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Messages - mike

2026
Haute-Garonne : les opposants au centre commercial Val Tolosa bloquent le chantier



Le collectif "Non à Val Tolosa" est passé à l'action ce matin à l'aube. Sa cible, bien sûr, le site du futur grand centre commercial de l'ouest toulousain, à Plaisance-du Touch. Les opposants bloquent l'arrivée d'engins de chantier.


"Comme en mars dernier, nous sommes obligés d'intervenir pour stopper à nouveau des travaux en cours pour la déviation de la RD82. Le but est d'empêcher le bitumage imminent de la déviation RD82 qu'Unibail voudrait livrer clé en main au conseil départemental. Depuis le 31 août, la trêve implicite demandée par le président du Conseil Départemental fin avril, et respectée jusqu'alors, a été rompue par Unibail", explique le collectif qui rappelle qu'il avait un accord de l'assemblée départementale pour que ces travaux ne commencent pas avant que tous les maires du secteur se soient prononcés.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/07/2172017-haute-garonne-opposants-centre-commercial-val-tolosa-bloquent-chantier.html

2027
Un phoque surpris en train de surfer… sur une baleine au large des côtes australiennes !

Une photographe a récemment capturé en photo un moment d'une extrême rareté entre deux animaux.
Lequel ?
Celui d’un phoque se tenant debout sur le dos d'une baleine !
La scène, immortalisée sur la côte du New South Wales à l'Est de l’Australie, est en train de faire le tour du web.



Robyn Malcolm, la photographe en question, a réalisé ce cliché alors qu'elle partait en mer observer un groupe de baleines, à 500 km au sud de Sidney. Pour la petite anecdote, elle a déclaré s'être rendue compte avoir réalisé la photo surréaliste une fois rentrée chez elle, alors qu'elle visionnait un diaporama de son reportage.

Selon les experts, assister à un tel moment de complicité entre deux animaux si différents est une chance très rare. Goeff Ross, un spécialiste du Parc National de New South Wales, a confirmé la rareté de ce type de situation, mais dit en avoir déjà entendu parler : "La dernière fois qu'une histoire plus ou moins semblable a fait parler, c'était une otarie qui avait sauté hors de l'eau pour échapper aux mâchoires d'une orque.
Et elle était retombée sur son dos. Mais là, sur cette photo, on se rend bien compte que les deux animaux ne sont pas adversaires."



De son côté, devant l'ampleur et la notoriété que prend ce cliché, Robyn Malcolm a tenu à préciser qu'en aucun cas elle avait été photoshoppée : "Ça ne risque pas, parce que je ne sais même pas utiliser Photoshop. Et j'ai encore la photo sur mon appareil. Donc, je peux facilement le prouver."



Cette photo du phoque et de la baleine est la dernière d'une série plutôt étonnante. En effet, en 2015, plusieurs photos d'animaux dans des situations comparables ont aussi fait le buzz. Les voici (vous allez voir, c'est troublant) :


Une belette sur un pic-vert



Un raton laveur sur un alligator



Ou encore un dauphin sur une baleine



C’est dingue, non ?

http://www.demotivateur.fr/article-buzz/un-phoque-surpris-en-train-de-surfer-sur-une-baleine-au-large-des-cotes-australiennes--3395

2028
info - média france / COP 21 : la police craint les Black Blocs
« le: 18 septembre 2015 à 22:47:47 »
COP 21 : la police craint les Black Blocs



DOCUMENT | France Info s'est procuré une note interne à la police nationale, en prévision de la Conférence internationale sur le climat à Paris à partir du 27 novembre. Face au risque Black Bloc, il y aura des renforts de toute la France, il est même demandé aux policiers de se tenir prêts à une mobilisation exceptionnelle.

Les Black Bloc vont-ils tenter de pertuber la COP 21, la Conférence internationale sur le climat prévue à Paris du 27 novembre au 11 décembre ? Ces militants ultraviolents d'extrême gauche se sont fait une spécialité d'attaquer ces grands événements internationaux. On se souvient récemment des images de guérilla urbaine à Milan pour l'exposition universelle.

France Info s'est procuré en exclusivité une note interne à la police nationale. La note est signée du 25 août dernier, signée par le directeur de la police nationale Jean-Marc Falcone. Il demande à tous les chefs de service de limiter au maximum les congés  pendant les 15 jours de la conférence. En clair, tout le monde devra être sur le pont… Prêt à intervenir.


Des manifestations, "dont certaines de nature revendicative"



Le directeur de la police nationale parle en termes polissés de risques de manifestations "revendicatives" (voir la note ci-dessous), mais c'est bien la menace Black bloc dont il parle. Depuis des semaines les services de renseignement sont quasi-formels : ces militants ultra-violents d'extrême gauche veulent s'inviter à la COP 21, et c'est Paris qu'ils visent pour saccager les rues, pour provoquer les affrontements avec les forces de l'ordre - c'est leur spécialité. Les policiers craignent ces militants qui sont habillés tout en noir, qui sont entraînés. Ils ont de vraies techniques militaires de combat. La menace est donc prise très au sérieux.

La COP 21 n'en avait pas besoin. Les plus grands chefs d'Etat sont invités au Bourget, dans un contexte où le danger terroriste faisait déjà de cette conférence climat un événement à haut risque.

Le fichier pdf

http://www.youscribe.com/BookReader/IframeEmbed?productId=2653480&token=&width=auto&height=auto&startPage=1&displayMode=scroll&fullscreen=0#ys_98567_table-compat



http://www.youscribe.com/catalogue/tous/actualite-et-debat-de-societe/actualite-evenements/note-interne-police-2653480

2029
12 signes de l’imminence probable d’un Krach financier mondial

Suite à la décision prise par la banque populaire de Chine (BPOC) de dévaluer le Yuan, la monnaie chinoise a vécu sur une journée, sa plus forte baisse de l’ère moderne. Par rapport au dollar américain, les autres devises mondiales ont été impactées, le prix du pétrole a atteint un creux de six ans et les marchés boursiers mondiaux ont été secoués. Le Dow Jones a chuté de 212 points mardi, et l’action Apple a chuté de 5 %. Comme nous nous rapprochons des mois critiques que sont Septembre et Octobre, l’effritement du système financier mondial est en train de s’accélérer. À ce stade, il ne va pas falloir attendre bien longtemps avant de se retrouver dans une crise financière mondiale globale.



Les 12 signes qui suivent montrent qu’un krach financier mondial est devenu un peu plus probable après une lecture des événements de ces derniers jours…

# 1 La dévaluation du yuan a pris par surprise mardi la quasi-totalité de la planète (et pas dans le bon sens). Ce qui suit provient de Reuters …

” la dévaluation du yuan de 2 % mardi par la Chine a favorisé la hausse du dollar américain, frappé Wall Street et d’autres marchés actions mondiaux du fait de craintes d’une nouvelle guerre des monnaies et des inquiétudes nourries liées au ralentissement de la croissance économique chinoise. ”

# 2 L’une des principales raisons pour laquelle la Chine a dévalué le yuan est d’essayer de stimuler les exportations. Les exportations de la Chine ont chuté de 8,3 % en Juillet, et le commerce mondial est globalement en baisse à un rythme que nous n’avons pas vu depuis la dernière récession.

# 3 Maintenant que les Chinois ont dévalué leur monnaie, d’autres nations qui comptent aussi sur ​​leurs exportations signalent qu’elles pourraient faire la même chose . Si vous analysez les grands sites d’information financière, il semble que l’expression: «guerre des monnaies» est souvent utilisée dorénavant.

# 4 Pour le Dow Jones, c’est la première fois depuis 4 ans que la moyenne mobile à 50 jours évolue en dessous de la moyenne mobile de 200 jours. Cette figure est connue des analystes comme étant une “Death Cross”, et c’est un signal très inquiétant. Nous sommes à peu près au moment où les investisseurs qui prennent des décisions d’investissement crieront de “vendre” en fonction de tous ces signaux techniques les plus couramment utilisés.

# 5 Le prix du pétrole a clôturé à un nouveau plus bas de 6 ans. Lorsque le prix du pétrole a commencé à baisser avant la fin de 2014, beaucoup de gens expliquaient que ce serait une bonne chose pour l’économie américaine. Maintenant, nous pouvons voir à quel point ils avaient tort.


Le prix du pétrole a déjà atteint un échelon qui va devenir absolument cauchemardesque pour l’économie mondiale si il reste à ce niveau.

Il suffit de se rappeler de ce qu’avait dit ” le roi des obligations” à savoir Jeff Gundlach en Décembre 2014, il avait lancé une alerte mondiale si les prix du pétrole allaient à 40 dollars le baril.

