep­tion per­ma­cul­tu­relle, ne nous en pri­vons pas.

Il suf­fit d’énoncer les re­la­tions du sys­tème sous une forme tex­tuelle très simple, et l’outil se charge d’optimiser l’agencement des bulles et des flèches pour vous sor­tir un schéma tout propre au for­mat .png. Ainsi, si je ré­écris ma liste de la fa­çon sui­vante (la par­tie “quan­tité”) :
digraph bassin {pluie->bassin;
 "eaux grises"->phytoépuration;
 phytoépuration->bassin;
 bassin->évaporation;
 bassin->infiltration;
 bassin->"trop-plein";
 }

L’outil me sort ça :



Bon, ce n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment com­pli­qué, et la plus-value n’est pas évi­dente. Mais consi­dé­rons main­te­nant le che­mi­ne­ment des nu­tri­ments en in­té­grant le bas­sin dans le schéma d’ensemble. Je mets dans la liste toutes les re­la­tions qui me viennent à l’esprit. Com­pa­rez la li­si­bi­lité de la liste avec celle du dia­gramme. Il n’y a pas photo.

aliments->"toilettes sèches";
 "toilettes sèches"->"compost TS"->fruitiers->aliments;
 "compost TS"->haie->BRF->potager->aliments;
 savon->"eaux grises"->phytoépuration->bassin;
 savon->baignade->bassin->"plantes aquatiques";
 "plantes aquatiques"->compost;
 potager->compost;
 compost->potager;
 phytoépuration->roseaux->paillage->potager;
 roseaux->compost;
 haie->copeaux->"toilettes sèches";
 aliments->"eaux grises";



Et aussi pour or­ga­ni­ser le travail

Un pro­jet per­ma­cul­tu­rel, c’est aussi de très longues listes de choses à faire pour mettre en place le pro­jet, étape par étape. Très sou­vent, une tâche ne peut être dé­mar­rée que si une autre est ache­vée, et on se re­trouve à mettre la char­rue avant les boeufs faute d’avoir bien vu le pro­jet dans son en­semble. En fait, c’est pour faire les tra­vaux de ré­no­va­tion de ma mai­son que j’ai d’abord uti­lisé gra­ph­viz, mais ça marche très bien aussi pour le jar­din. Il suf­fit de faire la liste des re­la­tions de dé­pen­dance entre les dif­fé­rentes tâches, et on voit bien à l’arrivée par quel bout il faut s’y prendre :

fumier->"tas de compost";
 déchets->"tas de compost";
 désherber->déchets;
 "tas de compost"->"compost mûr" [label="3 mois"];
 "compost mûr"->terreau;
 "terre de taupes"->terreau;
 terreau->semis;
 "compost mûr"->buttes;
 semis->plantation [label="1 mois"];
 buttes->plantation;





Bon voilà. Peut-être que vous y trou­ve­rez un in­té­rêt. En tout cas, il y aura tou­jours un in­té­rêt à faire des liste et des dia­grammes, même si on se sent plus de grif­fon­ner sur un coin de pa­pier que de se prendre la tête avec l’informatique.

Té­lé­char­ger gra­ph­viz.


Publié le :  13 avril 2012

Thèmes : jardin, permaculture, ressources, techniques
Mots-clés : conception permaculturelle : diagrammes : écosystème : listes : mindmap : permaculture : projet : relations : schémas : tâches

http://arpentnourricier.org/la-conception-permaculturelle-graphes-a-lappui/

1446
La «taxe terrorisme» va être relevée d’un euro au 1er janvier 2016



FISCALITE - Selon « Le Parisien », cette taxe, prélevée sur chaque contrat d’assurance, va passer de 3,30 à 4,30 euros…

La question revenait sans cesse depuis les attentats de Charlie-Hebdo. Selon Le Parisien, la taxe servant à alimenter le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) va augmenter d'un euro à partir du 1er janvier 2016. Prélevée sur chaque contrat d'assurance (voiture, habitation…) particulier, elle devrait passer de 3,30 à 4,30 euros.

Selon Le Parisien, la décision aurait été prise « discrètement » par le conseil d'administration du FGTI le 5 octobre et faire l'objet d'un arrêté ministériel dès cet automne. « Longtemps opposée à une augmentation, la représentante du ministère de l'Economie a finalement donné son accord », indique ainsi un administrateur du FGTI au quotidien ce dimanche.

Les victimes de terrorisme mais pas seulement

Si la hausse d'un euro pour chaque particulier peut apparaître presque indolore, elle devrait permettre de faire rentrer quelque 86 millions d'euros supplémentaires dans les caisses du fonds. De quoi prendre en charge les besoins des victimes de terrorisme en France, de plus en plus nombreuses au vu de la menace qui pèse sur le pays.

Témoignage : Les victimes ont le sentiment d'être « poursuivies » par le terrorisme

Et pas seulement. Car si cette hausse a bien été enclenchée en raison du contexte international, le FGTI n'indemnise pas que les victimes d'attentats et leurs proches. Le fonds permet aussi de venir en aide aux personnes touchées par des infractions pénales (violences physiques, viols…). Ce sont même elles qui « engloutissent », selon Le Parisien, 95 % des dépenses du fonds.

Le risque d'un scénario à la 11 septembre

Reste qu'en étant doté de 360 millions d'euros annuellement avec cette hausse, le FGTI n'aurait pas les reins assez solides pour indemniser les victimes d'un attentat du (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

«Serviable» mais «démotivée», la police inspire (toujours) «confiance» aux Français
Les défenseurs des transgenres défilent à Paris en faveur d’un changement d’état civil simplifié
Enquête pour escroquerie: DSK attaque pour dénonciation calomnieuse
Mystérieuse disparition d'un tableau de Basquiat à deux pas de l'Elysée
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https://fr.news.yahoo.com/taxe-terrorisme-va-%C3%AAtre-relev%C3%A9e-d-euro-au-073024702.html

1447
Djihadistes : la France doit-elle bombarder des Français ?



[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, la France doit-elle bombarder des Français en Syrie ?
 
