Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - mike

1696
info - média france / Vous pensiez vivre en démocratie ?
« le: 07 octobre 2015 à 15:49:20 »
Vous pensiez vivre en démocratie ?
Depuis les attentats du 7 janvier, le gouvernement et les institutions françaises adoptent des lois de plus en plus liberticides sous couvert de défendre les libertés. Les manifestations qui les ont suivit ont été récupérées politiquement par les élus pour que l'État réduise au contraire fortement les droits et libertés des citoyens. Mises bout à bout, toutes les mesures prises depuis lors font planer le spectre d'un gouvernement autoritaire voir dictatorial.
   

 

Le droit de manifester est limité
 Suite au meurtre de Rémi Fraisse, la commission parlementaire chargée de travailler sur le problème n'a rien trouvé de mieux que de proposer de nouvelles mesures restrictives, non pas pour les forces de l'ordre, mais contre les manifestants. Ainsi, les manifestants "à risque" se verront désormais interdire le droit de manifester1. La commission en arrivant quelque part à cette magnifique conclusion "si Rémi Fraisse n'avait pas manifesté, il ne serait pas mort". A cette occasion, le directeur général de la Gendarmerie nationale demande à ce que l'État et la police puissent brouiller les réseaux sociaux et intercepter les sms des manifestants2. La légalisation des LMSI-catcher permet quand à elle la collecte en direct des identifiants téléphoniques de tous les participants à une manifestation3. Avec ce genre de loi, la contestation, les fortes protestations voir les révolutions n'auront plus aucune chances de voir le jour. Est-ce là la défense des libertés?
   

L'internet est censuré
 L'État se prend maintenant au jeu du blocage de sites internet. Avec déjà plus de 30 sites web bloqués, sans aucune justifications officielles, sans même fournir la liste des sites en question, la France se permet d'appliquer une censure dont elle établi les règles, sans aucune décision de justice et dans l'opacité complète4. De plus, des bloggeurs sont traduits en justice pour avoir supposément écrit un compte rendu de manifestation et des conseils pour se protéger contre les violences policières5.
   

Une surveillance étatique de masse est mise en place
 La réponse par le gouvernement à la demande de plus de liberté d'expression prend la forme de l'espionnage généralisé de la population. Avec la mise en place de boites noires placées sur les câbles des fournisseurs d'accès et d'algorithmes servant à détecter les profils "à risque", sur des critères inconnus et sans véritables gardes fous, la nouvelle loi renseignement permet au gouvernement d'espionner massivement les citoyens. Elle légalise certaines pratiques douteuses des renseignements généraux, comme l’interception de communications, la captation « en temps réel » de données sur internet, la pose de balises de géolocalisation ou encore la sonorisation de véhicules ou de domiciles6. Et pour s'affranchir encore un peu plus des règles démocratiques, cette loi à été votée via une procédure accélérée. Lorsque le premier ministre Manuel Valls en viens à déclarer : « Je ne laisserai pas dire que ce texte de loi pourrait mettre en cause nos libertés », le citoyen lambda contestataire a de quoi s'inquiéter.
   

La propagande devient officielle
 La France se dote officiellement d'un organe de propagande afin de propager la bonne parole sur internet. En plus de payer google pour promouvoir les sites étatiques6, elle va mettre sur pied une fondation qui aura en charge d'alimenter un "bataillon de community managers de l'État" en outils de contre-propagande pour s'opposer non seulement au djihadisme, mais plus largement aux discours dits "complotistes"7. Mais une fois encore, le contrôle sur ses structures sera uniquement celui de l'État, et le mot "complotiste" peut revêtir de nombreuses définitions. Étouffer les discours dissidents via des armées numériques, est-ce bien digne d'une démocratie ?
   

La police répressive est impunie
 Un policier qui tire sur un jeune manifestant ne présentant aucune menace, l'éborgne, puis ment délibérément afin d'accuser la victime n'écope que d'un an de prison avec sursis et d'une interdiction de porter une arme pendant deux an. Il aura fallut une vidéo prouvant qu'il avait mentit pour en arriver a cette condamnation très clémente8. Mais combien de cas similaires sans que des vidéos ne puissent contredire les dires de la police ? Dans le cas du meurtre de Rémi Fraisse, l'enquête administrative dédouane l'agent et l'enquête n'avance pas. La justice particulièrement clémente envers les forces de l'ordre, est au contraire extrêmement sévère et expéditive contre les manifestants, comme ce jeune toulousain condamné lui à six mois de prison, dont deux fermes pour "outrage a agent" et "participation à une manifestation interdite"9.
   

Des écrits peuvent vous mener en prison
Julien Coupat, accusé de terrorisme sur la base d'un livre qu'il aurait soi-disant écrit à propos de la révolution, est toujours poursuivi par la justice et a déjà passé plus de 6 mois en prison. Un adolescent de 16 a été mis en examen et risque quand à lui 7 ans de prison pour avoir posté un détournement d'une caricature de charlie hebdo sur un réseau social9. Nombreux sont les exemples du "deux poids deux mesures" restreignant le droit de s'exprimer quand le discours ne va pas dans le sens de l'État. La véritable liberté d'expression se réduit de plus en plus dans la France "post charlie" et cela sans que grand monde ne s'en indigne.
   

Les législations sont imposées sans débats
 Comme nous l'avons vu avec la loi renseignement, l'État tente désormais de contourner au maximum les procédures garantes de la démocratie et des lois impopulaires sont promulguées de force. Dernier exemple en date, pour faire passer la loi Macron, l'État a utilisé par deux fois l'article 49-3, permettant de faire passer une loi sans vote à l'assemblé nationale. Une dérive supplémentaire, au point que certains journalistes français en viennent à parler d'un "coup d'État à froid"10.

Maintenant, imaginez votre réaction si vous entendiez parler de ces pratiques sans que l'on vous dise que cela se passe dans la France socialiste de 2015. Propagande, censure, espionnage massif, lois d'exception, violences policières; beaucoup d'atours dont ne devrait pas se parer une démocratie.
   
Comme nous le prouve chaque jour un peu plus les scandales liés à la NSA, sous le pretexte de protéger la population, toutes ces pratiques sont très peu contrôlées, et sont utilisées par le pouvoir afin d'asseoir son autorité, protéger ses intérêts et faire taire la contestation.
   

On le voit ici, bien que l'argument de la défense des libertés soit avancé, les libertés individuelles reculent massivement en France. Les gouvernements occidentaux, et notamment le gouvernement socialiste français, totalement déconnectés de la réalité du citoyen moyen, comme l'a par exemple montré le récent voyage en Falcon de Manuel Valls, sont incapables de répondre à l'exaspération populaire autrement que par des mesures dignes des régimes totalitaires. Au lieu d'essayer de comprendre la colère, l'État met en place des politiques répressives et liberticides afin de mieux la bâillonner. Il est temps que les français se rendent compte que leur pays s'éloigne de la démocratie.

http://s-informer-pour-mieux-comprendre.com/2015/07/02/vous-pensiez-vivre-en-democratie/

1697
Susan George : «Si le TTIP est accepté, c'est la mort de la démocratie»



Trois millions de signatures ont été récoltées par une pétition réclamant l'arrêt des négociations du Traité Transatlantique, qui sera remise demain à Bruxelles. Susan George, Présidente d'honneur d'Attac et membre du collectif Stop-TTIP répond à RT

Info
Susan George est une écrivaine franco-américaine, Présidente d'honneur de l'organisation alter-mondialiste Attac. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages sur la mondialisation comme  «Cette fois, en finir avec la démocratie» : Le Rapport Lugano II (2012) et Les Usurpateurs, comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir (2014). 



