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Messages - mike

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Europe / L’Europe des beaufs-crétins-lobotomisés…
« le: 21 juillet 2015 à 01:04:44 »
L’Europe des beaufs-crétins-lobotomisés…



Les lois liberticides se succèdent (transactions en espèces, exploitations des données personnelles au motif de lutte contre le terrorisme) tandis que les droits élémentaires de chacun à la paisible jouissance sont de plus en plus bafoués (incivilités, vols et dégradations de propriété, rackets) en toute impunité.
 Lorsqu’un Etat prend des lois pour se protéger mais n’assure plus l’ordre élémentaire il est temps de se poser des questions…

Le premier des survivalistes fut le cafard
 Le cafard existe depuis 350 millions d’années, il a survécu à toutes les catastrophes et cataclysmes…, pas parce qu’il était intelligent ou brillant ou athlétique (à quoi sert d’être intelligent et sportif si c’est pour courir à sa perte ?)…, nous, les bipèdes qui n’avons que 200 mille ans d’existence, devrions connaître le secret du cafard : il survit parce qu’il va dans la direction opposée au vent qui lui signale l’approche d’un prédateur : survivre, c’est donc d’abord reconnaître puis fuir nos prédateurs.

Même si cela dérange intellectuellement, l’Etat-providence se mue progressivement en Etat prédateur dont le seul objet devient de se protéger lui-même à votre détriment.
 Vous n’êtes pas obligé d’être survivaliste, de basculer dans l’anarchie ou le nihilisme… en revanche vous restez libre d’agir à votre niveau, il suffit de reconnaître que la collectivité est faillible et d’en envisager les conséquences, c’est également vrai pour la survie de votre indépendance financière, de votre niveau de vie à la retraite ou de votre santé !

Début 2015, démonstration que l’Euro est une arnaque, une gigantesque escroquerie, Mario Draghi a obtenu son imprimatur de la Cour européenne de justice…, la planche à billets en euro s’est mise à fonctionner à plein régime.
 Joie et allégresse, l’Europe a ainsi le droit de masquer sa presque totale insolvabilité par de la fausse monnaie, comme les Etats-Unis et comme le Japon.

Si les gens s’intéressaient à l’argent et à la monnaie, tout le monde s’en porterait mieux, hélas, la plupart des gens préfèrent s’intéresser à la politique…, ce qui va nous coûter très cher puisque l’art de la politique contemporaine consiste à faire passer des vessies pour des lanternes…

J’en viens maintenant à une autre information qui va vous passer au dessus de la tête, en effet 95% des gens sont des beaufs-crétins lobotomisés, incapables de discernement…, d’ailleurs ces mêmes restent persuadés que toute dette doit être remboursée, que l’argent est une valeur sure, que la révolte des Grecs va ruiner la France… et blablabla…
La réalité est qu’en tant que contribuable vous payez des intérêts sur de l’argent qui n’a aucune existence réelle.

C’est très désagréable de savoir qu’on se fait rouler, n’est-il pas ?
 Cependant, le statut d’une vérité désagréable évolue dans le temps…, au début, c’est une idée rejetée, assimilée à une théorie du complot, de la conspiration. Ensuite, c’est une idée dont on va entraver la propagation car elle est trop dérangeante, trop désagréable.
 Mais l’idée résiste…, n’oubliez pas, c’est une vérité…, elle a donc la peau dure et persiste à cheminer.
 Au bout de son chemin, cette idée devient un fait accepté comme une évidence.
 Après, il ne reste plus qu’à agir.

Le monde croule sous les dettes dont la plupart ne correspondent à aucune épargne !
 Ce n’est l’argent de personne.
 Il s’agit simplement d’argent créé à partir de rien par des banques commerciales qui ont le privilège d’avoir une licence bancaire.
 Avec un euro de fonds propres, elles peuvent prêter 20 euros, 30 euros, 40 euros selon les réglementations auxquelles on les soumet et leurs propres calculs.

Le vocabulaire est distordu pour vous faire croire qu’on parle de vrai argent, mais il n’en est rien.
 L’accès au crédit est confondu avec le capital adossé à de l’épargne, les crises de solvabilité sont appelées crises de liquidité, etc.
 Les banques prêtent donc et demandent des intérêts proportionnels au risque de l’emprunteur ; mais cela n’a rien à voir avec leur propre risque qui est nul puisqu’elles prêtent ce qu’elles fabriquent sans aucun mal…

Et c’est à ce système que la Constitution Européenne s’est solidarisée en transformant la population européenne (vous), en population d’esclaves !
 L’affaire était tellement mirifique pour les banques, que des milliards ont été donnés aux principaux dirigeants des pays européens pour que « leur » pays adhère à cette Constitution, même si les populations ayant pu donner leur avis par référendum, ont voté NON…
En France, ce « mauvais vote » de 2005 a donc été écarté (c’est anti démocratique au possible) et il a été procédé à un nouveau « bon vote » entre amis du même bord…
Un « moyen » tellement performant qu’il sera ré-utilisé pour engager la France dans des guerres pétrolières…

Après la crise de 2008, l’endettement public a explosé.
 Pour sauver le système financier (c’est-à-dire ceux auxquels des gouvernements avaient accordé une licence de création monétaire), les Etats se sont endettés.
 Ils ont choisi la dette car sinon il aurait fallu lever l’impôt en quantité tellement extraordinaire que les gens se seraient révoltés.
 La plupart des contribuables auraient refusé d’être taxés à seule fin de conserver leurs rentes à ceux qui touchent des intérêts sur de l’argent qui n’existe pas.
 Le recours à la dette publique permet d’esquiver le débat démocratique sur l’emploi de l’impôt et donc sa justification.

Aujourd’hui, le cumul de la dette publique montre à l’évidence qu’elle ne pourra jamais être remboursée, les contribuables n’en ont pas la capacité.

Le cas particulier de la France…
Cette dette publique correspond majoritairement à de l’argent qui n’existe pas car une partie est dans les banques et les banques centrales, majoritairement car il y a malgré tout de l’épargne là-dedans, notamment en France.
 Ce sont vos livrets A, vos assurances vie en euros et vos dépôts bancaires.
 Ce cas particulier de la France explique pourquoi notre pays emprunte à un tarif si peu élevé comparé à celui des Etats-Unis.
 Cependant, les épargnants français étant minoritaires en nombre, il ne sera politiquement pas trop risqué de les dépouiller pour tenter de prolonger le système.
 C’est d’ailleurs ce que prévoit de faire le FMI avec la taxe Lagarde.

Pour le monde politico-financier, l’important n’est plus le remboursement du principal des dettes puisque c’est impossible ; l’essentiel est de garantir le flux des intérêts, sa rente, pour maintenir la fiction que le système est viable…, ce qui amène à une question primordiable : pourquoi payer des intérêts pour maintenir cette fiction ?

En tant qu’individu, épargnant et contribuable, vous avez intérêt à placer votre épargne (le vrai argent) de façon à ce qu’il ne soit en aucun cas confondu avec le faux argent (celui qui est créé par les banques) et hors de portée de la taxe FMI.
 Vous avez intérêt à ne plus posséder aucune obligation (assurance-vie en euro, livrets A ou de votre banque)…, ainsi lorsque la révolte contre les intérêts injustifiés commencera, votre épargne sera moins en danger.

Evidemment, l’establishment politico-financier ne va pas vous simplifier la vie…, il ne veut pas de révolte…, pour l’éviter, il faut que vous restiez prisonnier du système financier.
 Le contenu de votre porte-monnaie est donc en passe de devenir illégal.
 La dernière grande idée évoquée par les autorités consiste à rendre le cash (les espèces) illégal.
 Votre épargne liquide et vos revenus, obligatoirement parqués dans le système bancaire, seraient ainsi toujours prêts à être ponctionnés pour pouvoir payer ces intérêts indus.
 C’est ainsi qu’à partir de septembre, les Français ne pourront plus rien payer en cash qui est supérieur à 1000 euros…, posséder plus sera considéré comme suspect…, dans peu de temps ce sera illégal…
Les Gouvernements prétendent ainsi lutter contre les activités illégales…, comme si les tueurs à gages, les maffieux et les maquereaux allaient cesser toute activité faute de monnaie !
 Mais aussi, ces experts ont l’arrogance de nous vanter que cela éliminera la limite zéro sur les taux d’intérêt qui menottent les banques centrales depuis la crise financière !
 En fait, les banques centrales qui essaient de fixer des taux trop négatifs pour ruiner les populations, craignent que les gens iront se réfugier dans le cash (souvenez vous de ce qu’Eric Cantona disait avec justesse et prophétie en préconisant de retirer tout l’argent possible des comptes de tout un chacun dans les banques).., donc en payant les décideurs gouvernementaux à ériger des lois liberticides incluant des limitations drastiques de l’argent cash, les banques préparent l’asservissement général des populations…

En réalité, ce qui est voulu n’est pas la fin des activités illégales au sens de criminelles ou contraires à la morale ; ce qui est voulu, c’est qu’aucune activité ne puisse échapper à la taxation la plus arbitraire, au paiement de la rente indue, des intérêts de la dette.
 Voilà.
 La boucle est bouclée : sans monnaie autre que numérique ou digitale, plus aucun échappatoire…
Mais comme d’habitude, les technocrates omniscients n’auront pas tout prévu et un autre système se mettra en place…
Le « NON » Grec est d’ailleurs une révolte contre le système !