Les frappes aériennes françaises menées en Syrie contre Daech auraient causé la mort de djihadistes français. La France justifie ces interventions par la Charte des Nations unies qui reconnaît « un droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective » en cas « d'agression armée ». Mais un État peut-il tuer ses ressortissants au nom de l'antiterrorisme ?



Pour en débattre, Jean-Dominique Merchet, journaliste à l'Opinion, spécialiste des questions de défense, Eduardo Rihan Cypel, député, secrétaire national à la défense au PS et Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France.



http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/djihadistes-la-france-doit-elle-bombarder-des-francais-514756.html

1448
Ces villages palestiniens qui vivent dans la peur des attaques des colons




Alors que la Palestine s’embrase, les villages de Cisjordanie font face aux attaques quasi quotidiennes de colons israéliens installés sur leurs terres. Menaces, jets de pierres ou de cocktails Molotov, incendies de terres agricoles ou de maisons : ils rendent la vie impossible à leurs voisins arabes, jusqu’à brûler vive une famille palestinienne, fin juillet. Un harcèlement qui s’inscrit dans une logique de conquête de territoire et contribue à alimenter le cycle de violence actuel. Malgré des déclarations de principes, qualifiant les colons d’extrême droite de « terroristes », le gouvernement israélien les laisse perpétrer leurs exactions dans l’impunité la plus totale.


« Nous intervenons dans 27 villages [environ 100 000 habitants en tout], que nous avons notamment sélectionnés en fonction du nombre d’attaques de colons dont ils étaient victimes chaque année », explique Mahmud Isleem, coordinateur pour Médecins du Monde. Depuis 2012, l’organisation a lancé un programme de soutien psychosocial aux populations victimes de violences dans le nord de la Cisjordanie, autour de Naplouse, suite au constat de l’intensification des agressions.

Une attaque de colons toutes les 36 heures

Jets de pierres ou de cocktails Molotov, incendies de terres agricoles ou de maisons : selon les chiffres des Nations Unies, les attaques des colons contre des Palestiniens ont été multipliées par quatre entre 2006 et 2014, atteignant un total de 2100 attaques sur ces huit ans. Soit une attaque toutes les 36 heures.

Les agressions visent autant les personnes que les biens : maisons, voitures, écoles… Dans le village de Qusra, on compte au moins un incident par mois. A Urif, à 13 km au sud de Naplouse, une maison a été visée 18 fois. Jusqu’à ce qu’une ONG les aide à construire une clôture autour de la propriété. Certaines maisons se mettent à ressembler à des prisons, mais c’est la seule solution pour les protéger. « Les colons s’en prennent aussi beaucoup aux oliviers, en les coupant ou en les brûlant, car nous sommes dans des communautés rurales, qui économiquement, dépendent largement de la récolte des olives », précise Patricia Grillo, chargée de plaidoyer à l’ONG Première urgence internationale (PUI).

Des attaques pour récupérer illégalement des terres

Principales victimes : les villages situés à proximité des colonies, ou des avant-postes, les implantations qui n’ont pas été approuvées par le gouvernement israélien. Les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international puisque la Convention de Genève interdit strictement le transfert de population civile d’un État vers un territoire occupé, mais Israël n’en tient pas compte en autorisant une grande partie des colonies en Cisjordanie. Les avant-postes s’y installent sans autorisation du gouvernement, et violent donc également les lois israéliennes, mais ils bénéficient pourtant souvent d’une validation rétroactive. « Ils attaquent pour gagner du terrain, récupérer des terres », analyse Mahmud Isleem.

Autre moteur des violences : la vengeance, avec le mouvement « le prix à payer », un mouvement informel dont se revendique les colons d’extrême droite. Ces colons ripostent ainsi à toute décision du gouvernement israélien qui ne leur serait pas favorable en s’en prenant au hasard aux Palestiniens. C’est notamment le cas après des évacuations d’avant-postes, qui sont illégaux même au regard de la loi israélienne.

« On voit des gosses qui jouent aux colons et aux Palestiniens »

« C’est la première fois que je vois autant d’incidents critiques en terme de fréquence. Au nord de la Cisjordanie, il y en a toutes les semaines. Et puis ce conflit dure depuis 60 ans », constate Maximilien Zimmerman, psychologue clinicien et coordinateur des programmes de santé mentale de Médecins du Monde en Palestine. Dans les villages où intervient l’organisation, un état de stress aigu semble être devenu la norme. Les familles évitent de sortir le soir, car c’est à ce moment-là que les risques sont les plus grands. Les parents ne laissent plus les enfants jouer librement dehors. Le climat de violence est présent dans tous les esprits, dès le plus jeune âge : « Dans ces endroits on voit des gosses qui jouent aux colons et aux Palestiniens, et on les voit imiter les incidents violents. »

« La répétition des attaques impacte la vie des habitants de ces communautés, leur manière d’éduquer leurs enfants, leur sentiment de sécurité. Quand ils élèvent leurs enfants, la question se pose : pour quel avenir ? Tout peut arriver n’importe quand. Même quand ils ne sont pas directement impliqués, c’est ancré dans leur tête et dans leur esprit », observe Maximilien Zimmermann. Dans une culture où exprimer ses émotions est encore perçu comme une faiblesse, les gens somatisent beaucoup. Les tensions au sein des familles augmentent. Les parents sont souvent plus affectés, car ils se sentent responsables de leurs enfants, qu’ils ne sont pas toujours sûrs de pouvoir protéger.

Une famille brûlée vive par des colons : « Un impact sans précédent »

Le 31 juillet dernier, de nuit, deux colons s’introduisent dans le village de Duma (2000 habitants) et mettent le feu à la maison de la famille Dawabsheh, surprenant les parents et leurs deux enfants dans leur sommeil. Ali, un bébé de 18 mois, est brûlé vif. Ses parents, Sa’ad et Reham, mourront de leurs blessures dans les semaines suivantes. Ahmad, son frère de 4 ans, est toujours hospitalisé, victime de brûlures à 60%. Tout indique une attaque du « prix à payer ». Les auteurs ont laissé des graffitis derrière eux : « Vengeance » et « longue vie au Messie ». Le crime intervient alors que le gouvernement vient de démolir deux bâtiments de l’influente colonie de Beit El, suite à une décision de justice reconnaissant qu’ils étaient construits illégalement sur un terrain privé palestinien.

