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Messages - mike

1756
La Suède passe à la journée de travail de 6 heures ! Un vrai succès pour les salariés et les patrons



De plus en plus d'entreprises suédoises sont en train d'adopter la journée de travail de 6 heures, au lieu des 8 conventionnelles. Le but ? Rendre les salariés plus efficaces sur un temps plus court et leur permettre de mieux profiter de leur famille

Maison de retraites, hôpitaux, constructeurs automobiles...ils sont de plus en plus nombreux les patrons suédois à sauter le pas et à raccourcir allégrement la journée de travail-type de leurs employés. C'est ce que rapporte le site Sciencealerte.com qui explique que l'idée est de parvenir finalement à en faire plus en moins de temps tout en gardant de l'énergie pour vivre une vie de famille épanouie.

Ainsi, l'entreprise Toyota de Göteborg -la deuxième plus grande ville du pays- qui a fait la bascule il y a plus de 13 ans a constaté un turn-over réduit dans ses équipes, un personnel plus heureux et une meilleure rentabilité !

 
Même constat chez Filimundus, une start-up basée dans la capitale qui a introduit la journée de six heures l'année dernière, tout comme chez Fast Company qui se réjouit de ce changement. «Rester concentré sur une tâche spécifique de travail pendant huit heures est un énorme défi. Pour faire face, nous alternons les tâches et faisons des pauses pour rendre la journée de travail plus supportable. Et dans le même temps, nous éprouvons des difficulté à gérer notre vie privée en dehors du travail» constate Linus Feldt, le PDG de l'entreprise, pour qui la journée de 8 heures est tout sauf réellement efficace.

Et ce patron de détailler ses techniques pour rendre le travail plus efficient en un temps plus court: la consultation des réseaux sociaux n'est plus autorisée pendant le temps de travail, les «distractions» en tout genre sont également éliminées et les réunions réduites au strict minimum. Le tout afin de garder de l'énergie pour après !

 
Selon Alerte Science, des médecins et des infirmières dans certains hôpitaux du pays sont également en train de tester la journée de 6 heures. Une maison de retraite à Göteborg est d'ailleurs passée à ce régime il y a quelques mois plus tôt et mène une expérience jusqu'à la fin de 2016 pour déterminer si les améliorations apportées en terme de soins aux patients et de bien-être pour les employés équivaut au coût de l'embauche de nouveaux membres du personnel pour couvrir les heures perdues.

http://francais.rt.com/economie/7657-suede-passe-journee-travail-6-heures-efficace-bien-etre-employes

Lire aussi: Chez Daimler France, c'est 39 heures payées 37, mais où va-t-on s'arrêter ?
http://francais.rt.com/economie/6765-chez-daimler-39-heures-vote-salaires-emplois-sterdyniak-vision

1757
Trois questions sur les tests lancés par Ségolène Royal sur les véhicules diesels




Près de deux semaines après l’éclatement du scandale Volkswagen, la France a lancé, jeudi 1er octobre, le premier d’une série de tests sur une centaine de véhicules à moteur Diesel pour détecter d’éventuelles fraudes à la pollution. La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, s’est rendue sur le site de Linas-Monthléry (Essonne), où se trouve l’UTAC-Ceram, organisme français de certification des véhicules.
Quel est l’objectif de ces tests ?

L’objectif est de détecter un système éventuel de leurre antipollution. Le principe des tests élaborés par l’UTAC-Ceram, l’organisme de français de certification des véhicules, consiste ainsi à faire en sorte qu’un tel système éventuel de fraude, installé sur les moteurs, ne puisse pas détecter que les véhicules se trouvent en phase de tests en laboratoire. Le logiciel de trucage qui a été installé sur les voitures Volkswagen avait, en effet, été programmé pour détecter que les véhicules étaient soumis à des tests d’homologation afin de faire apparaître leur moteur sous leur meilleur jour – à savoir optimiser le rejet de polluants.