De plus les compagnies veulent imposer l'harmonisation des normes entre les deux blocs, et je crois que le scandale Volkswagen montre bien que ce n'est pas du tout une bonne idée. C'est la même problématique en ce qui concerne les produits sanitaires, pharmaceutiques ou chimiques etc. Dans l'ensemble, nous avons en Europe des normes plus strictes qu'aux États-Unis. A titre d'exemple, l'Union Européenne a rejeté 1 200 produits chimiques alors que dans le même laps de temps, les Etats-Unis n'en n'ont interdit que 5. Nos philosophies de régulations sont très différentes, les américains n'appliquent jamais le principe de précaution.

Troisièmement, il y a le problème du tribunal d'arbitrage, indépendant des gouvernements et qui pourra sanctionner les Etats qui adopteront des législations qui pourraient entraver les profits des profits des industriels comme l'interdiction des OGM ou encore de l'exploitation du gaz de schiste. Ceci est une attaque directe contre la démocratie.

Lire aussi : Le TTIP, accord controversé et secret, devient encore plus secret

RT France : En 2014 votre collectif avait déjà essayé de faire passer une Initiative Citoyenne Européenne pour dénoncer ce traité, comment a-t-elle été reçue ?

Susan George : Nous avions effectivement fait une demande en bonne et due forme rédigée par des avocats allemands qui nous avaient assuré qu'il n'y avait aucun problème juridique. Mais la Commission Européenne nous en a refusé l'enregistrement pour des motifs relativement abscons. Nous avons donc décidé de nous auto-organiser et de faire cette pétition nous-même, tout en suivant les critères légaux de l'Initiative Citoyenne. C'est à dire réunir en un an, ce qui se termine ce soir à minuit, 1 million de signatures provenant d'au moins 7 pays de l'Union Européenne qui ont atteint leur quota officiel.



Ces deux derniers jours, le Portugal nous a rejoint, et nous avons dépassé les trois millions de signataires pour la pétition, dont 500 organisations, que nous remettrons demain matin. Les seuls pays qui n'ont pas atteint leurs quotas sont les trois pays Baltes, ainsi que Malte et Chypre. Mais tous les autres, t compris la Pologne, la Bulgarie et la Hongrie ont réunis suffisamment de signature. C'est la première fois que l'on voit une telle unité entre l'Est et l'Ouest. C'est vraiment significatif.

RT France : Votre initiative se déroulant en dehors du cadre légal européen, pensez-vous pouvoir obtenir un résultat malgré le nombre important de signatures récoltées ?

Susan George : J'espère que la Commission, si elle a le moindre regard pour la démocratie (ce qui est de moins en moins certain) organisera ce qu'elle aurait déjà du faire, c'est à dire un débat parlementaire ainsi que des auditions, avec que la voix des citoyens soit entendue sur ce sujet. Nous avons dépassé le nécessaire légal de signatures de trois fois, ce qui représente la plus grande Initiative Citoyenne Européenne jamais réalisée. Nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin et poursuivrons nos activités contre la ratification de ce traité avec ce collectif.

Car, comme vous le savez, le Partenariat Trans-Pacifique a été voté hier. Si le TTIP venait à être voté, cela mettrait les États-Unis au milieu d'un véritable empire, regroupant les trois-quart du commerce et les deux-tiers du PNB mondial. Ce pays serait alors dans une position géopolitique absolue, et cela signifierait la mort de la démocratie. Je refuse de l'accepter.

https://francais.rt.com/opinions/7927-susan-george-ttip-tafta-petition#.VhSedcXHKqA.facebook


RT France : Tout d'abord, pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles vous êtes opposée au TTIP ?

Susan George : Ce traité a été préparé de longue date par des organisations transnationales de part et d'autre de l'Atlantique. 70 multinationales se sont réunies en 1995 et ont été soutenues par la Commission et la Direction du Commerce Européen d'un côté, et par le Département du Commerce des États-Unis de l'autre afin de développer leurs projets. De fil en aiguille, ces réunions informelles sont devenues des institutions officielles, comme le Conseil Économique Transatlantique, afin d'imposer leurs exigences, notamment dans le domaine agricole, afin de faciliter l'entrée de produits américains dans l'Union Européenne en abaissant les barrières douanières.


1698
La France, un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency International



La France, grâce à une opacité bien organisée, est un pays de petite vertu, lorsqu’il s’agit de corruption. En Europe, elle se place dans le peloton de tête des pays où la corruption prospère le mieux.

La corruption des élus politiques français bénéficie d’un contexte structurel profondément immoral qui n’est pas fait pour lutter contre cette faiblesse bien humaine, mais pour protéger les copains et les coquins, cacher les petites combines juteuses, entretenir les privilèges des uns, au détriment des payeurs qui souvent se saignent, voilà ce qui ressort du dernier rapport de Transparency international « agir contre la corruption ».

Premier constat douloureux : pour cacher la corruption, la France « n’a pas créé la base de données publique essentielle qui recense les condamnations pour corruption » déplore le rapport, et permettre à chaque contribuable de recevoir l’information à laquelle il a droit. Cela, dans une hypocrisie ambiante de débauche de « solidarité citoyenne. » Solidarité oui, mais pas touche aux élus.

Second constat : « Il est donc très difficile d’avoir, en France, une vision précise des formes que prend la corruption », au point que Transparency France a du faire appel à des bénévoles pour dresser la carte de la corruption, et que l’ONG lance un appel au public : « Aidez-nous à enrichir la base de données en nous adressant les décisions de justice dont vous avez connaissance » car « nous avons besoin de vous pour connaître les condamnations qui n’apparaissent pas encore sur notre carte, » expliquent-ils.

Les mairies savent trouver de l’argent pour des projets électoralistes et acheter les voix des uns avec l’argent des autres, mais pour financer la lutte contre la corruption, il n’y a plus personne…

Une culture de l’impunité dans laquelle la corruption prospère

Troisième constat : une justice complaisante, voire complice.

« Ce qui a le plus frappé nos bénévoles? La durée des procédures: 45 affaires ont un délai > 15 ans entre les faits et la condamnation » constate l’ONG.

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

15 ans entre les faits et la condamnation, la justice est généreuse avec les ripoux : elle leur laisse tout le temps pour s’organiser, accumuler un petit pactole sur le dos des contribuables, étouffer les affaires et enfouir leurs détails, perdre quelques dossiers, et pourquoi pas, jouer sur la mort naturelle de quelques témoins ou acteurs gênants, sans compter sur l’immense bénéfice que le temps offre à l’effacement des mémoires. C’est dans cette culture de l’impunité que la corruption prospère.

« Avoir accès à ce type de données est pourtant essentiel pour savoir quels sont les domaines, régions et catégories de personnes les plus vulnérables et, ainsi, éclairer l’action des acteurs de la lutte contre la corruption (pouvoirs publics, citoyens, ONG, médias) ».