Pour Médecins du Monde, l’impact de ce triple meurtre est sans précédent et va bien au-delà de Duma. « Duma, c’est incompréhensible en terme d’inhumanité. Insulter, jeter des pierres, c’est quelque chose. Mais brûler vif des gens dans leur sommeil… on passe un cap », analyse Maximilien Zimmermann. Jamais autant de victimes directes et indirectes n’auront sollicité une assistance psychologique. Près de la moitié des 70 personnes visitées a eu besoin d’une intervention psychologique d’urgence. Tout le monde se connait à Duma. Personne n’était préparé à entendre les cris de Sa’ad et Reham, à voir leurs corps presque totalement brûlés, à attendre avec eux l’ambulance, à sortir un enfant calciné de la maison. Dans les villages voisins, et jusqu’à 50 kilomètres à la ronde, l’attaque hante les Palestiniens. Tous se disent qu’ils auraient pu être la famille Dawabsheh, et qu’il pourrait y avoir une autre famille décimée à l’avenir. D’après les psychologues intervenus sur le terrain, Duma a un effet boule de neige, encore difficile à évaluer.

Plus de 98% des crimes restent impunis

L’incendie de Duma a été condamné de toutes parts, y compris par le gouvernement israélien qui l’a qualifié d’acte terroriste. Problème : à ce jour, les responsables n’ont pas été arrêtés, alors même qu’ils auraient été identifiés. Selon le ministre de la Défense israélien Moshe Ya’alon, une arrestation mettrait en danger les services de renseignement [1]. Dans ce climat d’impunité, malgré l’appel de Benjamin Netanyahu pour une « tolérance zéro » envers les colons violents, les attaques ont connu une recrudescence. Après Duma, Médecins du Monde en compte deux par semaine dans les villages où l’ONG est présente, davantage que les mois précédents.

L’absence de sanction, là encore, n’a rien d’exceptionnel. D’après les chiffres de Yesh Din, une organisation israélienne de protection des droits humains, seuls 1,9% des cas de plaintes pour agressions par des colons aboutissent à une condamnation des auteurs des attaques. Dans bien des cas, les victimes renoncent à se signaler : porter plainte semble vain et beaucoup craignent de le payer en perdant, par exemple, leur permis de travail en Israël. Pour les ONG, cette impunité encourage la répétition des agressions. Les colons n’ont presque jamais à assumer les conséquences de leurs actes.

Des Palestiniens sans protection, des colons accompagnés par l’armée

Le contraste avec le traitement des Palestiniens auteurs d’attaques contre des israéliens est saisissant : eux sont exécutés sur le coup par l’armée, ou arrêtés dans les jours qui suivent, avec leurs complices, après des vagues d’incursions et de perquisitions dans toute la Cisjordanie. Leurs maisons font également l’objet de « démolitions punitives », qui touchent ainsi toute leur famille sans discrimination.

Autre différence majeure : les colons, y compris pendant leurs attaques, sont protégés par les forces de sécurité israéliennes, qui n’hésitent pas à tirer sur les Palestiniens à coup de bombes lacrymogènes, balles en caoutchouc voire balles réelles si ceux-ci répliquent face aux agresseurs. Côté palestinien, aucune force de sécurité officielle. Les accords d’Oslo ne les autorisent pas à gérer la sécurité dans les zones B et C de la Cisjordanie, qui représentent 98% du territoire. Ce serait donc à Israël de protéger les populations dans ces zones. Et aux États tiers de faire pression sur l’État hébreu pour respecter cette obligation en vertu du droit international. En l’absence de réaction des uns et des autres, les violences des colons se perpétuent.

La colonisation par l’instauration de « zones de peur »

Les acteurs humanitaires s’entendent pour dire que ces actes violents doivent être mis en lien avec la politique de colonisation de la Cisjordanie. D’après l’organisation israélienne Yesh Din, ils font partie des stratégies d’accaparement de ce territoire par ceux qui le considèrent comme la Judée et Samarie, une terre israélienne. Cela passe par l’installation des colonies et avant-postes, la déclaration de zones de sécurité ou zones militaires autour de ces implantations, l’appropriation de terrains pour leurs infrastructures… puis l’instauration de « zones de peur » où en raison des violences et du harcèlement les Palestiniens n’oseront plus aller [2]

Le mouvement du « prix à payer », quant à lui, contribue à faire pression sur le gouvernement israélien pour obtenir des politiques favorables à la colonisation. En 2013 la ministre de la justice israélienne Tzipi Livni propose de les sanctionner comme des terroristes, proposition qui sera rejetée par Benjamin Netanyahu. L’absence de fermeté d’Israël à l’encontre de ces factions – ils ne représentent qu’une partie des 340 000 colons – est souvent perçue comme un soutien implicite à la colonisation. Impression alimentée par la poursuite des implantations en Cisjordanie et la légalisation a posteriori des avant-postes.

Les gens qui vont mieux sont souvent ceux qui sont actifs dans la lutte

Selon Mahmud Isleem, « les Palestiniens restent parce qu’ils ne veulent pas devenir des réfugiés ». Mais pour Maximilien Zimmerman, « dans une situation pareille, il est difficile de se projeter dans l’avenir, de donner du sens à l’existence, de faire des projets ». Dans la région, les sources de frustration sont multiples : expansion des implantations israéliennes illégales en Cisjordanie, conflit autour de la mosquée d’Al Aqsa, démolitions, restrictions de mouvements, arrestations, impossibilité de développer l’économie, enfermement et bombardements de Gaza, radicalisation d’une frange de plus en plus importante de la société israélienne à l’encontre des Palestiniens…




La cohabitation avec des colons agressifs et les confrontations avec l’armée sont à replacer dans un contexte de sentiment d’oppression et d’injustice plus large, à l’échelle de tout un territoire, et sur des décennies. « Ce qu’on fait est un sparadrap sur une plaie qui ne se refermera pas tant que le conflit est là », conclut Maximilien Zimmermann. « Finalement, on constate que les gens qui vont mieux sont souvent ceux qui sont actifs dans la lutte : ils gèrent mieux d’un point de vue psychologique. Les gens désespérés, passifs, ont une souffrance plus grande que ceux qui vont s’engager dans un mouvement, une ONG, ou une forme d’expression artistique pour transformer ces émotions négatives. » Avec la montée des tensions dans toute la Cisjordanie, les attaques se sont intensifiées et les acteurs de terrain peinent à tenir les comptes. L’issue de cette escalade est pour le moins incertaine mais les impacts sur les communautés seront forcément significatifs.