Lire aussi : Scandale Volkswagen : comment un logiciel a-t-il pu tromper les tests antipollution ?
Comment ces tests seront-ils effectués ?
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/09/22/scandale-volkswagen-comment-un-logiciel-a-t-il-pu-tromper-les-tests-antipollution_4767405_4408996.html


Les essais des véhicules seront réalisés dans les conditions classiques des tests de certification, qui comprennent un passage sur le cycle d’homologation en laboratoire (bancs à rouleau), puis sur une piste. Certains paramètres des essais en laboratoire seront toutefois modifiés afin d’identifier différents types de leurres potentiels. « Il s’agit de tester le véhicule dans des conditions autres que celles qu’il connaît via la réglementation, où il a les roues droites, le volant droit et ne fait pas marche arrière », explique la directrice de l’UTAC-Ceram, Béatrice Lopez de Rodas.


Dans un premier temps, la méthodologie, élaborée par l’UTAC-Ceram en collaboration avec la direction générale de l’énergie et du climat, va être éprouvée sur une dizaine de véhicules. Et dans un mois, une fois les premiers résultats connus, 90 autres voitures, de marques françaises et étrangères, aux normes antipollution Euro 4 à Euro 6, seront testées à leur tour.

Lire aussi : Volkswagen : 4 questions sur les normes de pollution et les tests sur les véhicules diesel
Les émissions réelles de polluants des véhicules seront-elles mesurées ?
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/23/4-questions-sur-les-normes-de-pollution-et-les-tests-sur-les-vehicules-diesel_4767859_3244.html

Lorsqu’ils seront testés sur la piste d’essai, les véhicules seront équipés sur leur arrière d’un système portable de mesures des émissions (PEMS), qui relèvera leurs émissions d’oxyde d’azote (Nox). France Nature Environnement et le Réseau Action Climat, les deux ONG environnementales membres de la commission de suivi de l’opération, estiment cependant que doivent aussi être effectués des tests de mesure « en conditions réelles de conduite, sur route ouverte », pour connaître les émissions réelles d’oxydes d’azote mais aussi de CO2. On sait, en effet, que les conditions des tests d’homologation actuels ne sont pas réalistes.

« Le scandale Volkswagen a jeté la lumière sur un problème généralisé de non-respect des normes en Europe où les émissions de CO2 sont 40 % supérieures et les émissions de NOx 5 fois plus élevées en moyenne [comme l’ont montré les études de Transport & Environnement], rappelle Lorelei Limousin du Réseau Action Climat. Mais, à ce stade, les réponses politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux : il faut accélérer la mise en œuvre des tests en conditions réelles (RDE) qui seront plus représentatifs de la réalité. »

Composée de chercheurs indépendants, de parlementaires, d’associations de consommateurs, d’ONG et d’organismes gouvernementaux, la commission de suivi de cette opération a officiellement été mise en place jeudi, mais elle ne s’est pas encore réunie. Il lui reviendra de décider si les tests effectués par l’UTAC-Ceram suffisent ou non.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/10/02/trois-questions-sur-les-tests-lances-par-segolene-royal-sur-les-vehicules-diesels_4781668_1652666.html#AqyxhzbSzlmGXuPB.99

1758
Seule une migration massive vers l’Europe peut sauver les mercenaires en Syrie…




Les frappes russes n’ont pas été décidées du jour au lendemain, et certains milieux de renseignement devaient le pressentir, peut-être même en savaient-ils l’imminence. Que faire, quand on s’attend à ce que les mercenaires de l’EI reçoivent de vraies bombes non hollywoodiennes, qui font de vrais dégâts, larguées par des avions non « Top Gun » ? Il faut exfiltrer au plus vite, dans un sauve qui peut général, via un pays protecteur, la Turquie, par exemple, vers la seule destination possible dans l’urgence : les Balkans, puis l’Allemagne (un pays très sûr) pour une partie d’entre eux.  RI

***

En Syrie, au secours, les Rouges arrivent…

Un passage en revue rapide de la correspondance sur les réseaux sociaux des militants de État islamique et de ceux de l’opposition syrienne montre que le moral des révolutionnaires et des combattants du Califat est bien différent de ce qu’il était il y a seulement quelques semaines.