La monnaie n’est pas une « convention sociale », comme le pensait Platon qui fut keynésien avant l’heure…, la monnaie est la garantie de notre liberté de pouvoir dépenser ce que nous avons légitimement acquis comme et quand bon nous semble…, même si le « quand » se situe loin dans le temps.
 Cette liberté est un droit naturel fondamental qui ne dépend pas des droits nationaux et qui garantit notre propriété…, car la seule garantie à toute épreuve, c’est la valeur intrinsèque de la monnaie, comme le pensait Aristote.

Dire qu’il y a trop de dettes publiques est devenu banal.
 En France, ce fardeau pèse plus de 33.000 euros par habitant…, il serait plus juste de dire que chaque personne qui travaille doit 87.000 euros.
 Comment en sommes-nous arrivés là ?

La dette est avant tout de l’impôt qui n’a pas été levé, de l’impôt stocké, prêt à être levé.
 La dette est le cumul de budgets déséquilibrés depuis 1974.
 L’Etat dépense plus que ses recettes fiscales…, cependant, notre gouvernement arrive encore et toujours à emprunter à bon compte car nos créanciers étrangers savent que « la réserve d’épargne personnelle des Français » couvre le passif national ; la France (au contraire de la Grèce) est forte d’une armée de fonctionnaires dévolue à la noble mission de faire rentrer les impôts !

Pourquoi jusqu’à présent nos gouvernements ont-ils préféré le déficit à lever des impôts ?
 Parce que pour taxer, il aurait fallu débattre, convaincre du bien-fondé de telle ou telle dépense :
 Etes-vous d’accord pour offrir pour le statut d’intermittent du spectacle aux artistes ? Pas sûr si le dernier spectacle de votre maison de la culture vous a assoupi après 20 minutes.
 Etes-vous d’accord pour payer la retraite à 50 ans aux cheminots (personnel roulant) alors que votre boulanger qui fait de l’excellent pain ne la prendra qu’à 62 ans (en admettant qu’il y ait suffisamment de nouveaux entrants pour lui payer sa rente) ?
 Souhaitez-vous vraiment aider les chauffeurs de taxis face à la “concurrence sauvage” des véhicules avec chauffeur ? Peut-être pas si vous avez attendu 45 minutes sous la pluie la dernière fois que vous avez eu besoin d’un taxi et qu’une fois dans la voiture les odeurs du berger allemand mouillé (pour la sécurité) et de la boule de parfum pendue au rétroviseur vous ont donné la nausée.


2627
Les primaires, le contraire de nos institutions ? Pourquoi François Bayrou pourrait bien avoir raison

Dans une interview publiée par le Journal du Dimanche le 18 juillet, François Bayrou se montre particulièrement critique à l'égard des primaires en politique qui séduit aussi bien le PS que Les Républicains. En effet ce système de sélection n'est pas toujours bénéfique pour la vie politique française.




Atlantico : François Bayrou, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, a déclaré redouter le mécanisme des primaires. D'après lui, "c'est le contraire de nos institutions". Pourquoi cela ? Quels sont les défauts des primaires en politique ?

Jean Petaux : Le discours et les prises de position des acteurs politiques sur les primaires sont, plus que toute autre question politique, essentiellement dictés par leur propre situation (ou par celle de leur favori) dans la course.


Dit autrement : ils y sont favorables tant qu’ils pensent l’emporter. Ce n’est pas très « sport » comme attitude mais cela peut parfaitement s’entendre. Plusieurs exemples le montrent.

Au PS d’abord. Les primaires ouvertes, telles qu’elles ont fonctionné à l’automne 2011 ont pu se dérouler parce que le parti avait encore en mémoire l’énorme tricherie du congrès de Reims qui avait vu s’affronter Martine Aubry et Ségolène Royal et qu’il fallait sortir de ce duel dans un « champ-clos ». S’il était clair (surtout après le Sofitel de New-York) que deux ou trois personnalités étaient en mesure de l’emporter (Hollande, Aubry ou Royal, dans une moindre mesure) tous ceux qui se sont alignés au départ de ces primaires avaient une raison d’y aller, quelque chose à y gagner… Ce n’est donc pas du tout par volonté d’élargissement démocratique que cette pratique a été mise en place. C’est essentiellement pour trouver de nouvelles ressources dans la compétition interne.

L’UMP, devenue LR, tout aussi empreinte que le PS de la guerre des chefs et des clans après la pantalonnade Fillon-Copé n’a pas eu non plus d’autre voie de sortie que celle des « primaires ouvertes ». Mais on a bien vu (et on voit encore) comment Nicolas Sarkozy fait tout pour les saborder, les faire imploser et les réduire à une consultation minimalement ouverte aux sympathisants les plus mobilisés, voire réduits dans leur masse, aux militants et à leurs proches… Autrement dit à ceux qui sont réputés voter pour lui et pas pour Alain Juppé. Donc les primaires répondent à une autre utilité que celle qu’elles sont censées remplir : elles camouflent, pour les partis politiques, un état de délabrement interne avancé.
 

Mais au-delà de cela, et sur ce point François Bayrou a parfaitement raison, elles sont totalement hétérodoxes par rapport à la lettre des institutions de la Vème République. Il n’y a pas de primaires prévues dans la constitution de 1958 (modifiée 1962 avec l’élection du PR au suffrage universel) tout simplement parce qu’il y a deux tours. Le premier tour doit servir de primaire et le second est conçu pour choisir. Premier tour présidentiel synonyme de primaire à droite et au centre-droit : les duels Pompidou – Poher en 1969 ; Chaban – Giscard en 1974 ;  Giscard –Chirac en 1981 ; Chirac –Barre en 1988 ; Chirac –Balladur en 1995. Même chose à gauche,  dans une moindre mesure, quand s’affrontèrent Defferre (NPS), Duclos (PCF) et Rocard (PSU) en 1969 ; Mitterrand et Marchais en 1981 ou encore Jospin (PS) et Hue (PCF) en 1995. Seulement en 2002 « c’est le drame »… La classe politique française découvre que l’équation « au premier tour on choisit, au second élimine » n’est plus possible parce qu’elle est soumise à l’hypothèque Front National. Rien d’extraordinaire à cela. La constitution du 4 octobre 1958 portait en elle une intention fondatrice : celle d’une bipolarisation de facto de l’expression politique française renforcée par la binarité de la pratique référendaire-plébiscitaire chère au général de Gaulle. On était « pour » ou « contre » lui ; « de son côté » ou dans le « camp d’en face ». Peu importe que ce camp soit divisé et morcelé, c’était « Lui face au reste du monde ». Il est clair que la présence d’un « tiers parti » comme le FN dans ce fonctionnement perturbe la totalité du jeu qui, de duel au second tour, prend l’aspect d’un triangle au premier. Autrement dit la présidentielle n’a plus qu’un tour (puisque les partis politiques autres que le FN et le FN lui-même considèrent que ce dernier est « quasi-qualifié » d’office pour le second tour). C’est cela qui a conduit à ajouter une compétition (les deux étages d’une sélection publique et ouverte propre à chaque grande formation politique dans l’opposition) en amont du premier tour. Nous voilà donc, de fait, avec 4 tours à affronter pour quiconque, au sein du parti de gouvernement dans l’opposition, souhaite entrer à l’Elysée… C’est totalement surréaliste et surtout ravageur pour tous les candidats sérieux.
La solution est très simple pour éviter cette dérive et redonner tout son lustre et sa valeur à un second tour présidentiel où le choix démocratique doit s’exprimer : autoriser les trois candidats arrivés en tête au soir du premier tour à se présenter au second. Plus besoin d’organiser des primaires compliquées, susceptibles de tricheries et surtout pas si démocratiques que cela en amont du premier tour et surtout éviter, en changeant la « règle de qualification » que le FN ne vienne totalement fausser le jeu de la « phase finale » de la présidentielle. Pour cela il faut une réforme constitutionnelle. Elle n’est pas très compliquée à faire passer dans la mesure où tous les partis démocratiques et républicains y trouveront leur intérêt…

D'après le président du MoDem, les primaires "remettent le choix du candidat dans les mains d'un public engagé, militant, partisan, forcément plus virulent que la France réelle, peu en phase avec un candidat modéré et nuancé". Est-ce le cas ?