Antoine Besson

http://www.bastamag.net/Palestine-ces-villages-qui-vivent-sous-la-menace-des-colons-violents

1449
Les Russes, leurs “bulles” et nos alarmes

Les Russes, leurs “bulles” et nos alarmes


On n’arrête donc pas de découvrir les capacités des Russes, avec leur démonstration en Syrie qui commence à ressembler également (en plus d’une offensive militaire et stratégique) à une formidable offensive de communication de démonstration de puissance et de capacité de projection de forces. Il y a là de quoi rendre passablement inquiets les grands esprits stratèges et militaires du bloc BAO, particulièrement les psychologies vulnérables et américanistes si sensibles aux effets de la communication sur laquelle pourtant portent tous leur efforts et va toute leur attention. Ce qu’on commence à mesurer avec les dernières nouvelles à cet égard et qui pourrait constituer une explication acceptable de cet effet de communication qu’ils produisent, c’est combien les Russes ont mélangé le nouveau et le traditionnel, notamment en assurant à leurs nouvelles capacités de projection des forces une capacité sans égale de protection des forces...

De là, nous passons à l’affaire des “bulles”. C’est en effet le mot qu’on retrouve dans divers articles et déclarations, qui concernent d’ailleurs plusieurs domaines. C’est un mot qui est largement utilisé aujourd’hui, de manière péjorative ou laudative c’est selon, qui a perdu beaucoup de son aspect moqueur ou vain (“faire des bulles” n’est pas, traditionnellement, la marque d’une capacité d’affirmation, mais le contraire) ; il y a, depuis deux ou trois décennies, l’emploi devenu d’usage de l’image des “bulles financières” qui indiquent en général l’enfermement de croissances incontrôlées d’artefact financiers jusqu’à l’explosion catastrophique de la chose lorsqu’elle est brusquement percée par les contraintes de la situation vraie ; il y désormais, d’usage plus récent, les “bulles stratégiques” signifiant qu’on parvient à enfermer d’une capacité de protection quasi-inviolable un territoire, une force, une capacité stratégique et opérationnelle. On comprend que c’est à propos de cette seconde catégorie de “bulles” que s’exclament nos divers experts, lorsqu’il est question des Russes.

• Il y a par exemple une déclarations du général Hodges, qui commande l’US Army en Europe, faite à Defense News et reprise avec empressement par Sputnik.News. D’une façon générale, Hodges avoue son étonnement, voire sa stupéfaction concernant la capacité des Russes à déplacer des forces importantes aussi rapidement qu’ils l’ont fait lors de l’opération en Syrie, impliquant par là que ce fut à la plus grande surprise de l’OTAN et renouvelant ainsi, sur une plus grande échelle et dans des conditions évidemment différentes, le “coup de Crimée” du point de vue de la perception de leurs capacités militaires par les généraux US & Cie. Là-dessus, Hodges enchaîne en constatant que cela est complété par l’établissement d’une “bulle” de défense aérienne couvrant toute la zone de la Méditerranée orientale (ce qui implique que les chefs militaires US confirment que les Russes ont déployé en nombre respectable des batteries de missiles à longue portée [type-S300], éventuellement par simple déplacement de navires lance-missiles à proximité de la base de Lattaquié, comme c’est le cas avec le croiseur lance-missiles Moskva depuis quelques jours).

« “The ability [of Russians] to move a lot of forces very quickly is the thing that worries me the most about what they can do. The lack of indicators and warning that we have and their ability to move a lot of stuff real fast – that's not a good combination,” Lt. Gen. Ben Hodges told Defense News. Hodges also mentioned area and access denial capabilities that Russia has in Kaliningrad and Crimea. According to the US general, Moscow is quite capable of denying access to the Baltic Sea and the Black Sea if it wants to. “Then they have the ability to create sort of a bubble over a quarter of the Mediterranean with the air defense systems that they have put into Syria,” the general added. »

Ces déclarations du général Hodges concordent avec celle de son supérieur, le général Breedlove (SACEUR, ou commandant en chef suprême des forces de l’OTAN) faites lors d’une intervention devant le German Marshall Fund (GMF), le 28 septembre dernier. (Breedlove parle d’une troisième “bulle” créée par les Russes autour de la Syrie et de la Méditerranée orientale, – après celle de la zone de la Baltique autour de Kaliningrad et celle de la Mer Noire autour de la Crimée...)

« “As we see the very capable air defense [systems] beginning to show up in Syria, we’re a little worried about another A2/AD bubble being created in the eastern Mediterranean,” said Breedlove to an audience at the German Marshall Fund Monday. A2/AD stands for anti-access/area denial. During the early stages of warfare, A2/AD could have been a moat around a castle, or spikes dug into the ground—anything to keep the enemy off a certain swathe of territory. In the 21st century, however, A2/AD is a combination of systems such as surface-to-air missile batteries and anti-ship missiles deployed to prevent forces from entering or traversing a certain area—from land, air or sea. According to Breedlove, the introduction of an A2/AD bubble in Syria would be Russia’s third denial zone around Europe... »