«J’espère que le cours du baril n’ira pas à 40 dollars,” voilà ce qu’avait déclaré Gundlach dans une tribune sur businessinsider , “car alors quelque chose de très très mauvais surviendra pour ce monde, et pas seulement du point de vue économique. Les conséquences géopolitiques pourraient être, pour le dire franchement, terrifiantes »”

Olivier Delamarche, associé / gérant de platinium gestion et membre des Econoclastes a alerté à de maintes reprises sur les conséquences d’un faible cours du pétrole. vous avez vu les premières faillites dans le secteur du pétrole de Schiste et c’est loin d’être fini !

Dennisto du site denissto.eu avait expliqué qu’avec un pétrole à 40 ou 50 dollars le baril, dans 6 mois les Etats-Unis seraient au plus mal !

# 6 Cette semaine, nous avons appris que l’OPEP avait produit plus de pétrole que nous l’avions pensé, et ceci pourrait entraîner une chute du cours du pétrole jusqu’à 30 dollars…

L’augmentation de la production pétrolière par l’OPEP alors que la demande chinoise semble ralentir pourrait amener le cours du baril à un plus bas depuis le sommet de la crise financière.

le cours du baril nommé “Texas west Intermediate” ou WTI, la référence américaine du brut a atteint les plus bas de l’année et semblerait être en passe de franchir le seuil des 30 dollars le baril après que l’OPEP ait reconnu une augmentation de la production et que la Chine ait dévalué sa monnaie, créant des remous sur les marchés mondiaux.

# 7 Dans un article récent , j’avais expliqué que l’effondrement des prix des matières premières auquel nous assistons en ce moment est étrangement similaire à ce que nous avons vu juste avant le krach de 2008. Mardi, les choses ont empiré pour les matières premières comme pour le prix du cuivre qui a clôturé à un nouveau plus bas depuis 6 ans.

# 8 La crise de la dette sud-américaine de 2015 continue de s’aggraver. Les obligations d’État brésiliennes ont été déclassés à un seul niveau au-dessus de celui de spéculatif , et selon un dernier sondage,  seule 8% de la population brésilienne a désormais une opinion favorable de la présidente qui devient la plus impopulaire depuis 30 ans.

# 9 Juste avant la crise financière de 2008, une flambée du dollar américain avait fait peser un extraordinaire stress sur les marchés émergents. C’est ce qui se passe à nouveau maintenant. Les marchés actions des pays émergents ont touché un nouveau plus bas de 4 ans  ce mardi et nous pouvons remercier la Chine d’avoir provoqué ce tour de force.

# 10 Les choses ne sont pas si fameuses aux États-Unis non plus. Les stocks du commerce de gros aux États-Unis viennent d’atteindre leur plus haut niveau depuis la dernière récession . Cela signifie que beaucoup de choses restent dormir dans les entrepôts dans l’attente d’être vendu et dans une économie qui ralentit rapidement.

# 11 En parlant de ralentissement, la croissance des dépenses des ménages aux États-Unis vient de chuter à un plus bas depuis plusieurs années.

# 12 Au fond, la plupart d’entre nous peuvent sentir ce qui va arriver. Selon “Gallup“, le nombre d’Américains qui croient que l’économie se détériore est presque 50 % plus élevé que le nombre d’Américains qui pensent qu’elle s’améliore.

Les choses semblent se mettre en place pour qu’une crise financière mondiale et une récession majeure se produisent à compter de l’hiver 2015.

Mais ce n’est pas simplement parce que les choses semblent se produire qu’elles se produiront.

Alors, que pensez-vous de ce qui va se passer dans les mois à venir ?


http://srv497.fr.nf/12-signes-de-limminence-probable-dun-krach-financier-mondial/

2030
Général Gilbert DIENDERE : Les secrets d’un véritable putschiste burkinabé !




Retour à la case départ pour le Burkina Faso et c’est un très mauvais signe pour le pays. Sachant que tous les coups d’état réussis sont commandités de l’extérieur (sinon ils avortent), la succession de putschs signifie que les commanditaires ne sont pas arrivés à un consensus pour le futur président. Si ce dernier coup d’état est validé, c’est peut-être simplement pour annuler des élections où les candidats favoris ne satisfaisaient pas tout le monde (à l’extérieur). La reprise en main du pays par l’équipe Compaoré, la même équipe qui a mis à bas la révolution de Sankara, signifie que le Burkina Faso est parti pour redevenir une préfecture de l’impérialisme en Afrique. RI

***

Après être arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat particulièrement violent le 15 octobre 1987 qui conduit à l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et plusieurs de ses collaborateurs et soutiens, le président capitaine Blaise Compaoré, qui cherche à asseoir son pouvoir par la force, voire la terreur, crée le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) par décret le 21 novembre 1995. Le RSP est alors constitué par Gilbert Diendéré autour du détachement du 1er bataillon du Centre national d’entraînement commando de Pô qui avait activement participé au coup d’Etat du 15 octobre 1987. Ce même Gilbert Diendéré sera à nouveau au-devant des événements de ces dernières 24 heures au «Pays des hommes intègres».

Le général Gilbert Diendéré est l’homme le plus puissant du Burkina Faso après Blaise Compaoré. En août 1983, quand Thomas Sankara a proclamé la révolution, ils étaient trois officiers à ses côtés : Blaise Compaoré, Jean-Baptiste Lingani et Henri Zongo. Diendéré était le cinquième homme. En retrait certes, mais déjà au cœur du système. Mais Diendéré, c’est aussi la mémoire du régime. A chacune des étapes qui ont marqué l’histoire récente du Burkina, «Gilbert» était là. C’est le cas en 1987. Le 15 octobre, Diendéré «supervise» l’arrestation de Sankara, qui tourne au bain de sang. Vingt-cinq ans après, on ne sait pas encore ce qu’il s’est réellement passé, ce jour-là, au siège du Conseil national de la révolution. Diendéré dirigeait déjà les commandos de Pô chargés d’assurer la garde de Sankara. On l’aurait entendu dire à ses hommes qu’il fallait «neutraliser à tout prix le PF», le président du Faso.

C’est lui qui dirige depuis trente ans les soldats d’élite du Burkina, le Régiment de la sécurité présidentielle (RSP). Le 18 septembre 1989, il déjoue une tentative de coup d’Etat qui – selon la version officielle aurait été fomentée par Lingani et Zongo, ses deux vieux compagnons d’armes. Lingani lui aurait fait part de leur plan et Diendéré en aurait informé Compaoré avant de procéder aux arrestations des présumés putschistes. Ils seront passés par les armes dans la nuit.

Quelques jours plus tard, Diendéré est nommé secrétaire général du Comité exécutif du Front populaire, autrement dit numéro deux du régime. Le voilà chargé de la défense et de la sécurité. Il n’a que 30 ans. Diendéré est resté fidèle à Compaoré. Il a été son homme de confiance sur bien des dossiers. Quand le Libérien Charles Taylor reprenait des forces à Ouaga avant de repartir en guerre, c’est lui qui s’en occupait. Idem pour l’Ivoirien Guillaume Soro au début des années 2000, avant sa fulgurante ascension. Même chose pour le Guinéen Moussa Dadis Camara depuis deux ans.

Selon des témoins cités dans un rapport de l’ONU, il a géré le transit à Ouaga d’armes ukrainiennes destinées à la Sierra Leone à la fin des années 1990. Lui qui, selon les principaux intéressés, s’occupait d’envoyer au Liberia en guerre des mercenaires burkinabés. Gilbert Diendéré s’est rendu au Tchad, le 1er décembre 1990, le jour même où Hissène Habré fuyait N’Djamena pour le Sénégal.

En juin 2015, à 4 mois des élections présidentielles du Burkina Faso, une nouvelle crise a éclaté au sommet de l’Etat. Entre le Premier ministre burkinabé Yacouba Isaac Zida et le RSP. Il n’est un secret pour personne que Gilbert Diendéré, Boureima Kéré, Moussa Céleste Coulibaly et bien d’autres éléments du RSP ont pesé de leur poids pour que Zida l’emporte dans le bras de fer.

Fatma Lô Ndir (times24.info)

http://times24.info/general-gilbert-diendere-les-secrets-dun-veritable-putschiste-burkinabe/


http://reseauinternational.net/general-gilbert-diendere-les-secrets-dun-veritable-putschiste-burkinabe/

2031
XIV. La recommandation du Conseil pour la France pour 2015


Et c’est là que le drame se noue…

Les considérants :

(6) L’analyse de la Commission l’amène à conclure que la France connaît des déséquilibres macroéconomiques excessifs, qui requièrent l’adoption de mesures décisives et un suivi spécifique. Plus particulièrement, dans un contexte de faible croissance et de faible inflation, auquel s’ajoute une faible rentabilité des entreprises, et étant donné l’insuffisance de l’action engagée jusqu’à présent, les risques liés à la détérioration de la compétitivité-coûts et hors coûts ainsi qu’à l’endettement élevé et croissant, en particulier la dette publique, ont sensiblement augmenté. Il est particulièrement important de prendre des mesures pour réduire le risque de retombées négatives sur l’économie française et, compte tenu de la taille de celle-ci, de répercussions négatives sur l’Union économique et monétaire.