De très nombreux messages appellent les rebelles à quitter la Syrie pour venir en Europe en se fondant au milieu des réfugiés, l’Europe où «les infidèles, tels des moutons stupides, nous donneront de l’argent et des logements».

Pourquoi ce changement de ton? La peur de la Russie. De simples rumeurs sur l’apparition de troupes russes sur le champ de bataille en Syrie ont provoqué la panique dans les rangs d’État islamique. Certains parmi les rebelles, sont prêts à fuir pour éviter toute confrontation directe avec l’armée russe. Les menaces envers les Tchétchènes se multiplient sur l’Internet russe, jurant de débusquer et d’éliminer les terroristes en Syrie, ceux qui ont fui les combats en Tchétchénie et qui aujourd’hui se battent avec les islamistes. C’est réconfortant de voir que l’armée russe fait peur aux terroristes, mais il reste de nombreuses questions sans réponse.



D’un côté,

Nous devons nous souvenir que la guerre dure depuis quatre ans en Syrie, et qu’il n’est pas facile de faire peur aux militants de l’opposition. Même si les frappes aériennes menées par les Américains et leurs alliés n’étaient que des simulations, maintenant les forces aériennes russes peuvent réellement porter des coups dévastateurs à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont liés à État islamique.

D’un autre côté, nous devons comprendre que si le flot des réfugiés venant de Syrie a pu atteindre l’Europe, c’est qu’il y a une raison. Ce flot bénéficie à quelqu’un. Quelqu’un organise et finance cet événement. Bien des faits montrent l’implication des États-Unis dans cette réimplantation massive des peuples.

Comme il est quasiment certain que État islamique est contrôlé par le Pentagone et Langley [siège de la CIA aux US en Virginie, NdT], nous voyons donc un intérêt direct, pour Washington, dans le départ massif des militants vers l’Europe. L’Europe sera submergée par une vague de terreur et c’est la Russie que l’on critiquera – après tout, les troupes russes chassent les terroristes de leurs maisons et ils commencent à mal se comporter en Europe.

Cela vous surprend? Apportons quelques éclaircissements. Après tout, personne n’aurait imaginé que les États-Unis puissent expérimenter des armes atomiques sur les civils japonais, ni que des soldats américains, sous des prétextes ouvertement bidons, puissent détruire l’État d’Irak. Il y a des dizaines d’exemples semblables, et chaque fait nouveau ne fait que renforcer la certitude que les États-Unis ne reculent devant rien pour assurer leurs intérêts.

 Alexander Vasilyev

Article original en russe publié dans RusVesna.

Traduit en anglais par Paul Siebert

Traduit en français par Ludovic, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.net/en-syrie-au-secours-les-rouges-arrivent/

http://reseauinternational.net/seule-une-migration-massive-vers-leurope-peut-sauver-les-mercenaires-en-syrie/

1759
Israël met en garde la Russie : « Ne testez pas notre armée ! »



Israël n’a aucune intention de renoncer à sa liberté opérationnelle en Syrie a assuré mardi le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon.

« Nous avons clairement dit aux Russes que nous n’avons pas l’intention d’abandonner notre capacité à défendre nos intérêts. Ne testez pas notre armée ! », a mis en garde M. Yaalon.

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit préoccupé lundi par les frappes de l’armée israélienne sur le territoire syrien, après les récents échanges de tirs de part et d’autre de la frontière entre les deux pays.