• Un autre aspect de la “bulle” est développé au travers de diverses interventions dans la presse antiSystème, sur internet. On trouve un article de Webster Tarpley sur OSNet.com, le 17 octobre et un autre article sur le site Sic Semper Tyrannis, du colonel Pat Lang, du 19 octobre. Parlant de la création d’une zone dite-A2/AD (Anti-Access/Area Denial) pour reprendre la terminologie US concernant cette situation tactique, les deux articles reprennent la même référence d’une intervention de Sputnik.News, d’avril 2015, sur la présentation d’un nouveau système général russe de contre-mesures électroniques :

« The Richag-AV system, mounted on the Mi-8MTPR1 (a variant of the Mi-8MTB5-1 helicopter) is said to have no global equivalent. Its electronic countermeasures system is designed to jam radar, sonar and other detection systems in the aims of defending aircraft, helicopters, drones, ground and naval forces against air-to-air and surface-to-air defense systems within a radius of several hundred kilometers. It can be mounted on units from any branch of the armed forces, including helicopters and airplanes, as well as ground and ship-based forces. The Mi8-MTPR1-based Richag-AV platform, using multi-beam antenna arrays with DRFM technology, is designed to actively jam and thus ‘blind’ radar systems in order to defend against radio-electronic guided weapons systems. In a combat situation, the system would operate as part of an aviation shock attack group aimed at breaking through virtually any defense system, blinding everything up to and including the US MIM-104 ‘Patriot’ anti-aircraft missile system. »

Le commentateur du site Sic Semper Tyrannis (TTG) donne un grand crédit à cette interprétation et, d’une façon large, à la capacité des Russes à créer des zones générales qui annihilent une grande partie des capacités technologiques très avancées, mais également extrêmement vulnérables, sur lesquelles sont basées les forces américanistes, et du bloc BAO en général. Le commentaire reprend, d’une façon générale également, la capacité défensive des Russes (protection des forces), même dans des postures offensives de projection des forces (cas syrien).

« Seems that the Russians were listening as our defense experts were touting full spectrum dominance as the cornerstone of our military doctrine. Our doctrine was/is based on seeing and knowing it all. In response, the Russians moved to dominate the full spectrum in classic Soviet/Russian radio electronic combat style. This approach balanced the preservation of their forces (force protection) while enhancing their ability to apply offensive combat power. With apologies to Heinlein, technology is a harsh mistress… especially when it lays with a sober doctrinal philosophy. »

Tout comme Tarpley dans son article de OSNet.com du 17 octobre, TTG se réfère à l’épisode fameux du Su-24 intervenant contre la frégate AEGIS USS David Cook en Mer Noire, en avril 2014. TTG remarque : « At the time, I couldn’t decide if there was any truth to this story or it was just false war propaganda. Seems there was a lot of truth to that story. This is the system that shut down the USS Donald Cook. And now it’s in Syria along with the Krasukha-4 jamming station and who knows what other pieces of radio electronic combat wizardry. My advice for anyone eager to teach the Russians a lesson is to proceed very cautiously, or better yet, just STFU and reexamine your own military forces. »

Nous avions parlé de cet incident du “Su-24 versus USS Donald Cook”, le 24 avril 2014 ; nous y étions revenu le 5 juin 2015, à l’occasion d’un incident du même type (toujours le Su-24 et des frégates AEGIS de l’US Navy, et toujours en Mer Noire). Nous avions convenu qu’il y avait deux aspects dans les deux incidents, qui présentaient une similitude évidente : l’aspect technique/technologique et l’aspect de la communication. On observera, dans l’actuelle occurrence où nous parlons des “bulles” que créent les Russes, non seulement selon les spéculations d’experts antiSystème mais selon les analyses-Systèmes de nos grands chefs américanistes, une singulière évolution qui est due à la communication bien plus qu’à la technologie. Alors que les incidents Su-24/US Navy, et donc les capacités supposées des Russes de contre-mesures (protection des forces) avaient été très fortement minorées, sinon implicitement moquées et démenties par la partie USA/BAO, les activités actuelles des Russes dans ce domaine sont au contraire mises en évidence et considérées selon une perception structurelle massive qui tend à accréditer sinon à “magnifier” (du point de vue de la communication, sans aucun doute) les capacités russes dans ce domaine considéré en fonction des capacités technologiques supposées (ou contre-technologiques si l’on veut bien comprendre l’esprit de la chose). Il s’agit d’une tournant remarquable, puisqu’il est quasiment à 180°.

On observera pourtant qu’il y a par ailleurs continuité dans le haut esprit des grands chefs USA/OTAN-BAO puisque Hodges autant que Breedlove ne tarissaient pas d’éloges invertis (type-“la Russie est un grand méchant loup dont il faut avoir très peur”) dès le printemps 2014 à l’occasion de la Crimée. Mais cet alarmisme-réalisme n’avait nullement affecté les incidents Su-24/US Navy, comme on l’a vu. Nous soupçonnons là une querelle non-coordonnée des centres de pouvoir washingtonien, l’affaire Su-24/US Navy impliquant, comme cela est dit, l’US Navy qui ne voudrait pas apparaître, selon notre hypothèse, comme technologiquement affaiblie et dépassée, surtout lorsqu’il s’agit du système AEGIS dont dépend sa présence comme pilier principal dans le système BMD et BMDE (anti-missiles stratégiques) dans le dispositif BAO. Au contraire, nos grands chefs type US/OTAN cherchent à tout pris à gonfler l’alarme qu’ils ne cessent de lancer pour obtenir plus de forces, plus d’attention, plus de crédit (en espèces sonnantes et trébuchantes autant qu’en importance bureaucratique sinon intellectuelle), bref un peu plus de tendresse de la part du “centre” washingtonien qui distribue la manne imprimée par la Federal Reserve. Nous sommes aujourd’hui au point de convergence de tous ces intérêts divergents, et c’est la posture alarmiste qui l’emporte sans aucun doute puisqu’il s’agit de dénoncer l’expansionnisme agressif, militariste, éventuellement exceptionnaliste-imposteur des Russes, – et d'observer là-dessus que les performances russes y concourent diablement et imposent une perception qui va dans ce sens.


