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Messages - mike

1861
Un « robot sexuel » en vente d’ici la fin de l’année !



Alors que le robot domestique cherche à ses démocratiser, un « robot sexuel » devrait sortir d’ici la fin de l’année !

Nous avions déjà parlé, il y a quelques mois de ces hommes qui vivent avec des poupées grandeur nature ressemblant à une femme dans les moindres détails… Aujourd’hui, une entreprise a le projet de mettre en vente un « robot sexuel » afin de tenir compagnie aux personnes les plus seules.

Un robot d’abord destiné à la sociabilisation qu’à l’aspect sexuel

Roxxxy est le nom du prototype créé par la société True Companions. Pour 6100€, ce robot pourra combler la solitude des plus isolés. Le robit apprend tout un tas de choses au cours de son utilisation, notamment sur le plan sexuel, oui tout est possible avec Roxxxy !


« Nous n’allons pas remplacer l’épouse ou la petite amie d’un individu. Il s’agit simplement d’une alternative pour des gens qui sont entre deux relations ou qui viennent de perdre leur âme sœur. […] Les gens peuvent trouver le bonheur et l’accomplissement autrement que via un autre être humain. […] La plupart du temps passé avec le robot sera consacré à la socialisation et l’interaction »

douglas hine, patron

Mais on se demande comment appréhender cette machine, doit-on la considérer comme une machine ou plutôt comme un être à part entière avec sa réflexion ?

http://www.urbanhit.fr/un-robot-sexuel-en-vente-dici-la-fin-de-lannee/

1862
Des soldats russes n’auraient pas été informés de leur destination finale en Syrie



Des soldats russes: « Ne m’envoyez pas en Syrie »

The Daily Beast, le 23/09/2015

La prochaine guerre non-déclarée de Poutine au Moyen-Orient a déjà poussé la société civile russe à défendre les soldats contractuels qui ne savent même pas où ils étaient envoyés pour se battre.

Un groupe de soldats contractuels russes a refusé d’aller en « mission », comme le commandement de leur armée le précisait dans les documents qu’ils ont reçus au sujet de leur déploiement secret. Le document n’avait aucune date de retour. A leur grand étonnement, les soldats ont appris, presque à la dernière minute, que le pays de leur destination finale était la Syrie. L’affaire scandaleuse est maintenant à l’étude. Les soldats ont été menacés de peines sévères pour leur désobéissance – une accusation de haute trahison, selon ce qu’a déclaré leur avocat Ivan Pavlov à The Daily Beast, passible de 20 ans de prison en Russie.

Lire la suite: http://www.thedailybeast.com/articles/2015/09/23/russian-soldiers-don-t-send-me-to-syria.html

1863
ONPC : Nadine Morano, les propos chocs : "La France est un pays de race blanche"



Comme chaque samedi soir, Laurent Ruquier et son équipe accueillait plusieurs invités dans l’émission oOn n’est pas couché sur France 2. Nadine Morano, venue reparler de son conflit avec Guy Bedos mais aussi sur les prochaines élections à la Primaire, a quelque peu dérapé en tenant un discours autour de la "race blanche" de la France. Non Stop Zapping vous en dit plus.

Depuis plusieurs semaines, Nadine Morano fait parler d’elle notamment suite à son conflit avec l’humoriste Guy Bedos. Ce dernier, avait insulté l’ancienne ministre lors d’un spectacle à Toul il y a deux ans, ce qui avait poussé Nadine Morano à porter plainte. Et après quelques années de conflits, la justice a finalement décidé de relaxer Guy Bedos. Une décision que Nadine Morano n’a pas digéré comme elle l’avait expliqué sur BFM TV, et a fait appel de la décision de la justice : "Je ne peux pas tolérer ce registre ordurier. Le parquet a fait appel parce que le parquet avait déjà dit que l'injure publique était avérée et il appelait à la condamnation".

"J’ai envie que la France reste la France"

Invitée sur le plateau d’On n’est pas couché, Nadine Morano est notamment revenue sur son conflit avec l’humoriste Guy Bedos, mais aussi sur la situation des migrants. Mais ce qui a mis le feu aux poudres sur le plateau de l’émission, ce sont les propos de l’ancienne ministre sur les origines religieuses de la France : "La France est un pays aux racines Judéo-Chrétienne. La France est un pays de race blanche dans laquelle on accueille des personnes étrangères comme le disait le général De Gaulle, mais c’est comme ça (...) La France est judéo-chrétienne dans ses racines (...) et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane car dans ce cas ce ne serait plus la France. J’ai envie que la France reste la France".

Des propos chocs, qui ont fait immédiatement réagir Laurent Ruquier : "Le problème c’est qu’en 2015 vous fassiez encore cette distinction moi c’est ça qui me choque. Il y a depuis des décennies des couples mixtes qui ont des enfants qui n’ont pas la peau blanche et qui sont autant Français que vous et moi". 
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https://fr.news.yahoo.com/onpc-nadine-morano-propos-chocs-073550772.html

1864
Anonymous attaque des sites saoudiens en réponse à la crucifixion prochaine d’un adolescent



Le groupe de hackers Anonymous a attaqué des sites gouvernementaux de l’Arabie saoudite après qu’un adolescent de 17 ans a été condamné à la peine de mort pour ses activités jugées antigouvernementales.

Les tribunaux saoudiens ont rejeté le dernier appel de Mohammed al-Nimr, le condamnant ainsi à la peine de mort par la crucifixion pour des activités antigouvernementales présumées en 2012.

Le groupe de hackers, qui appelle à la libération de l’adolescent, affirme que Mohamed al-Nirm a été privé d’accès à un avocat et a été torturé. 



«Ali Mohammed al-Nimr, un adolescent innocent, a été condamné à mort en Arabie saoudite, et nous ne resterons pas sans rien faire», a déclaré Anonymous dans un message vidéo directement adressé au roi Salman et au gouvernement saoudien. « Treize juges ont approuvé la peine de mort d’Ali Mohammed al-Nirm, mais seulement le roi Salman bin Abdulaziz Al Saud peut le faire. Le site du ministère de la Justice a été mis hors service il y a quelques jours, mais nous poursuivrons nos actions sur d’autres sites gouvernementaux ».



Anonymous a lancé le hashtag #OpNimr et a attaqué les sites gouvernementaux du ministère de la Justice (www.saudinf.com), de la fonction publique (www.mcs.gov.sa), de l’Administration générale de l’Education (tabukedu.gov.sa), ainsi que le site de Saudi Airlines (saudiairlines.com). La plupart de ces sites ont cependant été débloqués.



Mohammed al-Nimr a été arrêté en 2012 pour avoir participé à une manifestation jugée antigouvernementale. Il a également été jugé coupable d’avoir rejoint un groupe criminel et d’avoir attaqué des policiers.

http://francais.rt.com/international/7433-anonymous-arabie-saoudite-site-nimr

1865
Anonymous contre les « Déchets nucléaires à Bure »



Déchets nucléaires à Bure : L’Anonymous « emburé ».

Dix ans de prison et la menace de 150 000 euros d’amende : c’est la peine qu’encourra Loïc, un Anonymous de 19 ans, en novembre prochain, au tribunal correctionnel de Nancy. Accusé d’« accès et maintien frauduleux » dans un système informatique « commis en bande organisée », l’hacktiviste a surtout commis le crime de dénoncer, via des piratages de sites Internet, le gaspillage d’argent public et le déni de démocratie liés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).


Lire l’article : « Il est 6 heures, la DGSI débarque chez Boby. »

En novembre prochain, deux autres personnes impliquées dans l’Opération contre les grands projets inutiles imposés encourront la même peine que Loïc (dix ans d’emprisonnement et/ou 150 000 euros d’amende). L’un, arrêté à Reims, a subi également 48 heures de garde à vue. L’autre a passé « seulement » dix heures au commissariat, à Nantes, mais au prix d’une arrestation encore plus impressionnante que celle de Loïc. En marge d’un procès pour récupération de denrées dans des poubelles de supermarché, une dizaine de policiers et gendarmes lui ont sauté dessus, en pleine rue, dans sa voiture, avant de l’enfourner dans leur camionnette [3].

Des peines encourues et des arrestations ahurissantes qui reflètent la crainte des autorités devant l’étendue des grands projets inutiles ciblés [4] et surtout l’efficacité des hacktivistes. Pour dénoncer les dangers liés à la « poubelle nucléaire » de Bure, les sites Internet d’acteurs institutionnels de l’Andra, de Cigéo [5], du conseil général de la Meuse ou encore du conseil régional ont été piratés plus d’une dizaine de fois en l’espace d’un mois à peine, en décembre 2014. Pendant que les uns se chargeaient de lancer des DDoS, une sorte de sit-in, de blocus en mode numérique, Loïc endossait le « rôle de communicant » et s’occupait de la rédaction des textes revendicatifs, avant de les relayer sur les réseaux sociaux ou dans les médias sous formes de communiqués.