De la part de François Bayrou qui n’a jamais été embarrassé, au sein des différentes formations politiques qu’il a présidées et qu’il dirige encore, par les « aléas démocratiques » (normal quand on a connu dans sa vie politique que des partis de cadres à faible potentiel militant), le commentaire sur les qualités et caractéristiques du public engagé, militant et partisan est assez cocasse. Mais, pour autant là encore, son appréciation ne manque pas de justesse. Il est vrai que le « public » qui se déplace aux primaires est sans doute plus politisé que la grande masse des électeurs. Plus « politisé » cela ne veut pas forcément dire plus « excité » ou plus « virulent ». Cela peut tout simplement être le signe de l’expression d’une « culture politique » « participative » comme l’ont définie Almond et Verba. Que signifie d’ailleurs « être virulent » ? Pour paraphraser la définition de « l’alcoolique » : « celui qui boit comme toi mais que tu n’aimes pas »… ; le « virulent" serait celui qui défendrait ses convictions, qui ne seraient pas les tiennes, et qui les exprimerait sans faillir… En tout état de cause, sur une échelle de « virulence » (qui ne veut pas dire grand-chose…), il est probable que le « sympathisant » soit plus nuancé que le « militant » ardent et adhérent…  Pour au moins deux raisons. La première c’est qu’un militant est acculturé à la compétition politique interne d’abord (au sein des clans et factions qui s’affrontent dans l’organisation) et développe très vite un surmoi manichéen qui n’incline pas à la nuance. La seconde veut qu’un sympathisant est soumis à des influences extérieures à sa « famille politique » de référence qui fonctionnent comme autant de forces centrifuges et l’éloignent du simplisme.

Finalement, le candidat « modéré et nuancé » auquel pense François Bayrou, en regardant derrière l’épaule d’Alain Juppé, qu’il pense condamné par Nicolas Sarkozy (d’une manière ou d’une autre) c’est bien lui évidemment. Et pour ce qui le concerne, la notion de primaire n’existe naturellement pas, qu’elle soit ouverte ou fermée. Il se présentera, si Alain Juppé est battu lors de la primaire et choisit de ne pas se présenter à la présidentielle (ce qui reste à voir…) et fera en sorte de faire battre Nicolas Sarkozy…

Dans quelle mesure les scores obtenus par les politiques lors des primaires ont une influence sur la vie politique et les partis notamment le parti au pouvoir ?

Votre question est essentielle car elle touche à l’une des raisons premières de la création des primaires. Je l’ai déjà dit : tout candidat aux primaires à quelque chose à gagner. D’abord parce qu’il prend la lumière. Il s’expose et peut exposer ses idées. Quatre exemples le montrent aisément.

En 2011, Manuel Valls sait qu’il ne sera certainement pas qualifié pour le second tour des « primaires citoyennes » de l’automne. Peu lui chaut. Il sait aussi qu’il se ralliera à François Hollande et que fort de ses modestes 5% il se distinguera de toutes celles et tous ceux qui ne sont pas entrés dans la compétition. Dès le soir du premier tour il annonce qu’il choisit Hollande, et dès le lundi matin, lendemain du second tour des primaires, il prend en main la communication du candidat présidentiel… La suite on la connait : l’Intérieur et Matignon ! Si tous les investissements promus par les Socialistes connaissaient un tel sort, la croissance du PIB serait à…. deux chiffres !

Lors de ces mêmes « primaires citoyennes » Jean-Michel Baylet est candidat…. Il n’a pas grand-chose à proposer. Il fait plutôt rigoler avec son accent du Tarn-et-Garonne. Il représente une France des vacances, du soleil, du foie gras et du cassoulet radical-socialiste… Sa candidature semble totalement dénuée d’intérêt mais en même temps elle a une double fonction : elle interdit à Christiane Taubira (ou à quelqu’un

d’autre) de refaire le coup de 2002 en se présentant et en torpillant la candidature de Lionel Jospin et elle permet aux Radicaux de Gauche se s’asseoir à la table de la répartition des maroquins après le 6 mai 2012, après la victoire de François Hollande donc.

Troisième exemple : Bruno Le Maire apparaît comme l’une des clefs du second tour de la primaire « Républicaine » qui doit être organisée les 20 et 27 novembre 2016. Il est, en quelque sorte, dans la peau d’un Montebourg. Avec une ambition sans doute supérieure (si cela est possible… mais en politique tout est possible…) : non pas un « grand ministère économique » mais Matignon. Autrement dit plus il sera fort au sortir du premier tour de la primaire, plus il sera en position de négocier son ralliement à Sarkozy ou à Juppé. Et même s’il ne se présente pas, in fine, son choix ex-ante aura été marchandé avec l’un des deux poids lourds.

Dernier exemple, encore à droite. C’est le cas plus original de François Fillon. Celui-ci, d’une certaine façon, se place hors des primaires. Son cas est atypique mais il montre, en creux, toute leur importance désormais. Fillon pousse sa charrue et trace son sillon comme un paysan de la Sarthe avec un programme dont personne ne parle et qui est trop réfléchit et trop pensé pour être audible. Il est donc, de fait, « hors-jeu » dans les « tours de chauffe » « pré-primaires » mais il peut se livrer à cet exercice solitaire grâce au principe même des primaires. Et, dans la complexité de la configuration qui sera celle de la droite en 2016, s’il se rallie à Alain Juppé par pur rejet de Nicolas Sarkozy, il le fera aussi grâce aux primaires dont la scène lui aura permis d’exister tout simplement.

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2628
Coin amérique / Kinessa Johnson, la « chasseuse » de braconniers
« le: 21 juillet 2015 à 00:59:42 »
Kinessa Johnson, la « chasseuse » de braconniers



Kinessa Johnson, la « chasseuse » de braconniers

5 avril 2015 / Catégories: Articles, Rédaction   / Tags: afrique, braconnage, éléphants, espèces menacées, Kinessa Johnson, rhinocéros   / Réclamations et signalements
 
Kinessa Johnson, la « chasseuse » de braconniers

L’américaine qui traque les braconniers en Afrique est entrain de faire le buzz sur internet, à tort ou à raison. Ancien membre de l’U.S Army, Kinessa Johnson tente de protéger les animaux sauvages d’Afrique comme les éléphants, les rhinocéros, ou encore les tigres, arme au poing …

Vétéran d’Afghanistan et instructrice de tir, Kinessa s’est donné pour mission de traquer elle-même les braconniers en Afrique. C’est à son retour aux États-Unis que l’américaine a intégré la Vetpaw (Veterans Empowered To Protect African Wildlife), une ONG bien surprenante. L’association recrute, en effet, d’anciens militaires américains afin de lutter contre le braconnage de manière musclée.

Envoyés en Afrique, ces ex-soldats aident les gardes à protéger les réserves et les parcs naturels contre les braconniers. Forts de leur expérience, les vétérans américains forment également les rangers anti-braconnage africains. À ce jour, le braconnage en Afrique représenterait une véritable mafia internationale dont les membres potentiellement armés sont dangereux pour les animaux, comme pour les touristes et les populations locales.



K1Kinessa Johnson – Credit photo : Photographer David Thorson

Les méthodes de l’ONG peuvent être naturellement critiquées. Aveu d’échec des politiques locales et des associations de proximité, ce sont des méthodes militaires radicales qui sont désormais pratiquées.

Pas de tribunal en pleine nature où ce sont visiblement les armes qui veulent faire justice. Une méthode « à l’américaine » dont l’efficacité sera jugée à long terme.

Comment en est-on arrivé à devoir protéger les espèces de façon militaire ?



K2Kinessa Johnson – Credit photo : Photographer David Thorson

Loin de faire l’apologie du militarisme, rappelons que le braconnage est un véritable fléau en Afrique, et que ce dernier est de plus en plus effectif. Alors que les associations luttent depuis plusieurs années pour limiter le braconnage, celui-ci à tendance à s’accélérer alors que la valeur des animaux rares (peaux, cornes,…) explose. L’ivoire brut est coté à 1 800 euros du kilo. La valeur annuelle totale du trafic mondial d’animaux frôle les 16 milliards d’euros selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

Les gardes et populations locales sont dépassés par les événements, et ce business est actuellement en train de décimer éléphants et autres rhinocéros. Le braconnage est un commerce pourtant parfaitement illégal qui met autant en péril la survie de nombreuses espèces que le développement de l’économie locale.