Pots de vin, prises illégales d’intérêts, les maires épinglés

Quatrième constat :  En France, on déteste les patrons, mais les vrais ripoux, ce sont les maires

Europe 1, qui a étudié en détail le rapport, note que « les maires sont les personnes les plus condamnées, surtout pour des affaires relatives à l’attribution de marchés publics », « deux fois plus que les patrons », précise la radio.

Le scandale Kader Arif, l’arbre qui cache la forêt

Pour autant, le contrat du ministère de la défense qui a fait tomber Kader Arif, l’ancien ministre des anciens combattants, est une paille dans une botte de foin. « Les chiffres ne portent … que sur les affaires dont nous avons eu connaissance », nuance Transparency France qui laisse entendre que la réalité est par essence difficile à cerner, puisque précisément il s’agit d’affaires illégales, secrètes et bien cachées.

Conclusion

Transparency France fait un travail indispensable et qu’il convient de saluer. Mais l’ONG pourrait elle-même faire preuve d’un peu plus de transparence.

Il est regrettable que la base de donnée ne permette pas d’afficher un tableau avec les noms des ripoux en clair, et les villes où ils exercent leur vice. Il faut, pour les trouver, faire une recherche extrêmement longue département par département, et une suite de copiés collés impossibles.
 Il serait bon, également, puisque l’étude fait une distinction entre la situation des pays émergents et celle des pays industrialisés, que les tableaux reprennent cette distinction. C’est cette lecture qui m’a révélé que la France avant d’être 26e sur la liste, est surtout parmi les pays d’Europe les plus corrompus.
Où sont les chiffres ? Pour mesurer l’ampleur de la corruption, il faut ses chiffres. L’indispensable classement par le nombre de condamnation ne permet pas de visualiser l’ampleur des dégâts. Un procès pour une corruption de 3 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’un autre pour 300 000.

A la tête du Théâtre National de Strasbourg, le gendre de Jack Lang vient de remplacer la nièce de Martine Aubry. Aucun contribuable n’a été dépouillé, aucun logement (encore que) destiné aux défavorisés n’a été détourné, et pourtant, nous sommes en plein cœur d’un système oligarchique, d’un népotisme qui représente une forme de corruption jamais sanctionnée – sauf lorsqu’il s’agit de dénoncer Nicolas Sarkozy bien entendu (il a du renoncer à installer son fils Jean à la tête de l’EPAD lorsque les médias en ont fait à juste raison tout un fromage. Cela n’a pas empêché le gouvernement socialiste de choisir Amin Khiari, fils de la vice-présidente PS du Sénat pour diriger le même EPAD, en comptant sur la complicité des médias, qui pour une fois n’ont pas cédé.)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/2014/12/11/la-france-un-des-etats-les-plus-corrompus-deurope-constate-transparency-international/

1699
Le malaise de McCain admettant que la CIA forme des terroriste



Le mot "terroriste" est clairement entre parenthèses car il est sous-entendu. Si vous suivez l'actualité, vous savez que le nom du principale groupe de terroristes "modérés" en Syrie au service de la CIA est AL Nosra. Hors, Al Nosra est une branche d'Al Qaïda. Si Al Qaïda ne qualifie plus comme terroriste, aussi bien dire que le terrorisme n'existe plus. lol
--
Maintenant, allons voir ensemble la définition de MERCENAIRE:
--
Soldat qui agit pour le compte d'un gouvernement étranger, moyennant salaire.
--
Ainsi quand il parle de combattants armés et financés par les USA qui ne sont pas de soldats US, on peut résumer cette longue locution par MERCENAIRE.
--
Quand on fait du sous-titrage, il est normal de condenser des locutions en mots courts autant que possible.
--
Merci pour votre compréhension 8-)



http://metatv.org/le-malaise-de-mccain-admettant-que-la-cia-forme-des-terroriste

1700
11 millions de Français n'ont plus que 10 euros par mois pour leur épargne et loisirs



ÉCONOMIE - Ce sont des chiffres qui en disent long sur la situation financière de nombreux Français.

D'après les résultats d'une étude menée par Genworth, spécialiste des assurances de personnes, 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture). Cela représente environ un quart des ménages français, soit 5,8 millions.

A l'opposé, 4% des ménages annoncent disposer de plus de 1000 euros à la fin du mois une fois gérées leurs dépenses courantes. Pour 18% des ménages, cette somme est comprise entre 100 et 200 euros.

Par ailleurs, l'étude révèle d'autres chiffres significatifs:


• Près de la moitié des sondés ont du mal à tenir jusqu’à la paie du mois suivant;

• Plus de la moitié épargne moins de 50 euros par mois;

• Près de quatre Français sur dix ne tiendraient même pas un mois sur leurs réserves en cas de chute de revenu, et un sur cinq même pas une semaine.



Les Espagnols deux fois plus optimistes que les Français

Face à ces difficultés, 39% des sondés sont pessimistes quant à leur situation financière et pensent qu’elle va aller en s’aggravant.

Ils sont également poussés à réduire leurs dépenses de loisirs, mais également leur consommation d’eau (pour 19% d’entre eux) et d’électricité (pour 22%), ou de nourriture (pour 19%).

Seulement 18% des Français interrogés pensent que leur situation financière va s’améliorer, contre 28% en Allemagne et 40% en Espagne.

Il y a deux semaines, on apprenait que le taux de pauvreté avait légèrement baissé en 2013 en France pour s'établir à 14% de la population. Les personnes les plus modestes connaissaient elles la première augmentation de leur niveau de vie depuis le début de la crise en 2008, selon les résultats d'une étude publiée par l'Insee.


http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/06/epargne-francais-loisirs-salaires-economie_n_8251330.html?utm_hp_ref=france&ir=France

1701
Gros boum hier soir dans la région de Charleroi: c'était un F 16

Un petit vent de panique a soufflé sur la région carolo hier, entre 22h30 et 23h.

Une forte détonation a fait trembler les vitres et certains habitants. Plus de peur que de mal, heureusement.



Le porte-parole des pompiers de Charleroi, Michel Méan, confirme que le standard téléphonique a reçu de nombreux appels de personnes inquiètes.

Renseignents pris, il est apparu qu'un F 16 venu de la base de Kleine Brogel venait de passer le mur du son.

http://www.sudinfo.be/1391425/article/2015-10-07/gros-boum-hier-soir-dans-la-region-de-charleroi-c-etait-un-f-16 

1702
Ordinateur quantique : D-Wave passe la barre des 1000 qubits

Google et la Nasa qui s’étaient associés pour se doter d’un ordinateur quantique, viennent de renouveler le partenariat qu’ils avaient tissé avec D-Wave, le spécialiste canadien de l’informatique quantique.



L’ordinateur quantique de D-Wave pour lequel Google et la Nasa ont renouvelé un contrat de 7 ans est un monstre, qui dépasse la barre des 1000 qubits ! Pour mieux comprendre, il faut savoir que contrairement aux bits, les qubits peuvent prendre plusieurs états simultanément, démultipliant ainsi les capacités de calcul en parallèle.