« Nous respectons les intérêts sécuritaires d’Israël mais nous sommes préoccupés par les attaques que mène l’Etat hébreu en Syrie », a déclaré le chef du Kremlin.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré à Moscou le 21 septembre dernier le dirigeant russe pour évoquer le déploiement militaire russe en Syrie et de ses conséquences militaires pour l’armée israélienne.

http://www.lemondejuif.info/2015/09/israel-met-en-garde-la-russie-ne-testez-pas-notre-armee/

1760
Fin des dinosaures: «En science, un tel débat n’est jamais totalement clos»

INTERVIEW Le paléontologue Jean Le Loeuff réagit à la publication d’une étude réconciliant les deux principales théories sur l’extinction massive de la fin du tertaire…



Qui a eu la peau des dinos ? Depuis des dizaines d’années, deux écoles s’affrontent : pour certains, c’est la gigantesque météorite tombée au large du Mexique qui les a occis ; pour d’autres, le coupable est à chercher en Inde, dans une immense région ayant connu un volcanisme très actif. Une étude de chercheurs de l’université de Berkeley publiée jeudi dans Science réconcilie les deux thèses, affirmant que l’impact de la météorite a eu pour conséquence d’accroître l’activité volcanique indienne : les entrailles de la terre et l’intrus venu du ciel se seraient ligués pour tout dévaster. 20 Minutes a demandé ce qu’il en pensait au paléontologue Jean Le Loeuff, directeur du Musée des dinosaures à Espéraza (Aude).

Quand on parle de la fin des dinosaures, on parle de quoi ?

A la fin du crétacé, il y a 66 millions d’années, 75 % des espèces vivantes ont disparu, du petit plancton aux grands reptiles marins. Ça ne concerne pas que les dinosaures, qui n’ont d’ailleurs pas tous disparu : les oiseaux, qui descendent des dinosaures, sont toujours là.

A quel point le débat sur la cause de la fin des dinosaures était-il vif ?

Le débat a été très vif surtout dans les années 80 et 90, entre les défenseurs de l’extinction des dinosaures sur quelques dizaines ou centaines de milliers d’années, conséquence d’un volcanisme très important en Inde. Les autres défendaient une extinction plus brutale, presque instantanée, sur quelques dizaines d’années seulement à la suite de la chute d’une météorite qui a entraîné un arrêt de la photosynthèse et donc l’effondrement d’une très grande partie de la chaîne alimentaire.

Comment le débat a-t-il pris fin ?

Le débat s’est calmé depuis une dizaine d’années. Attention, tout le monde n’est pas d’accord, mais il y a un consensus pour dire que l’intense volcanisme indien a provoqué une dégradation et un affaiblissement des écosystèmes et que la météorite a porté le coup de grâce. Mais en science, un tel débat n’est jamais totalement clos car on peut avoir de nouvelles hypothèses, de nouvelles données. Ce qu’on a beaucoup de mal à savoir, c’est si ce volcanisme a eu lieu avant ou après.

Pourquoi est-ce important ?

L’astéroïde et le volcanisme sont tous les deux bel et bien arrivés. Mais n’ont-ils fait que coïncider, ou l’un a-t-il provoqué l’autre ? Pour répondre il faudrait savoir si l’extinction s’est passée sur quelques dizaines d’années ou quelques dizaines, voire centaines de milliers d’années. On ne le sait pas encore, parce qu’on n’a pas les outils pour dire si un os est vieux de 66 millions et cent mille ans, ou 66 millions et deux cent mille ans. La marge d’erreur est au mieux de quelques centaines de milliers d’années.

L’étude publiée jeudi n’apporte-t-elle pas une réponse ?

C’est une idée déjà émise il y a une vingtaine d’années, qui avait à l’époque été considérée comme totalement improbable. Les arguments avancés aujourd’hui sont-ils décisifs ? Dur à dire. Pour les paléontologues ça ne change pas grand-chose, même si ce thème est très intéressant car l’extinction des dinosaures est quelque chose de très inattendu. Il y avait de plus en plus de diversité, et d’un coup, ça s’est arrêté, c’est une coupure très brutale. Pour nous, il est donc intéressant de mieux connaître la cause de ce bouleversement.

http://www.20minutes.fr/sciences/1700959-20151002-fin-dinosaures-science-tel-debat-jamais-totalement-clos

1761
Agir contre les pyromanes et l’ambiance qu’ils créent



Quand j’étais petit, je ne comprenais pas bien pourquoi les adultes faisaient la guerre et laissaient des gens mourir de faim dans la rue.
J’espérais qu’on me donne un micro qui me permette de parler si fort que je serais entendu de tous et qu’après, le monde irait mieux.
J’avais l’impression que ce que j’avais à dire était tellement du bon sens que si les adultes ne faisaient pas le bien par eux-mêmes, c’était forcément parce qu’ils n’y avaient pas pensé.