K2Kinessa Johnson – Credit photo : Photographer David Thorson

On estime que les éléphants et les rhinocéros pourraient avoir disparu d’ici quelques années si rien n’est fait. Ces deux espèces sont chassées pour leurs défenses et leurs cornes, parfois retirées à vif. Les cornes de rhinocéros n’ont aucune vertu médicinale mais continuent d’être exploitées principalement par le marché chinois. Les défenses d’éléphants, elles, sont utilisées pour l’ivoire (bijoux, œuvres,..).

Tigres, lions ou encore pangolins (petit mammifère moins connu mais très menacé) sont également menacés par le braconnage.

k4Kinessa Johnson – Credit photo : Photographer David Thorson



Dans un article de Green et vert paru le 31 mars dernier, on peut lire que :

« Le braconnage et le commerce d’espèces protégées a atteint des niveaux sans précédent. Il est clair que si nous ne mettons pas en place une action décisive pour combattre le trafic de ces animaux sauvages, la capacité de nombreuses espèces emblématiques à survivre sera gravement compromise, leur extinction de notre vivant va devenir une réelle possibilité, selon Seretse Ian Khama, le président botswanais. » Consulter l’intégralité de l’article sur greenetvert.fr

La barbarie contre la barbarie ? L’Humanité semble toujours bien peu évoluée quand elle cède aux solutions les plus violentes et radicales. Cependant, selon Vetpaw, cette militarisation contre le braconnage doit avant tout être préventive.

De son côté, Kinessa Johnson se défend d’être une « tueuse de braconniers » et rappelle que le but premier de l’ONG est de protéger « les ressources les plus précieuses de notre planète : la faune ». Elle rappelle également que les vétérans travaillent toujours côte à côte avec les rangers des parcs naturels. Kenissa mentionne aussi qu’elle n’est intervenue qu’une seule et unique fois en Afghanistan parce qu’elle avait été enrôlée.


KJKinessa Johnson

https://mrmondialisation.org/kinessa-johnson-chasseuse-de-braconniers/

2629
info - média france / Les 4 étapes de la libération
« le: 21 juillet 2015 à 00:56:52 »
Les 4 étapes de la libération



1. BIEN S’INFORMER

La libération est un choix personnel, qui nécessite de bien se renseigner avant de se lancer dans cette bataille juridique afin de faire reconnaître son droit à la liberté d’assurance maladie et/ou retraite.
 Tout d’abord, en complément de notre site, nous vous invitons à consulter les sources d’informations suivantes :
•La chaine vidéo des libérés et en particulier la playlist « réunions d’information » où Claude Reichman répond aux questions les plus courante.
•Le journal de bord de Laurent C. libéré depuis Janvier 2013 Blog « Je quitte la sécu »
•Le livre Je quitte la sécu  de Laurent C ainsi que Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale. Ce qu’ils vous cachent… de Jean Luc Lenglen.

Ensuite, pour poser vos questions plus précises, nous vous invitons à vous inscrire sur
•Le forum des libérés
•La page Facebook « Les Libérés de la Secu »

Deux communautés très actives où des libérés vous répondront très rapidement.

Pour les Frontaliers, que l’Etat veut contraindre à abandonner leur assurance privée au profit de la Sécu (régime CMU), veuillez vous rapprocher de l’association Libres Frontaliers  et leur groupe sur Facebook.

Enfin, venez participez à une de nos réunions d’information, voire proposez d’en organiser une vous-même dans votre région.





2. CHOISIR SON ASSISTANCE JURIDIQUE

Très important : ne vous libérez pas sans le soutien juridique d’une association ou d’un avocat spécialisé.

Cette assistance juridique vous confirmera s’il est opportun ou non de vous libérer en fonction de votre situation personnelle/familiale/professionnelle. Ensuite elle vous aidera pas à pas, et répondra à vos interrogations, tout au long de votre processus de libération.

Le niveau de service et le cout sont variables selon les types d’assistance.

La procédure juridique devant le TASS est décrite ici.





MLPS seul


Association de soutien juridique


Avocat





Description

Acteur historique à l’origine du combat depuis 1992, le «Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale» est une association présidé par le Dr Claude Reichman qui intervient régulièrement aux réunions d’information organisées par les Libérés.

Echange d’informations

Par courrier uniquement.

Présence au TASS

Non. Vous présentez seul les conclusions fournies par le MLPS.

Périmètre de juridiction

En plus du TASS et de la cour d’appel du TASS, le MLPS fourni des éléments pour
 déposer plaintes au juge de proximité et TGI. Avocat obligatoire dans le cas du TGI.

Travail des affaires sur le fond

Oui. Le MLPS fourni tous les courriers de réponses aux organismes de sécu et les conclusions pour vos audiences au TASS.

Travail des affaires sur la forme

Le MLPS peut vous indiquer des vices de forme (erreur sur le TASS dont vous dépendez, contrainte envoyée sans mise en demeure recommandée préalable, erreur de position défendeur/défenseur devant le TASS sur la contrainte, …). Les vices de formes à l’audience ne sont pas traitées.

Couts

230€ de cotisation par an.

Inscription

Ecrire en expliquant votre situation, et joindre une enveloppe timbrée au MLPS, 165 rue de Rennes, 75006 PARIS

 














































































3. SOUSCRIRE UNE ASSURANCE SANTE et/ou UNE ASSURANCE VIELLESSE

Il est obligatoire d’être affilié à un régime de sécurité sociale. Pour cette raison, vous devez souscrire une assurance santé en Europe, les assureurs français ne pouvant proposer les couvertures au 1er euro uniquement aux… étrangers. Vous pouvez donc choisir entre plusieurs assurances. Comparez les tarifs et les couvertures, faîtes votre choix, et souscrivez.
•GLOBALITY HEALTH : assurance généraliste pour les expatriés. Les remboursements sont aux frais réels.

Pour la prévoyance optionnelle (indemnités journalières, invalidité, décès) : passer par un courtier qui a sélectionné des assurances compatibles avec les libérés qui ne cotisent plus au « régime obligatoire ». Ces assurances restent confidentielles en raison des pressions exercées par la Sécu envers les assureurs pour ne pas vendre leurs services aux libérés.

Sur votre devis, puis sur le certificat d’adhésion  et le contrat (conditions générales et particulières), ne doivent pas apparaître de mentions relatives à l’obligation d’être affilié au régime obligatoire pour bénéficier des prestations. En revanche il peut être fait mention d’être à jour de ses cotisations pour que la déductibilité Madelin s’applique, car les libérés n’étant plus au régime obligatoire ne peuvent de toute façon pas déduire leur cotisations de prévoyance.

Autre point très important, les prestations servies doivent être forfaitaires et non indemnitaires (l’indemnité venant en complément de ce que verse la sécu, alors que le forfait est totalement indépendant de votre affiliation ou non à la sécu).

Les courtiers référencés par ordre alphabétique sont :
•AGI Courtage  (Assurance Vie uniquement, possible en mensualisé sans ticket d’entrée)
•JYCOB FINANCES – utiliser la ligne et email dédiés aux Libérés 01.53.75.11.11 et  jeanyveslemercier@free.fr.
•JURIS VIE (Assurance Vie uniquement)





4. INFORMER LES ORGANISMES et CESSER DE LES PAYER

A réception de l’attestation d’assurance de votre nouvel assureur maladie, vous informez le RSI/URSSAF que vous les quittez et vous arrêtez de payer vos cotisations maladies et CSG. L’assistance juridique choisie vous fera parvenir la lettre à envoyer lors de la réponse à votre courrier de l’étape 1.

Pour la retraite vous pouvez les informer directement sans produire d’attestation et arrêter vos paiements, ce qui permet d’économiser avant de pouvoir souscrire avant le 31 décembre à une assurance vie européenne.

 

COMMUNIQUER !

Toutes les initiatives, qu’elles soient personnelles ou partagées sur le site, sont bonnes à prendre! Être vu et entendu, c’est l’objectif du Mouvement. Plusieurs libérés ont proposé des outils marketing, que nous vous invitons à découvrir :
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On peut désormais virer le président de la République




DÉCRYPTAGE Le Sénat a voté un projet de loi prévoyant une procédure de destitution par le Parlement en cas de «manquement du chef de l'Etat à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat».
 

Petit exercice de politique-fiction : imaginons qu’un chef de l’Etat refuse, sans justification, de promulguer des lois ou de réunir le conseil des ministres, bref qu’il ne remplisse plus ses obligations élyséennes. Que se passerait-il ? Pourrait-on l’obliger à quitter ses fonctions ? Non. Cas encore plus extrême : le président de la République assassine quelqu’un. Peut-on mettre fin à son mandat ? Non. Sauf en cas de démence avérée : là, le Conseil constitutionnel saisi par le gouvernement constaterait l’«empêchement» du Président et déclarerait la vacance du poste.