C’est précisément cette énorme puissance de calcul qui intéresse les deux groupes, sur des sujets assez différents. La Nasa cherche à profiter de ce supercalculateur pour la recherche spatiale. D’après Eugene Tu, le directeur du centre de recherche Ames de la Nasa : « A travers la recherche au Nasa Ames (le nom du laboratoire de l’agence spatiale en Californie), nous espérons montrer que l’informatique quantique et les algorithmes quantiques pourraient un jour améliorer radicalement notre capacité à résoudre des problèmes d’optimisation complexes pour l’aéronautique, les sciences de la Terre et de l’espace ou encore la conquête spatiale ».

Pour Google, c’est plutôt pour des recherches sur l’optimisation, la recherche internet, le machine learning, la reconnaissance vocale, l’intelligence artificielle, etc. que la firme de Mountain View se dote d’un ordinateur quantique. La firme D-Wave a fait savoir que cette seconde version de son ordinateur est jusqu’à 600 fois plus puissante que les puces traditionnelles. Le supercalculateur dispose de 1000 qubits et pour fonctionner, il est refroidi avec de l’azote à des températures proche du zéro absolu (-273 degrés).

Tous les géants du High-tech déboursent des sommes pharaoniques pour se doter d’ordinateurs quantiques, à l’instar de Microsoft, Intel ou encore IBM.

http://www.presse-citron.net/ordinateur-quantique-d-wave-passe-la-barre-des-1000-qubits/

1703
Ben Bernanke : davantage de banquiers de Wall Street auraient dû être inculpés après 2008



L'ancien président de la Réserve fédérale des Etats-Unis estime que le rôle obscur de certains banquiers dans le déclenchement de la crise financière d'ampleur mondiale de 2008 a été volontairement ignoré par la justice américaine.

Souvenez-vous, en 2008, le monde financier s'effondre en raison de prêts irresponsables et d'opérations sur des titres douteux qui ont fait éclater la bulle immobilière américaine.

Ben Bernanke est alors aux premières loges puisqu'à l'époque, c'est lui qui est aux commandes de la Banque centrale américaine, la Fed, qu'il quittera en 2014 après avoir assumé la présidence de l'institut d'émission pendant huit ans.

L'ancien président de la Fed estime toutefois que certaines personnes auraient également dû être poursuivies par la justice, car des hommes se cachent derrière les entités qui ont été accusées d'être à l'origine de la plus grave crise économique depuis celle de 1929. Pourtant, le département de la Justice et d'autres agences judiciaires américaines avaient à l'époque focalisé leurs enquêtes et leurs poursuites sur les seules entreprises financières.




Mieux, Ben Bernanke estime que, «de toute évidence», un fort soupçon d'illégalité pèse sur certains responsables de Wall Street, donc sur des individus et non sur une «firme abstraite».

En savoir plus: Le New York Stock Exchange piraté par «Anonymous» : rumeur ou vérité ?

Interrogé sur le fait de savoir si les coupables auraient dû aller en prison, la réponse de l'ancien président de la Fed a été clairement affirmative. Cependant, il n’a donné aucun nom spécifique. A l'époque, aucun banquier ou responsable financier n’avait été inculpé ni n’avait écopé d’une peine de prison pour avoir manipulé les marchés ou opéré des montages financiers frauduleux, par exemple.


https://francais.rt.com/economie/7815-crise-financiere-2008-dirigeants-poursuivis

1704
Israël veut durcir la répression en Cisjordanie

Proche-Orient — Les tensions restent vives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Un garçon palestinien de 13 ans a été mortellement touché ce lundi.
 


Un jeune palestinien a été tué lundi par l'armée israélienne dans les heurts qui se poursuivent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. La Vieille ville restait d'ailleurs toujours interdite aux Palestiniens. Israël a promis un durcissement de la répression.

Un garçon de 13 ans a été mortellement touché au torse au cours d'affrontements à la mi-journée à Bethléem, ont indiqué la police et le Croissant-Rouge palestinien. Il est le deuxième jeune Palestinien à avoir été tué de la sorte en 24 heures en Cisjordanie, après un adolescent de 18 ans, tué dimanche à Tulkarem. Des centaines de personnes ont assisté à ses funérailles dans son village de Balaa.

Côté israélien, quatre personnes ont été tuées depuis jeudi, deux criblées de balles en Cisjordanie, et deux autres dans une attaque au couteau dans la Vieille ville de Jérusalem. La Cisjordanie et Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée et annexée par Israël, sont agitées depuis la fin de la semaine passée par des troubles rappelant les intifadas de 1987 et 2000.

Jets de pierres

De nouveaux affrontements ont été rapportés dans des villages voisins de Ramallah, la poudrière cisjordanienne d'Hébron ou le camp de Jalazoun. Des dizaines de Palestiniens, le plus souvent des adolescents, parfois des enfants, jettent des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats israéliens qui répondent désormais de plus en plus systématiquement par des tirs à balles réelles.

Une cinquantaine d'élèves n'avaient même pas pris la peine de rapporter leurs sacs de classe avant d'aller défier les soldats israéliens à coups de pierres au point de passage de Bet El, près de Ramallah, a constaté un journaliste de l'AFP. Les affrontements ont fait environ 150 blessés palestiniens en 48 heures, selon le Croissant-Rouge.

Châtiment collectif

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de durcir la répression. Il a ordonné d'accélérer les démolitions de maisons appartenant aux auteurs d'attentats ou à leur famille. La mesure a déjà été employée à maintes reprises avec l'objectif de donner à réfléchir à ceux qui veulent perpétrer des attaques.

Elle est pour les Palestiniens une des manifestations insupportables de l'occupation et est décriée par les défenseurs des droits de l'Homme comme relevant du châtiment collectif.

Benjamin Netanyahu est soumis à la pression de certains membres de son gouvernement, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, qui le critiquent explicitement et vont jusqu'à réclamer l'annonce d'une nouvelle colonie pour donner la leçon aux Palestiniens.

Mesure exceptionnelle et inédite

Israël a déjà pris une disposition exceptionnelle et peut-être inédite en interdisant pendant deux jours, dimanche et lundi, l'accès de la Vieille ville à l'immense majorité des quelque 300'000 Palestiniens de Jérusalem-Est (partie de Jérusalem occupée en 1967 et annexée par Israël) qui n'y vivent pas.

Habituellement grouillante, la partie orientale de la Vieille ville était surtout parcourue par des groupes de touristes déambulant dans les ruelles séculaires dressées, toutes les quelques dizaines de mètres, de barrages filtrants gardés par des centaines de policiers. Même la porte des Lions, seul accès autorisé à l'esplanade des Mosquées qui surplombe la Vieille ville, se signalait par son calme.

http://www.lematin.ch/monde/israel-veut-durcir-repression-cisjordanie/story/20080142

1705
Des policiers marocains dans 4 villes belges en 2016, mais pas en rue



Verra-t-on prochainement des policiers marocains en Belgique ? Oui, mais pas dans la rue. C’est en tout cas la volonté du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA), qui était la semaine dernière au Maroc. Le but : organiser un échange entre policiers belges et marocains.

La Belgique et le Maroc veulent aller plus loin dans leur collaboration et notamment sur des dossiers liés au radicalisme. C'est dans ce contexte que des échanges sont prévus. Courant 2016, des policiers marocains viendront quelques semaines en Belgique.

