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Messages - mike

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La fille de Carla a été tuée par un train: la SNCB lui envoie la facture de 19.000 euros



C'est une histoire à peine croyable: la SNCB demande 19.000 euros à une mère de famille dont la fille de 12 ans a été tuée par un train alors qu'elle prenait un selfie. La mort de l'enfant aurait occasionné des dégâts aux installations. Des informations relayées par nos confrères du journal Het Laatste Nieuws.

Charlotte Nunez, âgée de 12 ans, a tragiquement été happée par un train lorsqu'elle prenait un selfie sur le quai d'une gare avec une amie, en novembre 2014. La jeune fille a été tuée sur le coup. Alors qu'elle doit surmonter ce drame, la mère de Charlotte, Carla, a reçu une lettre de la SNCB lui demandant de rembourser 19.000 euros. D'après la société de chemins de fer, la somme doit servir à rembourser les dégâts occasionnés par sa fille lors de sa chute.

Dans sa lettre, la SNCB ne va pas par quatre chemins: "Il est dit que ma fille est mineure et que je suis responsable des dommages causés par l'accident", explique la mère à nos confrères du journal Het Laatste Nieuws.

Heureusement, les 19.000 euros seront couverts par les assurances. Mais le dossier a été relayé au niveau politique. "Comment peut-on ignorer l''impact émotionnel d'une telle lettre, envoyée à des personnes qui ont perdu un proche? Au lieu de leur envoyer une facture de dégâts, même si elles ne doivent pas payer elles-mêmes, il vaudrait mieux montrer de l'empathie", regrette le socialiste flamand David Geerts.

http://www.rtl.be/info/regions/flandre/la-fille-de-carla-a-ete-tuee-par-un-train-la-sncb-lui-envoie-la-facture-de-19-000-euros-763779.aspx

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Depardieu: "Partout où les Américains passent, ils font des foyers de merde"

Gérard Depardieu a déclaré mercredi, depuis Moscou, que les Etats-Unis étaient «un peuple qui a sans arrêt détruit l’autre».
Il a dit préférer «être Russe».



«Les Etats-Unis? C’est un peuple qui a sans arrêt détruit l’autre. Ils se sont battus entre eux, ils ont détruit les Indiens, après ils ont fait l’esclavage, puis il y a eu la guerre de Sécession», a déclaré l’acteur lors d’une interview avec des journalistes russes diffusée jeudi sur France Inter.

«Après ce sont eux les premiers qui ont utilisé la bombe atomique. Partout où ils passent, ils font des foyers de merde. Non, je préfère être russe», a ajouté l’acteur, devenu citoyen russe il y a plus de deux ans sur intervention du président Vladimir Poutine.

«Et puis si les Européens arrêtent d’écouter ces Américains, eh bien je serai plus heureux, voilà», a-t-il conclu avant de se produire sur la scène d’un théâtre moscovite pour interpréter, aux côtés de Fanny Ardant, «La Musica deuxième», une pièce de Marguerite Duras.

http://www.sudinfo.be/1392788/article/2015-10-08/depardieu-partout-ou-les-americains-passent-ils-font-des-foyers-de-merde

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Les pires tatoueurs belges dénoncés sur Facebook : « Je le vis très mal »

Une page Facebook tire à boulet rouge sur les auteurs de tatouages ratés. Un tatoueur mis en cause monte au créneau : « C’est une plate-forme de délation ».






Sur la page Facebook baptisée « La crème des scratcheurs belge » (l’orthographe originale est respectée), l’encre de la dénonciation coule à flots généreux.

La Wallonie du tatouage de comptoir est passée au crible des critiques photographiques collectées et transmises par les 2000 « fans » rassemblés en deux semaines.

De Liège à Namur, de Hamoir à Auvelais, les images à prendre pour argent comptant ciblent en théorie les « scratcheurs », ces clandestins du « tattoo » peu scrupuleux de l’hygiène et de l’esthétique.

L’administrateur de la communauté en construction annonce la couleur : « je vous invite à m envoyé les pire tattoo de Belgique en mp ».

Libre à chacun de soumettre des clichés associés à une identité et une ville, aussi délicate soit la vérification de la véracité des informations soumises.

+ Cliquer ici pour découvrir la page Facebook « La crème des scratcheurs belge »

Virulente dans ses commentaires, la page ne fait pas que des heureux.

« Que voulez-vous que je vous dise ? C’est compliqué, ça ne fait pas plaisir d’être cité », concède un tatoueur mis en cause sur la page.

« J’ai consulté un avocat pour étudier la possibilité de déposer plainte », se rebiffe-t-il immédiatement, tout en optant pour l’anonymat.

« Je suis présenté à tort comme un tatoueur clandestin alors que je suis enregistré en bonne et due forme auprès du SPF Santé publique. Je travaille dans mon shop privé. J’ai investi pour l’équiper comme il se doit. J’ai un autre métier principal, je suis artiste dans ce cadre du tatouage et je me prépare à changer de statut dès le prochain trimestre. »

« Je suis dégouté »

Cible de la page une poignée de jours avant que la pression mise sur ses épaules ne retombe, le tatoueur confesse son malaise.

« Je le vis très mal, alors que je ne recherche jamais la publicité. J’aime pratiquer le tatouage peinard dans mon coin. Je suis dégouté. Je ne suis pas quelqu’un qui tatoue sur un coin de table sous le regard curieux d’un chien. J’aime travailler sur rendez-vous, à la demande, dans un cadre intime. Mes clients, je les considère comme des amis. »

« Dans l’absolu, une telle page pourrait être utile », tranche le bouc émissaire. « Avant, c’était compliqué et couteux de se procurer le matériel de tatouage. Aujourd’hui avec Internet, tu commandes un kit en Chine pour 100 € et tu peux commencer à faire des dégâts. Dénoncer les vrais scratcheurs, pourquoi pas, à condition de faire une enquête sérieuse. Ici, on est dans le cadre d’une plate-forme de délation sans enquête préliminaire. »


« J’ai un stock d’images pour trois mois »

Pourquoi avoir assemblé une telle page de dénonciation des tatoueurs ?

« Je n’en pouvais plus des gens qui tatouent sans hygiène, sans scrupule », lance l’administrateur, qui souhaite lui aussi garder l’anonymat. « Mais jamais je n’imaginais que cela prendrait une telle ampleur ! »

« Je reçois des dizaines de photographies par jour, j’ai un stock pour trois mois », assène celui qui se présente comme tatoueur depuis « une quinzaine d’années ».

Quant à la vérification de la véracité des clichés : « Je vérifie en visitant le profil de ceux qui m’ont transmis les fichiers, pour être sûr que les images leur appartiennent. »

Les perspectives d’éventuels ennuis judiciaires ne semblent pas inquiéter le promoteur de la plate-forme.