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A Ecouter
 Décryptage de Laure Equy   

Le Sénat a voté, ce mardi soir, un projet de loi comblant ce vide juridique, qui permet au Parlement de révoquer le Président. En fait, la Constitution envisage déjà, dans son article 68 révisé début 2007, une procédure de «destitution» par les députés et sénateurs. Mais ses conditions d’application devaient être précisées dans une loi organique. Sans ce texte, le dispositif ne pouvait entrer en vigueur. Le projet de loi, précédemment adopté par l’Assemblée, évoque «un cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat» susceptible de déclencher une telle procédure.

Quels sont ces «manquements» gravissimes ? Le professeur de droit à l’université Paul-Cézanne Aix-Marseille III, Didier Maus, qui a planché sur le sujet au sein d’une commission installée par Jacques Chirac, détaille deux séries d’hypothèses. Soit le Président «n’assure plus le fonctionnement régulier des pouvoirs publics», il ne signe pas des lois pourtant votées au Parlement, bloque la Constitution ou utilise les pouvoirs qu’elle lui octroie de manière abusive. Soit «son comportement personnel est incompatible avec la dignité de la fonction. Il commet un crime, déraille complètement dans une expression publique, etc.» Dans tous les cas – certes très exceptionnels – le premier personnage de l’Etat, «par ses actions, son comportement, devient indigne d’exercer sa fonction».

«On a fait en sorte que ce ne soit pas une mesure banale»

Alors, les parlementaires, réunis en «Haute Cour» pilotée par le président de l’Assemblée nationale, peuvent, à une majorité des deux tiers et à bulletins secrets, se prononcer pour sa destitution. Une sorte d’impeachment sauf que la version française est strictement politique, sans portée juridictionnelle, contrairement à la procédure américaine où c’est la Chambre des représentants qui met le Président en accusation et le Sénat qui le juge. En France, la Haute Cour s’en tiendrait à la destitution sans prononcer de sanction. Mais s’il a commis un acte répréhensible, le Président limogé est donc privé de son immunité et redevient un citoyen ordinaire, devant répondre normalement devant la justice.

La commission des Lois du Sénat avait voté le rapport à l’unanimité la semaine dernière. Pourtant, le dossier traînait sur le bureau des gouvernements successifs depuis onze ans. Durant la présidentielle de 2002, Jacques Chirac promet de régler la question et installe une commission présidée par le juriste Pierre Avril. Ses propositions ne sont reprises qu’en février 2007 lors d’une révision constitutionnelle. Une proposition de loi (en 2011) puis un projet de loi organique (en 2012) sont déposés puis oubliés entre les deux chambres. «Les gouvernements ont fait preuve d’une retenue difficile à expliquer. Il y avait l’idée que si on ouvrait cette possibilité, ce serait pour s’en servir, décrypte Didier Maus. Mais ce n’est absolument pas une incitation à mettre en jeu la responsabilité du Président. Nous espérons tous que cette disposition n’aura jamais l’occasion de s’appliquer.»

D’autant que si la probabilité qu’un chef de l’Etat sorte à ce point des clous est extrêmement faible, la procédure est elle-même particulièrement verrouillée. Pas de risque a priori que les parlementaires puissent la détourner pour renverser le pouvoir pour des raisons politiques, assure le sénateur UMP, Hugues Portelli, rapporteur du projet de loi : «On a fait en sorte que ce ne soit pas une mesure banale. Il n’y a pas de débat, pas de possibilité de déposer des amendements, pas de délégation de vote. Les délais pour déclencher la résolution sont très serrés, le Président peut être entendu.» «Il n’est pas question ici de juger la politique menée par un Président mais d’apprécier son rôle comme gardien de la Constitution», complète Didier Maus.

D’ailleurs, pour en revenir à la politique-fiction : en cas de destitution, une nouvelle élection présidentielle serait convoquée. Rien n’empêcherait le chef de l’Etat révoqué de se présenter à nouveau. Ni d’être réélu.


http://www.liberation.fr/politiques/2014/10/21/bientot-on-pourra-virer-le-president-de-la-republique_1125929

2631
La France prête à constituer «une avant-garde» dans l'UE, annonce François Hollande



La France est prête à participer «à une organisation renforcée» de la zone euro et à constituer «avec les pays qui en décideront, une avant-garde» dans l'Union européenne, déclare François Hollande dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche.

«La zone euro a su cette semaine réaffirmer sa cohésion avec la Grèce. La qualité de la relation franco-allemande y a été pour beaucoup. L'esprit européen a prévalu», écrit le président de la République dans un dossier du Journal du Dimanche consacré à l'ancien ministre et président de la Commission européenne Jacques Delors, qui fête lundi ses 90 ans.

Budget spécifique de la zone euro

«Mais nous ne pouvons en rester là. J'ai proposé de reprendre l'idée de Jacques Delors du gouvernement de la zone euro et d'y ajouter un budget spécifique ainsi qu'un Parlement pour en assurer le contrôle démocratique», ajoute le chef de l'Etat.

«Partager une monnaie, c'est bien plus que vouloir une convergence. C'est un choix que 19 pays ont fait parce que c'était leur intérêt. Nul gouvernement d'ailleurs depuis quinze ans n'a pris la responsabilité d'en sortir», poursuit François Hollande.

«Vice de construction»

«Ce choix appelle une organisation renforcée et avec les pays qui en décideront, une avant-garde. La France y est prête parce que, comme Jacques Delors nous l'a montré, elle se grandit toujours quand elle est à l'initiative de l'Europe», estime-t-il.

Interrogé dans le même numéro du Journal du Dimanche, Jacques Delors lui-même juge que le système actuel de l'Union européenne et de la zone euro «n'est plus gouvernable». «Cela ne peut plus durer. Il faut refonder cette Union économique et monétaire. Vont-ils le faire ? Il y a eu un vice de construction au départ. Il y a eu aussi des bêtises et une incapacité de l'eurozone à y mettre fin », analyse Jacques Delors.

Selon lui, «dans la situation actuelle, on a évité le pire. Mais l'Europe n'est pas une puissance morale, je dis morale au bon sens du terme. Il faut reconstituer cette puissance morale qui a fait la force de l'Europe en d'autres périodes, comme au moment de la chute du mur de Berlin».

http://www.20minutes.fr/monde/1653739-20150719-france-prete-constituer-avant-garde-ue-annonce-francois-hollande

2632
Le site de la GRC attaqué après avoir reçu des menaces d'Anonymous




Le site internet de la Gendarmerie royale a été en panne une bonne partie de l'après-midi dimanche quelques heures seulement après que le collectif Anonymus eut menacé de venger la mort d'un homme masqué abattu par un agent de la GRC à Dawson Creek en Colombie-Britannique, le 16 juillet. Anonymous affirme que l'homme était un de ses militants et la cyberattaque ne serait que la première d'une série d'actions.
 

«Target : Down». Le groupe Anonymus a partagé sur son compte Twitter les captures d'écran montrant les pannes du site de la GRC et de son détachement à Dawson en affirmant que la cible avait été atteinte.

La GRC est restée muette face à la situation. Le ministre de la Sécurité publique n'a pas non plus confirmé la cyberattaque. «Notre gouvernement prend la cybersécurité au sérieux et opère selon l'avis des experts en matière de sécurité. Nous suivons la situation de près», a déclaré l'attaché du ministre Blaney, Étienne Rainville.

Ces pannes surviennent seulement quelques heures après que le mouvement Anonymous eut déclaré sur les réseaux sociaux son intention de se faire justice pour la mort d'un homme qui serait de ses militants, selon lui.


Selon le Bureau des enquêtes indépendant de la Colombie-Britannique, jeudi dernier, des agents de la GRC ont reçu une demande d'intervention au sujet d'un homme qui perturbait une réunion d'information à propos d'un projet de barrage de BC Hydro. À l'arrivée des policiers, un homme masqué se trouvait à l'extérieur de l'édifice et au terme d'une confrontation, il a été abattu. Le Bureau n'a toutefois pas confirmé si l'homme masqué portait un masque de Guy Fawkes, dont Anonymous en a fait son symbole.


Par ailleurs, le Bureau n'a pas révélé l'identité de la victime.

Le collectif revendique avoir lancé «Operation Anon Down» dont l'objectif est «de se faire justice (et chercher vengeance si nécessaire) pour notre camarade tombé au combat», a fait savoir le collectif dans une vidéo diffusée sur ces plateformes.

«Anonymous ne resta pas les bras croisés alors qu'un des nôtres est abattu [...] Nous allons très certainement venger l'un des nôtres abattus dans les rues alors qu'il manifestait contre les politiques environnementales du gouvernement canadien qui détruisent la planète.»

Les activistes affirment également que le nom de l'agent impliqué dans l'incident sera rendu public. «Parce que le monde a le droit de connaître tous les détails sur les policiers assassins.» Il menace de faire pression sur le gouvernement canadien et la GRC pour que justice soit faite. Anonymous a aussi fait appel au Collectif mondial de Anonymous afin de s'en prendre à la «cyber infrastructure de la GRC sur internet».