(9) [...] La France devrait veiller à ce que les objectifs de réduction des dépenses tiennent compte du taux d’inflation proche de zéro. Dans le même temps, les économies résultant des coûts plus faibles que prévu de la dette publique, du fait de taux d’intérêt plus bas, devraient être consacrées à la réduction du déficit. Par ailleurs, il est impossible de dégager à court terme d’importantes économies sans ralentir considérablement la croissance des dépenses de sécurité sociale, qui ont représenté 26 % du PIB en 2014, soit près de la moitié des dépenses totales du secteur public. Des économies de 11 milliards d’EUR sur les dépenses de santé sont prévues pour 2015-2017, mais des efforts supplémentaires seront nécessaires pour limiter les hausses de dépenses dans ce domaine. Il est notamment possible de renforcer encore la mise en oeuvre des politiques de maîtrise des coûts dans le domaine des prix des médicaments et des dépenses hospitalières. Le déficit du système de retraite pourrait continuer à se creuser dans les années à venir et les réformes des retraites menées précédemment ne suffiront pas à le combler. En particulier, le déficit imputable aux régimes des agents de l’État et des salariés des entreprises publiques continue de peser sur le déficit global du système de retraite. De plus, la situation macroéconomique a une grande incidence sur la viabilité du système de retraite, et notamment sur la situation des régimes de retraite complémentaire. Une action décisive doit être engagée pour rétablir la santé financière de ces derniers.


 A priori personne n’a dû leur dire que les baby-boomers vieillissaient en masse, ce qui a forcément des conséquences sur la Sécurité sociale… En plus c’est ballot, ils veulent contraindre le seul secteur de l’économie en croissance…

(10) La France a entrepris de réformer ses collectivités locales en vue d’améliorer l’efficacité du système. Elle devrait continuer à mettre en oeuvre la réduction prévue des dotations de l’État


Ça tombe bien, comme elles s’occupent beaucoup du social et de l’éducation…

(11) Des mesures ont été prises pour réduire le coût du travail et améliorer les marges bénéficiaires des entreprises, notamment le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi de 20 milliards d’EUR et l’allègement des cotisations patronales de 10 milliards d’EUR supplémentaires prévu dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. Ces deux mesures, qui représentent 1,5 % du PIB, devraient contribuer à combler l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro concernant le coin fiscal sur le travail. Leur mise en oeuvre devrait se poursuivre en 2016 mais, compte tenu de leur coût élevé pour les finances publiques, il est important d’évaluer leur efficacité au niveau des entreprises. Cette évaluation devrait particulièrement tenir compte des rigidités affectant le marché du travail et le marché des produits, et tout spécialement celles affectant les salaires. Le coût du salaire minimum reste élevé si on le compare à celui des autres États membres. Le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière qui n’est pas propice à la compétitivité et à la création d’emplois. De plus, dans un contexte d’inflation faible, son indexation automatique pourrait conduire à des hausses de salaires supérieures à ce qui est nécessaire pour préserver le pouvoir d’achat.


Il faut évaluer l’efficacité des aides aux entreprises, mais comme il reste un code du travail, c’est normal si ça ne marche pas. Supprimer le code du travail, et poursuivre l’assistanat aux entreprises donc.

Vous notez (c’est important pour la suite), qu’ils trouvent que les salaires augmentent trop vite par rapport aux gains de compétitivité, donc que le Capital dans les entreprises se fait trop tondre par les salariés…

(12) La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires prévus par le droit du travail et les réglementations comptables qui limitent la croissance de ses entreprises, au premier rang desquelles les PME. D’une manière générale, il est possible de renforcer la concurrence dans le secteur des services, et plus particulièrement dans les services professionnels, le commerce de détail et les industries de réseau. Un certain nombre de réglementations et de tarifs appliqués aux professions réglementées brident l’activité économique. De nouvelles mesures visant à améliorer la concurrence dans les professions juridiques ont été prises au travers de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques dont la mise en oeuvre sera cruciale pour s’assurer que les barrières soient levées en pratique. La France devrait également prendre des mesures pour éliminer les obstacles dans d’autres secteurs, et notamment dans le secteur de la santé. Le numerus clausus à l’accès aux professions de santé continue d’entraver l’accès aux services et pourrait être réexaminé sans compromettre la qualité et la sécurité.


Il est quand même fascinant de voir de quoi ils se mêlent…

(13) En 2014, la pression fiscale a atteint 45,8 % du PIB, ce qui est l’un des niveaux les plus élevés de l’Union européenne. Les taux d’imposition des sociétés sont élevés et pèsent négativement sur l’investissement des entreprises françaises. Le taux d’imposition effectif des entreprises s’élève en moyenne à 38,3 %, soit l’un des niveaux les plus élevés de l’Union européenne. Outre la suppression annoncée de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) et la réduction du taux nominal de l’impôt sur les sociétés à 28 % prévue pour 2020, la France devrait accentuer ses efforts sur le court terme pour rendre la fiscalité des entreprises plus propice à la croissance et à l’investissement. [...]


 Donc on passe l’impôt de 38 % à 28 % et on supprime la C3S, mais il faudra encore le baisser notablement…

(14) [...] La France souffre d’une segmentation de son marché du travail, qui se caractérise par une part croissante de contrats à durée déterminée dans les nouvelles embauches. [...] Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n’ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins. Il conviendrait d’accorder aux branches et aux entreprises la possibilité de déterminer de façon flexible, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, s’il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine. La loi portant création des accords de maintien de l’emploi n’a pas produit les résultats escomptés. Très peu d’entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d’accords d’entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique.


C’est peut-être le plus beau celui-là, non ?

1/ évidemment que si on peut déroger aux accords de branche, ils ne servent plus à rien…

2/ on rappellera que depuis 20 ans, la loi sur les 35 heures a été largement assouplie plusieurs fois, et que presque rien n’empêche une entreprise de payer des heures supplémentaires…  La preuve est que le temps de travail effectif en France est de 40 heures…

3/ c’est ballot, les belles réformes néolibérales produisent peu d’effet…

4/ et là, LE SUMMUM : on a la vision centrale de ces gens-là : le salarié doit désormais subir les aléas économiques non seulement sur son emploi, mais aussi sur son salaire et son temps de travail. A contrario on notera que les actionnaires exigent eux d’être protégés au maximum desdits aléas (par exemple par des distributions de 120 % du bénéfice…)

(15) La dégradation persistante de la situation sur le marché du travail a affecté le système d’assurance chômage, au point de remettre en cause la viabilité du modèle. [...] Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la viabilité du système. Les conditions d’éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés.


Et genre augmenter les cotisations – ce qui se fait bien quand une assurance est en déficit… ? Non, je plaisante…

(19) [...] Le Conseil a émis des recommandations spécifiques aux États membres dont la monnaie est l’euro. La France devrait également veiller à mettre en oeuvre intégralement et en temps utile ces recommandations


Ça c’est de la “recommandation”… Re-commander plutôt ? Les voilà en tout cas, asseyez-vous :

Le Conseil RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2015-2016:
1.à engager une action suivie d’effets au titre de la procédure concernant les déficits excessifs et à assurer une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard par un renforcement de sa stratégie budgétaire, en prenant les mesures nécessaires pour toutes les années et en consacrant toutes les recettes imprévues à la réduction du déficit; à préciser les réductions de dépenses prévues pour ces années et à fournir une évaluation indépendante de l’impact des principales mesures;
2.à accentuer les efforts visant à rendre efficace la revue des dépenses et à recenser les possibilités d’économies dans tous les sous-secteurs des administrations publiques, et notamment aux niveaux de la sécurité sociale et des collectivités locales; à prendre des mesures pour limiter l’augmentation des dépenses de fonctionnement des collectivités locales; à prendre des mesures supplémentaires d’ici à mars 2016 pour ramener le système de retraite à l’équilibre, notamment en s’assurant que la situation financière des régimes de retraite complémentaire soit viable à long terme;
3.à maintenir les réductions du coût du travail découlant du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et du pacte de responsabilité et de solidarité, notamment en les mettant en oeuvre comme prévu en 2016; à évaluer l’efficacité de ces dispositifs en tenant compte des rigidités du marché du travail et du marché des produits; à réformer, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, le système de formation des salaires pour que ceux-ci évoluent au même rythme que la productivité; à veiller à ce que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec les objectifs de promotion de l’emploi et de la compétitivité;
4.d’ici à la fin de 2015, à éliminer les obstacles réglementaires à la croissance des entreprises, notamment en révisant les critères de taille fixés dans la réglementation pour éviter les effets de seuil; à éliminer les restrictions d’accès aux professions réglementées et à l’exercice de celles-ci, notamment en ce qui concerne les professions de santé à partir de 2015;
5.à simplifier et à améliorer l’efficacité du système fiscal, notamment en supprimant les dépenses fiscales inefficaces; afin de promouvoir l’investissement, à prendre des mesures visant à réduire les impôts sur la production et le taux nominal de l’impôt sur les sociétés, tout en élargissant la base d’imposition sur la consommation; à prendre des mesures à partir de 2015 en vue de supprimer les impôts inefficaces dont le produit est nul ou faible;
6.à réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée; à faciliter, aux niveaux des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail; à réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin de 2015 en vue d‘accroître leur utilisation par les entreprises; à entreprendre une réforme du système d’assurance chômage afin d’en rétablir la viabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail.