Selon le cabinet du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, la police marocaine a une manière bien différente d’aborder les questions liées au radicalisme… avec visiblement des résultats.

Quatre villes

Quatre villes belges sont concernées : Verviers, Bruxelles, Anvers et Vilvorde. Comment travailleront ces policiers ? Quelle sera leur mission? Selon le porte-parole de la zone Bruxelles Capitale - Ixelles, il n’y aura pas de patrouilles mixtes. Seules sont prévues des réunions autour des questions de la radicalisation. On ne devrait donc pas voir des policiers marocains patrouiller dans nos rues.

Quant aux policiers belges, ils passeront également quelques semaines au Maroc… pour acquérir de l’expérience dans un pays à population majoritairement musulmane. Et toujours selon le cabinet du ministre, "nos agents ne savent pas toujours bien comment réagir lors d’interventions dans certains quartiers" Cela serait simplement culturel. Reste à voir maintenant ce que pourront apporter concrètement ces échanges entre services de police.

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_des-agents-de-police-marocains-patrouilleront-l-an-prochain-a-bruxelles-et-anvers?id=9099267

1706
Visite du président turc: pourquoi Erdogan a été décoré par le Roi?



Dans le cadre de la visite d’État du président turc Recep Tayyip Erdogan en Belgique ce lundi, le chef d’État turc n’a pas seulement discuté lors de sa rencontre avec le roi Philippe. Il a également été fait chevalier de l’Ordre de Léopold, l’une des plus prestigieuses décorations en Belgique. Elle lui a été remise par le roi Philippe lui-même.

Nous avons d’ailleurs eu confirmation auprès du Palais que "la décoration a été remise au Président turc lors de son entrevue avec le Roi après la cérémonie d'accueil officiel" qui a eu lieu place des Palais, à Bruxelles, ce lundi matin.

Or, peut-être plus encore que la visite elle-même, on sent que cette décoration dérange.

Le Palais renvoie vers les Affaires étrangères. "L'échange de distinctions honorifiques entre chefs d'États est une pratique habituelle en cas de visite d'État. Ce n'est pas une décision du Roi", nous explique-t-on.

"Simplement une coutume"

Au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, on nous renvoie vers le Service public fédéral… dont le ministre est en charge. Et au SPF Affaires étrangères, on nous explique qu’il s’agit-là d’une procédure qui n’a rien de problématique puisqu’il s’agit d’une tradition.

"C’est simplement une coutume lors d’une visite d’Etat: des décorations sont échangées entre chefs d’État. Il ne faut y voir qu’une tradition protocolaire", assure Didier Vanderhasselt, porte-parole du ministère.

Pourquoi alors une décoration aussi prestigieuse ? Il y aurait selon le porte-parole des critères objectivables qui permettent de l’expliquer, plusieurs facteurs sont pris en compte pour savoir quelle décoration sera attribuée. "Il y a de nombreuses règles au niveau du protocole" qui expliqueraient donc que malgré les relations plutôt froides entre les autorités belges et le président turc, ce dernier ait été élevé à l’ordre de Léopold.

"Un ordre, c’est quelque chose qu’il faut mériter et si ce gouvernement était cohérent..."

Pourquoi alors l’ordre de Léopold, le plus important en Belgique? Il y a de nombreuses règles au niveau du protocole. Ces décisions seraient déterminées par des critères objectivables, nous assure-t-on du côté du SPF.

A priori pas de polémique en vue donc. Sauf que le président de la Commission des Relations extérieures de la Chambre, Dirk Van der Maelen, a déjà contesté publiquement le bien-fondé de cette décoration.

"Selon moi ce n’est pas automatique. Il y a une décision par visite sur le fait d’attribuer ou non une décoration et sur base de laquelle on l'attribue. Mais quand bien même ce serait automatique, c’est une mauvaise façon de faire. Il faut absolument examiner ce type de décision au cas par cas", dénonce le député sp.a. "Selon moi, un ordre, c’est quelque chose qu’il faut mériter et qui doit être décerné en accord avec les droits de l’Homme. Or, selon moi, et j’espère que ce gouvernement s'en rendra compte, M. Erdogan ne le mérite pas", a estimé le parlementaire socialiste.

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_visite-du-president-turc-pourquoi-recep-erdogan-a-ete-decore-par-le-roi?id=9099542

1707
Hors europe / Mauvaise année pour la Turquie
« le: 05 octobre 2015 à 20:43:36 »
Mauvaise année pour la Turquie

En adoubant la Turquie comme hôte du 25e festival Europalia, les autorités belges se sont mis à dos les Arméniens de Belgique. Mais pas seulement. Tout cela au nom de la realpolitik, surtout économique.



C'est un hôte controversé qui s'apprête à couper le ruban du 25e festival culturel Europalia consacré à la Turquie : l'autoritaire président turc Recep Tayyip Erdogan inaugurera, le 6 octobre au côté du roi Philippe, la grande exposition Anatolia au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Même si Turquie et Belgique sont des partenaires de longue date, notamment au sein de l'Otan, le tapis rouge déroulé à l'Etat turc, partenaire obligé de ce festival, reste en travers de la gorge non seulement des Arméniens et Kurdes de Belgique, mais aussi d'élus de la N-VA, pourtant dans la majorité fédérale, qui ont décidé de boycotter le dîner au Parlement belge en l'honneur d'Erdogan.

Tout au long de 2015, le pouvoir turc s'est trouvé sous le feu des critiques sur au moins trois fronts : la commémoration du génocide arménien, qu'il s'évertue à nier, la guerre en Syrie, qu'il a contribué à attiser, et le regain de tension avec les Kurdes sur fond de nouvelles élections prévues le 1er novembre prochain. Autant d'ombres jetées sur un festival Europalia à nouveau plongé dans les crispations de 1995, quand l'édition consacrée au pays d'Atatürk avait finalement dû être annulée pour manque de diversité culturelle et atteintes aux droits de l'homme.

Organiser Europalia Turkey l'année même du centenaire du génocide arménien n'était pas la meilleure idée. "Nous le ressentons comme un manque de tact absolu", déclarait en avril Christian Vrouyr, président de la communauté arménienne de Belgique. Le pouvoir turc se refuse toujours à reconnaître les massacres de 1915 comme un génocide malgré l'abondante documentation en ce sens. Les Arméniens ne sont pas les seuls à dire "non à Europalia" : les Araméens, les Syriaques, les Kurdes et le Comité de soutien aux chrétiens d'Orient les ont rejoints pour réclamer l'annulation de l'événement et se déclarer choqués que le roi Philippe accueille "en grande pompe et en ami" le chef d'un gouvernement négationniste.

D'autant que le gouvernement belge, par la voix de Charles Michel, a finalement reconnu le génocide arménien. Dans la foulée, une résolution a même été votée au Parlement fédéral, mais tellement light qu'elle n'a jamais menacé la venue d'Erdogan à Bruxelles. "Le texte a sans doute été écrit par des diplomates des deux pays", subodore l'ancien bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux (PS), qui reconnaît que, sur ce coup, "Reynders a joué finement". Finement ? Pas au goût des descendants devenus belges des victimes de 1915 qui rappellent, en outre, que les non-musulmans restent souvent des citoyens de seconde zone en Turquie. Ils poursuivent : "Si l'Allemagne fédérale n'avait pas admis sa responsabilité dans la Shoah et condamné le nazisme, la Belgique lui aurait-elle offert les vitrines d'Europalia (NDLR : en 1977) ?".