«Nous ne pouvons peut-être pas empêcher le meurtre d'autres Anons par la police - mais nous pouvons nous assurer de leur montrer qu'il y aura un prix élevé à payer quand ils nous tuent», conclut le collectif.

Le mois dernier, le collectif a revendiqué les cyberattaques de plusieurs sites fédéraux dont celui des Services canadiens de renseignement de sécurité (SCRS), celui du parlement canadien, le guichet unique fédéral ou encore le site du ministère de la Justice qui ont été inaccessibles quelques heures.

Le porte-parole du ministre Blaney souligne que le gouvernement conservateur a investi plus de 94 millions de dollars dans la stratégie de cybersécurité contre les menaces électroniques, le cyberespionnage et le piratage.

http://www.lapresse.ca/actualites/201507/19/01-4886641-le-site-de-la-grc-attaque-apres-avoir-recu-des-menaces-danonymous.php

2633
Mali: Huit mausolées entièrement reconstruits à Tombouctou



Des monuments qui trônent de nouveau fièrement dans la ville. Des maçons de Tombouctou sont parvenus à reconstruire complètement huit mausolées (sur quatorze), détruits en 2012 par des insurgés islamistes* qui s'étaient emparés de cette commune du nord du Mali, ont annoncé les Nations unies et des responsables politiques maliens.

A l'époque des faits, les combattants djihadistes avaient, justifiant leur saccage, prétexté que ces mausolées relevaient à leurs yeux de l'idolâtrie. Ceux-ci avait également brûlé des milliers de manuscrits anciens, rapporte l'agence Reuters.



 
Un maçon inspecte les restes d'un mausolée détruit en 2012 à Tombouctou (Mali) - Baba Ahmed/AP/SIPA




Répondant à un appel du gouvernement malien, l'Unesco avait ainsi recruté des artisans locaux pour procéder à la reconstruction des mausolées démolis. Irina Bokova, directrice générale de l'organisation onusienne, qui s'est rendue sur place ce samedi a notamment déclaré : « Votre action pour sauvegarder les éléments essentiels de votre histoire est la preuve que le Mali se relève, se rassemble et reprend confiance.»

D'autres tombes devraient être reconstruites

« Cette reconstruction va au-delà de simples murs, a pour sa part affirmé Ramatoulaye N'Diaye Diallo, ministre de la Culture du pays. Il s'agit de redonner des armes sur le plan moral aux communautés de Tombouctou et au peuple malien.»

L'héritage culturel de Tombouctou remonte à une période qui s'étend du 13e au 17e siècle, lorsque la ville était un point de passage important pour les caravanes qui traversaient le Sahara. A ce jour, la commune reste un lieu de pèlerinage pour les musulmans d'Afrique de l'ouest. Selon la mission de l'Onu dans le pays (Minusma), qui participe au projet, les dernières tombes devraient bientôt sortir de terre.

* Les combattants islamistes ont été délogés de la ville en 2013 lors de l'opération Serval menée par l'armée française.

http://www.20minutes.fr/monde/1654107-20150720-mali-huit-mausolees-entierement-reconstruits-tombouctou

2634
« J'irai dormir chez vous » : L'animateur Antoine de Maximy pris dans une fusillade aux Caraïbes



Il a pour habitude de rencontrer des gens plutôt sympas chez lesquels il peut aisément s'incruster pour dormir une nuit. Antoine de Maximy, célèbre globe-trotteur de J'irai dormir chez vous (France 5), n'a pas eu le même accueil chaleureux aux Caraïbes.




L'aventurier à l'emblématique chemise rouge s'est, en effet , retrouvé, jeudi dernier, en première ligne d'une fusillade. Sur la vidéo postée ce lundi sur YouTube, on voit un Antoine de Maximy, paniqué par un premier tir résonnant fort, qui finit par demander à un couple avec qui il discutait, dans la rue à quelques mètre d’une boite de strip tease et d’un bar, si « ça ne serait pas mieux de filer ».

La fusillade aurait fait au moins un blessé

Le couple lui conseille de ne « pas bouger » et de « rester calme ». Mais d'autres coups de feu retentissent et l'animateur ainsi que les deux habitants du quartier finissent par se mettre à l'abri.

Finalement, Antoine de Maximy confie « regretter » de ne pas avoir pu filmer l'échange de tirs : « Je ne sais pas du tout ce qu'il s'est passé. Je regrette juste de ne pas avoir fait un plan de tout le bar qui se vidait en dix secondes. Je n'ai pas eu le réflexe de tourner la caméra. » Selon L'Obs, la fusillade aurait fait au moins un blessé.

http://www.20minutes.fr/television/1654143-20150720-irai-dormir-chez-animateur-antoine-maximy-pris-fusillade-caraibes

2635
La combinaison miraculeuse de citron et de bicarbonate de soude: 10 000 fois plus puissante que la chimiothérapie !?

Pourquoi ne sommes-nous pas au courant de cela?

Parce qu’il y a des organisations qui continuent de tirer profit de la maladie. C’est aussi simple que ça.

Savez-vous combien de gens meurent alors que ce secret est gardé seulement au nom du profit?

Il a déjà été prouvé que le citron a de fortes propriétés anti-cancérigènes. En plus de cela, il a de nombreuses autres propriétés bienfaisantes. Le citron a un fort pouvoir sur les kystes et les tumeurs.

citron


Les agrumes peuvent guérir le cancer. Des études récentes ont montré que consommer des agrumes, en particulier des citrons, ont pu empêcher et dans certains cas, guérir le cancer. Et en ajoutant du bicarbonate de soude, vous régulariserez le pH de votre corps, ce qui rend le cancer inapte à continuer de se propager.

Une récente étude cas-témoin en Europe a montré que la consommation de quatre ou plus de portions de 150 grammes d’agrumes par semaine a diminué les risques de cancer de la gorge de 58%, du cancer du pharynx de 53%, du cancer de l’estomac de 31 % et du cancer colorectal de 18%. Cette étude n’a pas trouvé d’effet protecteur des agrumes contre le cancer du sein, mais une récente étude Américaine a bien montré que les femmes qui consommaient environ 75 grammes par jour de pamplemousse (le fruit ou en jus) ont vu une réduction du risque de 22% du cancer du sein si elles n’avaient jamais utilisé de thérapie de substitution hormonale. Il est important de noter que l’effet protecteur de la consommation d’agrumes a été presque identique dans ces deux études (525-600 grammes par semaine) et pourrait être interprétée comme consommation minimum pour une protection significative contre le cancer. Cependant, il est également important de connaître les meilleures sources de limonoïdes si ces composants sont les facteurs clés des propriétés anti-cancer des agrumes.

Le citron a un effet antimicrobien puissant avec un très large spectre d’efficacité contre les infections bactériennes et fongiques. Le citron est efficace également contre les parasites internes et les vers, il régularise la pression artérielle et est un puissant antidépresseur, réduit le stress et les crises de nerfs.

bicarbonate

Quelle est la source de cette information? Elle provient de l’un des plus grands fabricants de médicaments, qui stipule que, après 20 tests de laboratoire effectués depuis 1970, ils ont prouvé que:

Le citron détruit les cellules cancérigènes dans 12 types de cancers. Le citron empêche la propagation des cellules cancérigènes et a une efficacité 10 000 fois plus importante que des médicaments comme l’Adriamycine, la chimiothérapie et les narcotiques.

citron-bicarbonate

La chimiothérapie cause d’horribles effets secondaires, le plus délétère étant la destruction des cellules saines, dit simplement, elle vous tue. Les jus de citron et le bicarbonate de soude, en revanche, ne tue que les cellules cancéreuses.

La combinaison miraculeuse de citron et de bicarbonate de soude: 10 000 fois plus puissante que la chimiothérapie!

Ingrédients
•2 cuillères à café de jus de citron bio (fraîchement pressé)
•1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude (sans aluminium)
•250 ml d’eau

Instructions
1.Les patients devraient en boire 4 fois par jour.
2.Veuillez vous assurez d’utiliser des citrons bio.

Veuillez vous assurer d’utiliser des citrons bio. Les citrons bio sont 100 fois plus efficaces que les citrons cultivés avec des engrais chimiques et pulvérisés avec des produits chimiques.