« C’est n’est pas de la délation à partir du moment où ce sont des vérités qui sont exposées. Je publie des cas dramatiques, qui peuvent nécessiter des séances de laser pour réparer les dégâts ou un recouvrement via un tatouage deux à trois fois plus grand. »

http://www.lavenir.net/cnt/DMF20151020_00722388?pid=2398089

1474
Video divers / Plus rien - Les Cowboys Fringants Paroles (Lyrics)
« le: 20 octobre 2015 à 18:53:53 »
Plus rien - Les Cowboys Fringants Paroles (Lyrics)


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Il touche les parties intimes d'une ado de 15 ans dans le tram bruxellois puis la force à le suivre: connaissez-vous cet homme?







video : http://www.rtl.be/videos/video/553125.aspx

Nous sommes le mercredi 18 février 2015 peu après 16h30, une jeune fille d'une quinzaine d'années monte dans le tram 92 à l'arrêt de la Place Stéphanie à Ixelles. Un jeune homme d'une vingtaine d'années monte également dans le tram. Rapidement, le jeune homme s'approche de la jeune fille et commence à lui parler. Plus tard, il s'assiéra à côté d'elle et se montrera de plus en plus entreprenant. Il la forcera à l'embrasser et la touchera au niveau des parties intimes par-dessus les vêtements. Il prendra également des photos d'eux. A plusieurs reprises, la jeune victime lui demandera d'arrêter mais il poursuivra son attitude harcelante tout en lui disant qu'il ne lui fera aucun mal.


 Arrivés à l'arrêt "Héros" avenue Brugmann à Uccle, le jeune homme prétendra habiter le quartier. Il ne s'y arrêtera pourtant pas et préfèrera poursuivre sa route avec la jeune fille. Elle se verra alors contrainte de lui prendre la main mais finira par se réfugier au " DELHAIZE" situé à Fort-Jaco. Une fois dans le magasin, la jeune fille parviendra à échapper au jeune homme et à prévenir sa famille. Le jeune homme, quant à lui, quittera finalement seul le magasin.


L'auteur est un jeune homme probablement d'origine étrangère, âgé d'une vingtaine d'années. Il est de corpulence normale et mesure approximativement 1m70. Il s'exprime en français et en anglais. Il était vêtu d'un jean, d'une casquette sur laquelle figure la lettre "T" en rouge et blanc et d'une veste foncée de type baseball de la marque "Gov Denim New York".

 Publié le 20/10/2015 à la requête du Parquet de Bruxelles.


Témoignages

Si vous avez plus de renseignements concernant ce fait, nous vous invitons à prendre contact avec la police via le numéro gratuit 0800 30 300. Vous pouvez également réagir via email: avisderecherche@police.belgium.eu.


http://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/il-touche-les-parties-intimes-d-une-ado-de-15-ans-dans-le-tram-bruxellois-puis-la-force-a-le-suivre-connaissez-vous-cet-homme-video--763898.aspx

1476
ANIMAUX

– Les visiteurs d'un zoo danois, dont des enfants, ont assisté jeudi à la dissection d'un lion, tué plus tôt dans l'année pour éviter la consanguinité.

La foule a assisté à la dissection hier, dans un zoo danois. Photo: SIPA







Les entrailles d'un lion ont été présentées jeudi à la foule du zoo d'Odense, au Danemak.
Le public, composé de nombreux enfants, le nez pincé, a assisté à une dissection publique de l'animal d'un an, a rapporté l'Associated Press.
La plupart se sont montrés intéressés en multipliant les questions.

Le mâle adulte, tué en parfaite santé en février dans le zoo le plus populaire du pays, a été éventré dans un objectif éducatif.
Une pratique organisée depuis deux décennies dans l'établissement.
Comme lui, deux autres individus de l'espèce sexuellement matures ont été tués cette année, pour éviter les risques de consanguinité.
Tenus dans la même enceinte, ils auraient pu s'accoupler entre eux.
Or préserver la diversité génétique de l'espèce à long terme est essentiel.

Contraception comme solution ?

Selon un communiqué de l'Association européenne pour les jardins zoologiques et aquariums, diffusé avant la dissection, "l'animal a été abattu après de nombreuses tentatives pour lui trouver un autre établissement aux normes de bien-être similaire".
L'argument n'a pas convaincu les défenseurs des droits des animaux.
Joanna Swabe, chef de la Humane Society International/Europe, a dénoncé dans un communiqué l'incapacité des zoos à gérer la reproduction de leurs animaux.
À son sens, les options de contraception permettraient notamment d'"éviter la consanguinité (et) de maintenir des populations génétiquement saines".

En mars déjà, un parc animalier belge avait euthanasié une antilope en voie de disparition, ainsi que deux bisons, pour cause d'espace et de ressources limités. D'après Lesley Dickies, directrice exécutive de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), citée par la BBC, 3000 à 5000 animaux captifs sont euthanasiés chaque année en Europe.



1477
La quantité d’aluminium dans les vaccins injectés à nos enfants

Pour calculer la quantité d’aluminium dans les vaccins injectés à nos enfants, il faut tenir compte de trois paramètres :
 le calendrier vaccinal belge
 la quantité d’aluminium en fonction du vaccin inoculé
 la répétition des doses préconisées

1. Quel est le calendrier vaccinal belge ?



Selon le calendrier vaccinal belge,
 un enfant de 15 mois aura eu en tout : 4 doses de vaccins anti-polio-diphtérie-tétanos-hépatite B-hémophilus de type B (INFANRIX hexa)
 3 doses de vaccin antipneumococcique (PREVENAR)
 2 ou 3 doses de vaccin anti-rotavirus (ROTARIX ou ROTATEQ)
 1 dose de vaccin anti-rougeole-rubéole-oreillons (PRIORIX)
 1 dose de vaccin anti-méningite C (MENINGITEC OU MENJUGATE)

 un enfant de 5 ans  aura eu en tout :  4 doses de vaccins anti-polio-diphtérie-tétanos-hépatite B-hémophilus de type B (INFANRIX hexa)
 3 doses de vaccin antipneumococcique (PREVENAR)
 2 ou 3 doses de vaccin anti-rotavirus (ROTARIX ou ROTATEQ)
 1 dose de vaccin anti-rougeole-rubéole-oreillons (PRIORIX)
 1 dose de vaccin anti-méningite C (MENINGITEC OU MENJUGATE)
 1 rappel de vaccin anti-polio-diphtérie-tétanos-coqueluche (BOOSTRIX POLIO)
 1 rappel de vaccin anti-rougeole-rubéole-oreillons (PRIORIX)

 un enfant de 15 ans aura eu en tout : 4 doses de vaccins anti-polio-diphtérie-tétanos-hépatite B-hémophilus de type B (INFANRIX hexa)
 3 doses de vaccin antipneumococcique (PREVENAR)
 2 ou 3 doses de vaccin anti-rotavirus (ROTARIX ou ROTATEQ)
 1 dose de vaccin anti-rougeole-rubéole-oreillons (PRIORIX)
 1 dose de vaccin anti-méningite C (MENINGITEC OU MENJUGATE)
 1 rappel de vaccin anti-diphtérie-tétanos (TEDIVAX proadulto)
 1 rappel de vaccin anti-rougeole-rubéole-oreillons (PRIORIX)


2. Quelles sont les quantités d’aluminium contenus dans les vaccins ?

Certains vaccins contiennent de l’aluminium, d’autres n’en contiennent pas.