Ensemble, les Anonymous rappelleront le « déni de démocratie » inhérent au projet d’« implantation d’un laboratoire » de l’Andra, en 1993, approuvé par les conseils généraux de la Meuse et de la Haute-Marne, alors que, « dès cette époque, la population s’est plainte de n’avoir pas été consultée pour ces décisions, ni même informée au préalable ». Ils souligneront que, en 2006, une pétition restée sans suite de plus de 60 000 signataires réclamait un référendum sur l’enfouissement des déchets radioactifs. Ils balanceront les tentatives d’influence du lobby nucléaire sur les collectivités territoriales, ces « dizaines de millions d’euros déversés chaque année en Meuse et en Haute-Marne. 30 millions s’infiltrant dans tous les projets sans que les habitants le sachent ».

Suivi à la trace.

Décembre 2014, se sentant « trop vulnérable », Loïc décide de tout arrêter. Plus tard, il découvrira dans le dossier d’enquête préliminaire (de 1 400 pages) que « le budget correspondant aux recherches des personnes à l’origine des attaques contre le conseil général de la Meuse aurait été d’environ 10 000 euros ». Le moindre de ses déplacements a été géolocalisé, chacune de ses données minutieusement recueillie par le service du renseignement depuis le mois d’octobre 2014, date de ses premières participations à des opérations contre le conseil général du Tarn destinées à contester le projet du barrage de Sivens.

Autant dire que les pandores réduits à la collecte du moindre déplacement de la souris de Loïc connaissent ce dernier par cœur  :


« En garde à vue, se rappelle Loïc, la magistrate me dit  : “Je pense vraiment que vous pouvez oublier l’idée de devenir avocat, mais vous pouvez toujours continuer vos études…” Et là, l’agent qui se trouve à côté complète, d’un ton méprisant : “Vous pourrez toujours devenir maraîcher…” Ils savaient même que j’hésitais entre ces deux métiers  ! »

Loïc devrait effectivement se tourner vers le maraîchage, à la rentrée, le temps de repasser le bac en candidat libre la saison prochaine. Car l’Anonymous démasqué n’a pas laissé tomber son objectif de devenir avocat en droit de l’environnement, même s’il a loupé sa capacité en droit, ses démêlés judiciaires y étant pour beaucoup. Pour autant, il ne regrette pas d’avoir abandonné le lycée où il se sentait « rejeté, méprisé » aux côtés « des fils de haut-placés ». Il en a profité pour découvrir les ZAD de Notre-Dame-des-Landes et du Testet tout en créant sa chaîne YouTube « Anonymous France ». Une mouvance qui a su le séduire davantage que n’importe quelle autre organisation politique. Et ce, pour une raison claire  :


« Face à des pros de la com’, il faut vraiment une forme d’action bien plus directe. Il y a trop de débats avant l’action. De plus, on est dans une société dans laquelle l’apparence des gens compte beaucoup trop. Je rejette l’idolâtrie. Justement, dans l’approche militante des Anonymous, j’aimais avant tout cette façon de rester dans l’ombre, de rester dans la représentation de la majorité, de ne pas se monter la tête, et d’être plus connecté sur les idées que sur les identités. »


Notes

[1] Le PV relatant l’arrestation, évidemment, est tout à fait différent du récit de Loïc : celui-ci n’aurait pas été réveillé en sursaut (la police aurait toqué à la porte de sa chambre), on ne lui aurait pas passé les menottes, le malaise de son père ne serait jamais arrivé, etc.

[2] Comité restreint  : modérateurs du tchat, soient les Anonymous les plus impliqués dans le projet.

[3] « À Nantes, les méthodes de western de la police pour interpeller un suspect » 
Isabelle Rimbert, Reporterre, mis en ligne le 5 mai 2015.

[4] Parmi les autres cibles de l’opération : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le Center Parcs de Roybon (Isère), le barrage de Sivens (Tarn), la ligne de à grande vitesse Lyon-Turin et la nouvelle route littorale de La Réunion.

[5] Cigéo est l’acronyme du Centre industriel de stockage géologique censé s’implanter à Bure. Ce projet de stockage profond de déchets radioactifs français est mis en œuvre par l’Andra, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

http://www.anonymousvideo.eu/anonymous-contre-les-dechets-nucleaires-a-bure.html

1866
Santé / Le service de santé à Waterloo,1815
« le: 27 septembre 2015 à 21:12:22 »
3.      Le service de santé de l’armée française :

Le service de santé français a été emporté et disloqué dans le torrent de la débâcle. Il n’existe plus rien et  n’intervient évidemment pas dans l’organisation des soins aux blessés hospitalisés en Belgique.

Une partie a accompagné la retraite vers Laon et Reins comme Pierre François Percy, chirurgien en chef de l’armée du nord. Les autres sont prisonniers à Bruxelles et à Louvain comme Dominique Larrey.

 

En conclusion, le 19 juin 1815, il existe une disproportion énorme entre les moyens des services de santé des vainqueurs et l’étendue des pertes dont les soins leurs reviennent.

 

Les lendemains de Waterloo et les soins dans les hôpitaux belges.

Le 17 juin, Grand fait réquisitionner les deux grands hôpitaux civils de Bruxelles, l’hôpital Saint Pierre et saint Jean, et 3 grandes casernes. Mais les besoins en moyens de transports ont été sous-estimés.

Dés le 19 juin, les convois britanniques et hollando-belge dirigent les blessés des Quatres Bras et de Waterloo vers Bruxelles. Les prussiens dirigent leurs blessés de Ligny, de Plancenoit et Wavre vers Louvain et Namur.

Tout est très vite saturé. La plupart des édifices publics et religieux sont transformés en hôpitaux temporaires et sont très vite encombrés.

A Bruxelles, de nombreuses maisons, ateliers et propriétés sont transformés en ambulances pour des milliers de blessés. Dans la ferme du Mont-Saint Jean devenue hôpital du champ de bataille, les membres amputés forment des monceaux qui s’adossent aux coins de la cour.

Quelques détails de l’organisation alliée :

1.      Les commandements sont déterminés

2.      Un renforcement du personnel chirurgical est opéré

3.      La réquisition des réserves de linge, pansements et médicaments est décidée.

4.      Le désengorgement rapide des hôpitaux de Bruxelles et Louvain est décidé.

5.      158 chirurgiens majors, aides chirurgiens et sous aides chirurgiens vont s’occuper des milliers de blessés recueillis dans les habitations réparties en 23 sections.

Des recommandations très détaillées sur les soins sont affichées pour que la population évite des épidémies.

 

Le rapatriement commence très rapidement pour les anglais et hollando-belges.

Les blessés français sont concentrés dans les hôpitaux de Bruxelles et Louvain. Certains, surtout des officiers, furent envoyés en Angleterre mais une minorité. Beaucoup suivent la ligne d’évacuation prussienne sans dépasser les hôpitaux de Liège et de Maastricht.

Le couvent Sainte Agathe de Liège est transformé en hôpital des français. Les derniers blessés français regagnent la France le 17 novembre 1815.

Les blessés prussiens étaient dispensés à Bruxelles, Anvers et surtout Louvain. Mais aussi à Namur et Gant.

L’hôpital militaire de Liège à eu une importance primordiale pour le rapatriement des blessés prussiens. Les derniers quittent Liège en Mars 1816.

Le 20 juin, il faut creuser des fosses et y enfuir les corps. Il fait très chaud et les odeurs pestilentielles se dégagent. On les recouvre de chaux vive et d’une butte de terre.

Mais la chaleur accablante amplifie cette puanteur et les risques d’épidémie. L’église accepte de brûler les morts. Ils brulent pendant huit jours. Les bûchers de Gaumont brûlèrent plus de 900 corps. En juillet, la canicule fait crevasser les sinistres monticules et laissent apparaître les cadavres en laissant passer une puanteur fétide. Le 10 août, il faut recommencer a brûler les cadavres.

Les dents de Waterloo :

Dans la première partie du 19e siècle, les patients avec beaucoup d’argent, mais très peu de dents étaient prêts à payer des sommes énormes pour une bonne série de prothèses dentaires. Les meilleurs ont été faites avec de vraies dents humaines à l’avant.