Aujourd’hui, je me sens de nouveau comme cet enfant. J’observe mon pays, je vois celles et ceux qui le défigurent, qui obscurcissent son présent et son avenir, et j’ai envie de pousser un cri si fort qu’il soit entendu de tous. Je regarde ce qui se passe, j’écoute ce que disent les gens qu’on voit à la télé et je me dis : « ce n’est pas possible qu’ils soient tous devenus si bêtes ou si inconscients ; s’ils disent ce qu’ils disent et s’ils font ce qu’ils font, c’est forcément qu’ils ne comprennent pas le danger qui plane sur nous ». Et, en vérité, je suis incapable de dire s’ils savent ou non ce qu’ils font, s’ils comprennent ou pas les effets profonds de leurs actes, si c’est de la bêtise notoire ou si c’est volontaire.

« Eux », ce sont toutes celles et tous ceux qui jouent avec le feu. Ce sont toutes celles et tous ceux qui pensent que le monde continue de tourner comme avant. Ce sont toutes celles et tous ceux qui pensent que Marine Le Pen n’arrivera jamais au pouvoir et qui n’envisagent donc pas un seul instant la stratégie à adopter pour qu’elle n’y arrive pas. Ça ne leur effleure pas l’esprit. Ou, quand ça arrive, ils envisagent ça comme une question politico-philosophique intéressante à étudier en soi, pas comme un drame historique.

Les médias

« Eux », ce sont d’abord les médias, qui ont commencé à relayer les thèmes du FN il y a des années. En 1996, Bourdieu, dans Sur la Télévision, écrivait déjà :


Il arrive aussi que les journalistes, faute de garder la distance nécessaire à la réflexion, jouent le rôle du pompier incendiaire. Ils peuvent contribuer à créer l’événement, en montant en épingle un fait divers (un assassinat d’un jeune français par un autre jeune tout aussi français mais « d’origine africaine ») pour ensuite dénoncer ceux qui viennent mettre de l’huile sur le feu qu’ils avaient eux-mêmes allumé, c’est-à-dire le FN, qui, évidemment, exploite ou tente d’exploiter « l’émotion suscitée par l’événement », comme disent les journaux mêmes qui l’ont créé en le mettant à la une, en le rabâchant au début de tous les journaux télévisés, etc. ; et qui peuvent s’assurer ensuite un profit de vertu, de belle âme humaniste, en dénonçant à grands cris et en condamnant sentencieusement l’intervention raciste de celui qu’ils ont contribué à faire et à qui ils continent à offrir ses plus beaux instruments de manipulation.

On voit que les choses n’ont pas changé : Le Point titrait en mai sur « Les Arabes, aux origines de la tragédie d’aujourd’hui » ; L’Express titrait en février sur « La République face à l’islam ». Et ce ne sont là que deux exemples alors qu’il y en a bien d’autres, tous les jours, sur les journaux, à la radio, à la télévision…

À ce lepénisme médiatique sur les thèmes du FN s’est ajouté un lepénisme médiatique « tout court ». Depuis l’accession de Marine Le Pen à la tête du parti en 2011, les médias ont ouvert leurs portes aux dirigeants du Front national. Ils les invitent partout et mettent en avant le FN dès qu’il bouge un doigt de pied. Ainsi Le Monde, tutoyant Le Pen et lui offrant en cadeau des intellectuels ou encore faisant sa propagande entre les deux tours d’une élection ; ainsi Libération, préférant Le Pen à Sarkozy ; ainsi Le Lab, transformant Florian Philippot en socialiste ; ainsi Marianne, faisant des sondages bidons pour titrer sur Le Pen ; ainsi L’Express faisant des choix de photos pour le moins douteux ; ainsi la présentatrice du Grand Journal parlant du « discours de vérité » du Front national ; ainsi, ainsi, ainsi…