Un tableau récapitulatif permet d’y voir plus clair.







Prenons, quelques cas de figure :
 un enfant de 15 mois reçoit (cumulativement) 3467 microgrammes à 3742 microgrammes, soit plus de 3 milligrammes d’aluminium [2] [3] [4] ;
 un enfant de 5 ans reçoit (cumulativement) 3967 microgrammes à 4242 microgrammes, soit environ 4 milligrammes d’aluminium  [5] ;
 un enfant de 14-15 ans peut recevoir (cumulativement) entre 4073 et 7073 microgrammes, soit entre 4 et 7 mg d’aluminium.

D’après le pédiatre Robert SEARS, chez des sujets dont les reins ne fonctionnent pas bien, l’injection en une fois dans le flot sanguin de 5 µg de mercure par kilo de poids constitue une dose toxique.

Cela signifie que
 chez un nouveau-né de quatre kilos dont les reins ne fonctionneraient pas bien, la dose toxique  serait de 20 µg  ;
 chez un jeune enfant de 15 kilos dont les reins ne fonctionneraient pas bien, elle serait de 75 µg ;
 chez un adulte dont les reins ne fonctionneraient pas bien, 350 µg  seraient toxiques.

Selon le Dr GARNIER (Le Concours Médical - février 1997), la dose toxique d’aluminium dans le sang est de l’ordre de 60 µg/litre de sang. Les dégâts seraient inéluctables à partir de 100 µg/litre.

Signalons également qu’il existe d’autres médicaments (non-vaccinaux) contenant de l’aluminium (MAALOX, etc).


https://portal.health.fgov.be/pls/portal/docs/PAGE/INTERNET_PG/HOMEPAGE_MENU/ABOUTUS1_MENU/INSTITUTIONSAPPARENTEES1_MENU/HOGEGEZONDHEIDSRAAD1_MENU/ADVIEZENENAANBEVELINGEN1_MENU/ADVIEZENENAANBEVELINGEN1_DOCS/CSS_8559_CALENDRIER_VACCINAL_2009_FR.PDF

http://www.cbip.be/PDF/GGR/GGR_FR_2010.pdf

http://www.info-vaccination.be/?La-quantite-d-aluminium-dans-les-vaccins-injectes-a-nos-enfants

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Etats-Unis: le futur marié lui pose un lapin, elle régale les SDF du festin



Pour ne pas gâcher la nourriture du dîner gastronomique déjà réservé, la famille de la jeune femme éconduite a offert la prestation aux sans domicile fixe de Sacramento.
 


La robe avait été choisie. Le lieu réservé. Les invités bookés. Tout était prêt pour le mariage. Mais quelques jours avant la date, patatras! Le futur marié a tout annulé. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, la famille de la fiancée éconduite a offert le dîner gastronomique prévu pour 120 personnes aux sans-abri. Les convives de dernière minute ont donc investi la salle de bal du luxueux Citizen Hotel de Sacramento, rapporte la chaîne KCRA relayée par le Los Angeles Times.

"Lorsque j'ai découvert lundi que le mariage n'aurait pas lieu, il semblait juste, bien sûr, que c'était pour nous l'occasion de donner quelque chose en retour", a déclaré Kari Duane, la mère de la mariée.

Le coeur brisé, sa fille n'avait en revanche pas le coeur à participer à la fête.


Un menu "quatre étoiles"


Des dizaines de personnes ont donc rempli la salle à manger, profitant du menu quatre étoiles prévu pour le mariage. Au menu, de la salade, des gnocchis, du saumon et du rôti.

Venue avec son mari et ses cinq enfants, Erika Craycraft a témoigné sa reconnaissance envers la famille Duane. "Voir s'échapper quelque chose de si important pour vous et en faire profiter quelqu'un d'autre est vraiment, vraiment gentil", témoigne-t-elle.


Pour ne pas laisser perdre le voyage de noces non remboursable inclus dans le budget de 35.000 dollars, mère et fille s'envoleront bientôt pour le Bélize, sous les tropiques, en Amérique centrale. Un décor qui leur permettra peut-être de tourner la page.

http://www.bfmtv.com/international/etats-unis-le-futur-marie-lui-pose-un-lapin-elle-regale-les-sdf-du-festin-923483.html

1479
Etat islamique : visé par une frappe française en Syrie, Salim Benghalem serait toujours vivant



Il aurait survécu. Le Français Salim Benghalem, cible d'un bombardement français à Raqqa (Syrie) le 8 octobre, s'est entretenu avec ses proches depuis la frappe, rapporte dimanche 18 octobre L'Express. Le jeune homme originaire de Cachan (Val-de-Marne) leur aurait parlé sur Skype samedi soir.

"Dans le choix des mots et la manière de s'exprimer, ils n'ont aucun doute sur le fait qu'il s'agissait bien de lui", précise l'hebdomadaire. L'homme, condamné pour tentative de meurtre dans le Val-de-Marne en 2007, a même transmis quelques mots au journaliste : "A l'Etat islamique, nous sommes des hommes que le monde veut tuer alors que la mort est le but que nous recherchons."

Placé en octobre 2014 sur la liste noire des Etats-Unis, Salim Benghalem est soupçonné d'être un bourreau du groupe jihadiste. Selon Le Monde, les services de renseignement français le voient comme "le responsable de l'accueil des Français et des francophones au sein de l'Etat islamique".

http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/etat-islamique-vise-par-une-frappe-francaise-en-syrie-salim-benghalem-serait-toujours-vivant_1135039.html

1480
Daech se forme au piratage : "Le risque, c'est un cyber-11-Septembre"

Le groupe islamiste aurait tenté de pirater les firmes énergétiques américaines, avec dans l'idée de produire des black-out.

Il n'a pour l'instant pas réussi.




Ce n'était qu'une question de temps. L'Etat islamique (dit "EI" ou "Daech") "commence à lancer des cyber-attaques", affirme Caitlin Durkovich du Département américain de la sécurité intérieure, rapporte CNN. Et leur première cible est évidente : les Etats-Unis.

La chaîne de télévision raconte que Daech a tenté (en vain) de pirater des firmes énergétiques américaines lors d'une grande conférence organisée la semaine dernière. Toutefois, le groupe islamiste utilise des outils de piratage dépassés, incapables de pénétrer dans les systèmes pour les couper ou les faire exploser.

L'intention est forte, heureusement les capacités sont faibles", commente à CNN John Riggi, responsable de la division cyber au FBI. "Mais, nous restons préoccuper s'ils achètent plus de capacités."