Cela est d’autant plus efficace que ces “performances russes”, comme on le remarquait plus haut, mélangent dans la conception le traditionnel et le neuf, c’est-à-dire ne paraissent nullement prisonnières de la technologie, même si elles en usent autant qu’il importe de le faire. Cela rend, au niveau psychologique et de la communication sans présumer de la vérité de cette situation qui pourrait se révéler brusquement au jour, en cas de catastrophe militaires du côté BAO sur un point ou un autre, la position de nos grands chefs et de nos vaillantes armées régulièrement conviées à des exercices décisifs de l’OTAN particulièrement fragile et vulnérable. Eux, chefs et vaillantes armées, sont par contre totalement prisonniers de la technologie, et dans ce cas le moindre doute est dévastateur, comme celui que font désormais peser les Russes de tout leur poids. Dans l’article du 24 avril 2014, nous observions : « On se trouve là devant le travers du technologisme avancé, lorsqu’il commence à être contre-productif : pour juger de son efficacité, donc de la confiance qu’on lui fait, donc des stratégies qu’on détermine en fonction de lui, il faut de plus en plus souvent une certitude à quasiment 100% des capacités qu’on lui a données en théorie ; la moindre réduction de ce pourcentage bouleverse totalement les constructions envisagées autour de lui. La guerre postmoderne, – celle qui donne en théorie le triomphe quasiment sans bataille, – est un “tout ou rien” redoutable et nous n’avons pas fini de l’apprendre à nos dépens. Mais il s’agit, finalement, d’un reflet du Système en général, et de sa dynamique surpuissance-autodestruction. »

Bien ... Quant aux performances russes, aux “bulles”, etc., nous ne prendrons pas absolument position, tout en jugeant quasiment comme une évidence que ces combinaisons, telles qu’elles sont décrites, ressemblent beaucoup à l’esprit russe, au savoir-faire russe, aux tendances historiques russes dans ce brio pour combiner défensive et offensive. Par contre, et cela est assuré, sort de ce micmac technologique et communicationnel une de ces vérités-de-situation qui nous importent absolument. C’est la perception grandissante et semble-t-il irrésistible, proliférant au niveau de la communication qui règle toutes les politiques, cette perception-là qui constitue un tournant psychologique essentiel de ce dernier quart de siècle, selon laquelle la puissance russe, militaire, stratégique, politique, est désormais un facteur fondamental, que plus personne ne peut écarter, nier, isoler, etc.

 

Mis en ligne le 21 octobre 2015 à 11H21

http://www.dedefensa.org/article/les-russes-leurs-bulles-et-nos-alarmes

1450
Nétanyahou fait du grand mufti de Jérusalem l’inspirateur de la « solution finale »




A la veille de sa visite officielle en Allemagne, Benyamin Nétanyahou a mis en cause, mardi 20 octobre, l’influence qu’aurait exercée le mufti de Jérusalem sur Hitler, pour le persuader de mener l’extermination des juifs européens, pendant la seconde guerre mondiale. Le premier ministre s’exprimait devant le 37e Congrès sioniste mondial, à Jérusalem. Choisissant de passer en revue « les dix grands mensonges » auxquels est confronté Israël, M. Nétanyahou s’est arrêté sur l’instrumentalisation des lieux saints par les Palestiniens pour mener des attaques contre les juifs, à commencer par la mosquée Al-Aqsa, au cœur du cycle de violences actuel.

A cette occasion, il a revisité l’histoire de la Shoah, en présentant le mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini, comme une source d’inspiration de Hitler. « Il s’est envolé vers Berlin, a expliqué M. Nétanyahou. Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs, il voulait expulser les juifs. Et Haj Amin Al-Husseini est allé voir Hitler en disant : “Si vous les expulsez, ils viendront tous ici.” “Que dois-je faire d’eux ?”, demanda-t-il. Il a répondu : “Brûlez-les.” »


« Dangereuse distorsion historique »

Ce dialogue imaginaire qui aurait eu lieu le 28 novembre 1941 lors de la rencontre, tout à fait réelle, entre Hitler et le mufti, a déclenché un incendie sur les réseaux sociaux. Il a obligé les responsables politiques à intervenir dans le débat, tandis que les historiens étaient invités à se prononcer sur la validité de cette thèse. Yitzhak Herzog, le chef des travaillistes, a réagi mercredi sur sa page Facebook en évoquant « une dangereuse distorsion historique ». « Je demande à Nétanyahou de la corriger immédiatement car elle minimise la Shoah, le nazisme et… le rôle de Hitler dans le désastre terrible de notre peuple ».

Mais la réaction la plus tranchante fut celle de Zehava Galon, la cheffe du parti de gauche Meretz : « Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar en septembre 1941 – deux mois avant la rencontre entre le mufti et Hitler – devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire. » Quant à Saëb Erakat, le secrétaire général de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), il a affirmé que « Nétanyahou déteste tant les Palestiniens qu’il est prêt à absoudre Hitler pour le meurtre de six millions de juifs ». M. Erakat a aussi souligné la participation de milliers de Palestiniens dans les rangs des Alliés.
« Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar en septembre 1941 devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire », a ironisé Zehava Galon, la cheffe du parti de gauche Meretz
Moshe Yaalon, le ministre de la défense, a semblé prendre ses distances avec les propos du chef du gouvernement. « Bien entendu, a-t-il dit, Haj Amin Al-Husseini n’a pas inventé “la solution finale à la question juive”. L’histoire montre clairement que Hitler en est à l’origine. Haj Amin Al-Husseini l’a rejoint. » Interrogé par le site d’information Ynet, la professeure Dina Porat, historienne en chef de Yad Vashem, a réfuté l’analyse développée par M. Nétanyahou. « On ne peut pas dire que c’est le mufti qui a donné à Hitler l’idée de tuer ou de brûler les juifs, a-t-elle expliqué. C’est faux. Leur rencontre a eu lieu après une série d’événements qui allaient dans ce sens. » Des collègues de Dina Porat abondent en ce sens. « Al-Husseini a soutenu l’extermination des juifs, il a essayé d’empêcher le sauvetage des juifs, il a recruté des Arabes pour les SS, explique pour sa part l’historien Meir Litvak, de l’université de Tel-Aviv. C’était une personne abominable, mais cela ne doit pas minimiser l’ampleur de la culpabilité de Hitler. »