http://www.youscribe.com/BookReader/IframeEmbed?productId=2652490&token=&width=590&height=880&startPage=1&displayMode=scroll&fullscreen=0

Téléchargez en pdf les Recommandations 2015 ici (et la source non surlignée ici)

Bref, tout va bien :



XV. Le suivi des recommandations de 2014

Afin de bien percevoir l’impact réel de ces “recommandations”, analysons 2014 et ses conséquences. (j’adore cette novlangue, je le répète. En fait, par nature, les oukases du Conseil peuvent difficilement être obligatoires noir sur blanc, pour faire croire qu’il reste de la Démocratie, et donc tout est écrit au conditionnel, sous forme de suggestions. Alors que, évidemment, tout doit être suivi à la lettre…).

Voici donc les Recommandations de 2014. Je n’ai pas refait l’exercice de surlignage, et vous pouvez vous passer de la lecture – c’est du même acabit (en un peu plus gentil) :

http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/09/csr2014-france.pdf

En réponse, et pour 2015, le Gouvernement a présenté son Programme National de Réforme, afin que not’bon’maître l’approuve :

http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/09/nrp2015_france_fr.pdf

Je vous laisse parcourir ce sinistre et pitoyable document, où on voit presque Manuel Valls à genoux implorer la clémence bruxelloise.

Mais plus intéressant, en annexe, le document se termine par le suivi des recommandations 2014.

Et toute l’horreur est là : vous voyez que presque toute la législation importante actuelle répond (évidemment) auxdites “Recommandations 2014″…  Réforme des retraites, loi Macron, lois de finances (LFI) ou projet de loi de finances (PLF), création des métropoles, fusions de régions, retraites complémentaires, “Assouplissement des règles en matière d’ouverture des commerces le dimanche et en soirée”, “Modernisation du dialogue social : rationalisation des obligations de consultation et de négociation”, “Réforme du droit des contrats pour le rendre plus lisible, plus accessible et mieux adapté aux exigences des acteurs économiques”, “Gel des salaires dans la fonction publique”, “Absence de revalorisation exceptionnelle du SMIC”, etc :

http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/09/nrp2015_france_fr-a4.pdf



Suite

http://www.les-crises.fr/voyez-comment-la-france-est-sous-administration-de-bruxelles-5/

2032
[Démocratie Kaput 5] Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles

XIII. Le rapport 2015 de la Commission pour la France

Eh bien, maintenant que vous avez compris la théorie, voici la pratique.

Voici donc le rapport que la Commission a réalisé pour la France :

1 Semestre 2015 FR – Rapport Commission

RÉSUMÉ

Une reprise modeste est attendue pour 2015. Après trois ans de faible activité, le PIB a progressé de 0,4 % en 2014, grâce à la consommation publique et aux stocks. Une reprise modeste est attendue pour 2015; elle devrait s’accélérer en 2016 sous l’effet du raffermissement de la consommation privée. Le taux de chômage, qui atteignait 10,2 % en 2014, ne devrait pas refluer de manière significative au cours des prochaines années. Le déficit et la dette des administrations publiques, qui étaient respectivement de 4,3 % et de 95,2 % du PIB en 2014, restent à des niveaux élevés. Les investissements ont diminué en 2014 dans un contexte où les marges bénéficiaires des entreprises demeurent fragiles, mais ils devraient augmenter au cours des prochaines années. La dépréciation de l’euro et les réformes récentes ne suffiront pas à enrayer les pertes de parts de marchés des exportations. L’inflation devrait tomber à zéro en 2015 avant de rebondir légèrement pour atteindre 1 % en 2016. L’évolution récente des prix en France reflète des facteurs extérieurs mais également la faiblesse de la demande globale.

Ce rapport examine la situation économique de la France à la suite de l’examen annuel de la croissance effectué par la Commission, qui recommande d’articuler la politique économique et sociale de l’Union autour de trois grands axes en 2015: investissement, réformes structurelles et responsabilité budgétaire. En lien avec le plan d’investissement pour l’Europe, il examine également les possibilités d’utiliser au mieux les ressources publiques et de relancer l’investissement privé. En mars 2014, la Commission avait estimé que la France enregistrait des déséquilibres macroéconomiques nécessitant l’adoption de mesures décisives, notamment concernant la détérioration de la balance commerciale et de la compétitivité, ainsi que les conséquence de l’endettement élevé du secteur public. Le rapport s’appuie également sur les mesures spécifiques de surveillance mises en œuvre par la Commission en 2014 concernant les réformes engagées pour corriger les déséquilibres macroéconomiques. Il examine enfin la situation de la France à la lumière du rapport 2015 sur le mécanisme d’alerte, dans lequel la Commission avait jugé utile d’examiner de manière plus approfondie la persistance des déséquilibres ou leur correction. Les principales conclusions du bilan approfondi contenu dans ce rapport sont les suivantes :
•Malgré une certaine amélioration depuis 2012, la France a perdu 13 % de ses parts de marché à l’exportation au cours des 5 dernières années. L’industrie manufacturière a perdu des parts de marché à l’exportation dans tous les secteurs, à l’exception de la haute technologie. D’une manière générale, les exportations françaises semblent être sensibles aux détériorations de la compétitivité-coûts, ce qui reflète une moindre capacité à soutenir la concurrence grâce à des facteurs hors coûts. La faible rentabilité des entreprises exportatrices limite leur capacité à investir et à innover, et donc à améliorer leur compétitivité hors coûts. Cette faible rentabilité s’explique en partie par le coût élevé du travail. Les mesures destinées à réduire ce coût, à savoir le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et le pacte de responsabilité et de solidarité, ne peuvent avoir que des effets limités sur la compétitivité, et sont partiellement contrebalancées par le dynamisme des salaires, qui risque de réduire encore davantage la compétitivité-coûts.
•L’endettement élevé et croissant de l’économie française dans un contexte de croissance lente et de faible inflation accentue la fragilité du pays face à d’éventuelles évolutions économiques défavorables. La dette publique est en progression rapide depuis 2000; notamment en raison des déficits élevés enregistrés durant la crise financière mondiale. Depuis lors, il est difficile de maîtriser la progression des dépenses, et le déficit demeure élevé. Dans le secteur privé, la faible rentabilité des entreprises risque de nuire à leur capacité d’assurer le service de leur dette.
•Des évolutions négatives en France pourraient avoir des répercussions significatives sur les autres pays de la zone euro. L’économie française entretient des liens commerciaux, financiers et bancaires étroits avec les autres États membres. Par conséquent, si les problèmes structurels de la France ne sont pas corrigés, ils risquent d’avoir des répercussions sur ses partenaires de la zone euro. À l’inverse, une restauration de la confiance des consommateurs en France serait bénéfique pour toute la zone euro.

Les autres difficultés macroéconomiques qui reflètent les défis spécifiques auxquels l’économie française est confrontée sont les suivantes :
•Les rigidités du marché des services et les lourdeurs administratives pèsent sur l’environnement des entreprises et, partant, sur l’investissement. Les obstacles réglementaires et autres continuent de limiter la concurrence dans le secteur des services en général, et des services professionnels, du commerce de détail et des industries de réseau en particulier. Cela nuit à la productivité dans les services et dans le secteur manufacturier. L’investissement dans la recherche et le développement a augmenté dans le secteur privé, mais il reste inférieur au niveau atteint par les pays les plus performants de l’UE.
•Les dépenses publiques demeurent élevées, à 57 % du PIB en 2014, ce qui conduit à une pression fiscale élevée qui freine l’investissement et l’activité économique. La fiscalité est élevée et continue de croître; les impôts sur le travail sont élevés par rapport à l’ensemble de l’UE, et le niveau d’imposition des sociétés nuit à l’investissement et favorise l’accumulation de dette au détriment du capital.
•Le nombre de chômeurs a augmenté en France, les jeunes, les travailleurs âgés ou peu qualifiés étant particulièrement touchés. Les mesures adoptées par le gouvernement en 2013 pour introduire une certaine flexibilité dans le marché du travail ont eu une incidence modérée. Le marché du travail reste segmenté et il est de plus en plus difficile de passer d’un emploi temporaire à un contrat à durée indéterminée, tandis que la durée des contrats temporaires diminue constamment.