En effet, il existe un important marché noir pour les outils de piratage. Un logiciel malveillant se vend ainsi entre 12 et 3.500 dollars, selon la firme de sécurité Symantec. Avec le bon arsenal et en apprenant à exploiter les failles de sécurité, l'Etat islamique pourrait s'introduire dans les systèmes des fournisseurs d'énergie américains.

Vers un "cyber-Armageddon"?




Le réseau électrique américain présente la particularité d'être essentiellement mécanique, alimenté par 7.000 centrales, 700.00 kilomètres de lignes à haute tension et 3,5 millions de lignes de raccord... Le tout sert 150 millions de foyers, via 3.300 sociétés différentes. Cette infrastructure, vétuste et obsolète, a déjà montré des failles, à savoir la multiplication des black-out ces dernières années dans les grandes villes, y compris New York. Ainsi, en 2013, à Cookeville (Tennessee), le simple passage d'un raton-laveur dans une installation électrique a produit une boule de feu, privant 6.000 Américains d'électricité pendant 24 heures...

Les Etats-Unis disent depuis longtemps redouter des cyber-attaques sur son réseau électrique (et sur l'ensemble de ses infrastructures, toutes faibles), craignant un "cyber-armageddon" ou un "cyber Pearl Harbor" qui mettrait à bas l'ensemble du pays. L'intérêt de Daech pour le système donne déjà des sueurs froides aux autorités américaines. Une cyber-attaque qui réussirait à s'introduire dans le système pourrait ainsi couper le courant dans de larges régions du pays, voire pourrait faire exploser les machines pour un black-out durable.

Un somme un "cyber-sabotage" qui porterait la marque de l'organisation islamiste. Dès 2013, l'ancien directeur de l'Anssi, Patrick Pailloux (aujourd'hui à la DGSE), prévenait "l'Obs" :

Ma plus grande crainte concerne le cybersabotage, c'est-à-dire l'introduction dans un système pour le saboter, soit une utilisation quasi militaire de l'informatique. A la manière de ce qu'on a vu en Iran avec le virus Stuxnet."

En 2010, Stuxnet, un programme malveillant, sans doute coproduit par les services américains et israéliens, a été introduit dans les systèmes informatiques contrôlant les centrifugeuses iraniennes qui enrichissent l'uranium nécessaire à la fabrication de l'arme atomique.

"Le risque d'un cyber-11-Septembre"

"Le risque de demain, c'est un cyber-11-Septembre", a lancé en début d'année le député socialiste Eduardo Rihan Cypel, co-auteur du dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

La possibilité que des terroristes s'emparent des outils informatiques pour lancer "une cyberattaque massive" ne relève plus du fantasme. "Il faut se préparer à tous les scénarios possibles, jusqu'à des attaques massives financées par des groupes terroristes", estime le lieutenant-colonel Eric Freyssinet, chef de la division de lutte contre la cybercriminalité. Avant d'ajouter :

Malheureusement, les groupes terroristes ont de l'argent. Il n'y a qu'un pas pour qu'ils se munissent de cyber-armes, surtout qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de moyens humains pour les utiliser, quelques dizaines de personnes suffisent pour lancer une attaque massive."

Inquiétant. Pour autant, les officiels américains se veulent rassurant sur une éventuelle cyber-attaque contre le réseau électrique. Selon les autorités, citées par CNN, il faudrait des capacités techniques importantes pour comprendre le fonctionnement de l'infrastructure acheminant l'énergie, et encore plus pour la saboter. Surtout que l'ensemble est désormais surveillé par le FBI, mais aussi la CIA et la NSA.


http://tempsreel.nouvelobs.com/tech/20151019.OBS7872/daech-se-forme-au-piratage-le-risque-c-est-un-cyber-11-septembre.html

1481
Hors europe / Poutinisme, patriotisme et apathie politique
« le: 19 octobre 2015 à 22:37:48 »


Conclusion

Le « poutinisme » est donc une forme particulière de populisme gouvernemental qui répond aux attentes de la majorité de la population se reconnaissant comme « peuple » au travers de la figure de son dirigeant. Il est paradoxalement conforté par l’opposition politique qui concentre ses attaques contre la personne du dirigeant tout en négligeant les aspirations et demandes sociales d’un peuple fatigué du mépris des élites. Le soutien au « poutinisme », tout comme à l’opposition, est une posture politique contredisant l’apolitisme général de la population russe, même s’il s’agit d’une politisation paradoxale et limitée. Les mobilisations sociales « d’en bas », même lorsqu’elles affichent leur apolitisme, sont tout autant politiques lorsqu’elles portent des revendications de justice sociale et de reconnaissance de la capacité d’action d’un sujet qui est pourtant loin de s’auto-identifier. Ce qui freine leur politisation est sans doute la perception étroite d’une politique réduite à Poutine ou à l’opposition anti-Poutine, et qui laisse peu de place à une perception politique des problèmes du quotidien qui suscitent ces mobilisations. Il me semble cependant qu’une (re)politisation, un recouvrement des repères cognitifs, émotionnels et pratiques sur le monde passe par les chemins hésitants de ces mobilisations « d’en bas ».

http://www.laviedesidees.fr/Poutinisme-patriotisme-et-apathie-politique.html

1482
Hors europe / Poutinisme, patriotisme et apathie politique
« le: 19 octobre 2015 à 22:37:21 »


Une « opposition » coupée de la population

Cette « opposition », dont les experts suivent avec avidité les succès et revers de fortune, mobilise surtout à Moscou et dans quelques grandes villes de Russie, parmi la classe moyenne supérieure à haut niveau d’études, les intellectuels, les travailleurs indépendants ou « free-lance ». Même si l’image des leaders de l’opposition est en partie formatée par la propagande médiatique pro-Kremlin, ceux-ci sont très éloignés des préoccupations du « bas-peuple travailleur et patriotique » dont le pouvoir en place prétend défendre les intérêts. De manière générale, l’« opposition », décrite dans les médias occidentaux comme « démocratique » et « libérale », est surtout focalisée sur la personne de Poutine. Les problèmes qui préoccupent la majeure partie des Russes, ainsi que l’indiquent les sondages, la pauvreté, le logement, l’éducation, la santé, n’apparaissent pas comme prioritaires dans les discours de l’« opposition » centrés sur la nécessité de démonter le « régime poutinien » corrompu, « malhonnête » et « voleur ».