Les politiciens

« Eux », ce sont aussi les politiciens qui soufflent dans le dos du FN soit par petits calculs soit par inconscience. C’est Nadine Morano qui dit que « la France est un pays de race blanche », parce qu’elle se positionne à l’extrême droite de la droite extrémisée pour peser dans la primaire des Républicains (sic.) ; en somme, elle fait comme Montebourg mais de l’autre côté. Le pire, c’est qu’elle fait ça en se revendiquant de de Gaulle qui a, lui, pendant la guerre, lutté contre les ennemis de la France – c’est à dire contre ceux dont Le Pen père et fille sont les descendants idéologiques et politiques.

« Eux », ce sont aussi ces incapables qui dirigent le pays. Incapables de respecter leurs promesses, incapables d’inverser la courbe du chômage, incapables de faire autre chose que d’imiter les autres (un coup l’Allemagne, un coup les Etats-Unis) et de faire comme Sarkozy, en pire.

C’est Macron, l’oligarque, le banquier, le millionnaire, qui cristallise la haine de ceux qui ont voté Hollande pour « lutter contre la Finance » et qui se retrouvent avec la Finance au gouvernement, qui lutte contre le peuple. Macron, qui dit que « l’élection est un cursus d’un ancien temps », montrant combien il voit la politique comme une activité professionnelle et pas un engagement ; Macron qui dit que « le libéralisme est une valeur de la gauche » ; Macron qui s’en prend aux 35h en disant que c’est « une fausse idée » de dire « que la France pourrait aller mieux en travaillant moins » ; Macron qui défend le moins-disant social et humain et dresse les Français les uns contre les autres en affirmant que le statut des fonctionnaire n’est « plus adéquat » ; Macron l’esclavagiste qui dit au Medef d’embaucher des apprentis parce que « c’est désormais gratuit quand ils sont mineurs ». Quand la gauche fait une politique plus à droite que la droite, comment s’étonner que les repères se perdent et que monte celle qui parle de « l’UMPS » ?

Mais « eux », c’est aussi nous, la gauche radicale, quand nous ne sommes pas à la hauteur de ce que le devoir commande. C’est nous quand nous ne parvenons pas à nous mettre d’accord pour des questions invraisemblables de places sur des listes électorales. C’est nous quand nous jouons au jeu de « faites ce que je dis, faites pas ce que je fais » sur le cumul des mandats, les petites combines politiciennes, les accords de deuxième tour avant même que le premier ne soit passé. C’est nous quand nous refusons d’utiliser des mots ou des symboles sous prétexte que Le Pen les a utilisés ; ainsi la « nation », le drapeau tricolore ou la Marseillaise. Bientôt il sera interdit de respirer parce que Le Pen l’a déjà fait.

C’est nous quand nous ne sommes pas à la hauteur de notre tâche historique, quand nous refusons de parler de la lutte de l’oligarchie contre le peuple ; quand nous renonçons à utiliser un vocabulaire populiste par peur de choquer des médiacrates ampoulés ; quand le « coup de balai » provoque des critiques parce que « c’est un peu violent quand même » ; quand les nôtres nous accusent de « germanophobie » parce qu’on critique l’antimodèle allemand qui triche, qui ment, qui pollue et qui tue ; quand les médiocres essaient de couper la tête du seul qui dépasse pour essayer de le mettre au même niveau qu’eux, plutôt que de lui donner l’élan dont nous avons tous besoin pour sortir de l’ornière.

Les (pseudo-)intellectuels et les artistes

« Eux », ce sont aussi ceux qui sont qualifiés d’« intellectuels » mais qui ne sont souvent que des « fast-thinkers », payés pour débiter des âneries sur un plateau de télévision, à la radio, où dans les colonnes des journaux. Ainsi l’infâme Zemmour, qui a dit qu’on pouvait envisager de déporter cinq millions de musulmans, qui a menti en continu sur les chiffres de l’immigration, mais qui a continué à être invité sur tous les plateaux de télévision ou presque. Intellectuel ? Où ça ? Médiacrate, oui, pensée prémâchée et mensongère, oui, portevoix permanent de Marine Le Pen, oui, mais intellectuel, où ? Quand ? Qu’est-ce qu’il a déjà dit d’intelligent, Zemmour ?