Source:

Instituto de Ciencias de la Salud, L. L. C. 819 N. Charles Street Baltimore, MD 1201

http://www.secretlyhealthy.com/lemon-and-baking-soda-miraculous-combination/

http://cancerres.aacrjournals.org/content/69/6/2260.abstract

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Etats-Unis: Des hackers menacent de publier l'identité des utilisateurs d'un site de rencontres extra-conjugales



Des rencontres « discrètes »? Peut-être plus pour très longtemps. Un groupe de hackers se faisant appeler The Impact Team menace de révéler les données de plus de 30 millions d'utilisateurs du site de rencontres extra-conjugales, Ashley Madison, à moins que leur revendication ne soit satisfaite, relate 20Minutes.ch.
 
Plusieurs revendications

Photos compromettantes, identités, informations... Les pirates sont parvenus à s'introduire dans la base de données de la société Avid Life Media, maison mère du site, et seraient donc prêts à tout balancer sur Internet.

Selon une agence de médias, les pirates, qui ont déjà mis en ligne une petite quantité de données, dénoncent le fait qu'Ashley Madison ne supprime pas définitivement le profil d'un membre malgré le fait que la plateforme de rencontres fasse payer 19 dollars pour ce service qu'ils considèrent «mensonger». Ils demandent donc à Avid Life Media de mettre hors ligne Ashley Madison, ainsi que son autre site de rencontres Established Men, de façon permanente, mentionne 20Minutes.ch.

Avid Life Media, qui a reconnu l'intrusion informatique qu'il juge «criminelle», s'est excusé auprès de ses clients pour cet incident, précise le site Internet.  «Nous avons mis en place de solides mesures de sécurité, en collaborant notamment avec les principaux spécialistes informatiques du monde entier. Mais comme d'autres sociétés avant nous, ces mesures n'ont pas empêché l'attaque de notre système», a-t-il déploré dans un communiqué

http://www.20minutes.fr/insolite/1654167-20150720-etats-unis-hackers-menacent-publier-identite-utilisateurs-site-rencontres-extra-conjugales

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Les Anonymous video , info press , action / Operation Anon Down
« le: 21 juillet 2015 à 00:36:28 »
17 Juillet 2015, réunion publique à Dawson Creek au Canada. Il est 18h30, un agent de police tire ! Un anonymous tombe à terre…

RIP à toi Anonymous… Ton meurtre ne restera pas impuni !

video :

Communiqué de presse Anonymous : Operation Anon Down.

Dawson Creek, Colombie britannique. Le 17 juillet 2015, vers 18h30, au cours d’une réunion publique portant sur un projet contesté de barrage hydroélectrique, et déclarée au préalable auprès de la gendarmerie royale du Canada, un agent de la GRC a abattu de sang froid un Anon masqué qui n’avait rien fait de répréhensible. En quelques années, quatre Anons auront été exécutés par des membres des forces de l’ordre quelque part dans le monde. Turquie, Égypte, Palestine, et maintenant la Colombie Britannique, au Canada. Comme par le passé, Anonymous ne restera pas sans rien faire pendant que les siens se font descendre en portant le masque. Anonymous s’est battu pour que les vies de manifestants soient épargnées partout dans le monde, de la Place Tahrir en Égypte à Ferguson dans le Missouri. Il va de soi que nous vengerons notre camarade abattu dans la rue alors qu’il protestait contre la politique environnementale destructrice du gouvernement canadien.

 

Anonymous lance donc Operation Anon down. Le but de cette opération est d’obtenir justice (et vengeance si nécessaire) pour notre camarade de Dawson Creek. Tout en commémorant nos frères déjà morts et en nous préparant à l’idée qu’il faudra de nouveau agir quand d’autres Anons seront abattus par la police – nous n’avons aucun doute sur le fait qu’il y en aura d’autres.

 

Pour commencer, nous identifierons l’agent de la GRC en question, et nous le doxerons bien profond. Car le monde mérite de connaître l’identité de ces flics meurtriers. S’il le faut, nous aiderons à organiser et financer des funérailles dignes et honorables pour notre courageux camarade tombé au combat. Nous ferons en sorte qu’il ne soient jamais oubliés, lui et les courageux martyrs Anons du monde entier. Cet agent de la GRC doit être identifié, viré, et traîné en justice – pour le meurtre de notre frère Anon. Et si justice n’est pas rendue, soyez sûr qu’il y aura vengeance.

 

Nous appelons nos camarades Anons canadiens à descendre dans les rues et à manifester devant le siège de la GRC de chaque province, chaque jour – jusqu’à ce que justice soit rendue. Nous appelons nos camarades Anons et autres alliés du monde entier à éliminer la cyber-infrastructure de la GRC des Internets. Manifester, créer et signer des pétitions, hacker, doxer. Ce n’est pas cela qui ramènera notre camarade, nous ne pourrons peut-être même pas éviter que d’autres Anons soient abattus par la police qui tue – mais nous pouvons pour sûr leur montrer qu’il ne pourront pas nous tuer sans en payer les conséquences.


http://anonymous-paris.org/operation-anon-down/

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Le hacker Ulcan entendu par des policiers français en Israël

Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 19/07/2015 | 11:06 , publié le 19/07/2015 | 10:42


Ulcan devra-t-il s'expliquer devant la justice ? Le hacker franco-israélien, de son vrai nom Grégory Chelli, a été entendu cette semaine en Israël par des policiers français et israéliens dans le cadre d'une enquête française, indique une source judiciaire samedi 18 juillet.

Grégory Chelli a été entendu sous le régime de l'audition libre par les enquêteurs dans le cadre d'une commission rogatoire internationale (CRI) délivrée par un juge d'instruction français. Selon son conseil, Me Gilles-William Goldnadel, une perquisition a également été effectuée à son domicile. Il n'a pas été précisé de quelle procédure dépendait cette commission rogatoire.

Le nom de Grégory Chelli apparaît en effet dans plusieurs enquêtes. Début août 2014, une information judiciaire a été ouverte après des attaques informatiques répétées contre le site d'information Rue89, dont certaines ont été revendiquées par Ulcan.

Une intervention du Quai d'Orsay ?

En octobre 2014, le parquet de Paris a ouvert une seconde information judiciaire, notamment du chef de "violences volontaires avec préméditation". Cette procédure porte sur les attaques personnelles dont ont été l'objet le cofondateur de Rue89, Pierre Haski, et le journaliste de Rue89 et auteur d'un article sur Ulcan, Benoît Le Corre. Ulcan avait notamment publié sur internet des informations personnelles sur eux et les avait harcelés au moyen de canulars téléphoniques sophistiqués.

C'est la première fois que le jeune homme est invité à répondre à des enquêteurs sur ses agissements. Selon l'hebdomadaire Marianne, l'audition aurait été rendue possible par "un intense travail diplomatique", qui a permis de "faire bouger les autorités israéliennes". Le mois dernier, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius avait en effet évoqué cette affaire directement avec Benyamin Nétanyahou.

Né à Paris, Grégory Chelli, aujourd'hui âgé de 32 ans, se présente comme militant sioniste. Il dit avoir quitté la France en 2010, pour s'établir en Israël, après plusieurs étapes. "Cela va faire taire une bonne fois pour toute les rumeurs sur la passivité, voire la complicité des autorités israéliennes", a commenté Me Goldnadel.
http://mobile.francetvinfo.fr/faits-divers/le-hacker-ulcan-entendu-par-des-policiers-francais-en-israel_1005621.html

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Comment sauver une oasis menacée par la pollution et la sécheresse : en la gérant à la manière d’un bien commun




L’oasis de Chenini, dans le sud de la Tunisie, était un petit paradis. A l’ombre des palmiers, arbres fruitiers et cultures maraichères proliféraient, arrosés par de multiples sources d’eau. Mais l’urbanisation et l’installation d’une usine de transformation de phosphates, à quelques kilomètres de là, menacent la survie de l’oasis. Face à cette situation, des citoyens ont entrepris de sauvegarder leur patrimoine, en créant un système de partage d’eau, en reboisant, en installant une maison de semences ou un atelier de transformation des produits locaux. Et en lançant un programme de soutien à l’installation de petits paysans. Bref, en le gérant à la manière des biens communs. Reportage.


Elle est surnommée « le paradis du monde ». Et est même inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco [1]. L’oasis de Gabès, à 400 kilomètres au Sud de Tunis, demeure la seule oasis littorale au bord de la Méditerranée. « Ici, le palmier embrasse la mer », indique Mabrouk Jabri, instituteur à la retraite qui a grandi à Chenini, une ville au cœur de l’oasis. Son écosystème est fondé sur la « culture en étages ». « Les cultures maraichères sont au sol, les arbres fruitiers au dessus, et les palmiers dattiers qui les entourent constituent un feuillage en forme de parasol », explique Mabrouk.

Cet îlot vert crée un véritable micro-climat en pleine zone désertique. « Quand j’étais plus jeune, il y avait de la verdure, de l’eau, des fruits, une faune et une flore riches, se souvient l’ancien instituteur. L’oasis était un lieu de vie où les habitants cultivaient leur lopin de terre. » Non seulement ces cultures alimentaient en fruits la région de Gabès. Mais l’oasis exportait sa production vers les villes de Djerba et de Medénine, plus au sud, et Sfax, au nord.
sud, et Sfax, au nord.