Un épisode relaté par l’une de mes interlocutrices illustre à merveille la façon dont peut être perçue cette « opposition ». Lioudmila est enseignante, elle a participé à quelques manifestations de protestation contre les fraudes électorales en 2011 à Saint-Pétersbourg. Elle parle longuement d’un épisode de sa vie qu’elle relate pour expliquer son rapport à la politique. En 2013, elle s’est unie à d’autres habitants des immeubles voisins, qui promenaient régulièrement leur chien dans le square du quartier, pour lutter contre les agissements des « tueurs de chien » qui empoisonnaient les chiens du voisinage. Ils ont formé un comité et se sont rendus en délégation au Conseil municipal, qui a pris quelques mesures à la suite de cette rencontre. Mais Lioudmila se rappelle surtout un autre épisode. L’un des « promeneurs de chien » était un jeune homme « sympathique » et « fasciné par la politique ». Il lui a conseillé de se rendre plutôt au local de Iabloko, l’un des partis démocrates les plus anciens, dit aujourd’hui d’« opposition ». Elle raconte : « J’arrive au local ; des jeunes gens bien sous tous rapports sont assis. Ils me demandent ce que je veux, je leur explique, et tout ce qu’ils trouvent à me dire, c’est ‘Oui, oui, on voit le problème. Dites-nous, comment allons-nous combattre le pouvoir ?’. Je m’exclame : ‘Contre quel pouvoir allons-nous nous battre ? Je viens vous parler d’un problème de chiens !’ Et la fille me rétorque : ‘Je vous comprends, mais c’est un problème politique, c’est de la politique. Nous devons montrer au pouvoir que les gens se révoltent !’ Mais je lui ai dit : ‘Mademoiselle, merci, mais je ne suis pas votre public’. Et je suis partie. Vous comprenez. C’est de la politique, ça ? Non... »

Cet épisode est symptomatique de la coupure existant entre l’« opposition » obnubilée par le « pouvoir » et la lutte contre le « pouvoir » d’une part, et les gens préoccupés par des problèmes plus quotidiens et personnels, d’autre part. Peut-être Alexeï Navalny est-il une exception, lui qui jouit d’une réelle popularité à Moscou. Son programme de campagne y est sans doute pour quelque chose, il mettait l’accent sur les problèmes préoccupant la majorité des Moscovites, en particulier la corruption (des fonctionnaires surtout), les transports, le logement, mais aussi la forte proportion d’immigrés qu’il s’agit, pour un Navalny libéral et nationaliste, d’encadrer et de contrôler plus sévèrement que ne le fait l’actuel régime. A l’exception de Navalny et de quelques autres peut-être, l’« opposition » renforce donc autant qu’elle ne l’atténue la dépolitisation de la société. Même les grandes manifestations du mouvement « Pour des élections honnêtes », bien qu’ayant en partie pour cible le « pouvoir en place », ne constituaient pas une réelle démonstration politique, mais bien plutôt une auto-représentation sur le mode : « nous sommes ici, dans la rue, nous sommes nombreux, nous existons ». Les entretiens effectués par le Laboratoire de sociologie publique montrent combien les protestataires rejetaient toute identification idéologique ou partisane, toute prise de position autre que « tous unis contre Poutine ». Parmi les rares personnes ayant tenté de présenter leur préférence politique, notons des expressions fantaisistes du type : « national-démocrate », « tyrannie libérale » ou « gauche libérale ». Les dernières manifestations en date, notamment la marche du 1er mars 2015 qui a suivi l’assassinat de Boris Nemtsov, n’ont même pas porté de réels slogans, la plupart des manifestants apportant simplement leur recueillement et leur participation comme unique message .

Un apolitisme paradoxal

De nombreuses enquêtes l’ont montré , certains, parmi les « nouveaux mobilisés » des années 2011-2012, se sont reportés sur les luttes locales, selon la logique qu’illustre cette citation : « J’en ai eu assez de manifester pour manifester, ça ne servait à rien. Alors j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire de plus concret, à ce qui pourrait donner de réels résultats. Et je me suis dit qu’il fallait s’investir dans mon quartier, faire en sorte que les gens se bougent ici ». Des groupes locaux se sont ainsi formés à la suite du mouvement « Pour les élections honnêtes » selon une logique inverse à celle que j’avais décrite dans un précédent article, allant non pas du plus concret et restreint ou personnel au plus général, mais, à l’inverse, du général au particulier . Une autre forme de politisation passe donc aujourd’hui par des mobilisations sociales « d’en bas », ancrées dans le local et les réalités du proche ou de la vie quotidienne. Les gens reprennent alors espoir dans l’action collective et se réapproprient le sentiment de pouvoir agir sur leur environnement, ils se découvrent acteurs et sujets de leur vie, en tout cas partiellement.

Les mobilisations locales, qui s’étaient surtout développées à partir de 2005, sous le deuxième mandat de Vladimir Poutine et à la faveur d’une embellie économique accompagnée de réformes sociales libérales, continuent de fleurir. Dès le crépuscule du mouvement « Pour des élections honnêtes », une large mobilisation locale a rappelé le dynamisme de ce type de militantisme : à Saint-Pétersbourg, en janvier 2013, ont eu lieu plusieurs manifestations rassemblant des milliers de participants contre la fermeture d’un hôpital pour les enfants souffrant de maladies cancéreuses. A Moscou, les batailles se sont surtout menées sur le terrain de la défense des écoles menacées de fermeture ou de « fusion » avec d’autres, pour l’accès de tous aux jardins d’enfants, contre les constructions « densifiées » (à l’intérieur des cours d’immeubles, sur des terrains de jeu ou des espaces verts). Dans la la région de Voronej, depuis 2012, les habitants de toutes les aires menacées se mobilisent contre les dangers du projet d’exploitation de gisements de cuivre-nickel dans la région. Le mouvement, qui dure depuis plus de trois ans, a largement mobilisé dans toute la région et au-delà, attirant des catégories très diverses de la population, des Cosaques, d’ordinaire plutôt conservateurs et loyalistes envers le pouvoir en place, paysans et petits commerçants. Une autre forme de mobilisation, le volontariat, se développe également ces dernières années, pour aider les gens dans la détresse mais surtout pour pallier les déficiences de l’Etat. L’un des élans de solidarité les plus massifs a eu lieu lors des inondations qui ont dévasté Krymsk, une ville du Sud de la Russie. Pro- et anti-Poutine participent aussi bien à cette nouvelle vague du volontariat.

Un peu partout dans le pays naissent aussi des « groupes d’initiative », forme d’auto-organisation la plus populaire en Russie, qui mènent surtout des batailles sur le terrain du logement, de l’écologie, de l’aménagement des villes, des infrastructures scolaires ou médicales. Il y a aussi, depuis 2007, un renouveau des conflits du travail, malgré une réforme législative de début des années 2000 qui rend les grèves presque impossibles à organiser légalement. Causant diminution des revenus, arriérés de salaires, licenciements, la récession économique qui a démarré début 2015 entraîne la multiplication de ces conflits, moins sous la forme de la grève que sous celle de rassemblements, manifestations, pétitions, blocages de route, grèves du zèle ou grèves de la faim. Des actions de protestations se déroulent un peu partout dans le pays et touchent quasiment toutes les branches, l’industrie, les transports, mais aussi les salariés de l’enseignement et de la médecine.