"Le hasard du calendrier"



Du côté belge, on assume complètement le choix. "Bien sûr, on savait que 2015 était une année de commémoration, avance Kristine De Mulder, directrice du festival. C'est vraiment le hasard du calendrier. Je peux comprendre l'émoi de la communauté arménienne, mais le souvenir du génocide est-il moins douloureux en 2014 ou en 2016 ? D'autre part, la commémoration s'est tenue en avril, et nous sommes en octobre. Il ne faut pas exagérer non plus." D'après elle, la Turquie était depuis un certain moment sur le haut de la liste, et "plusieurs raisons" ont poussé à ce choix. Elle évoque la richesse culturelle de ce pays, mais aussi le double anniversaire 45/25 : 45 ans d'existence d'Europalia et 25e édition. "Il nous fallait un pays qui fasse le pont entre l'Europe et l'Asie", d'où proviennent deux des trois derniers invités, la Chine et l'Inde. Kristine De Mulder évoque encore l'importante communauté turque en Belgique, à laquelle elle aurait pu ajouter les 700 000 Belges qui passent chaque année des vacances à Istanbul, Antalya ou Izmir. Elle ponctue : "La Turquie reste candidate à une entrée dans l'Union européenne, et nous ne pouvons l'ignorer."

Et quid de la sélection des oeuvres d'art ? Les minorités seront-elles représentées ? "Les artistes arméniens, kurdes ou alevis ne veulent pas nécessairement se profiler comme tels, réplique Kristine De Mulder. Ils sont d'abord Turcs. Notre impératif est inverse : nous voulons que l'art relie les gens. Ainsi, le festival mettra à l'honneur le plus grand photographe d'Istanbul. Il s'appelle Ara Güler, il est d'origine arménienne, mais il est d'abord le plus grand photographe d'Istanbul. On ne se focalise pas sur les identités, mais uniquement sur l'intérêt artistique". Cela n'a pas empêché un premier couac : la Maison du livre de Saint-Gilles a décidé d'annuler ses soirées programmées dans le cadre d'Europalia, à la suite du refus de deux journalistes de participer à "une entreprise de propagande du pouvoir turc", à cause de la présence d'un écrivain, Markar Esayan, qui s'avère être arménien mais aussi député du parti au pouvoir AKP (Parti de la justice et du développement).

Campagne électorale



La Turquie n'est toutefois pas l'Arabie saoudite ni la Syrie. Autrement dit, la légitimité démocratique du président Erdogan revient comme un argument pour justifier la tenue d'Europalia Turkey. Or, pour ses détracteurs, le président turc semble de plus en plus à l'étroit dans ses habits démocratiques. Il rêve de changer la Constitution pour doper ses pouvoirs, mais la montée en puissance du parti prokurde HDP aux législatives de juin dernier a privé l'AKP de sa majorité absolue. L'opposition l'accuse d'avoir fait capoter les discussions pour la formation d'une coalition, et d'attiser les tensions à l'égard des Kurdes afin d'apparaître comme l'homme providentiel au prochain scrutin.

Recep Tayyip Erdogan aura donc besoin d'engranger un maximum de voix. A trois semaines des élections, le "nouveau sultan" devrait profiter du passage dans notre pays pour rallier la communauté turque de Belgique, où il reste très populaire. Avec ses 130 000 électeurs potentiels, elle pèse d'un poids certain. En Belgique comme dans les pays voisins, près des trois quarts des électeurs votent pour l'AKP. En mai dernier, à la veille des législatives, Erdogan s'était produit telle une rock star dans l'Ethias Arena d'Hasselt, face à 15 000 fans exubérants.

Sur le terrain turc, c'est une "logique de guerre" qui prévaut désormais, accusent les deux seuls ministres HDP qui viennent de démissionner. Certains parlent de terreur organisée : arrestations de militants et de journalistes, couvre-feu dans certaines localités du Kurdistan, mise à sac de bureaux du HDP, le tout sur fond de bombardements de positions du groupe rebelle kurde PKK en Irak et d'attentats contre les forces turques... Le 9 septembre, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, se disait "inquiet" de ce regain de violence, mais condamnait uniquement les attaques revendiquées par le PKK.

Ce conflit ranimé avec les Kurdes s'inscrit dans un autre : la guerre en Syrie. Depuis le début, le président islamo-conservateur a clairement pris le parti des rebelles syriens, jurant la perte du président Bachar al-Assad. Il n'a pas hésité à armer des combattants et a longtemps fermé les yeux sur les incessants passages de djihadistes, y compris belges, au-delà de la frontière syrienne. Et si Erdogan s'est finalement résolu à combattre l'Etat islamique, ennemi juré des Occidentaux, ce ne serait qu'un paravent pour mieux bombarder les positions du PKK. Entre-temps, le bilan de la guerre s'élève à 240 000 morts, et les flots de réfugiés vers l'Europe via la Turquie ne tarissent pas.

Un gros client

Du côté belge, c'est la mansuétude qui prévaut. Didier Reynders évite tout geste qui pourrait froisser l'ombrageux partenaire d'Ankara avec qui il partage la même position anti-Assad, et qui exerce un ascendant certain sur l'électorat belgo-turc en Belgique. Concernant l'Arménie, il s'y est rendu le 27 avril dernier, soit... deux jours après la commémoration, alors qu'il se profilait naguère comme un ardent défenseur de la cause. Pourquoi ce revirement ? Dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères, on renvoie à la "diplomatie économique", chère au ministre.

Commercialement, la Turquie pèse d'un poids certain : 13e client de la Belgique et 19e fournisseur, même si la position tend à s'effriter. Le commissaire d'Europalia n'est autre que le baron Luc Bertrand, président du comité exécutif d'Ackermans et van Haaren, groupe spécialisé dans le dragage des ports. Une des trois expositions phares d'Europalia aura d'ailleurs pour thème "Istanbul - Anvers, deux ports, deux villes". Lors de la présentation du programme, Luc Bertrand (dont la fille Alexia vient d'être nommée chef du cabinet "vice-Premier" de Didier Reynders) ne s'est pas privé de souligner l'intensité des échanges entre les deux pays.

Pour le journaliste belgo-turc Mehmet Koksal, "Europalia ressemble trop à du maquillage pour des intérêts financiers. Les entreprises ne sont-elles pas à même d'organiser cela toutes seules ? Pourquoi faut-il l'argent du contribuable ? Actuellement, et c'est du jamais-vu, plus de 90 sites Web de la société civile sont bloqués en Turquie, des zones entières sont interdites aux médias et les journalistes font face à des centaines de procédures judiciaires. Pourquoi n'a-t-on pas invité ces gens-là, interdits de parole dans leur pays ?" En 2017, Europalia sera consacrée à l'Indonésie. Une édition plus sereine, ose-t-on espérer.

http://www.levif.be/actualite/international/mauvaise-annee-pour-la-turquie/article-normal-426163.html

1708
Histoire belge: Benedikt a reçu une amende car il s’est garé à gauche dans cette rue… mais a payé son parcmètre à droite!