A la fin des combats, la nuit, les charognards du champ de bataille ont vaqué à leurs travaux invisibles. Ils ramassaient les armes et les objets de valeurs.

Puis vint l’acte final de la profanation. Avec l’adresse d’un chirurgien dentiste, ils arrachaient toutes les dents intactes de devant. Cela n’avait rien de nouveau, mais à cette échelle c’était différent. Le flot de dents sur le marché était tellement énorme que les prothèses faites de seconde main ont eu un nouveau nom ; les dents de Waterloo.

Les chasseurs de dents suivaient les armées

Bilan :

Les blessés britanniques : 9528 blessés dont 856 sont morts (9% de mortalité)

Les amputations :

§  Bell a fait 145 amputations primaires avec 40 décès (27,2% de mortalité)

                   225 secondaires avec 106 décès (47,1% de mortalité)

Les fractures multiples du fémur ont été le problème le plus grave. 2/3 des cas sont morts de septicémie et choc, et 1/6 survécurent avec un membre utile

§  Kluyskens a fait 300 amputations avec un résultat meilleur que chez les britanniques. 8 cas de tétanos ont été signalés chez ces blessés.

§  Larrey facilite la qualité de travail effectué par les chirurgiens militaires belges dans les hôpitaux de Bruxelles et de Louvain

Le médecin militaire Hassendorder conclut Waterloo en disant :

« Les blessés français de cette terrible bataille furent heureusement recueillis et soignés admirablement par les belges, dans les hôpitaux de Bruxelles et Louvain ».

Les services de santé militaires ont eux un fonctionnement indéniablement insuffisant. Mais vont réussit à maintenir une parfaite coordination entre alliés. Son efficacité doit être honorée et citée.

 

Campagne de juin 1815

Armées confondues? 300000 hommes

En Fin de campagne 30% de l’armée est mise hors combat

25% blessés soit 65300 blessés

5% tués soit 24000 tués

A Waterloo 188680 hommes

 

                         6% tués soit 10813 hommes                               19% blessés soit 35295 hommes

 

 

25%

Comprennent 15% chez les alliés et 40% chez les français

 

Le service de santé face aux difficultés de batailles :

L’histoire des services de santé militaires se confond avec l’histoire des guerres. Elle s’inscrit aussi dans l’histoire scientifique de la médecine.

Des hommes comme Gunning, Hume, Guthrie, Hennen chez les britaniques, Voelzke, Peterson chez les prussiens, Larrey chez les français, Kluyskens chez les hollando-Belges ont livré le témoignage de leur science, de leur art et de leurs qualités morales.

 Le service de santé a fait face avec compétence aux difficultés rencontrées par l’acharnement des batailles, l’accroissement des effectifs engagés et l’emploi de l’artillerie.

Avec les progrès de l’artillerie et la multiplication des bouches à feu, les médecins avaient observés que les soldats effleurés par les boulets et qui n’avaient aucune lésion apparente, n’en présentaient pas moins à l’autopsie des fractures osseuses et des bouleversements viscéraux parfois considérables. L’expression vent du boulet avait été retenue pour définir ce syndrome qui devenait d’une guerre à l’autre plus fréquent. 

 

Waterloo 1815

La campagne de Belgique.

Le service de santé :

Le service de santé post révolution et empire, a belle et bien existé. On en voit des traces déjà lors de la guerre de Troie. Des hôpitaux militaires ont été créés en 1629. Les hommes constituants à cette époque étaient de deux origines : de grands personnages sans expérience ou les héritiers des barbiers qui étaient juste capable d’assurer les premiers soins.

C’est en 1708 que le corps de santé a été réellement créé avec des cadres pour assurer le service de santé aux armées.

Entre 1747 et 1780 les règles deviendront de plus en plus militaires aux médecins et chirurgiens employés aux armées.

C’est  en 1788 que les trois professions de l’art de guérir aux armées sont organisées.

Il aura fallu attendre 80 ans depuis sa création pour arriver à un corps de santé militaire organisé comprenant trois éléments : le service des hôpitaux, le service de l’armée, les ambulances du champ de bataille.

De simple barbiers avant la révolution, qui part leur métier possédaient des instruments coupants et ont profité des remous de l’époque révolutionnaire pour se payer le titre de chirurgien.

Sous le consulat, six inspecteurs généraux sont nommés : Coste, Percy, Desgenettes, Heurteloup, Larrey et Parmentier. Leur mission était de faire cours, d’examiner les élèves, de visiter les hôpitaux et de suivre les armées.

Percy forme des infirmiers pourvus de matériels et de brancards pliants. Larrey crée un modèle de voiture légère pour le transport des blessés.

Sous l’empire, L’Empereur estime beaucoup ces personnages mais fera peu pour le service de santé et reste secondaire dans l’administration.

Etaient affecté au service de santé, les réfractaires ou les inaptes au service militaire.

Sous l’Empire, on voit aussi s’ouvrir des facultés de médecine et de véritables médecins ou chirurgiens.

En 1805, on demeure stupéfait devant la négligence pour éviter la contagion. Les ravages causés par les contagions sont supérieurs à la mortalité par blessures. Les médicaments mal utilisés et pratiquement inexistants furent des plus rares.

Les instruments étaient très rudimentaires, composés d’outils de charpentier.

On mutile de façon désordonnée suivant les prescriptions de Larrey qui coupe les membres toutes les fois qu’il y a fracture grave. Larrey se voit attribuer le record de neuf seconde sans anesthésie et dans des conditions précaires. 

Les transports des blessés étaient difficiles par manque de chevaux qui étaient réservés à l’artillerie.

Les cantinières et musiciens parcouraient les champs de bataille pour donner les premiers soins.

Percy avait compris l’importance de la psychologie avec les blessés alors que Larrey était contre le fait de mentir à un blessé sur son état.

Larrey et Percy s’opposaient aussi sur le principe de l’amputation : Percy essayait de garder intact les membres en nettoyant du mieux possible, en cautérisant et par l’immobilisation. Alors que Larrey avait pour principe d’amputer systématiquement au ras de l’articulation.

Des hôpitaux de campagne étaient installés sur les arrières, souvent dans des églises ou dans des granges qui avaient survie d’écurie et couchés dans la paille.

Au début des campagnes de 1805, seule la garde possède un service d’ambulances extrêmement mobiles sur les champs de batailles.

L’Empereur avant la guerre contre la Prusse exige une ambulance par régiment tirant leçon de la bataille d’Austerlitz.

Les officiers de santé sont des médecins, Chirurgiens et pharmaciens. Les uniformes se différenciaient selon leurs spécialités et leurs classes. Le noir pour les médecins, le rouge pour le chirurgien et vert pour les pharmaciens. Ils étaient classés en trois classes allant de la première à la troisième. Les infirmiers étaient équipés d’une veste brun rouge à collet et parements de la couleur du service auquel il appartenait.

Le service de santé était dirigé par un médecin en chef, le chirurgien en chef et le pharmacien en chef siégeant au quartier général.

Les premiers soins sont assurés par les chirurgiens régimentaires.

Les Hôpitaux sont également organisés sur plusieurs échelons.

Les hôpitaux ambulants pour apporter les premiers secours aux blessés.

Les hôpitaux temporaires, où sont transportés les blessés.

Et enfin le dernier échelon par les hôpitaux permanents qui sont en fait des hôpitaux du territoire.

 

Les médicaments :

Eau camphrée

Laudanum

Liqueur d’Hoffmann

Le quinquina pour la fièvre

 Entre autre

 Trousse de chirurgie :

Couteau, sonde tire balle, forceps tire balle, rétracteur de chair, crochet, sonde métallique, petite scie et grande scie, trépan, scalpels et bistouris, cautères, daviers pour les dents.

 

Les interventions :

Fracture du nez : avec un levier cylindrique en bois

Anesthésie : Laudanum, l’eau de vie, l’engourdissement par le froid.

Extraction d’une balle : sondage avec un doigt, et le tire balle

Blessure à la tête ou au cou : Trépan pour les pressions intracrâniennes, suture pour les plaies de la face.

Blessures de poitrine : doivent être refermées par suture dans les plus brefs délais.

Blessures d’abdomen : très dangereuses

Amputation : garrot ou compresseur, incision des chaires et les muscles, rétraction des chaires, coupe de l’os, suture des gros vaisseaux, création du moignon suturé ou cautérisé.

 

Les blessures : balle, fractures, coup de sabre, biscayen, coup de boulet, baïonnette mitraille, éclat d’obus, coup de lance.

 

Les maladies :

·         Le typhus : transmis par les déjections des poux de corps.