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Hors europe / Poutinisme, patriotisme et apathie politique
« le: 19 octobre 2015 à 22:34:41 »
Poutinisme, patriotisme et apathie politique

Comment expliquer la popularité de V. Poutine en Russie ?
Au delà des accusations de manipulation et de propagande, C.
Clément retrace l’histoire et les caractéristiques du poutinisme, un système d’idées et de pratiques nourries de patriotisme et d’apathie politique



La cote de popularité du président Vladimir Poutine auprès de ses compatriotes russes bat tous les records, atteignant 89 % selon un sondage réalisé en juin 2015 par le Centre Levada. Sondages truqués, commentent les uns, propagande manipulatrice, s’exclament les autres, Russes incorrigiblement autoritaires, se désolent les troisièmes. Et si Poutine était tout simplement soutenu par la grande majorité de la population ? Il y aurait plusieurs raisons à cela. D’abord, le recouvrement du sentiment de fierté nationale qui a suivi le rattachement de la Crimée à la Russie, la posture ferme affichée par le Kremlin vis-à-vis des rappels à l’ordre émanant des puissances occidentales, le calme relatif que connaît le pays comparé à la déstabilisation de l’Ukraine, les désordres en Arménie ou ailleurs. Il y a ensuite l’idée d’absence d’alternative politique, selon la logique « Poutine n’est certes pas l’idéal, mais les autres sont encore pires ».

Ce sont des éléments centraux de ce que j’appelle le « poutinisme », soit un système politique fortement centralisé et centré sur la personne de Vladimir Poutine. Cette focalisation n’est pas uniquement le produit d’une propagande savamment orchestrée pour mettre à l’actif de Poutine les succès politiques, tout en imputant la responsabilité des échecs aux subordonnés indisciplinés. Elle découle également des représentations que se font les Russes, y compris d’opposition, du rôle hypertrophié de Vladimir Poutine dans la conduite des affaires du pays. Le « poutinisme » fait également référence à un système d’idées et de pratiques auxquelles est associé le gouvernement actuel, un mélange de conservatisme, de traditionalisme, de patriotisme et de populisme.

Les recherches que j’ai effectuées avec des collègues en 2014 sur la genèse et la signification de l’apolitisme dans certaines catégories socio-professionnelles [1] mettent à jour les logiques de ce soutien, y compris parmi ceux qui ont participé en 2011-2012 aux mobilisations massives « Pour des élections honnêtes ». Certains de ceux qui avaient pris part aux manifestations de protestation contre les fraudes électorales et déclaraient même « détester » personnellement Poutine, déclaraient en 2014 approuver sa politique vis-à-vis de la Crimée et ressentir « une plus grande attention de la part du pouvoir pour les gens ordinaires ». D’autres enquêtes [2] indiquent également la lassitude et les désillusions de certains participants à la vague protestataire des années 2011-2012. Les interviews regorgent de témoignages de ce type : « J’ai participé à la plupart des manifestations au début, mais ça n’a rien donné ; il n’y a aucun résultat » ; « J’en ai eu marre des propos abstraits, de la protestation au nom de la protestation, et j’ai voulu faire quelque chose de concret ». Certains parmi les protestataires d’hier prennent publiquement position pour Vladimir Poutine, qui, finalement « n’est pas si mal ». Un anarchiste, programmiste et administrateur système qualifié et bien rémunéré, portrait type de ceux qui ont manifesté contre Poutine en 2011-2012, déclarait même en 2014 : « En fait, si je me place du point de vue de celui qui a le pouvoir, à la place de Poutine, je ferais la même chose ». Résignation ? Peur ?

Malgré une réelle accentuation de la répression, la peur fait rarement partie des motifs invoqués pour justifier l’absence de militantisme. Plus que la crainte directe de répressions politiques, intervient parfois la peur de risquer sa carrière professionnelle ou son emploi. Mais le nœud du problème est bien plus dans le sentiment d’inutilité de ces protestations « qui ne mènent à rien ». Le mouvement de 2011-2012 dit d’« opposition à Poutine » a pourtant obtenu certains résultats, notamment un allègement de la procédure d’enregistrement des partis politiques admis à participer aux élections ainsi que la restauration partielle des élections des gouverneurs de région, supprimées en 2004. Certaines élections locales, largement discutées dans les médias, ont également donné l’impression d’une libéralisation partielle. Notamment lors des municipales de septembre 2013.

Cette relative libéralisation s’est accompagnée de mesures visant, au contraire, à renforcer le contrôle de l’État sur les organisations de la société civile : loi obligeant les ONG recevant des financements étrangers et pratiquant une « activité politique » à se déclarer « agents de l’étranger », loi pénalisant la « propagande des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs », introduction de sanctions pénales pour les manifestations publiques faisant « offense au sentiment religieux », renforcement de la répression, législative et factuelle, des manifestations publiques de protestation, élargissement de la définition des infractions tombant sous l’accusation de « trahison d’État », loi sur les ONG étrangères ou internationales « indésirables », contre-sanctions décidées par le gouvernement russe en riposte aux sanctions européennes contre le rôle de la Russie dans la guerre à l’Est de l’Ukraine. Toutes ces mesures ressortissent d’un même esprit conservateur et nationaliste : défendre les « valeurs traditionnelles » de la Russie, empêcher une déstabilisation du pays par les puissances étrangères hostiles, afficher la souveraineté de l’État russe, au moins symboliquement.



Répressions arbitraires

Les médias occidentaux ainsi que les organisations internationales de défense des droits de l’homme évoquent une accentuation des répressions. Beaucoup de militants considérés comme « opposants » au régime poutinien ou menaçant « l’ordre public » sont effectivement incarcérés. Parmi les scandales les plus connus, l’affaire dite de « Bolotnaïa », du nom de cette place au centre de Moscou où ont eu lieu des heurts entre manifestants et forces de l’ordre lors de la manifestation du 6 mai 2012 contre la réélection de Poutine à la Présidence. En tout, 30 personnes ont été inculpées. Plus d’une dizaine sont encore incarcérées, dont Sergueï Udaltsov, le leader du Front de gauche et Alexey Gaskarov, un militant antifasciste qui avait déjà passé deux mois et demi dans un centre de détention provisoire en 2010 après avoir été arrêté pour son engagement dans la campagne pour la sauvegarde de la forêt de Khimki (il a été ultérieurement acquitté de toutes les charges qui pesaient sur lui).

Les autres chefs médiatisés du mouvement dit « d’opposition » de 2011-2012 sont en liberté « surveillée », notamment Alexeï Navalny, d’abord placé en résidence surveillée après son succès aux élections à la mairie de Moscou, puis condamné en décembre 2014 à trois ans et demi de prison avec sursis pour une affaire l’opposant à l’entreprise française Yves Rocher. Le célèbre joueur d’échec Garry Kasparov et le député de la Douma d’État Ilya Ponomarev sont réfugiés à l’étranger. Le sort d’une autre figure très médiatisée de l’opposition anti-Poutine, Boris Nemtsov, assassiné à proximité du Kremlin en février 2015, est tristement connu. Il reste donc peu de personnalités médiatiques encore actives en Russie, même sur le terrain de l’opposition publique à Vladimir Poutine.