Sur un tronçon de 200 mètres situé le long de la petite ceinture de Bruxelles, il est impossible de savoir qu'il faut impérativement payer son ticket de parking du côté de la rue où on s'est garé. Une situation étrange qui a une explication bien belge, et qui ne sera résolue qu'en 2017...

Benedikt n’en revient toujours pas. Alors qu’il avait garé sa voiture avenue de la Toison d’Or à Bruxelles et avait bien payé le parcmètre, il a reçu une amende pour "ticket invalide". Via notre page Alertez-nous, il nous détaille cette "situation ubuesque" comme seuls notre pays et sa complexité institutionnelle peuvent en engendrer.

"J’ai payé la redevance parking de 2 € via horodateur et le ticket a bien évidemment été placé de manière visible sur le pare-brise. Revenu à mon véhicule après un peu moins d'une heure, j'ai trouvé une amende sous mon essuie-glace mentionnant : "Ticket invalide". Il me comptait une demi-journée de forfait à 25 €." Après un e-mail à la cellule des horodateurs de Bruxelles resté lettre morte et un premier rappel de paiement, Benedikt insiste au téléphone et parvient à avoir un interlocuteur qui lui explique la situation. "Je me suis effectivement garé et j’ai payé mon ticket à l'emplacement A (photo ci-dessus) et, en sortant de mon véhicule, me suis dirigé et j’ai payé à l'horodateur B. MAIS ! Je n'ai pas payé mon ticket au bon horodateur... L'horodateur correct, lui, il est là en vert (photo ci-dessous), alors que le "mauvais" horodateur, c’est celui-là en rouge."




Pas sur la même commune !

"Et pourquoi me direz-vous? Eh bien… roulement de tambours … l'horodateur de gauche est situé sur la commune de Bruxelles-Capitale, alors que celui de droite est sur la commune de Saint-Gilles. Nous avons donc deux horodateurs situés rue de la Toison d'Or, l'un en face l'autre, mais pas sur la même commune !" Le tronçon de cette avenue bien connue de Bruxelles concerné par cette double appartenance est celui situé entre la rue Bosquet, près de la porte de Hal, et la rue Dejoncker, près du rond-point Louise.

Personne ne peut le savoir

Le problème, c’est que Benedikt n’avait aucun moyen de le savoir. Au début de ce tronçon, aucun panneau ne précise que les places de droites sont sur une commune et celles de gauche sur l’autre. Seule "indication", la différence de modèle entre les parcmètres de chaque côté et le fait, si on prend la peine d’aller lire les indications sur chacun, qu’ils mentionnent 2 communes différentes. Mais n’importe qui pourrait simplement se dire qu’il s’agit d’un modèle plus récent et d’un autre plus ancien… "Je précise que, d'où j'étais, en sortant de ma voiture et en regardant aux alentours, je me suis dirigé vers celui de droite et je n'ai même pas prêté attention à celui de gauche. Quels sont les moyens donnés à l’automobiliste pour savoir s’il est dans la bonne zone?", demande Benedikt.

Cette question, on l’a posée tant à l’échevine du Plan de stationnement de Bruxelles-Ville, Marion Lemesre, qu’à l’échevin de la Mobilité et du Stationnement de Saint-Gilles, Carlo Luyckx.

 

Bruxelles et Saint-Gilles au courant du problème

A la Ville de Bruxelles, on concède qu’il n’est pas facile de s’y retrouver. "Ce n’est évidemment pas la première fois que nous entendons parler de ce problème puisque cette situation perdure depuis que les communes sont compétentes pour la gestion du stationnement payant. Il est évident que la situation peut paraître saugrenue pour des personnes n’habitant pas Bruxelles. Mais il s’agit des frontières communales auxquelles nous ne pouvons pas déroger. Il s’agit d’une voirie régionale sur laquelle la frontière communale tombe en plein milieu."

 

Le Plan Régional de Stationnement règlera tout en 2017

"Il y a 5 ou 6 ans, on avait essayé de trouver une solution avec la Ville de Bruxelles, mais nous n’avions pas eu de retour positif", se souvient M. Luyckx. Mais si à l’heure actuelle, aucune solution n’est envisagée par les autorités communales de Bruxelles-Ville, cela devrait bientôt changer. "Le Plan Régional de Stationnement est censé régler ce problème. Il prévoit que les secteurs de stationnement ne seront plus découpés en fonction des frontières communales. Concrètement, cela signifie que lorsqu’une rue est à cheval sur deux communes, une réciprocité sera appliquée par les deux communes. Les tarifs applicables sur une voirie commune devront être harmonisés. Hélas, la nouvelle sectorisation n’est prévue que pour septembre 2017. Entre-temps, il est donc difficile de gérer ce problème", explique-t-on du côté des autorités bruxelloises. En effet, selon ce Plan Régional de Stationnement, "cette portion de l’avenue de la Toison d’Or ne sera plus coupée entre 2 communes, mais fera partie d’un seul et même secteur", précise Carlo Luyckx.

 

Saint-Gilles ferme les yeux lorsqu'on s'est trompé, pas Bruxelles...

En attendant, à Saint-Gilles, on a une solution provisoire. "Quand un ticket de Bruxelles-Ville se retrouve par erreur sur une voiture garée à Saint-Gilles dans cette rue, nos contrôleurs ne mettent pas d’amende." Par contre, à Bruxelles-Ville, c’est inenvisageable : "Nos consignes envers les agents sont très strictes : ils doivent notifier les véhicules qui n’ont pas de carte de stationnement ou de ticket valables. Faire autrement, reviendrait à laisser aux agents contrôleurs un droit d’appréciation quant à l’application du règlement communal. Ce ne sont que les personnes s’occupant de la gestion des plaintes qui analysent la situation."

Mais heureusement, celles-ci se montrent compréhensives: "Je viens de recevoir par mail la notification d’abandon des poursuites", se réjouit Benedikt.

http://www.rtl.be/info/vous/temoignages/histoire-belge-benedikt-a-recu-une-amende-car-il-s-est-gare-a-gauche-dans-cette-rue-mais-a-paye-son-parcmetre-a-droite-757338.aspx

1709
Le rond-point Louise bloqué "pour que madame Erdogan puisse faire ses courses"?



L'occupant d'un tram à l'arrêt au rond-point Louise, à proximité du quartier chic de Bruxelles, nous a contactés via la page Alertez-nous. Sur le temps de midi, de nombreux trams ainsi que le trafic automobile se retrouvaient paralysés dans le rond-point et aux alentours immédiats selon ce témoin. La raison: madame Erdogan, l'épouse du président turc Recep Tayyip Erdogan actuellement dans notre pays, faisait une visite de l'avenue Louise. C'est en tout cas ce qu'un agent de police a déclaré à notre témoin. Madame Erdogan serait notamment entrée dans le magasin de sacs à main de la marque de luxe Longchamps.