·         La fièvre jaune : maladie virale

·         Ophtalmie endémique : lumière ardente (Egypte)

·         Le scorbut : carence alimentaire en vitamine C

·         La variole : contamination par contact directe

·         La dysenterie : eaux souillées, diarrhée

·         La diphtérie ou croup : épidémie surtout les enfants

·         La peste : contamination par les ras et les poux.

·         Le paludisme : régions marécageuses

·         Les dermatoses : puce, aouta, la gale

·         La syphilis :

·         La fièvre des hôpitaux : mauvaise hygiène des hôpitaux



http://www.ambulance1809-gardeimperiale.be/le_service_de_sante_a_waterloo_1297.htm


1867
Santé / Le service de santé à Waterloo,1815
« le: 27 septembre 2015 à 21:12:15 »
Le service de santé à Waterloo,1815

La campagne de Juin 1815

Le 18 juin fut un moment inoubliable. Après 23 ans de guerre en Europe, Napoléon fait face à la puissance combinée de l’Angleterre, la Hollande et la Prusse. En 22 heures, la bataille fut terminée.

La stratégie de Napoléon était de diviser les forces prussiennes et anglaises pour les battre séparéments. Napoléon compte rééditer ses exploits de la première campagne d’Italie. Par contre, la configuration géographique de la Belgique n’est pas la même. La Belgique possède un terrain plutôt plat. L’absence d’obstacles sérieux ne pourra empêcher bien longtemps les Prussiens et les Anglais de se porter secours.

Napoléon prend l’offensive. Le 1er corps Drouet d’Erlon est à Lille, le 2e corps Reille à Valenciennes, le 3e corps Vandamme à Mézières, le 4e corps Gérard à Metz et le 6e corps Lobau à Paris et quittera la capitale juste avant le départ de l’Empereur. Le 14 juin, l’Empereur arrive à Baumont. L’objectif est Charleroi et de prendre par surprise le corps de Zieten, franchir la Sambre, monter rapidement sur la route de Namur à Bruxelles et couper la communication entre Anglais et Prussiens. Le corps de Zieten fut repoussé de Marchiennes jusque Gosselies par Reille. Pajol et Rogniat les poursuivirent vers Fleurus ; Gérard parti de Philippeville est arrivé assez tard à Châtelet. L’Empereur disposait de 80000 hommes sur les communications Anglos-prussiennes. Napoléon devait également détruire rapidement les forces prussiennes.

 

L’armée anglo-néerlandaise : les britanniques étaient 30000 dont seulement 7000 étaient                                                     soldats de métiers. Le reste de l’armée de Wellington était composée de mercenaires allemands d’environ 14000 hommes, des Hanovriens composé de 24000 hommes. L’armée néerlandaise du Prince d’Orange était forte de 26000 hommes.

L’armée prussienne : Elle était forte de 50000 hommes

L’armée française : Napoléon disposait pour frapper la Belgique  qu’environ 90000 fantassins, 22000 cavaliers et 366 canons.

Cette campagne rassemblait 300000 hommes.

A la fin de cette campagne, 30% étaient mis hors de combat :

·         25% blessés (environ 65300 blessés)

·         5% tués (environ 24000 tués)

Sur le champ de bataille, près de 60000 hommes gisent sur le sol, tués ou blessés. Certains resteront sur le champ de bataille jusqu’au 21 juin, attendront des secours débordés ou les pilleurs de morts. Charognards des champs de bataille, ils achèvent blessés et mourants pour dérober uniformes ou le peu d’objets de valeurs que détiennent ces braves. Les anglais fusillent sur place ceux qu’ils surprennent. Certains soldats français blessés refusent les soins des ennemis.

Au milieu de ces ruines, les blessés rôdaient, les éclopés se traînaient et pour venir à leur secours, il y avait entre autres Seutin qui avant fin de matinée le 18 juin, avait déjà pratiqué 32 amputations alors que la bataille ne commence qu’à 11h 30.

« A Waterloo l’on vit Seutin, toujours calme et serein. Par son génie sauver la vie a mille enfants de la patrie. »

Le 19 juin au matin, un grand nombre d’habitants quittent Bruxelles pour se diriger vers le champ de bataille avec voitures, charrettes et véhicules en tout genre chargés de matelas et de couvertures. Durant les journées du 19 et 20 juin, des files de véhicules remplis de blessés se dirigèrent sans arrêt de Waterloo vers la capitale.

Quand les hôpitaux furent pleins, les églises, les théâtres et les écoles, les marchés couverts furent transformés en hôpitaux.

 

Catalogue des blessures des batailles :

Les blessures les plus rencontrées sont par balles, des fractures, coup de sabre, impact de biscayen, coup de boulet, blessures par baïonnette, blessures par la mitraille, éclat d’obus, blessures avec lance.

 

Le travail du chirurgien sur la bataille était décrit par le type de blessures rencontrées.

1.      Extraction de balles avec sonde ou tire balle.

2.      Suture ou cautérisation de plaie

3.      amputation

4.      réduction de fracture

5.      trépanation

Ce travail était réalisé en général sans anesthésie. Le laudanum étant rare était réservé aux officiers supérieurs et l’alcool souvent utilisé après l’opération étant un vasodilatateur était également limité. L’anesthésie au gaz existait mais n’était utilisé que pour les fêtes mondaines à faire rire.

Pour éviter des cris, le soldat serrait dans les dents un morceau de bois ou de cuir. Le soldat fière gardait en bouche son brûle gueule (sa pipe). Si elle tombait pendant l’intervention étant en terre cuite, la pipe cassait d’où l’expression se casser la pipe prend tout son sens.

Recensement des pertes de l’armée française :

Officiers /                                   tués : 532                            Blessés : 1881

Sous officiers et soldats/         tués : 9445                          Blessés : 30800

Officiers, sous-officiers et soldats prisonniers au soir de Waterloo est de 8000 hommes.

Soit une perte pour l’armée française de 50658 hommes.

L’organisation du service de santé Français :

Dominique Larrey :

Larrey avait son ambulance centrale au Caillou auprès de la ferme de la Belle-Alliance. Mais comme d’habitude il fut loin de s’y tenir pendant la durée du combat. A un moment donné, Wellington qui du haut du Mont Saint Jean suivait les péripéties du combat l’aperçut sous le feu même des canons anglais. «  Quel est dit-il cet audacieux ? » c’est Larrey lui répond-on. «  Allez dire de ne pas tirer de ce côté ; laissons ce brave le temps de ramasser ses blessés ». Et il souleva son chapeau ; «  qui saluez vous ? fit le Duc de Cambridge- je salue l’honneur et la loyauté qui passent ». Il désigna le chirurgien de la garde de son épée.

Larrey reçu de Napoléon, quand survint la déroute, l’ordre de passer en hâte la frontière pour éviter la capture. Après une lieue en direction du sud, il fut intercepté par des lanciers prussiens. Larrey fut désarçonné, blessé de deux coups de sabre à la tête et à l’épaule gauche et laissé pour mort. Il reprit ses sens et continua sa route. Mais à l’aube, il fut de nouveau capturé par des cavaliers prussiens et pris pour l’Empereur. On s’apprêtait à la fusiller, mais l’erreur fut découverte par le chirurgien-major prussien chargé de lui bander les yeux. 

Pierre François Percy :

Chez les Français, en mai 1815, Napoléon a désigné le baron Percy pour exercer les fonctions de chirurgiens en chef de la nouvelle Grande Armée. Il a soixante et un ans. Il est malade. Il a présenté les premiers signes de troubles cardiaques pendant la guerre d’Espagne en 1811. Depuis lors il n’a plus fait de service actif en campagne. Le baron Larrey a espéré remplir la charge confiée à Percy, mais Napoléon l’a replacé chirurgien de la garde impériale. Il est donc sous les ordres de Percy avec qui il ne sympathise pas.

Au matin du 18 juin, Percy se trouvait encore à Ligny où des milliers de blessés réclamaient les secours de son art. Ni Napoléon, ni le Maréchal Soult ne le firent venir à la ferme du Caillou. Percy demeura donc à Ligny et ne s’occupa pas du service de santé à Mont-Saint-Jean. Mais que Percy eût été présent ou absent n’a rien changé à la catastrophe. Larrey le reconnaît dans ses mémoires.

L’organisation de terrain chez les français :

Comme un blessé était un homme inutile, aucune armée à l’époque n’encourageait l’intervention du service de santé sur le champ de bataille. Leur nombre était dérisoire et leurs moyens toujours insuffisants.

Dans la grande armée et chez les alliés, l’organisation des soins présente de grandes similitudes. Les aides-chirurgiens et parfois quelques chirurgiens régimentaires accompagnaient leur bataillon sur le champ de bataille. Ils donnent les premiers soins sur place.