Dans une lettre adressée à la Commission en novembre 2014, les autorités françaises se sont engagées à mener un certain nombre de réformes structurelles pour mettre en œuvre les recommandations par pays de 2014 émises par le Conseil en juillet 2014. Ces réformes structurelles ont été précisées dans une communication du 18 février 2015 concernant le programme national de réforme.

D’une manière générale, la France a accompli des progrès limités dans la mise en œuvre des recommandations spécifiques pour 2014. Au cours de l’année écoulée, la France a entrepris des réformes visant à réduire le coût du travail, principalement par le biais du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et du pacte de responsabilité et de solidarité. Le projet de loi pour la croissance et l’activité économique et la réforme des administrations locales sont examinés par le Parlement. Les efforts destinés à simplifier la charge réglementaire ont également été intensifiés. Ces initiatives constituent un progrès dans la mesure où elles favorisent la concurrence dans les services, en particulier dans le secteur de la vente au détail, et améliorent l’environnement des entreprises. En revanche, les mesures prises pour améliorer la viabilité du système des retraites sont insuffisantes. L’efficacité de l’examen des dépenses est limitée, et au-delà des économies à court terme, peu d’efforts sont déployés pour limiter la progression des dépenses de santé sur le long terme. De plus, trop peu de mesures sont engagées pour améliorer l’efficacité des politiques d’innovation et du système fiscal. Enfin, on a enregistré peu de progrès dans la correction des rigidités du marché du travail, la réforme du système d’allocations de chômage ou l’amélioration des possibilités d’emploi pour les travailleurs âgés. Des progrès ont été accomplis en réponse aux recommandations relatives aux politiques d’activation sur le marché de l’emploi, à l’éducation et à la formation professionnelle.

Le rapport fait apparaître les enjeux politiques découlant de l’analyse des déséquilibres macroéconomiques, à savoir:

L’assainissement budgétaire constitue toujours un défi important pour la France. Conjugué à une lourde pression fiscale, ce défi pèse sur les perspectives économiques. Jusqu’ici, la stratégie de réexamen des dépenses n’a pas permis d’améliorer significativement l’efficience des dépenses publiques, et la viabilité des systèmes de santé et de retraite est en péril sur le long terme.

Les rigidités et les distorsions du marché du travail brident la compétitivité du secteur extérieur français. Compte tenu de la faiblesse actuelle de l’inflation, les rigidités du processus de formation des salaires et l’indexation du salaire minimum compliquent l’adaptation des salaires à l’évolution de la productivité. L’inadéquation des compétences et les rigidités observées sur le marché du travail ont pour effet de le segmenter, ce qui freine l’amélioration de la productivité.

Malgré la stratégie de simplification mise en place par le gouvernement, la complexité de la réglementation continue d’entraver le potentiel de croissance des entreprises et la réglementation du marché des produits limite la concurrence dans les services. En outre, les politiques actuelles n’encouragent pas suffisamment l’innovation et la transition vers une économie à plus forte intensité de connaissances.

Outre les défis liés aux déséquilibres macroéconomiques, l’impact de la réforme sur les régimes d’assurance chômage semble limité, et des mesures adéquates favorisant le retour à l’emploi ne sont pas encore en place. De plus, la réforme de l’éducation et de la formation n’est pas achevée.

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2033
Hors europe / La Turquie ploie sous le flot des réfugiés
« le: 18 septembre 2015 à 22:17:20 »
La Turquie ploie sous le flot des réfugiés




Environ 5 000 réfugiés sont bloqués à Edirne, à la frontière turco-grecque, par les forces de l'ordre qui les empêchent de poursuivre leur chemin. Les autorités turques veulent limiter à tout prix l'arrivée de nouveaux réfugiés dans cette ville, ce qui a déplacé le problème à Istanbul. La principale gare routière compte aujourd'hui au moins 1 000 réfugiés, qui avaient acheté leurs billets mais ont été refoulés, et sont désormais contraints à attendre. Mercredi 23 septembre, un sommet européen spécial doit se tenir sur la crise migratoire. François Hollande a demandé plus d'aide pour la Turquie.


Avec notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

Ils veulent partir, prendre le bus pour Edirne, dernière ville avant la Grèce. Mais les autorités turques interdisent désormais à ceux qui n'ont pas de permis de séjour de monter à bord d'un autocar depuis la gare routière.

Alors ils sont là, en attente, pour certains depuis trois jours. La plupart sont pris en charge par la police sur le territoire de la mosquée adjacente. Il y a aussi ceux qui tournent en rond autour de la gare routière, qui dorment sur un coin d'herbe, en espérant pouvoir partir le plus vite possible. Comme Basir. Il vient d'Alep, en Syrie, et après un an de galère en Turquie, il veut pouvoir partir à l'ouest. « Tout ce qu'on veut, c'est aller à Edirne. On ne veut pas vivre tout ça, ces enfants morts en mer... La Turquie ne nous a pas donné l'autorisation pour l'instant, mais peut-être, dans deux jours. »

Sauf que la Turquie n'est pas du tout disposée à laisser ouvrir une nouvelle route des réfugiés vers l'Europe par sa frontière. Une situation qui risque de se compliquer : l'autogare d'Istanbul est déjà saturée, et jour après jour, de nouveaux réfugiés arrivent ici pour enfin passer la frontière, sans risquer leur vie en mer.

■ François Hollande demande au prochain sommet européen d'aider la Turquie à garder les réfugiés sur son sol

Le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a annoncé ce jeudi la tenue d'un sommet exceptionnel sur la crise migratoire mercredi 23 septembre. Réclamé notamment par l'Allemagne, il se tiendra au lendemain d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne.

Jeudi soir, François Hollande, en visite en Italie, a estimé que l'Union européenne ne devait pas en finir avec Shengen même si le rétablissement de contrôles transitoires s'impose face à l'afflux des migrants. « Nous attendons des prochaines réunions européennes trois décisions : la création des "hotspots", travailler avec la Turquie, agir sur les pays qui accueillent les réfugiés et qui doivent être aidés, en particulier en Afrique de l'Ouest », a déclaré le président français à l'issue d'un dîner de travail avec le président du Conseil italien Matteo Renzi.

Il a notamment insisté sur l'aide à apporter à la Turquie. Les Européens doivent prendre la décision de « travailler avec la Turquie » afin de « faire en sorte que ceux qui sont en Turquie puissent y rester, puissent y travailler et puissent avoir tous les moyens pour pouvoir attendre que la situation en Syrie trouve une issue », a déclaré devant la presse le président français

http://www.rfi.fr/europe/20150917-turquie-refugies-migrants-grece-europe-shengen-hollande-allemagne-frontiere-syrie-im?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2015-09-17

2034
Baisse d’impôts: la collecte d’un seul contribuable coûte 400 euros!



Le gouvernement l’a annoncé, en 2016 ce sont près d’un million de contribuables qui sortiront de l’impôt sur le revenu. Après l’effet d’annonce, le gouvernement a du communiquer les détails du financement de cette mesure. Surprise: cette réforme n’a pas besoin d’être financée, elle est même rentable.

•Les lourdeurs administratives pointées du doigt


Le gouvernement s’appuie en effet sur un rapport parlementaire datant du mois d’avril dernier, et qui montre qu’en prenant en compte l’intégralité de la chaîne de collecte (moyens informatiques, personnels, locaux, outils de renseignement) chaque impôt collecté demande au total 400 euros.
 Selon ce rapport, cette somme s’est trouvée multipliée par cinq au cours des dernères années, principalement à cause des nombreux systèmes de fichage et de surveillance mis en place par les derniers gouvernements.

•Un manque à gagner colossal


C’est ainsi qu’un contribuable à hauteur de 150 euros ne rapportait rien à la collectivité, mais au contraire lui coûtait 250 euros. Sur les dix dernières années le manque à gagner s’élèverait à plus de 8 millards d’euros.

C’est donc là le sens de la nouvelle réforme du gouvernement: tout contribuable en-deçà de 400 euros sera désormais dispensé de paiement. Les gains escomptés pour les caisses de l’Etat s’évaluent à 800 millions d’euros juste pour 2016.