Cela fait-il pour autant du « régime poutinien » un système répressif ? Les répressions ne sont pas massives, beaucoup d’initiatives indépendantes et critiques des autorités en place continuent d’être menées au grand jour. L’un des problèmes inquiétants est sans doute l’absence de critères clairs permettant d’apprécier le risque encouru : où est la frontière à ne pas dépasser pour éviter les persécutions ? Cette frontière, qui paraissait claire à beaucoup il n’y a encore pas si longtemps, semble avoir disparu avec l’accentuation de l’impression de chaos dans la politique conduite par les dirigeants politiques russes.

On peut distinguer trois types de répressions. Les répressions à l’encontre de l’opposition politique, relativement symboliques et largement médiatisées, qui s’abattent sur les leaders ou figures connues de l’establishment. Des répressions plus dures, conduisant à de réelles peines de prison, qui touchent surtout les nouveaux venus à la politique. L’objectif est sans doute ici de dissuader les gens ordinaires de se mêler de politique. Un troisième type de répressions touche les militants de causes sociales et non directement politiques, mais dérangeant les intérêts de certains groupes financiers ou économiques. Les répressions à leur encontre visent à les empêcher de nuire, et d’éviter que puisse leur être fait de la publicité. C’est ainsi des répressions qui touchent des militants syndicaux ou des salariés simplement décidés à défendre leurs droits. Comme lors de la crise économique de 2008-2009, les dirigeants syndicaux potentiellement causeurs de troubles, sont dans la ligne de mire. Ainsi, en décembre 2014, Leonid Tikhonov, le président du syndicat des dockers du port « Vostotchni » à Nakhodka (Extrême Est russe) a été condamné à 3 ans et demi de prison pour une histoire de détournement de fonds alors que le syndicat menait une sérieuse bataille contre la dégradation des conditions de travail des dockers. Le 1er avril 2015 trois dirigeants du syndicat des pilotes de ligne d’Aeroflot-Russian Airlines ont été déclarés coupables de mystérieuses malversations financières et condamnés à des peines de 5 à 6 ans et demi de prison.

Il est difficile de mesurer l’impact des répressions sur l’opinion publique. A en juger par les sondages [3], les répressions ne constituent guère un sujet d’inquiétude pour les Russes en général (3 % des sondés en février 2015 considèrent celles-ci comme faisant partie des « principales menaces »). La baisse du niveau de vie, l’appauvrissement et la crise économique sont perçus comme beaucoup plus inquiétants. Dans une société revenue des illusions démocratiques et des grands slogans abstraits sur les droits de l’homme des années 90, une telle hiérarchie n’est pas très surprenante. D’autant que les répressions ne sont guère connues du grand public et que, dans certains cas, elles sont soutenues par une grande partie de l’opinion publique, comme cela a été le cas pour l’incarcération de l’oligarque Mikhail Khodorovski, au moins au début, ainsi que, à un moindre degré, celle des chanteuses du groupe Pussy Riot, dont beaucoup ont dénoncé le comportement injurieux vis-à-vis des croyants orthodoxes et de leurs lieux de culte. Enfin, pour beaucoup, si les répressions permettent d’éviter la déstabilisation de la situation, la guerre civile et le bain de sang, elles peuvent être tolérées.

Les racines du soutien à Poutine

Le soutien que la majorité des Russes accordent à Poutine est largement lié à une peur panique du chaos et de la déstabilisation, symbolisés par les années 90, celles du premier président de la Russie post-soviétique, Boris Eltsine. Celles-ci sont perçues par la majorité de la population comme des années noires où la priorité était de survivre, alors que le pays se désintégrait, les usines fermaient, les salaires n’étaient pas payés, l’inflation allait en galopant. Or dans ces mêmes années 90, les médias, les hommes politiques et les intellectuels prêchaient la victoire de la démocratie et des droits de l’homme. Comment ne pas voir là l’une des sources importantes de la délégitimation de ces valeurs, de la remise en cause d’une démocratie injuste et méprisante envers le « peuple » ?

Dans les années 90, les parents et les grands-parents trimaient pour nourrir leurs enfants, tout en voyant, à la télévision ou autour d’eux, des individus sans scrupules faire fortune grâce à de petites ou grandes escroqueries. Et, alors que la majorité des gens paupérisés se contentaient d’essayer de faire leur travail et de vivre, ils étaient souvent brocardés dans les médias comme étant les « perdants » des réformes, les « inadaptés », voire les « nostalgiques d’un communisme révolu ». Ce mépris pour les « masses », le « peuple » ou les « petites gens », je l’ai moi-même ressenti lors de mes premières recherches en Russie, en 1994-1999. Des « petites gens » laborieux, consciencieux, citoyens soviétiques ni trop critiques ni trop zélés, qui ont perdu en un instant patrie, repères idéologiques, valeurs sûres, revenus et épargne. Comment ces gens ne se retrouveraient-ils pas dans le discours populiste initié par Poutine qui leur confère importance et respect et qui prend acte de leur demande d’un Etat plus social, au lieu de dénigrer leur prétendu paternalisme d’assistés ? Pourquoi n’adhèreraient-ils pas au discours patriotique qui leur fournit enfin une raison d’être fiers de leur pays, défendu par leurs aïeux, mais qu’ils ont laissé se disloquer ?

On ne prend pas toujours suffisamment en compte la dimension traumatique de la dissolution brutale de l’Union soviétique, lorsque des familles se sont retrouvées soudainement éparpillées dans des pays différents, alors que l’un des ressorts les plus populaires de l’idéologie officielle était la puissance militaire, technologique, spatiale, culturelle et sportive de cet immense et imposant pays des Soviets, qui s’est retrouvé humilié par les « diktats » des organisations internationales ou l’« aide » occidentale. On ne prend pas non plus toujours la mesure de ce que peut signifier au regard des Russes ordinaires l’expérimentation au quotidienne d’une « démocratie » rimant avec pauvreté et oligarchie, ou de droits de l’homme avec le non-paiement des salaires et des retraites. Et qu’en est-il même de cette liberté de parole considérée dans les cercles intellectuels russes et occidentaux comme ayant connu son âge d’or dans les années 90, alors que les voix des ouvriers et autres catégories paupérisées n’étaient presque jamais présentes dans les débats publics ou sinon sous forme de dénigrement ou de mépris ?