Dans l’armée française, seule la Garde Impériale disposait d’un service de santé bien organisé, commandé par Larrey.

Sur le champ de bataille, on n’autorisait que très peut de chirurgiens pour ramasser les blessés et réaliser les premiers soins. Les blessés doivent rejoindre l’ambulance par leurs propres moyens ou avec l’aide de camarades. Dans les armées françaises, prussiennes et néerlandaises, il existe à la suite de chaque corps d’armée un hôpital ambulant qui se subdivise en dépôt d’ambulance ou ambulance centrale, division d’ambulance, sections d’ambulance.

Le jour de la bataille, le dépôt d’ambulance est placé en arrière du centre de l’armée. Chaque division d’infanterie reçoit une ambulance divisionnaire. Chez les français, on trouve aussi des ambulances volantes, détachées à l’avant-garde. Les anglais n’ont pas d’ambulance divisionnaires, mais des hôpitaux régimentaires installées dans des fermes et maisons, un ou plusieurs kilomètres en arrière du front.

Point important, la direction et la logistique échappe totalement au chirurgien en chef. Elle relève des commissaires de guerre.

Malgré toutes ces insuffisances, des chirurgiens comme Larrey, Percy, Desgenettes, réussirent des miracles sur les champs de bataille de Waterloo.

Le service de santé est normalement dirigé par un médecin en chef, un chirurgien en chef et un pharmacien en chef qui siègent au quartier général pour rester en liaison avec l’Etat Major.

Les premiers soins sont donnés par le chirurgien régimentaire qui suit son régiment. Deux par bataillon et un par escadron. Ils possèdent une trousse personnelle et d’un caisson d’ambulance par régiment.

Trois types d’hôpitaux existent. Les hôpitaux ambulants pour assurer les premiers soins et qui peuvent éclater en se divisant vers des sections. Ensuite vient les hôpitaux temporaires en arrières des batailles pour accueillir les blessés évacués. Enfin les hôpitaux permanents fixent sur le territoire.

•Larrey installe son ambulance dans les granges autour du Caillou.
•Poste de secours à la ferme de la Belle Alliance où Larrey opéra pendant la bataille.
•Gunning crée un hôpital de campagne dans la ferme de Mont-Saint-Jean.
•Le service de santé de l’armée des Pays-Bas avait été placé à Braine-l’Alleud.
La place des ambulances dans un plan de bataille sont réparties sur la droite, le centre et la gauche de manière à pouvoir recevoir les hommes blessés que les officiers de santé attaché aux divisions enverront après avoir fait les premiers pansements.

Les évacuations doivent se faire lentement et avec grand soin.

Le matériel composant les trousses des chirurgiens et médecins était simple et rudimentaire : Couteau à dissection, scie d’amputation, sonde tire balle, rétracteur de Percy, bistouris, pinces, pansements.

Le matin du 19 juin, les médecins Jossart d’Ophain et Amandeau de Braine sont arrivés avec les sœurs des Marolles.

Les médecins vérifient leurs trousses, préparent avec les sœurs l’alcool, le Laudanum et la teinture d’opium pour les anesthésies. Les solutions d’acide ou de potasse contre la gangrène. Rappellent l’emploi des garrots et bandages, pendant que les autres entassent la charpie et assemblent des bottes de pailles comme tables d’opération.

 

La bataille de Waterloo :

La bataille de Waterloo rassemblait à elle seul 188680 hommes.

·         Environ 6% ont été tués ou environ 10813 hommes

·         Environ 19% ont été blessés ou environ 35295 hommes

Le total d’hommes mis hors combat était d’environ 25%, dont 14,71% chez les alliés et 40,57% chez les français.

L’activité médicale intense à duré six mois sur une partie importante du territoire belge actuel.

La Belgique fut appelée : « La sœur de charité de l’Europe guerrière »

Bruxelles et Louvain auraient mérité l’appellation de ville sanitaire.

Les moyens médicaux à partir du 19 juin 1815 :

1.      Service de santé de Wellington :

Sous les ordres de l’inspecteur général James Robert Grant comprenaient théoriquement :

Ø  224 chirurgiens et aides chirurgiens qui vont suivre leurs unités vers la France

Ø  93 chirurgiens et aides chirurgiens du corps hollandais belge qui suivent également leurs divisions vers la France.

Ø  Seuls reste en Belgique les services de santé attachés à la base britannique et des Pays Bas en territoire belge.

§  Britannique : 52 membres dont 16 chirurgiens, 3 médecins, 22 aides chirurgiens, 7 pharmaciens, 4 comptables. Répartis dans 5 hôpitaux de 500 à 1000 lits situés à Ostende, Bruges, Gant, Bruxelles et Anvers.

§  Service de santé de l’armée des Pays Bas : Gère à la base hospitalière sur les théâtres des opérations.

§  Le service de santé de l’armée Hollando Belge, dirigé par l’inspecteur général Brugmans (médecin hygiéniste) à organisé trois ligne d’hôpitaux :

·         La première ligne : Bruxelles et Louvain, Les hôpitaux civils de Charleroi, Nivelles, Termonde qui seraient réquisitionnés en cas d’Hostilité.

·         La 2e et 3e ligne en Hollande

§  Les Prussiens occupent et dirigent les hôpitaux militaires de Namur, Liège et Maastricht.

2.      Le service de l’armée de Blücher :

Le service de santé de Blücher est dirigé par le chirurgien général Voelzke.

Les prussiens seront soignés uniquement par le service de santé britannique et hollando belge ou recueillis dans des hôpitaux civils. En suit une pénurie très grave en personnel avant d’atteindre Liège ou Maastricht.


1868
Le « Guide du Routard » lance un manuel gratuit pour les migrants



Une nouvelle initiative originale destinée à aider et accueillir les migrants a vu le jour en France. Elle est l’œuvre du « Routard ». En collaboration avec le voyagiste « Voyageurs du monde » et le groupe Hachette, le « Guide du Routard » a conçu un manuel destiné à aider les réfugiés dans leur insertion. Sobrement intitulé « Hello », le guide sera distribué gratuitement dans les différentes organisations s’occupant de l’accueil des réfugiés.



Le manuel est actuellement téléchargeable gratuitement en PDF sur le site du « Routard » et 4.000 exemplaires seront prochainement imprimés pour être distribués dans les ONG. Dans les premières pages, Philippe Gloaguen, fondateur du « Routard », écrit : « Les migrants sont juste des humains comme les autres. Ils doivent être traités comme tels, ni plus ni moins. Ce dictionnaire visuel permet de se faire comprendre dans toutes les langues. Son seul but est d’aider les associations d’accueil à surmonter les incompréhensions et de se faire comprendre plus rapidement. »



Ce « Guide du Routard » se divise en cinq catégories : pratique, hébergement, santé/hygiène, nourriture et loisirs. Dans celui-ci, les mots sont remplacés par des images. Les migrants peuvent ainsi communiquer à l’aide de dessins. C’est la première fois que le « Routard » se lance dans une telle initiative humanitaire. « Ce n’est que de l’humanisme. C’est le minimum que l’on doit à ces gens », précise le fondateur.



Le guide officiel Hello ! téléchargeable en PDF à cette adresse

http://www.leroutard.com/file/hello/HELLO-Guide_du_Routard_pour_les_refugies.pdf


http://fr.metrotime.be/2015/09/22/must-read/le-guide-du-routard-lance-un-manuel-gratuit-pour-les-migrants/

1869
Europe: 19 pays, dont la Belgique, ne respectent pas le droit d'asile



Parmi les 19 pays pointés du doigt par la Commission européenne figurent la Belgique mais aussi la France et l'Allemagne. Le système d'asile européen n'y serait pas totalement ou correctement appliqué. Selon une juriste spécialiste du droit européen, les Etats ont un délai de deux mois pour se conformer à une directive. Ensuite, la Cour de Justice peut intervenir. Des amendes ou astreintes sont également possibles, même si, dans la pratique, la procédure va rarement aussi loin.  "Il est grand temps que les Etats membres fassent ce qu'il est nécessaire de faire" a, en tout cas, déclaré le numéro deux de la Commission, Frans Timmermans, avant un sommet extraordinaire des dirigeants européens à Bruxelles sur la crise migratoire.

Que risquent les Etats "récalcitrants"?

La Commission a annoncé mardi le lancement d’une procédure d’infraction contre 19 Etats pour mise en œuvre déficiente ou incomplète (voire non mise en œuvre ) d’une série de directives relatives à l’harmonisation des procédures de traitement du droit d’asile en Europe. "La Commission a profité du contexte pour faire cette annonce", analyse Nathalie Brack, de l’Université libre de Bruxelles.