Une imposante délégation entourait madame Erdogan, provoquant des problèmes de circulation entre les rond-point Louise et Stéphanie. Notre témoin a fini par pouvoir quitter le tram et poursuivre son chemin à pieds. Scandalisé qu'on puisse interrompre la circulation "pour que madame Erdogan puisse faire ses courses", il a exprimé son mécontentement à la police présente sur place. "Vous n'allez pas changer le monde", lui aurait-on répondu.

Le président Erdogan reçu par le président de la commission européenne

C'est dans un contexte d'accélération de la crise syrienne, où la Russie effectue des frappes aériennes depuis mercredi, ce qui risque de jeter davantage de réfugiés sur les routes. que le président turc Recep Tayyip Erdogan est reçu lundi à Bruxelles par le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et Donald Tusk, le président du Conseil européen, puis mardi par le Premier ministre belge Charles Michel et son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, lors d'une visite officielle en Belgique pour l'ouverture de la 25ème édition du festival Europalia, consacrée cette année à la Turquie.

 

Guerre en Syrie et crise des migrants: "La Turquie et l'Union européenne sont dans le même bateau"

Ankara joue un rôle pivot: chaque jour, depuis ses côtes, embarquent des milliers de personnes pour les îles grecques de la mer Egée. Une fois arrivées sur le continent, elles poursuivent leur route par les Balkans jusqu'en Hongrie ou Croatie, d'où elles tentent de gagner le nord de l'Europe, en particulier l'Allemagne, dans l'espoir d'y trouver l'asile.

"Dans cette catastrophe migratoire, dans cet exode massif provoqué par la Syrie et maintenant en partie par l'implantation militaire russe qui donne aux gens le sentiment que ça va s'aggraver, la Turquie et l'Union sont dans le même bateau (...) C'est déstabilisant pour eux comme c'est déstabilisant pour l'UE", souligne Marc Pierini, chercheur à l'institut Carnegie Europe. La Turquie a dit jeudi sa "grave préoccupation" après les premières frappes russes en Syrie. Et le président Erdogan a répété sa volonté d'amener son pays à une adhésion à l'UE, à la peine depuis 2005, y voyant une "stratégie gagnant-gagnant".

"La Turquie fait partie de la solution", a assuré cette semaine un haut fonctionnaire de la Commission européenne, Simon Mordue. "La Turquie accueille actuellement plus de deux millions de réfugiés syriens, dont 260.000 sont dans des camps et 1,75 sont en dehors de camps. La Turquie a investi plus de huit milliards de dollars pour les loger", a-t-il expliqué. "Nous voyons donc la Turquie comme un partenaire dans cette crise, de nombreux défis auxquels la Turquie fait face sont similaires à ceux que nous affrontons". Cette main tendue cache mal le malaise des Européens, dont les relations avec M. Erdogan se sont refroidies depuis quelques années. Droits de l'homme, liberté d'expression, indépendance de la justice...

 

Des reproches de l'Union européenne envers la Turquie

La liste des griefs adressés ces dernières années par Bruxelles à Ankara est longue. Les Européens, même s'ils reconnaissent à Ankara le droit de lutter contre "le terrorisme", s'inquiètent en privé de l'offensive contre la rébellion kurde du PKK lancée fin juillet et ils regrettent son peu d'empressement à combattre les djihadistes de l'Etat islamique.

 

Des reproches de la Turquie envers l'Union européenne

En face, le gouvernement islamo-conservateur et M. Erdogan ont fustigé Bruxelles pour son inaction face au problème des réfugiés syriens. Ankara réclame sans cesse une zone de sécurité le long de la frontière turco-syrienne, que l'UE ne voit pas d'un bon oeil. "Cette visite intervient aussi dans une période très troublée en Turquie, avec des élections parlementaires le 1er novembre sur fond de spirale de violence et de détérioration de l'Etat de droit" en raison de raids et d'attaques contre des partis et médias prokurdes, souligne M. Pierini, ex-ambassadeur de l'UE dans ce pays.

 

Lutte contre les passeurs et filières de faux passeports

Les Européens ont proposé la semaine dernière des aides financières massives à la Turquie et via l'ONU. Mais la coopération souhaitée par l'UE va bien plus loin. Elle porte sur la lutte contre les passeurs sur les côtes turques - alors que le "business" du passage de demandeurs d'asile en Europe devrait au moins rapporter un à deux milliards d'euros cette année, selon M. Pierini - et sur le démantèlement de filières de faux passeports.

Surtout, les Européens aimeraient que la Turquie accepte la mise sur pied de procédures d'enregistrement de demandeurs d'asile, qui pourront ensuite être en partie accueillis en Europe, pour éviter qu'ils ne se lancent dans le voyage périlleux sur des embarcations de fortune. Cette idée a été jugée "inacceptable" par le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Gerald Knaus, directeur du think thank Initiative européenne pour la stabilité (ESI), propose lui une "mesure exceptionnelle" pour soulager à la fois le fardeau turc et assécher la route meurtrière de la mer Egée: "Berlin devrait s'engager à prendre 500.000 réfugiés syriens directement depuis la Turquie dans les douze mois à venir". En même temps, pour les décourager, l'UE devra systématiquement renvoyer en Turquie les migrants arrivés illégalement en Europe, selon lui





http://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/le-rond-point-louise-bloque-pour-que-madame-erdogan-puisse-faire-ses-courses-video--759887.aspx

1710
L'affaire de l'hormone de croissance de retour devant la justice




PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris réexamine à partir de ce lundi le volet civil de l'affaire dite de "l'hormone de croissance", près de trente ans après les faits, après cassation partielle d'un arrêt de la cour d'appel ayant conclu en 2011 à une relaxe générale.
 
Ce procès, qui devra examiner la responsabilité civile d'un directeur d'un laboratoire de l'Institut Pasteur et d'un médecin dans ce dossier qui a causé la mort de plus d'une centaine de patients, s'achèvera le 28 octobre prochain.
 
Au total, 1.698 enfants trop petits ont été soignés au début des années 1980 avec une hormone fabriquée jusqu'en 1988 à partir de l'hypophyse, une glande située à la base du cerveau prélevée sur des cadavres, dont certains étaient contaminés par la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
 
Fernand Dray, directeur du laboratoire de fabrication, et Elisabeth Mugnier, médecin impliqué dans la collecte, ont été poursuivis au pénal pour tromperie aggravée et homicide involontaire en raison de graves fautes d'imprudence et de négligence.
 
Mais ils ont été définitivement relaxés en 2011.
 
La cour d'appel a écarté leur responsabilité pénale, considérant que le laboratoire dirigé par Fernand Dray s'était contenté de produire un "principe actif" et non un médicament, ce que le produit ne devenait qu'après sa mise sous ampoule en hôpital.
 
Mais la Cour de cassation, qui les renvoie devant la cour d'appel pour le seul volet civil, a estimé en janvier 2014 que l'extraction et la purification de l'hormone de croissance d'origine humaine relevait "du monopole pharmaceutique", et que leur responsabilité civile pouvait donc être engagée.
 
"C'est une demi-victoire", déclare Me Jean-Elie Drai, qui représente sept des 21 parties civiles au procès.
 
Les parents des victimes espéraient une condamnation pénale et sont aujourd'hui "fatigués et essoufflés", mais "ils veulent avoir, même symboliquement, une réparation", explique-t-il.


http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN0RZ1E020151005