Pression

Chercheur à l’université Bar-Ilan, au Centre Menachem-Begin pour l’étude des mouvements de résistance, Edy Cohen ne partage pas ce point de vue et se dit « d’accord » avec le premier ministre, au-delà de tout débat politique partisan. « Nétanyahou a résumé ce que le mufti voulait accomplir, dit-il au Monde. Je pense que Hitler et le mufti se sont inspirés mutuellement. On ne peut pas dire qui voulait le plus tuer les juifs. Par contre, il faut souligner que la “solution finale” n’a débuté qu’après sa visite à Berlin. » Selon Edy Cohen, M. Nétanyahou a eu raison de rappeler le rôle du mufti dans les incitations à la violence. « C’est lui qui a inventé l’idée selon laquelle la mosquée Al-Aqsa était en péril. Il voulait l’aide du monde arabe, de l’argent et des armes, mais ces pays ont hésité. Or le mufti était très intelligent. Il a dit que les juifs voulaient détruire Al-Aqsa pour y construire un troisième temple. Il a été le premier à les accuser de ça. »

Ce n’est pas la première fois que Benyamin Nétanyahou fait du mufti de Jérusalem la source d’inspiration du régime nazi pour l’extermination des juifs. Dans un discours prononcé en janvier 2012 devant la Knesset (le Parlement israélien), M. Nétanyahou disait déjà ceci : « Haj Amin Al-Husseini fut l’un des architectes de la “solution finale”. Il s’était rendu à Berlin. Il avait fait pression et imploré Hitler (…) et le persuada plus que quiconque de conduire la “solution finale”. Ne pas laisser les juifs partir de peur qu’ils ne viennent ici, mais les annihiler, les brûler. »

Juste avant de prendre l’avion pour Berlin, mercredi, le premier ministre a tenté de limiter les dégâts causés par ses propos de la veille. « Je n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais, selon Benyamin Nétanyahou, il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Il a expliqué que son intention était de « montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/10/21/netanyahou-fait-du-grand-mufti-de-jerusalem-l-inspirateur-d-hitler_4793848_3218.html#LQ4U4mDPLyVXPGom.99

1451
Hérault | Il voit sa taxe foncière bondir de 89 € à 39 407 €


Une mesure fiscale visant à créer du logement fait exploser certaines feuilles d’impôt. Exemple à Villeneuve-lès-Maguelone où un octogénaire a vu passer sa taxe foncière de 89 à 39 407 € !

En 2012, en prenant pour prétexte le « déséquilibre entre l’offre et la demande de logement » le Gouvernement, en catimini, a fait voter une loi déclarant la guerre aux petits propriétaires terriens.
 Ce n’est qu’en 2013, grâce à la mobilisation des agriculteurs, que cette majoration a été découverte par le publique. Pourtant, ces conséquences pour les propriétaires fonciers sont dramatiques.
 Le mouvement des agriculteurs a permis d’obtenir un sursis d’une année.

A cette occasion, Cécile Duflos, alors Ministre du logement, déclarait à l’Assemblée Nationale : « … Cette disposition ne s’appliquera pas au 1 janvier 2014 Pour que chacun puisse en mesurer les conséquences. … »

Un forfait de 5 euros par m² puis, à partir de 2017, 10 euros par m², les conséquences d’une telle mesure sont évidentes pour la majorité des propriétaires.
 En effet, en 2017, un terrain de 800 m² sera imposé au titre de la taxe foncière sur les propriétés non bâties à hauteur de 8000 euros/an. 10 000 euros/an pour 1000 m².

Qui peut se permettre de payer cet impôt ?

http://news360x.fr/herault-il-voit-sa-taxe-fonciere-bondir-de-89-e-a-39-407-e/

1452
Propagande & Sionisme : L’Europe est sauvée. Un parti sioniste propose son aide pour la sortir de la crise




Création du Parti Sioniste Pan-Européen « des solutions pour l’Europe ! »

• un antisémitisme et un anti-sionisme démesurés,
• une crise économique indomptable,
• une crise financière plus que tenace,
• et un taux de chômage historique qui sabote la croissance des États Européens,


Plusieurs acteurs de la société civile ont décidé de s’unir pour créer le Parti Sioniste Pan-Européen, dans le but d’offrir aux citoyens Européens une recette politique, économique et sociale qui fonctionne de l’autre côté de la Méditerranée, dans l’État Juif et Sioniste d’Israël crée il y 65 ans….

Jonathan-Simon SELLEM, 31 ans, fondateur du principal site Internet israélien en français JSSNews.com, journaliste, entrepreneur, il était candidat aux élections législatives partielles en 2013, dans la 8ème circonscription des français de l’étranger, et avait jusqu’en milieu de campagne, la comédienne Véronique Genest comme suppléante. Il est l’actuel candidat UMP – UDI – Parti Libéral Démocrate et Union des Français de l’Etranger pour les élections Consulaires du 25 mai prochain (2ème circonscription d’Israël).

Sur le plan journalistique, il est considéré comme celui qui a fait éclater toute l’affaire Dieudonné et ses informations sur ce leader politique raciste ont été reprises par toute la presse française.

Le Secrétaire général et Vice-président du parti est :


• Marah Pinhas SADAY, 32 ans, Congolais de naissance converti au Judaïsme orthodoxe, Doctorant en Sciences Humaines à l’université de Tel Aviv, Fondateur du Mouvement Sioniste Africain, Ecrivain, auteur de « Tu seras juif mon fils » Ed. Biblieurope, et entrepreneur. Il est candidat aux Elections Européennes (Région Paris IDF pour laquelle votent aussi les français vivant en Israël)

« Notre parti prend pour modèle l’État Sioniste d’Israël et ses réussites innombrables et souhaite offrir à l’Europe des solutions viables ! Ainsi, nos axes prioritaires sont à l’image de ce que l’on trouve au sein de l’Etat Juif: »

Sur le plan journalistique, il est considéré comme celui qui a fait éclater toute l’affaire Dieudonné et ses informations sur ce leader politique raciste ont été reprises par toute la presse française.