•Des fonds réinjectés dans la lutte contre le chômage


Selon le gouvernement, les économies réalisées vont permettre de créer 3400 postes de contrôleurs fiscaux supplémentaires. Ce que certains n’ont pas hésité à qualifier de « fuite en avant » puisque le coût de la collecte de l’impôt devrait augmenter en conséquence.

http://www.complotland.fr/baisse-dimpots-la-collecte-dun-seul-contribuable-coute-400-euros/

2035
Devant le flot de migrants, la Croatie à son tour ferme ses frontières



Des milliers de migrants ont continué d’affluer jeudi en Croatie, devenue nouveau point de passage pour l’UE et dont les autorités se disent débordées.
Elles ont décidé de fermer «jusqu’à nouvel ordre» sept des huit passages frontaliers avec la Serbie.
La Hongrie ce matin commence à ériger une nouvelle barrière, à sa frontière croate

Plus de 11’000 migrants sont entrés sur le sol croate par la Serbie depuis mercredi matin, a indiqué jeudi soir le ministère croate de l’Intérieur. Dans la journée, Zagreb déclarait s’attendre à un afflux de plus de 20’000 personnes dans les deux prochaines semaines et redouter une situation «hors de contrôle».

Conséquence immédiate: le ministère de l’Intérieur a annoncé la fermeture «jusqu’à nouvel ordre» des postes-frontières de Tovarnik, Ilok, Ilok 2, Principovac, Principovac 2, Batina et Erdut. Cette décision maintient la pression sur l’Union européenne (UE), dont les dirigeants se retrouvent la semaine prochaine pour tenter de surmonter leurs divisions face à cette crise.

La Croatie est la nouvelle route vers l’Europe occidentale après le verrouillage de la frontière serbo-hongroise, théâtre mercredi d’affrontements entre migrants excédés et forces de l’ordre. Les migrants se dirigent ensuite vers la Slovénie, où quelque 150 migrants ont pu finalement entrer en train dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir été sous la menace d’une expulsion vers Zagreb.

Agitation à la frontière

Plus au sud, jeudi matin, la petite gare de Tovarnik, ville croate proche de la frontière serbe, et ses environs étaient envahis par les migrants qui cherchaient à monter dans des trains pour rejoindre Zagreb et poursuivre leur voyage.

«Il y a entre 4000 et 5000 personnes ici. Les trains arrivent, mais ils ne peuvent pas prendre tous ces gens», a assuré un porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) Jan Kapic.

Parmi eux, des centaines ont forcé un barrage policier, se dispersant dans la ville. Certains ont fait le choix de marcher vers Zagreb, à quelque 300 km à l’ouest. D’autres campaient finalement dans les environs en attendant un prochain transport. A une dizaine de minutes de là, dans la gare d’Ilaca, quelques centaines de migrants sont montés dans un train bondé vers Zagreb.

Des villageoises leur avaient apporté du pain et des confitures maison, ainsi que de l’eau et des produits pour bébés. «Il y a 20 ans, c’était nous qui étions pris dans une guerre et qui avions besoin d’aide», commentait un vieux monsieur, venu lui aussi les bras chargés.

Une Hongrie barricadée?

Le premier ministre croate, Zoran Milanovic, a réaffirmé que Zagreb voulait laisser passer les migrants vers d’autres pays. La présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic a estimé que «les choses sont dans une certaine mesure en train d’échapper à tout contrôle». Une réunion du Conseil de sécurité nationale croate est prévue vendredi à Zagreb.

A la frontière serbo-hongroise, au poste-frontière de Horgos-Röszke, environ 300 migrants ont encore attendu jeudi sous un soleil de plomb. La tension est toutefois retombée après les violences de la veille, qui ont fait 14 blessés parmi les policiers, selon les autorités. Des migrants ont aussi fait état de blessés dans leurs rangs.

Le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est indigné des actions «choquantes» des autorités hongroises, dénonçant une politique marquée selon lui par la «xénophobie» et l’»hostilité aux musulmans».

Après la frontière serbe, le premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé qu’il envisageait maintenant de faire construire des barrières aux frontières avec la Roumanie et la Croatie. L’UE «est née pour abattre les murs, pas pour les construire», a réagi le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, dans une critique transparente de la Hongrie.

NOUVEAU. Nouvelle frontière avec la Croatie (vendredi, 9h00)

La Hongrie a entamé la pose d’une clôture de barbelés à sa frontière avec la Croatie pour se protéger des migrants voulant rejoindre l’Europe de l’Ouest, a annoncé vendredi le Premier ministre hongroi, Viktor Orban.

«Les travaux ont commencé pour construire la fermeture matérielle de la frontière (...) Il semble que nous puissions nous reposer sur personne», a déclaré M. Orban dans un entretien à la radio publique après l’afflux de milliers de migrants en

Sommet européen prévu mercredi prochain

Un sommet de l’UE aura lieu le 23 septembre à Bruxelles, au lendemain d’une rencontre des ministres de l’Intérieur, a annoncé jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Le président français, François Hollande, a mis en garde contre les «dangers» qui menaceraient l’espace Schengen si un accord n’était pas trouvé sur l’accueil des réfugiés. Selon lui, «on serait alors obligé de rétablir des postes de douane, de contrôle, également dans les moyens de transport». Il a également estimé que le sommet de l’UE devait aider la Turquie à garder les réfugiés sur son sol.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c1b681e4-5dc8-11e5-af59-94bd5b6861b3/Devant_le_flot_de_migrants_la_Croatie_%C3%A0_son_tour_ferme_ses_fronti%C3%A8res

2036
Le président du Parlement Libye à Conakry sollicite l’aide des Africains pour une sortie de crise



Le président du Parlement libyen de Toubrouk, Aguila Salah Issa, a été reçu en audience dans la soirée du mercredi, au Palais Sékhoutouréya, où il était venu « solliciter l’appui » du président Alpha Condé et de ses homologues africains en vue de trouver « une solution aux conflits qui secouent la Libye », depuis la disparition de Kadhafi», a-t-on appris de sources officielles ce jeudi.

C’est le Premier ministre, chef du gouvernement, Mohamed Saïd Fofana,qui a accueilli la délégation libyenne à l’aéroport international de Conakry-Gbéssia avant de l’introduire chez le Président Alpha Condé.

Le président Alpha Condé a déclaré au terme de son entretien avec le président du Parlement libyen de Toubrouk que son hôte est venu solliciter l’aide des pays africains dans la résolution de la crise
 libyenne.

« Nous avons reçu notre frère, le président du Parlement libyen de Toubrouk qui est le pouvoir reconnu par la communauté internationale.

Il était venu pour que nous voyons comment, nous les Africains, nous pouvons aider nos frères de Libye à trouver une solution pour l’unité de ce pays afin qu’il reprenne sa marche pour le développement au profit du peuple libyen. C’est pourquoi il est venu afin qu’on échange
», a indiqué Alpha Condé.

Pour sa part, Aguila Salah Issa, président du Parlement libyen de Toubrouk a loué l’expérience du chef d’Etat guinéen, pour son expérience et invité les pays africains à aider la Libye à sortir de
 la crise.

« Nous sommes venus ici sur l’invitation de notre frère, le président Alpha Condé. Nous avons assez de problèmes en ce moment en Libye et la Libye est un pays africain. Donc nous avons beaucoup confiance au Président Alpha Condé avec ses expériences dans la vie politique. Nous sommes venus pour que, à travers les Présidents africains et l’Union Africaine, nous puissions trouver une solution à la crise en Libye », a expliqué le président du parlement libyen.


http://guinee28.info/le-president-du-parlement-libye-a-conakry-sollicite-laide-des-africains-pour-une-sortie-de-crise/

2037
Corbyn et ses "amis intégristes" : Fourest ou l'art du raccourci

Coupable d'amitiés sulfureuses, Corbyn ? L'élection de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste britannique a fait réagir, en France, l'essayiste Caroline Fourest, qui y a consacré sa chronique hebdomadaire sur France Culture lundi 14 septembre. Sa thèse : si son programme économique est défendable, le nouveau patron des travaillistes défend en revanche, sur le plan de la politique extérieure, des positions sulfureuses. Problème : les arguments avancés par Fourest pour appuyer sa thèse relèvent au mieux du raccourci maladroit, au pire du mensonge.

Un programme économique "très rafraîchissant" et même "défendable", mais des "prises de position douteuses" en matière de politique internationale : lundi 14 septembre, Caroline Fourest a entrepris de dévoiler "le vrai visage" de Jeremy Corbyn, nouveau patron des travaillistes britanniques. Les exemples qu'elle cite ont de quoi interpeller, en effet :

Dans la foulée, Fourest poste une version écrite – plus étoffée – de son billet sur son blog. Son titre est clair : "Les amis intégristes de Jeremy Corbyn". Intrigué par ce député dont le média "préféré" serait Russia Today, @si est parti à la recherche des sources de Fourest. Le résultat : pour quasiment chaque cas cité, l'essayiste déforme ou surinterprète les faits.

Affirmation n°1 : "C'est chez ses amis de la Mosquée de Finsbury, l'une des plus radicales d'Europe, reprise tout récemment aux djihadistes par les Frères musulmans, que Jérémy Corbyn a ses bureaux... Un "endroit merveilleux" à l'entendre."