Comme il s’agit bien d’une directive, explique la juriste, la Commission entame ici une procédure "pré-contentieuse", en laissant deux mois aux Etats impliqués pour répondre sur la façon dont ils ont mis en œuvre ou comptent mettre en œuvre la directive concernée.

Deux mois pour se mettre en conformité

" Si la réponse de l’Etat en question est considéré comme insatisfaisante ou que cet Etat ne donne pas de suite, la Commission rendra un avis motivé expliquant les raisons pour lesquelles elle considère que l’État membre a violé le droit de l’Union." Et généralement, les autorités nationales disposent de deux mois maximum pour se mettre en conformité. Si l’Etat ne se met pas en ordre, la dernière étape devient contentieuse. La Commission peut alors saisir la Cour de Justice qui, elle, se prononcera sur l’infraction. La Commission peut demander à la Cour d’imposer une amende ou astreinte si l’Etat ne notifie pas les mesures de mise en œuvre d’une directive.

En général, cela ne va pourtant pas aussi loin : "Dans la plupart des cas, ces dernières années, la question est résolue avant la procédure contentieuse. "

Pour Marianne Dony, Professeur de droit à l’ULB avance que, vu l’accord intervenu hier (mardi) supprimant les quotas obligatoires prévus dans le projet de la commission, une sanction pourrait être difficile. Une réponse donnée sous réserve de pouvoir accéder au texte officiel. Le politologue Jean-Michel De Waele ajoute que le paradoxe du refus des quotas par certains pays est qu’ils ne pourront pas bénéficier des chiffres maximum de répartition. Or, le nombre de réfugiés présents en Hongrie est peut-être plus élevé que le quota qui lui aurait été attribué. "

Daute d'être juridique, la sanction pourrait aussi être politique ou économique. Au Parlement européen, le groupe ADLE a demandé, le 21 septembre, une suspension temporaire des droits de la Hongrie au sein de l'UE en raison de sa gestion de la crise des réfugiés.

Hongrie: "La décision que prendra l'Allemagne, cela ne doit vaut que pour elle."

Lors des prochains jours, les tensions risquent d'être fortes au sein de l'Union. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a rejeté dès mercredi "l'impérialisme moral" que tente, selon lui, d'imposer la chancelière allemande Angela Merkel au reste de l'Europe concernant l'accueil des réfugiés, et proposé un plan en six points pour régler la crise.

"Le plus important est qu'il n'y ait pas d'impérialisme moral" sur la question de l'afflux des migrants, a-t-il déclaré à la presse à Bad Staffelstein (sud), en réponse à une question sur ce qu'il attendait aujourd'hui de la chancelière. Il a demandé le droit pour son pays d'agir différemment de l'Allemagne.

"Je ne doute pas du droit de l'Allemagne à définir des exigences morales, en particulier pour elle-même. Et si la décision est prise de laisser rentrer (tous les réfugiés) ou de n'accepter personne, nous accepterons cette décision comme une décision allemande", a ajouté M. Orban, qui était invité à une rencontre avec les dirigeants du parti CSU, la branche bavaroise de la CDU de la chancelière.

"Mais quelle que soit la décision que prendra l'Allemagne, cela ne doit vaut que pour elle, c'est ce que je demande", a poursuivi le dirigeant hongrois, soulignant qu'"on peut ne pas voir le monde avec des yeux allemands".

La Hongrie a "le droit d'aboutir à des conclusions différentes", a déclaré M. Orban, qui s'était opposé dès le début à la décision de Mme Merkel d'ouvrir les frontières du pays aux réfugiés fuyant guerres et persécutions, principalement en Syrie.

Le Premier ministre hongrois a indiqué vouloir proposer mercredi soir lors d'un sommet extraordinaire de l'Union européenne une liste de six propositions pour progresser dans la crise des migrants en Europe.

Y figurent notamment une proposition visant à offrir à la Grèce, confrontée depuis plusieurs mois à des arrivées massives de migrants, la possibilité de transférer le contrôle de ses frontières aux pays européens désireux de s'en charger, ainsi que la création d'un fonds européen doté de trois milliards d'euros pour soutenir les pays voisins de la Syrie.

M. Orban compte également proposer d'établir une distinction entre migrants économiques et demandeurs d'asile avant que les réfugiés ne soient entrés dans l'espace Schengen, ou encore de définir des "contingents" d'accueil des réfugiés syriens au niveau mondial.

"Mon objectif est que nous essayions de tenir compte de la réalité dans la politique européenne", a-t-il, or "j'ai le sentiment que des décisions vont être prises aujourd'hui, dans lesquelles la réalité, l'argumentation, ne dominent pas", a-t-il regretté.

La Slovaquie contre-attaque

La Slovaquie, elle aussi, réagit. Elle déposera plainte auprès d'une cour européenne contre la répartition obligatoire de réfugiés sur la base du système de quotas, a déclaré mercredi le Premier ministre Robert Fico.

"La Slovaquie n'a pas l'intention de respecter les quotas obligatoires. Nous déposeront plainte à la cour à Luxembourg", a dit M. Fico aux journalistes, au lendemain de l'accord sur la répartition de 120 000 réfugiés acquis à la majorité des voix, contre l'opposition de la Slovaquie et de trois autres pays d'Europe de l'est, selon le site web du journal slovaque SME.

Les nouveaux pays de l'UE y voient un grand marché plutôt qu’un projet politique

Dimanche dernier, sur le plateau des 'Décodeurs de l’Info', Jean-Michel De Waele, professeur en sciences politiques de l'ULB tirait un sombre bilan de la politique de certains pays européens. "Le gouvernement hongrois est populiste et frise l’idéologie d’extrême droite. Sa prise de position est impensable au XXIème siècle." Le politologue explique la différence de mentalité de la Hongrie par le fait qu’elle n’a pas connu les vagues de migration que nous avons traversées. " Il y a aussi un rapport différent au territoire, sans société multiculturelle, ni immigration. Dans cette région, les populations Rom sont, elles aussi, souvent traitées comme des animaux. Et économiquement, la Hongrie est tombée en faillite."

L’Europe à deux vitesses existe déjà"

Pour Jean-Michel De Waele, la césure avec les ‘nouveaux’ pays européens arrivés il y a une dizaine d’années est très grande. " Ils voient en l’Union un grand marché plutôt qu’un projet politique. On avait espéré que les pays nouveaux allaient adhérer à nos valeurs, mais nous sommes très loin du compte. Il faut repenser le projet européen et laisser ceux qui le veulent aller plus loin. Les autres se limiteront à un grand marché. L’Europe à deux vitesses existe déjà."

video : http://www.rtbf.be/video/detail_accueil-des-refugies-la-belgique-pointee-du-doigt?id=2045472

http://www.rtbf.be/info/dossier/drames-de-la-migration-les-candidats-refugies-meurent-aux-portes-de-l-europe/detail_la-belgique-parmi-les-19-pays-de-l-ue-qui-ne-repsectent-pas-le-droit-d-asile?id=9088137

1870
Europe: 19 pays, dont la Belgique, ne respectent pas le droit d'asile



Parmi les 19 pays pointés du doigt par la Commission européenne figurent la Belgique mais aussi la France et l'Allemagne. Le système d'asile européen n'y serait pas totalement ou correctement appliqué. Selon une juriste spécialiste du droit européen, les Etats ont un délai de deux mois pour se conformer à une directive. Ensuite, la Cour de Justice peut intervenir. Des amendes ou astreintes sont également possibles, même si, dans la pratique, la procédure va rarement aussi loin.  "Il est grand temps que les Etats membres fassent ce qu'il est nécessaire de faire" a, en tout cas, déclaré le numéro deux de la Commission, Frans Timmermans, avant un sommet extraordinaire des dirigeants européens à Bruxelles sur la crise migratoire.

Que risquent les Etats "récalcitrants"?

La Commission a annoncé mardi le lancement d’une procédure d’infraction contre 19 Etats pour mise en œuvre déficiente ou incomplète (voire non mise en œuvre ) d’une série de directives relatives à l’harmonisation des procédures de traitement du droit d’asile en Europe. "La Commission a profité du contexte pour faire cette annonce", analyse Nathalie Brack, de l’Université libre de Bruxelles.

Comme il s’agit bien d’une directive, explique la juriste, la Commission entame ici une procédure "pré-contentieuse", en laissant deux mois aux Etats impliqués pour répondre sur la façon dont ils ont mis en œuvre ou comptent mettre en œuvre la directive concernée.