Le Secrétaire général et Vice-président du parti est :

• Marah Pinhas SADAY, 32 ans, Congolais de naissance converti au Judaïsme orthodoxe, Doctorant en Sciences Humaines à l’université de Tel Aviv, Fondateur du Mouvement Sioniste Africain, Ecrivain, auteur de « Tu seras juif mon fils » Ed. Biblieurope, et entrepreneur. Il est candidat aux Elections Européennes (Région Paris IDF pour laquelle votent aussi les français vivant en Israël)

Notre parti prend pour modèle l’Etat Sioniste d’Israël et ses réussites innombrables et souhaite offrir à l’Europe des solutions viables ! Ainsi, nos axes prioritaires sont à l’image de ce que l’on trouve au sein de l’Etat Juif:

Notre parti prend pour modèle l’Etat Sioniste d’Israël et ses réussites innombrables et souhaite offrir à l’Europe des solutions viables ! Ainsi, nos axes prioritaires sont à l’image de ce que l’on trouve au sein de l’Etat Juif:

L’éducation

L’État Sioniste a le plus grand nombre de diplômés universitaires par habitant,

L’économie

Avec moins de 6% de chômeurs, l’Etat Sioniste connait le plein emploi

L’intégration

Par rapport à sa population, l’État Sioniste est celui qui présente la plus grande diversité ethnique et culturelle

L’écologie

L’État Sioniste est le seul État au monde qui, au 31 décembre, a plus d’arbres qu’au 1er Janvier précédant,

L’État Sioniste est celui qui recycle le plus ses eaux usées (70%), l’Espagne suit seulement avec 12%

– L’aide humanitaire

Nous voulons que l’Union Européenne adopte la politique Israélienne en matière d’aide internationale. “Apprendre à pêcher” plutôt que de “donner du poisson.” Par exemple, quand Israël finance la construction d’un hôpital en Afrique, Jérusalem n’envoie pas d’argent, mais du matériel, des architectes, mais aussi des médecins et des infirmiers.

Nous comprenons donc aisément pourquoi le plus grand pays au monde « démographiquement parlant » s’inspire de l’économie sioniste pour une application locale

En savoir plus sur http://finalscape.com/?p=3478#JruM8b0zrmMGjef5.99

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Images de guerre : Manuel Valls dit  » Il faut se battre pour notre économie, nos industries et notre économie »




Un petit document vidéo pour comprendre que la paix du Capitalisme Sioniste dépend de ce genre d’horreur.

Attention, certaines images peuvent choquer.

En savoir plus sur http://finalscape.com/?p=3476#3kpw69RWDwTAQT8j.99

video : http://vk.com/video_ext.php?oid=258326750&id=171436995&hash=f148078fca31b62d&hd=2

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Cash Investigation. Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois

video : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-3-mars-2015_833587.html#xtor=CS1-6


C'est la crise pour tout le monde, sauf pour les actionnaires ! Les 56 milliards d’euros de dividendes distribués en 2104 par les entreprises du CAC 40 font de la France l'un des pays les plus généreux en la matière. C'est une partie non négligeable des plus de mille milliards de dollars de rémunérations des actionnaires dans le monde... Pour réaliser de telles performances, les grandes entreprises françaises ont notamment recourt à des stratégies et des méthodes difficilement avouables.

Certains des fleurons économiques français sont prêts à tout pour dégager toujours plus de cash au profit de leurs actionnaires. De Hénin-Beaumont à Toronto, en passant par Londres et Boston, l'argent du capitalisme financier passe d'un continent à l'autre d'un simple clic. Derrière les cours de Bourse sur les écrans d'ordinateur et la froideur des bilans de fin d'année, se cache souvent un drame fait de licenciements, de pressions sur les salariés et parfois même de la mort d'un employé poussé au suicide par des objectifs impossibles à atteindre.

La course aux dividendes

Pendant un an, Édouard Perrin et les équipes de Cash Investigation ont suivi les circuits très opaques empruntés par les investisseurs mondiaux, toujours à l'affût de la bonne affaire, de la rentabilisation maximale. Et l'on voit comment une décision d’un fonds de pension à l'autre bout de la planète détruit de l'emploi en France. Comme à son habitude, Élise Lucet surgit là où ceux qui ne veulent pas répondre au téléphone ou recevoir les journalistes ne l'attendent pas...

Pourquoi Sanofi, 2e entreprise du CAC 40 enchaîne les fermetures d'usines et de laboratoires, alors qu'elle engrange les bénéfices... et paie son dirigeant 508 fois le smic par an ? Comment le patron des patrons, Pierre Gattaz, justifie-t-il la course aux dividendes ? À questions gênantes, réponses embarrassées ou péremptoires… Cash Investigation révèle notamment les indemnités de départ de Chris Viehbacher, l’ex-patron du groupe pharmaceutique. Elles se sont élevées à 5 millions d'euros, alors que l'entreprise a supprimé 4 000 postes en France sous sa direction.

Juste pour "siphonner" le cash

Plaire au marché, séduire les actionnaires. C'est le travail de Goldman Sachs, KKR ou Bain Capital, de très puissants fonds d'investissement américains. L’enquête montre très clairement comment certains de ces fonds s'abattent sur des entreprises, juste pour "siphonner" leur cash ou les "rationaliser", soit fermer des sites, pour les revendre ensuite à prix d'or.

Cash Investigation a également suivi jusqu'aux États-Unis les ex-salariés de Samsonite de Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais), laissés sur le carreau après justement une opération de… "rationalisation". Ils se battent aujourd'hui avec leur avocat pour faire reconnaître leurs droits. Et quand des enseignantes de l'Ontario à la retraite découvrent ce que leur fonds de pension a fait avec leur argent, leur émotion est sincère. Elles incarnent alors l'actionnaire anonyme au nom de qui ces dégâts humains ont été commis...

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-3-mars-2015_833587.html#xtor=CS1-6

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Anonymous Wallonie (Walonyîe) Discours du 20 octobre 2015