• Corbyn n'a pas "ses bureaux" à la mosquée de Finsbury Park. Ses bureaux se trouvent au 86 Durham Road, indique son site, et pour cause : il est député du district d'Islington (qui comprend le quartier de Finsbury), et habite dans le quartier.



Source probable de la (grosse) confusion de Fourest : il lui est bien arrivé de "rencontrer des fidèles musulmans" à la mosquée, ou de participer aux journées portes ouvertes de celle-ci (activités mentionnées dans son agenda ici ou encore ici), qui est aussi un centre social et culturel où se tiennent des conférences, des séances de natation, de football, de gymnastique, ou encore des cours d'informatique. Le site de la mosquée indique simplement que Corbyn y tient souvent des "rencontres".

Rencontrer des administrés dans une mosquée : une pratique surprenante vue de France, mais relativement fréquente outre-Manche. En quelques clics, @si a ainsi pu retrouver la trace de rencontres– régulières ou non– dans des mosquées (mais aussi dans des Eglises) par le député travailliste Jon Ashworth à Leicester, par la députée libérale-démocrate Lynne Featherstone à la Fatih Mosque de Londres, ou encore par le député conservateur David Lidington à Aylesbury. D'autres institutions britanniques utilisent les lieux de culte pour tenir des réunions et des permanences, dont la police.

• La mosquée de Finsbury Park est-elle "la plus radicale d'Europe" ? C'était effectivement sa réputation à la fin des années 1990, lorsque l'imam radical Abu Hamza y prêchait. Mais depuis 2005, elle a changé de conseil d'administration, d'équipe et d'imams. À en croire la presse britannique, l'opération d'ouverture est plutôt réussie. Le Guardian assurait ainsi en juillet 2015 que la mosquée, "liée au prêcheur radical Abu Hamza à la fin des années 1990", avait "lors de la dernière décennie cherché à en finir avec son passé extrémiste". The Independent estimait de son côté, en mai 2014, que "cela fait neuf ans que le bâtiment a été repris et ses franges extrémistes détruites de l'intérieur".

Affirmation n°2 : "Toujours au chapitre des positions douteuses, Corbyn donne volontiers des interviews à la télévision iranienne et à Russia Today, la chaîne de propagande du régime russe, celle qu'il préfère. Il l'a même décrite comme la chaîne la plus "objective" du paysage audiovisuel. Ce qui en dit long sur sa vision du monde."

En 2011, alors que le mariage royal sature les médias, occultant la révolution libyenne, Corbyn répond à un Twittos qui se plaint que "les infos vont être inregardables pour le reste de la semaine" : "Essayez Russia Today. Sans mariage royal, et plus objective sur la Libye que la plupart". Sous la plume de Fourest, une chaîne "plus objective sur la Libye que la plupart" des autres médias devient donc "la chaîne la plus objective du paysage audiovisuel".

Affirmation n°3 : "Il soutient aussi l'association CAGE, créée par des islamistes pour soutenir les victimes de l'antiterrorisme. Oui, vous avez bien entendu les victimes de l'anti-terrorisme et non du terrorisme. Question de priorité."

Seule forme de soutien apporté à CAGE par Corbyn : le 3 octobre 2014, le député a co-signé une lettre publiée dans le Guardian qui se félicite de la libération de Moazzam Begg, ancien prisonnier de Guantanamo et directeur de CAGE. Ce dernier venait d'être détenu sept mois par la justice britannique pour "délits de terrorisme liés à la Syrie", avant d'être blanchi. Le texte, également signé par la députée du parti Vert britannique Caroline Lucas, s'inquiète des arrestations, détentions et accusations de terrorisme qui touchent des travailleurs de CAGE et d'autres organisation humanitaires musulmanes.

Affirmation n°4 : "Il y a ceux qu'il appelle "ses amis": des cadres du Hamas et du Hezbollah, avec qui il partage de nombreuses tribunes en expliquant que c'est un plaisir et un honneur."

Corbyn a bien utilisé le mot "amis" lors d'une réunion publique, en 2009, pour désigner des représentants du Hezbollah et du Fatah. Mais il ne parle pas de "ses" amis, à la première personne du singulier, mais de "nos" amis, au pluriel. (Dans la suite de son discours, il utilise "friends" sans pronom). Le contexte ? Il participe à une réunion sur le Moyen-Orient, à la veille d'une rencontre sur le même sujet au parlement britannique, où des représentants du Hezbollah sont présents :

Corbyn a depuis assuré qu'il s'agissait de "langage diplomatique dans un contexte de dialogue". Peut-être Corbyn est-il allé trop loin dans la diplomatie en présentant le Hamas comme une "organisation qui œuvre pour le bien des Palestiniens", la "paix à long terme" et la "justice sociale". Mais Fourest oublie de préciser que le député, interrogé ensuite à la télévision britannique, s'est affirmé "en désaccord" avec le Hamas :

@si n'a pu retrouver trace des autres "nombreuses tribunes" où il aurait dit son plaisir de siéger avec le Hamas ou le Hezbollah. D'où Fourest tient-elle cela ? Peut-être de la même réunion, au début de laquelle il dit "son plaisir et son honneur" d'organiser le lendemain un débat au parlement avec les mêmes représentants du Hamas. Un peu court pour évoquer de "nombreuses" tribunes.

Affirmation n°5 : "En 2006, il manifestait contre la publication des dessins sur Mahomet. En compagnie d'intégristes anglais et à côté de qui nos islamistes à nous ont l'air de soixante-huitards débridés. À part ça, il est tout à fait désolé pour ce qui s'est passé le 7 janvier."

Difficile de connaître le détail des manifestations auxquelles Corbyn a participé, et a fortiori l'identité de tous ceux aux côtés de qui il a marché. On retrouve toutefois trace de sa présence à un rassemblement anti-caricatures en 2006 grâce à un compte-rendu de la BBC. Un repaire d'intégristes ? Ce n'est pas exactement l'impression qu'a eu le reporter présent sur place, qui débute ainsi son article : "Il y avait des craintes que le rassemblement ne soit interrompu par des extrémistes, mais cela a finalement été un après-midi sans problèmes". Il poursuit : "L'événement avait pour but d'expliquer l'opinion des musulmans modérés vis-à-vis des caricatures publiées dans un journal danois, qui ont conduit à des manifestations à travers le monde. Les organisateurs ont expliqué qu'ils voulaient dissocier la majorité de la communauté musulmane d'une « minorité d'extrémistes »."

Quant à Corbyn, il y a pris la parole pour demander que "les gens se montrent l'un l'autre du respect pour leur communauté, leur foi, et leur religion". Les "soixante-huitards débridés" n'ont qu'à bien se tenir.

Affirmation n°6 (absente de la version écrite de sa chronique, mais présente dans sa chronique sur France Culture) :"Certaines associations s’inquiètent par exemple des fréquentations complotistes et antisémites, comme cet écrivain, niant la shoah, qu’il a financé".


La chroniqueuse fait ici référence à une polémique lancée le mois dernier par des médias conservateurs britanniques. Ceux-ci ont accusé Corbyn d’avoir été associé dans le passé à Paul Eisen, un négationniste anglais. En cause, un don de Corbyn à l’association Deir Yassin Remembered, fondée par Eisen et qui commémore le massacre de civils palestiniens en 1948, ainsi que la présence du travailliste à des commémorations du massacre organisées par la même association.

Suite à ces révélations, faites par Eisen lui-même, Corbyn s’est défendu en expliquant qu’Eisen ne tenait pas de propos négationnistes à l’époque des faits, rapporte le Guardian. "Il y a quinze ans, Eisen n’était pas négationniste. S’il l’était, je n’aurais eu absolument aucun lien avec lui. J’étais ému par le drame de ces personnes qui ont perdu leur village de Deir Yassin. […] Je n’ai plus aucun contact avec Paul Eisen et Deir Yassin Remembered, explique ainsi le travailliste. Le négationnisme est abominable. L’holocauste est une des parties les plus abominables de notre histoire. Les Juifs tués par les nazis sont les personnes qui ont le plus souffert au 20e siècle."

"Plus aucun contact" avec un homme qui a tenu des propos "abominables" : encore des propos de Corbyn qui ont manifestement échappé à la chroniqueuse de France Culture, qui qualifie dans la suite de sa chronique Eisen "d'ami" du nouveau patron des travaillistes.

La chroniqueuse de France Culture avait déjà été épinglée par le CSA en 2014, pour avoir affirmé, sur la foi de sources peu fiables, que des para-militaires pro-Russes, en Ukraine, avaient "arraché les globes oculaires" de militaires ukrainiens.


http://www.arretsurimages.net/articles/2015-09-15/Corbyn-et-ses-amis-integristes-Fourest-ou-l-art-du-raccourci-id8032

2038
Complot: Aylan n’est pas mort, il est à Istanbul avec son père (photos)



Depuis la découverte de cette photo du petit Aylan mort sur une plage de Bodrum, les réseaux sociaux et la presse se sont pris d’affection pour ce petit syrien décédé. Devenu un symbole pour beaucoup, il s’agit en fait d’une manipulation totale de la presse.