Deux mois pour se mettre en conformité

" Si la réponse de l’Etat en question est considéré comme insatisfaisante ou que cet Etat ne donne pas de suite, la Commission rendra un avis motivé expliquant les raisons pour lesquelles elle considère que l’État membre a violé le droit de l’Union." Et généralement, les autorités nationales disposent de deux mois maximum pour se mettre en conformité. Si l’Etat ne se met pas en ordre, la dernière étape devient contentieuse. La Commission peut alors saisir la Cour de Justice qui, elle, se prononcera sur l’infraction. La Commission peut demander à la Cour d’imposer une amende ou astreinte si l’Etat ne notifie pas les mesures de mise en œuvre d’une directive.

En général, cela ne va pourtant pas aussi loin : "Dans la plupart des cas, ces dernières années, la question est résolue avant la procédure contentieuse. "

Pour Marianne Dony, Professeur de droit à l’ULB avance que, vu l’accord intervenu hier (mardi) supprimant les quotas obligatoires prévus dans le projet de la commission, une sanction pourrait être difficile. Une réponse donnée sous réserve de pouvoir accéder au texte officiel. Le politologue Jean-Michel De Waele ajoute que le paradoxe du refus des quotas par certains pays est qu’ils ne pourront pas bénéficier des chiffres maximum de répartition. Or, le nombre de réfugiés présents en Hongrie est peut-être plus élevé que le quota qui lui aurait été attribué. "

Daute d'être juridique, la sanction pourrait aussi être politique ou économique. Au Parlement européen, le groupe ADLE a demandé, le 21 septembre, une suspension temporaire des droits de la Hongrie au sein de l'UE en raison de sa gestion de la crise des réfugiés.

Hongrie: "La décision que prendra l'Allemagne, cela ne doit vaut que pour elle."

Lors des prochains jours, les tensions risquent d'être fortes au sein de l'Union. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a rejeté dès mercredi "l'impérialisme moral" que tente, selon lui, d'imposer la chancelière allemande Angela Merkel au reste de l'Europe concernant l'accueil des réfugiés, et proposé un plan en six points pour régler la crise.

"Le plus important est qu'il n'y ait pas d'impérialisme moral" sur la question de l'afflux des migrants, a-t-il déclaré à la presse à Bad Staffelstein (sud), en réponse à une question sur ce qu'il attendait aujourd'hui de la chancelière. Il a demandé le droit pour son pays d'agir différemment de l'Allemagne.

"Je ne doute pas du droit de l'Allemagne à définir des exigences morales, en particulier pour elle-même. Et si la décision est prise de laisser rentrer (tous les réfugiés) ou de n'accepter personne, nous accepterons cette décision comme une décision allemande", a ajouté M. Orban, qui était invité à une rencontre avec les dirigeants du parti CSU, la branche bavaroise de la CDU de la chancelière.

"Mais quelle que soit la décision que prendra l'Allemagne, cela ne doit vaut que pour elle, c'est ce que je demande", a poursuivi le dirigeant hongrois, soulignant qu'"on peut ne pas voir le monde avec des yeux allemands".

La Hongrie a "le droit d'aboutir à des conclusions différentes", a déclaré M. Orban, qui s'était opposé dès le début à la décision de Mme Merkel d'ouvrir les frontières du pays aux réfugiés fuyant guerres et persécutions, principalement en Syrie.

Le Premier ministre hongrois a indiqué vouloir proposer mercredi soir lors d'un sommet extraordinaire de l'Union européenne une liste de six propositions pour progresser dans la crise des migrants en Europe.

Y figurent notamment une proposition visant à offrir à la Grèce, confrontée depuis plusieurs mois à des arrivées massives de migrants, la possibilité de transférer le contrôle de ses frontières aux pays européens désireux de s'en charger, ainsi que la création d'un fonds européen doté de trois milliards d'euros pour soutenir les pays voisins de la Syrie.

M. Orban compte également proposer d'établir une distinction entre migrants économiques et demandeurs d'asile avant que les réfugiés ne soient entrés dans l'espace Schengen, ou encore de définir des "contingents" d'accueil des réfugiés syriens au niveau mondial.

"Mon objectif est que nous essayions de tenir compte de la réalité dans la politique européenne", a-t-il, or "j'ai le sentiment que des décisions vont être prises aujourd'hui, dans lesquelles la réalité, l'argumentation, ne dominent pas", a-t-il regretté.

La Slovaquie contre-attaque

La Slovaquie, elle aussi, réagit. Elle déposera plainte auprès d'une cour européenne contre la répartition obligatoire de réfugiés sur la base du système de quotas, a déclaré mercredi le Premier ministre Robert Fico.

"La Slovaquie n'a pas l'intention de respecter les quotas obligatoires. Nous déposeront plainte à la cour à Luxembourg", a dit M. Fico aux journalistes, au lendemain de l'accord sur la répartition de 120 000 réfugiés acquis à la majorité des voix, contre l'opposition de la Slovaquie et de trois autres pays d'Europe de l'est, selon le site web du journal slovaque SME.

Les nouveaux pays de l'UE y voient un grand marché plutôt qu’un projet politique

Dimanche dernier, sur le plateau des 'Décodeurs de l’Info', Jean-Michel De Waele, professeur en sciences politiques de l'ULB tirait un sombre bilan de la politique de certains pays européens. "Le gouvernement hongrois est populiste et frise l’idéologie d’extrême droite. Sa prise de position est impensable au XXIème siècle." Le politologue explique la différence de mentalité de la Hongrie par le fait qu’elle n’a pas connu les vagues de migration que nous avons traversées. " Il y a aussi un rapport différent au territoire, sans société multiculturelle, ni immigration. Dans cette région, les populations Rom sont, elles aussi, souvent traitées comme des animaux. Et économiquement, la Hongrie est tombée en faillite."

L’Europe à deux vitesses existe déjà"

Pour Jean-Michel De Waele, la césure avec les ‘nouveaux’ pays européens arrivés il y a une dizaine d’années est très grande. " Ils voient en l’Union un grand marché plutôt qu’un projet politique. On avait espéré que les pays nouveaux allaient adhérer à nos valeurs, mais nous sommes très loin du compte. Il faut repenser le projet européen et laisser ceux qui le veulent aller plus loin. Les autres se limiteront à un grand marché. L’Europe à deux vitesses existe déjà."

video : http://www.rtbf.be/video/detail_accueil-des-refugies-la-belgique-pointee-du-doigt?id=2045472

http://www.rtbf.be/info/dossier/drames-de-la-migration-les-candidats-refugies-meurent-aux-portes-de-l-europe/detail_la-belgique-parmi-les-19-pays-de-l-ue-qui-ne-repsectent-pas-le-droit-d-asile?id=9088137

1871
Elio Di Rupo: «À chaque jour, sa provocation de la N-VA»



L’auditoire de l’Université de Gand était bondé ce mardi matin lorsque le président de la N-VA a pris la parole pour s’exprimer sur le dossier brûlant des réfugiés.

Pour Bart De Wever, les accords de Schengen sont « cliniquement morts ». Le président de la N-VA estime par ailleurs que la convention de Genève de 1951 doit être adaptée : «  La sécurité sociale d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de 1951 », a-t-il dit.

Bart De Wever : « Schengen est cliniquement mort »

La nouvelle sortie de Bart De Wever n’a pas laissé indifférent Elio Di Rupo, le président du PS : « À chaque jour, sa provocation de la N-VA. Depuis le sondage de ce week-end, Bart De Wever et ses collègues de droite nationaliste multiplient les propositions, plus imbuvables les unes que les autres, pour aller rechercher des voix au Vlaams Belang », a réagi Elio Di Rupo.

« Aujourd’hui, il annonce vouloir adapter la Convention de Genève de 1951, à laquelle notre pays adhère et qui garantit des droits fondamentaux ».

Et le président du PS a une fois de plus appelé le Premier ministre Charles Michel à condamner les propos tenus par Bart De Wever : « Combien de temps le Premier Ministre va-t-il encore tolérer de tels propos dans la bouche de son principal partenaire de gouvernement ? Nous ne parlons pas ici de divergences relatives à une politique socio-économique, mais des valeurs essentielles de notre démocratie et de notre Etat de droit. Il n’est plus possible, à ce stade, qu’il se limite à dire qu’il « s’en tient à l’accord de gouvernement ». Les propos de Bart De Wever, qui font suite à ceux de Theo Francken, de Liesbeth Homans, de Johan Van Overtveldt, de Sarah Smeyers sont inadmissibles et tous les démocrates devraient s’en insurger. »


http://www.lesoir.be/996306/article/actualite/belgique/politique/2015-09-22/elio-di-rupo-chaque-jour-sa-provocation-n-va

1872
La gauche dénonce "une nouvelle provocation de la N-VA"



 Le PS a dénoncé jeudi les propos du président de la N-VA, Bart De Wever, au sujet des réfugiés. Il n'est pas question de créer des citoyens de seconde zone, a déclaré la députée Julie Fernandez-Fernandez.