Et encore Éric Zemmour, de même que Michel Hoellebecq, sont-ils perçus comme des gens en dérive à l’extrême droite. Mais quand ce sont les pseudo-intellectuels réputés « de gauche » qui s’y mettent ? Quand Sapir et Onfray osent proclamer de concert que les programmes économiques de Le Pen et Mélenchon sont similaires[1], de qui font-ils la publicité ? Quand ils invitent les gens à penser que Le Pen a un programme social, que font-ils ? Qui aident-ils ? Quand ils disent qu’il faut un « front de libération nationale » unissant Le Pen et Mélenchon, que font-ils sinon dire qu’on peut faire des choses avec le FN ? Quand Onfray affirme que Marine Le Pen n’est pas raciste alors que la nationalité se base pour elle sur le droit du sang, que fait-il ? Quand il invite à s’abstenir alors que Le Pen est forte quand l’abstention est forte, que fait-il ? Que font ces gens ?

« Eux », ce sont encore toutes celles et tous ceux qui ne disent rien, qui laissent faire tant qu’ils peuvent continuer à vendre leurs livres, leurs chansons, leurs films, que sais-je encore. De Sartre, on retient cette phrase qui invite les intellectuels et les artistes à l’engagement : « parler, c’est agir ». On oublie en revanche souvent celle-ci : « se taire ce n’est pas être muet, c’est refuser de parler, donc parler encore ». Pourquoi n’y a-t-il qu’un Lordon dont la voix porte assez pour répondre sur le fond à Sapir ?

Où sont passés les intellectuels ? Où sont les artistes engagés ? Pourquoi se taisent-ils ? Quand les indignations morales viennent de médiacrates sur le déclin comme Eric Naulleau ou Jean-Michel Aphatie, on est en droit de se demander ce que font les autres, universitaires, artistes, intellectuels réels qui se taisent ou ne parlent pas assez fort. Peut-être y a-t-il enfin un début de frémissement, comme je veux le croire avec cette tribune publiée dans Le Monde : « Intellectuels de gauche, réengagez-vous ! ». Certes, cette tribune commet la double erreur de cristalliser le débat sur « la gauche » et d’affirmer qu’il faut arrêter de parler « de nation, de peuple, de souveraineté » pour pouvoir parler « de classes, d’exploitation, de violence, de répression, de domination »[2], mais elle a le mérite d’être autre chose que du silence, ce qui est déjà beaucoup compte tenu du mutisme général.

Agir

Cela fait un moment que je voulais écrire cet article. Et depuis le moment où j’en ai ressenti le besoin, tant de choses se sont encore passées. C’est Morano qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Macron en a encore rajouté et puis ça a coulé, comme un flot. D’une certaine manière, il m’a fallu tout ça pour pouvoir écrire ; il a fallu que l’indignation laisse place à la révolte pour que les mots sortent enfin.

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Face à l’ambiance pourrie qui règne, on se sent désarmé, on ne sait pas quoi faire pour agir. Pourtant on est nombreuses et nombreux à ne plus supporter cette ambiance et à vouloir agir, j’en suis sûr. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir ce sentiment de désarroi et d’impuissance, et j’espère que cet article sera, à sa façon, une invitation pour d’autres à entrer en révolte. Vous pouvez d’ailleurs utiliser l’espace des commentaires pour l’exprimer, si le cœur vous en dit et que vous cherchez un endroit pour écrire.