Ces interrogations, je ne les ai pas retrouvées telles quelles dans les entretiens que j’ai pu effectuer au cours des années 2000, mais elles peuvent se lire en filigrane dans la plupart de mes enquêtes auprès des groupes n’appartenant pas aux élites politiques, économiques, intellectuelles ou culturelles. Aussi le soutien massif apporté à Poutine ne me paraît ni incongru, ni irrationnel, ni signe d’une tendance « russe » à l’autoritarisme. Il me paraît au contraire découler logiquement du désarroi social et de l’ostracisme politique dont ont été victimes la majorité des Russes dans les années 90. Que cela soit ou non lié à sa seule personne importe peu. Vladimir Poutine est associé au retour de la croissance économique, du paiement des salaires et des retraites. Grâce à lui, la Crimée est rattachée à la Fédération de Russie, la fierté de plusieurs générations blessée par la dislocation de l’Union soviétique est restaurée. Grâce à lui, les « citoyens de base » ou le « peuple qui travaille » et « aime la Russie » (dixit Poutine lors de son intervention au meeting du 23 févier 2012 à Poklony Gory, à Moscou, contre le mouvement « Pour des élections honnêtes ») retrouvent un semblant d’existence sociale et politique. Ce discours retire l’herbe sous les pieds des nationalistes, qui ont du mal à surenchérir. La gauche de la gauche (le Parti communiste de la Fédération de Russie n’a plus guère de communiste que le nom), déjà très marginalisée au sein d’une « opposition » largement libérale et anticommuniste, se voit également concurrencée par le Kremlin sur le terrain des valeurs égalitaires et sociales.

Au total, la popularité de Poutine repose sur ce désenchantement de la démocratie allié à un profond désarroi social. De telles conditions, comme l’indique Pierre Rosanvallon, donnent naissance à une demande de populisme qui est l’assise du « poutinisme ». Le populisme de Poutine répond bien davantage aux aspirations des « petites gens » à plus de reconnaissance que ne le fait le populisme « anti-poutinien » de l’opposition, qui ne célèbre le « peuple » que pour mieux unifier les masses contre l’ennemi que représente Poutine. La version poutinienne du populisme joue sur le rejet de l’élite et des oligarques. C’est également une version d’une démocratie plébiscitaire dans laquelle le peuple se fait peuple par l’intermédiaire de son dirigeant. Ce n’est pas la démocratie procédurale de la campagne « Pour des élections honnêtes ». C’est un populisme qui répond à une crise de la démocratie où le peuple, en particulier le « peuple social » n’a pas sa place. En même temps qu’il fait advenir le peuple en s’en faisant le porte-parole, il le prive de sa souveraineté.

1484
Enrico Macias condamné à rembourser 30 millions d'euros à une banque



JUSTICE - Le chanteur a été condamné à payer 30 millions d'euros d'amende dans le cadre d'une affaire complexe, relative à un prêt contracté en 2007. 

30 millions d'euros. Le chanteur français Enrico Macias a été condamné mercredi 26 février à payer 30 millions d'euros à la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise Landsbanki, aujourd'hui en liquidation. En 2007, l’institution lui avait accordé un prêt d'un montant de 35 millions d'euros.

Les juges luxembourgeois ont également validé une saisie-arrêt sur les contrats d'assurance-vie de l'artiste auprès d’une entreprise liée à la banque islandaise pour s'assurer du recouvrement des 30 millions d'euros à la liquidatrice de la banque.

Le contexte. En juillet 2007, Enrico Macias et son épouse, aujourd'hui décédée, avaient contracté un prêt auprès de Landsbanki, garanti par deux biens immobiliers, dont la villa du chanteur à Saint-Tropez. Il s'agissait d'un prêt de type "Equity release", consistant à mettre en garantie un ou des biens immobiliers pour obtenir des liquidités utilisables librement, et dont le montant est déterminé par la valeur de ces biens.

L'emprunteur ne reçoit qu'un certain pourcentage de la somme totale empruntée et est obligé d'investir le différentiel dans des supports spéculatifs. En l'occurrence des contrats d'assurance-vie dans le cas des prêts consentis par Landsbanki.

Enrico Macias reçut 9 millions d'euros en liquide et le surplus de 26 millions fut investi dans trois polices d'assurance-vie : deux de 11 millions chacune et un contrat de 4 millions. En 2008, la banque islandaise fut déclarée en cessation de paiement puis en liquidation, et la valeur du portefeuille d'assurance-vie s'écroula.

Enrico Macias porte plainte. Les biens gagés ne permettant plus de couvrir les ratios de couverture du contrat prêt, la liquidatrice réclama en 2009 le remboursement intégral du prêt. Ce à quoi le chanteur français s'opposa. Enrico Macias avait attaqué la banque en liquidation en réclamant la nullité du prêt.

Ses avocats ont invoqué des fautes de Landsbanki et considéré que le montage financier qui lui fut proposé reposait "sur un mensonge juridique et économique, mais également sur une tromperie concernant ses véritables risques". Le chanteur demandait aux juges luxembourgeois des dommages et intérêts en réparation de son préjudice, évalué à 43,513 millions.

"Un investisseur averti". Mais les juges luxembourgeois ont débouté le chanteur en arguant qu'il était "un investisseur averti" et qu'il avait contracté le prêt de 2007 "en toute connaissance de cause". Contactés par l'AFP, les avocats luxembourgeois d'Enrico Macias n'ont pas souhaité commenter cette affaire ni dire si leur client entendait faire appel du jugement.

http://www.europe1.fr/economie/enrico-macias-condamne-a-rembourser-30-millions-d-euros-a-une-banque-1901251

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Une manifestation de sans-papiers sous tension à Bruxelles

BRUXELLES (BELGIUM)

Une manifestation de sans-papiers qui s'est déroulée lundi après-midi à Bruxelles, a dégénéré lorsque la police a demandé aux participants de se mettre sur le trottoir.
Selon un participant, deux manifestants ont été frappés par les forces de l'ordre et l'un d'eux a été transporté à l'hôpital.
La police locale fait quant à elle .



La manifestation d'une centaine de sans-papiers a débuté vers 14h30 devant l'Office des Étrangers. Les participants se sont ensuite rendus au carrefour Arts-Loi pour y poursuivre leur action. "A peine les policiers nous ont demandé de nous mettre sur le trottoir, qu'ils nous on encerclés puis gazés. Un des sans-papiers qui avait été gazé s'est retrouvé à terre et avait du mal à se relever. Les policiers l'ont frappé et l'ont emmené au commissariat. Un autre sans-papiers a quant à lui été frappé à la tête et transporté à l'hôpital en ambulance", selon un manifestant. D'après la police locale, les occupations du carrefour Arts-Loi ne sont plus tolérées depuis un certain temps et en cas d'action, les manifestants sont invités à rejoindre la berme centrale ou latérale. Les organisateurs des manifestations de sans-papiers en ont été avisés. "Les manifestants ont été priés de se mettre sur le trottoir et dans un premier temps, tout s'est bien passé mais l'un d'entre eux a appelé à une réoccupation du carrefour Arts-Loi et a été interpellé pour une identification. La situation était tendue et la police a dû repousser les manifestants et faire usage de gaz lacrymogène. Une personne a été légèrement blessée au visage et emmenée à l'hôpital", a indiqué Ilse Van de Keere, porte-parole de la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles. (Belga)

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