M. De Wever a proposé mercredi soir que les personnes qui ont le statut de réfugié n'aient pas immédiatement accès à tous les droits sociaux auxquels ils peuvent prétendre. Il y voit une situation difficilement explicable aux gens qui ont payé leurs impôts et leurs cotisations toute leur vie.

"Une fois qu'ils ont un droit de séjour, les réfugiés sont des citoyens comme les autres, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs", a souligné Mme Fernandez-Fernandez.

À ses yeux, "cette nouvelle provocation de la N-VA est non seulement méprisante et abjecte mais aussi totalement illégale: les réfugiés viennent de pays en guerre et il est de notre devoir moral et légal de les accueillir". Elle appelle le Premier ministre et ses ministres à prendre leurs distances avec les déclarations du président du premier parti de la majorité.

La co-présidente d'Ecolo, Zakia Khattabi, s'est insurgée contre la façon dont M. De Wever se livrait "à un jeu politicien sur le dos des plus fragiles".

"Avec M. De Wever, un bouc émissaire chasse l'autre. Il a méprisé les allocataires sociaux et aujourd'hui s'en fait le défenseur sur le dos des réfugiés. Theo Francken (secrétaire d'État à l'Asile, N-VA) est confronté à la réalité et ne peut plus tenir les discours d'avant. Alors Bart De wever prend le relais pour calmer une frange de son électorat", a-t-elle fait remarquer.

"Racolage politique" selon le FDF
Les FDF ont abondé dans le même sens. Olivier Maingain a fustigé "une médiocre opération de racolage politique visant à rassurer et fidéliser un électorat d'extrême-droite qu'il (M. De Wever) dispute au Vlaams Belang".

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2436970/2015/08/27/La-gauche-denonce-une-nouvelle-provocation-de-la-N-VA.dhtml

1873
Le gouvernement veut réduire le droit d'accès au territoire

video : http://www.rtl.be/videos/video/549949.aspx

vidéo Le gouvernement réfléchit à des pistes de restriction du droit d'accès au territoire belge, telles que l'instauration d'un droit d'accès temporaire renouvelable pour les réfugiés, un allongement du délai d'examen du regroupement familial au-delà duquel la décision est réputée automatiquement recevable (6 mois) ainsi qu'une révision du délai (un an) durant lequel l'accueillant disposant du statut de réfugié ne doit pas faire la démonstration qu'il dispose d'un statut professionnel et de revenus suffisants permettant d'accueillir les siens. 


L'objectif est de "donner un signal clair", a indiqué le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations Theo Francken commentant la position adoptée en comité ministériel restreint.

Le Conseil des ministres a par ailleurs approuvé jeudi, en première lecture, le projet d'arrêté royal réduisant de 6 à 4 mois la période durant laquelle un candidat demandeur d'asile peut être employé sur le marché du travail. Envoyé au Conseil d'Etat, le texte a été approuvé après consultation des partenaires sociaux.

Lors de cette concertation, le groupe des Dix s'est mis unanimement d'accord sur la réduction du délai d'attente de 6 mois à 4 mois. Le demandeur d'asile concerné doit à cette fin disposer de 3 documents: un document avec la date d'enregistrement de sa demande d'asile, une carte de travail C (permis de travail temporaire) et un document d'immatriculation que la commune doit délivrer. L'employeur est dans l'obligation d'engager le demandeur d'asile "sous les mêmes conditions de travail et de rémunération que les autres travailleurs".

Les demandeurs d'asile qui reçoivent, dans ce délai de 4 mois, un avis négatif concernant leur dossier, cessent de remplir les conditions requises pour l'obtention d'une carte de travail C. En outre, la carte de travail C est uniquement valable si le demandeur d'asile dispose d'un document de séjour valable.

Le gouvernement ne s'est en revanche pas accordé jeudi sur un plan de répartition des demandeurs d'asile. Le point n'était pas à l'ordre du jour, a indiqué le Premier ministre Charles Michel. Des réunions inter-cabinets se poursuivent, l'objectif étant d'insuffler une dynamique dans laquelle s'intégreraient les communes du royaume, conformément à la logique du plan de répartition européen. Au besoin, le plan serait coercitif.

video 2 : http://www.rtl.be/videos/video/549952.aspx

http://www.7sur7.be/7s7/fr/34762/Crise-des-refugies/article/detail/2466345/2015/09/24/Le-gouvernement-veut-reduire-le-droit-d-acces-au-territoire.dhtml

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info - média belgique / UberPop déclaré illégal en Belgique
« le: 27 septembre 2015 à 20:58:05 »
UberPop déclaré illégal en Belgique


Technologie : Deux revers en une semaine pour Uber et son service de covoiturage UberPop. Le tribunal de commerce de Bruxelles donne à la société 21 jours pour cesser UbePop jugé illégal.



C'est une nouvelle déconvenue pour Uber et son offre UberPop présentée comme un service de covoiturage. Cette semaine déjà, le Conseil constitutionnel a rejeté une QPC déposée par la firme américaine dans le cadre de son procès en appel. En première instance, UberPop avait été déclaré illégal par la justice.


Le tribunal de commerce de Bruxelles a lui confirmé la décision rendue en mai par le tribunal de police de Bruxelles, et déclaré illégal le service de transport entre particuliers UberPop. La société a 21 jours pour cesser ses opérations sous peine d'amende (10.000 euros par infraction et jusqu'à un million d'euros).


Chauffeurs et usagers victimes selon Uber


« Nous étudions les conséquences de cette décision qui porte préjudice à des centaines de chauffeurs partenaires et les dizaines de milliers de personnes qui utilisent UberPop pour se déplacer en toute sécurité et à moindre coût à travers la ville de Bruxelles » a commenté auprès de l'AFP le directeur général d'Uber Belgique, Filip Nuytemans.


Le dirigeant insiste sur le fait que son service de voiture avec chauffeur, UberX, n'est pas affecté par cette décision de justice et demeure autorisé. C'est aussi le cas en France, où UberPop est suspendu depuis juillet suite à un mouvement de protestation des taxis et des interdictions préfectorales.


Les décisions d'interdiction prises contre UberPop se sont multipliées depuis le lancement du service. En mai, un juge italien a déclaré illégal le système de covoiturage d'Uber. En Allemagne aussi, un jugement en ce sens a été rendu cette année.


La vieille Europe serait-elle seule à se montrer allergique au capitalisme numérique d'Uber ? Nullement, des décisions visant la société ont été prononcées dans divers pays à travers le monde, y compris aux Etats-Unis, berceau du libéralisme.

http://www.zdnet.fr/actualites/uberpop-declare-illegal-en-belgique-39825484.htm

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"L'Arche de Noé végétale" sollicitée pour la première fois suite au conflit syrien



La Réserve mondiale de semences du Svalbard, précieuse "Arche de Noé végétale" protégeant la diversité génétique des conflits et des catastrophes naturelles, a annoncé lundi qu'elle allait pour la première fois être mise à contribution, du fait du conflit syrien.


Sa banque de gènes dans la ville syrienne d'Alep ayant été détruite, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (Icarda) a demandé à récupérer des graines pour reconstituer ses stocks dans les pays voisins de la Syrie, mais pas en Syrie même, a déclaré à l'AFP Åsmund Asdal, le coordinateur de la Réserve de semences.

Située sur l'archipel norvégien du Svalbard dans l'Arctique, la Réserve mondiale de semences a pour objet de préserver des échantillons de graines des principales espèces cultivées afin de se prémunir contre les risques de disparition provoqués par les catastrophes naturelles, les guerres et le changement climatique. Les États et les institutions dépositaires restent propriétaires des semences et peuvent les récupérer à leur convenance.

"C'est la première fois que l'on nous demande à récupérer des graines", a indiqué M. Asdal.

Selon M. Asdal, la Réserve mondiale abrite aujourd'hui plus de 865.000 variétés déposées par 65 banques de gènes différentes.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1506/Sciences/article/detail/2462796/2015/09/21/L-Arche-de-Noe-vegetale-sollicitee-pour-la-premiere-fois-suite-au-conflit-syrien.dhtml