Je crois qu’il faut réfléchir et s’organiser pour agir efficacement contre cette ambiance pourrie et ces pyromanes qui se multiplient. Mais je crois qu’il faut aussi, parfois, dire simplement ce qu’on a sur le cœur, sans chercher forcément à faire plus. Parce que faire cela, c’est dire à celui qui pense pareil : « tu n’es pas seul ». C’est permettre de se compter, de se rendre compte de notre force, car je suis sûr aussi qu’on est plus nombreux et plus forts que tous les pyromanes réunis, conscients ou inconscients. On doit parler pour nommer nos ennemis et pour envoyer un message d’espoir à nos amis. On doit le faire, avant qu’il ne soit trop tard. J’ai voulu prendre ma part ici. J’espère que vous prendrez la vôtre.

[1] Il faut s’arrêter sur ce point. Les ont-ils seulement lus, ces programmes ? Je pense que non. Qu’ils le fassent en s’intéressant par exemple au mot « nationalisation » ! Ils s’apercevront que si Marine Le Pen parle de « nation », elle considère comme punitif d’ajouter « -alisation » derrière, quand Jean-Luc Mélenchon fonde toute une partie de son programme sur la nationalisation de secteurs entiers de l’économie et la création de grands pôles publics de l’énergie, du médicament, etc. Le Pen, c’est le peuple dépossédé de ses biens ; Mélenchon, c’est le peuple aux commandes de son économie.

[2] Comme je l’ai dit plus haut, ce n’est pas en abandonnant des mots au Front national qu’on gagne une bataille culturelle : c’est en mettant dans ces mots un sens qui rende impossible à l’ennemi leur utilisation. C’est ce qu’a réussi, en partie, à faire Marine Le Pen, puisque des intellectuels qui se disent « de gauche » refusent d’utiliser certains mots, qui sont pourtant constitutifs de l’identité républicaine de la France. C’est au cri de « Vive la Nation ! » que le peuple souverain a vaincu à Valmy le 20 septembre 1792 ; c’est au lendemain de cette victoire que la Première République a été proclamée ; pendant la Grande Révolution, être « patriote » est dans une large mesure synonyme de « partisan de la Révolution »…


http://antoineleaument.fr/2015/09/30/agir-contre-les-pyromanes-ambiance/

1762
Pourquoi les hommes se touchent-ils les parties intimes ?



Certains facteurs scientifiques expliqueraient pourquoi les hommes ont continuellement besoin de se toucher les parties intimes, les mains dans les sous-vêtements, en privé comme en public… On vous dit tout sur ce penchant typiquement masculin !

1. Un instinct de protection pour ses bijoux de famille !
 Un homme place instinctivement ses mains sur ses parties intimes pour se protéger d’éventuels dangers extérieurs.
Selon Vanessa Van Edwards qui a étudié ce comportement dans son ouvrage intitulé Human Lie Detection and Body Language 101 : Your Guide to reading peoples nonverbal behavior, les hommes ne mettent pas les mains à leurs parties intimes quand ils se sentent à l’aise, détendus et qu’ils estiment que leurs organes sont hors de danger.
À l’inverse, les joueurs de baseball réajustent constamment leur coquille de protection par prudence…

2. Un effet relaxant
 Selon une étude US publiée dans la revue Frontiers in psychology, l’action de frotter certaines parties du corps de façon non-érotique libère la sécrétion d’ocytocine, une hormone apaisante, qui régule l’humeur…
D’où le fait que certains hommes plus anxieux que la normale touchent leurs parties intimes de manière plus répétée.

1763
Sécurité / Protéger son ordinateur de A-Z du piratage.
« le: 04 octobre 2015 à 11:38:43 »
Protéger son ordinateur de A-Z du piratage.


1764
Sécurité / Comment NE PAS se faire HACKER ? 2 Solutions Anti-Hack !
« le: 04 octobre 2015 à 11:32:48 »
Comment NE PAS se faire HACKER ? 2 Solutions Anti-Hack !


1765
SUPPRIMER VIRUS GENDARMERIE HADOPI RANSOMWARE URAUSY TROJAN WINLOCK

TUTO SUPPRIMER VIRUS GENDARMERIE HADOPI
Invite de commande , %systemroot%/system32/rstrui.exe
Ecran blanc à la place du bureau
PC BLOQUER


1766
Sécurité / savoir si mon Pc est piraté
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