En effet, malgré la prétendue mort de milliers de migrants et d’enfants ces derniers mois, il a fallu une seule photo pour retourner l’opinion publique, passant de 44 à 53% de personnes favorables à l’accueil des migrants en l’espace de 7 jours.

Avant la « mort d’Aylan »



Après la « mort d’Aylan »

Selon les instituts de sondage, jamais dans l’histoire l’opinion publique n’avait autant changé en si peu de temps concernant un sujet de société, preuve du pouvoir des médias et des réseaux sociaux.

On a d’ailleurs vu apparaître cet après-midi une photo du petit Aylan aujourd’hui sur les réseaux sociaux.
La photo est datée par l’appareil photo au 15 septembre 2015, soit 13 jours après sa prétendue mort.



Le petit Aylan est en fait en ce moment à Istanbul en Turquie selon les photos publiées sur le mur facebook du père de l’enfant.
 (Mise à jour: Le compte a été depuis désactivé… un nouvel indice de la supercherie dont nous avons été tous victimes).




Le père du petit garçon aurait été payé pour que son fils joue « le mort » sur cette plage de Bodrum afin que plusieurs photographes puissent immortaliser la scène.
On le comprend d’ailleurs à l’incroyable qualité de la photo.
Une photo étrange aussi puisque le premier réflexe de tout humain serait de tenter de secourir l’enfant et non le prendre en photo.
De nombreux sites militants, comme Fdesouche, ont rapidement dénoncé la supercherie et la manipulation des grands médias visant à faire accepter ces migrants à la population française en vue d’un grand remplacement.



Vous venez ici de lire un ramassis de conneries écrit en 15 minutes comme on peut en lire partout sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines et avez peut-être même commencé à croire cet article. Il est très facile avec quelques montages, illustrations et théories fumeuses d’arriver à faire croire n’importe quoi à n’importe qui. Si un petit site sans moyens comme Nordpresse peut désinformer aussi facilement, imaginez à quel point il est possible d’aller loin avec les moyens financiers d’un groupe de pression ou d’un parti politique…


Si vous n’avez eu qu’un doute et non une intime conviction que la presse vous ment, vous avez peut-être encore un peu d’esprit critique. Un esprit critique qui tend à disparaître aujourd’hui alors que les moyens d’information n’ont jamais été aussi nombreux. De nombreux sites complotistes et d’extrême droite aiment à déverser leurs fantasmes malsains dans des explications comme celle-ci et lorsqu’on observe leur nombre de visites, il porte à croire qu’une bonne partie de la population y croit dur comme fer.

Il convient d’être vigilant et de confronter les différentes informations qu’on peut lire sur internet et entendre en société.


 Beaucoup de « complotistes » se sentant trompés par la presse ne croient plus rien des médias traditionnels et se targuent d’avoir un grand esprit critique tout en faisant parole évangile des torchons comme Fdesouche, Panamza, Contre-info, Lagauchematuer,… qui diffusent à longueur de journée des rumeurs et informations erronées en vue d’imposer leur vision de haine.
 Vous avez certainement vu passer une de ces informations erronées sur internet ou lors d’une conversation:


Les réfugiés qui ne prennent que les vêtements de marque, qui sont pour la plupart des membres de DAESH, qui ne sont que des hommes seuls et « égoïstes », une préfecture qui va expulser tous les allocataires sociaux pour y loger des réfugiés, des réfugiés qui saccagent un hôtel, remplissent les rues de tonnes de déchets, volent dans les habitations,…

De nombreuses fois, des articles Nordpresse ont été repris par Egalité et Reconciliation (Alain Soral), Fdesouche,… Bien sûr ils ont été plus ou moins rapidement supprimés parce que Nordpresse est connu, mais imaginez les dégâts que peuvent faire des informations tirées d’un site « douteux » utilisé comme source. Le site Panamza est d’ailleurs très très fort là dedans, puisque la plupart de leurs informations n’ont absolument aucune source ou fondement et le délire va parfois très loin.

http://nordpresse.be/complot-aylan-nest-pas-mort-il-est-a-istanbul-avec-son-pere-photos/

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Chères amies, chers amis d'Avaaz,
 

Préparons-nous pour le prochain sommet de l’ONU sur le changement climatique avec la plus grande pétition jamais lancée! Demandons un monde avec 100% d'énergies propres. Signez la pétition en cliquant ci-dessous!

 

En toute honnêteté, je peux vous dire que c’est la pétition la plus importante que nous ayons jamais lancée.

Excusez-moi de parler sans ambages, mais un scientifique de renom vient de tirer la sonnette d'alarme en affirmant que nous serions "foutus" si d'énormes quantités de méthane venaient à s'échapper de la toundra arctique à cause du réchauffement climatique. Il ne s;agit que d'un aspect de la catastrophe climatique qui nous menace et l'ONU commence à prendre conscience de cette situation. C'est pour cela qu'elle a convoqué les pays du monde entier à propos de cette urgence planétaire.

En septembre, nous avons été des centaines de milliers à participer à la Marche des citoyens pour le climat. Cela a contribué à remettre le climat au centre des préoccupations politiques. Profitons de cet élan et faisons de cet appel la plus grande pétition d'Avaaz jamais lancée! Nous n'avons qu'une seule solution: mobiliser le monde entier pour une transition vers 100% d'énergies propres. Cliquez pour signer en un clic et diffusez cet appel partout autour de vous:

https://secure.avaaz.org/fr/100_clean_ob/?bSZTMjb&v=48651

Qu’il s’agisse de la ‘bombe au méthane’ de l’Arctique, de l’acidification rapide de nos océans ou d’inondations apocalyptiques, le changement climatique est la plus grande menace pour l’humanité et nous avons besoin de la plus grande pétition jamais lancée pour y répondre. Si nous faisons de cette pétition quelque chose d'énorme, nous pouvons continuer à mettre la pression à toutes les réunions locales, nationales ou internationales où il est question du climat.

100% d’énergies propres, c’est un objectif réaliste. 20% de l’électricité mondiale provient déjà de sources d’énergies propres et l’énergie solaire est moins chère que le charbon dans bien des pays! La seule chose qu'il nous reste à faire, c’est de convaincre nos leaders d’accélérer le mouvement.
Beaucoup de pays sont en train de prendre des décisions qui détermineront du futur de notre énergie en ce moment. Faisons de cette appel la plus grande pétition jamais lancée pour sauver notre planète. Cliquez ici:

https://secure.avaaz.org/fr/100_clean_ob/?bSZTMjb&v=48651

Nous sommes tous différents et magnifiques dans notre diversité. Mais qui que nous soyons, où que nous vivions, le changement climatique met en péril ce que nous aimons et c’est ce qui nous réunit aujourd’hui. Rassemblons-nous maintenant.

Avec espoir,

Ricken, Danny, Lisa, Judy, Alex, Iain et toute l’équipe d’Avaaz

POUR PLUS D’INFORMATIONS:

Un climatologue déclare publiquement que la planète est fichue! (Gizmodo)
http://www.gizmodo.fr/2014/08/07/climatologue-declare-publiquement-situation-catastrophique.html

L’UE dépasse ses objectifs climat pour 2020 mais reste divisée pour 2030 (Reuters - en anglais)
http://uk.reuters.com/article/2014/05/14/eu-carbon-idUKL6N0O06BG20140514

L’article le plus important sur le changement climatique reste encore inconnu du plus grand nombre (Inside Climate News - en anglais)
http://insideclimatenews.org/news/20140213/climate-change-science-carbon-budget-nature-global-warming-2-degrees-bill-mckibben-fossil-fuels-keystone-xl-oil?page=show

Inondations, tempêtes et vagues de chaleur en 2050: comment les présentateurs météo imaginent le changement climatique (Reuters - en anglais)
http://www.reuters.com/article/2014/09/01/us-climatechange-idUSKBN0GW2OT20140901

Changement climatique: il serait pire que prévu (Sciences et Avenir)
http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140822.OBS6919/changement-climatique-il-serait-encore-pire-que-prevu.html

Rapport du PICC sur le changement climatique: il est économiquement possible d'éviter la catastrophe (The Guardian - en anglais)
http://www.theguardian.com/environment/2014/apr/13/averting-climate-change-catastrophe-is-affordable-says-ipcc-report-un

Les pays émergents, pros dans le développement des énergies renouvelables (La Presse)
http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/energies-vertes/201410/28/01-4813439-les-pays-emergents-pros-dans-le-developpement-des-energies-renouvelables.php

La France rattrape son retard dans le secteur des énergies solaires (Actualités News Environnement)
http://www.actualites-news-environnement.com/33149-France-energie-solaire.html

 
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