Cette oasis est aujourd’hui menacée. « Les sources naturelles d’eau ont tari ces dernières années, déplore Mabrouk. Or, sans eau on ne peut rien faire. » Il pointe du doigt plusieurs phénomènes : la présence d’une usine de transformation de phosphates fortement consommatrice d’eau, mais aussi l’urbanisation accélérée, l’augmentation de la population et les dérèglements climatiques. « On bénéficiait autrefois de 750 litres d’eau seconde qui sortaient du sous-sol de l’oasis pour irriguer les plantations. Nous ne sommes plus maintenant qu’à 150 litres seconde par pompage. »

Des « tours d’eau » contre la pénurie

Le « tour d’eau », un système d’irrigation par inondation, est l’une des spécificités de l’oasis. Des canaux creusés dans la terre ou cimentés alimentent en eau, tour à tour, les parcelles qui se retrouvent totalement submergées pendant plusieurs heures. Ce matin-là, c’est M.Bouaziz, un ouvrier agricole travaillant dans l’oasis de Chenini, qui bénéficie de l’irrigation. Les parcelles, de quelques mètres carrés, sont séparées par des buttes en terre et irriguées par inondation successive. La pénurie d’eau a conduit à ce qu’un groupement de développement agricole, le GDA, gère le partage de cette ressource rare entre les agriculteurs, prélevant au passage 3,5 dinars de l’heure (1,7 euro) [2].

« Avant, le tour d’eau ne dépassait pas les 10 ou 15 jours mais maintenant il faut attendre deux mois pour irriguer », déplore Mabrouk Jabri. La baisse des nappes phréatiques et la salinité des terres – les eaux douces ayant fortement diminué, les eaux marines, elles, sont plus présentes dans l’oasis, entraînant des remontées de sel qui nuisent aux cultures – ont progressivement conduit les habitants de l’oasis à abandonner leurs parcelles. Sofiane Yaroub, jeune maraicher tunisien, résiste. Il tente de vivre de son activité depuis cinq ans. Sur un hectare en location, il cultive du persil, du chou-rave, des oignons, des épinards, des salades, des grenadiers, ainsi qu’une diversité de palmiers-dattiers.

S’il vend sur les marchés environ trois fois par semaine, le manque d’eau constitue un terrible obstacle. « La dernière irrigation de ma parcelle remonte à quarante jours », confie t-il. Son revenu mensuel étant à peu près équivalent au salaire minimum tunisien (320 dinars, soit environ 150 euros), il tâche de garder ses semences d’une année à l’autre afin de faire quelques économies. Tout autour de ses parcelles, les constructions illégales se sont multipliées. « Les amendes ne sont pas appliquées », déplore t-il. L’oasis, qui représentait 750 hectares en 1970, ne s’étalerait plus que sur 170 hectares, l’équivalent du 1er arrondissement de Paris... Soit quatre fois plus petit.

Les conseils de Pierre Rabhi

Face aux dangers, les habitants de Chenini réagissent. Dès 1992, ils lancent un programme de réhabilitation de l’oasis. « Sous Ben Ali, monter une association était difficile, se remémore Mabrouk. Mais Pierre Rabhi est venu nous conseiller sur des actions à mettre en place. » (lire notre entretien). Trois ans plus tard, l’Association de sauvegarde de l’oasis de Chenini (Asoc) est créée. L’un de ses membres, Skandar Rejeb, nous conduit à Ras El Oued, le secteur amont de l’oasis de Chenini parmi les plus touchés par cette dégradation. Gagnant les hauteurs de la ville, une palmeraie se dévoile en contrebas. Entre les habitats troglodytes se fondant dans les cavités rocheuses, on devine le chemin emprunté par l’eau il y a quelques années.


Alors que « l’oued » – une petite rivière – a bien cessé de couler, le projet de l’Asoc est de réhabiliter l’ancien circuit d’irrigation sur un kilomètre et d’aménager un sentier touristique le long de celui-ci. Pour ce faire, l’association a construit des retenues d’eau de manière à relever le niveau des nappes phréatiques. « Notre association veut faire de ce site, à travers sa réhabilitation, une destination de tourisme solidaire », explique Skandar. A quelques mètres de là, Moncef construit justement son petit restaurant de grillades et plats traditionnels. Son objectif est d’ouvrir dans les mois qui arrivent.

Miser sur l’agroécologie et le tourisme solidaire

Si l’Asoc mise sur le tourisme, son objectif est aussi de faire revenir les paysans. Construction de murs en pierres sèches, plantations de mûriers, de henné, de grenadiers, de caroubiers, et transformation des fruits en produits à commercialiser... Plusieurs chantiers menés par l’association sont en cours sur l’oasis afin de restaurer sept hectares de terrain. « Ce que l’on souhaite c’est faire revenir les jeunes vers les métiers de la petite agriculture », appuie Skandar. Les jeunes membres de l’association espèrent installer une centaine de paysans certifiés en agriculture biologique. Plusieurs formations ont été initiées pour éviter le recours aux engrais chimiques. Tout un symbole alors qu’à quelques kilomètres de là, le Groupe chimique tunisien transforme des milliers de tonnes de phosphate en engrais artificiels qui seront ensuite déversés dans les champs du monde entier.

Face à la disparition progressive de certaines espèces d’arbres et des semences adaptées à un climat aride, l’association a également relancé depuis 2007 un jardin de la biodiversité sur un demi-hectare. « L’objectif c’est de conserver le patrimoine agricole de l’oasis », relate Abdelkhader Béji, ouvrier agricole qualifié et permanent de l’Asoc.


Sur cet espace sont développées diverses variétés de légumes et espèces d’arbres fruitiers – palmiers-dattiers, pommiers, pêchers, vigne... Graines et plants sont ensuite donnés aux agriculteurs des alentours. « Je suis heureux et fier de contribuer à la diversité. Mon travail, mon devoir, c’est de sauvegarder ces terres », confie Abdelkhader. En aval de la filière, l’association a investi dans deux chambres frigorifiques et la construction d’un atelier de transformation de fruits, dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne. « L’idée est de pouvoir transformer, valoriser et commercialiser des produits du territoire, explique Skandar. On espère créer une vingtaine d’emplois à partir de l’atelier de transformation. »

Reboisement et compost

L’autre défi est la conservation des palmiers. « Il est devenu plus rentable de couper la tête des palmiers pour récolter le jus et le transformer, que de cultiver les dattes », explique Skandar. Le jus – qui peut donner du vin de palme – rapporte dix fois plus que les dattes. En dépit de la législation, les palmiers sont fréquemment abattus pour laisser place à de nouvelles constructions de maisons. Depuis deux ans, l’Asoc mène une campagne pour en replanter.

L’Asoc a même créé une station de compostage des déchets de palmiers dattiers de l’oasis. D’abord séchés, ils sont ensuite broyés avant de tremper dans l’eau entre cinq et sept jours. Des andins, de petits tas de broyats de palmiers, sont ensuite formés. Cinq à six tonnes de compost sont pour le moment données aux agriculteurs de la région. « Mais l’idée à terme, c’est de le vendre car il faut pouvoir rémunérer les ouvriers permanents sur le site. On souhaite vraiment sauvegarder l’oasis en valorisant les déchets. On sait aussi que bien garder l’humidité résout en partie le problème de l’irrigation. » Chaque agriculteur est ainsi encouragé à avoir son propre compost afin de retenir l’infiltration des eaux et améliorer ainsi la productivité de ses parcelles.


Juste à côté de l’atelier de compostage se trouve une maison de semences où est stockée la production de graines locales. S’y côtoient de la coriandre, des semences de poireaux, de fèves, de persil, de piments, de maïs... « L’enjeu, c’est de contrer la production des semences hybrides, en produisant et échangeant nos propres graines afin de favoriser l’indépendance des agriculteurs », plaide Abdelnacer. « On espère mobiliser les jeunes, sensibiliser les enfants à l’importance de cette oasis qui peut participer à la souveraineté alimentaire, résume Mabrouk Jabri, l’instituteur. Les gens doivent comprendre que même avec des petites parcelles, on peut faire beaucoup de choses, améliorer ses pratiques et bien vivre. »

http://www.bastamag.net/Comment-sauver-une-oasis-menacee-par-la-pollution-et-la-secheresse-en-la-gerant

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Trois ans de prison avec sursis pour avoir inventé un nouveau type de pile solaire



Dmitri Lopatine, un scientifique russe âgé de 26 ans qui a inventé un nouveau type de cellules solaires, a dû faire face à un obstacle inattendu. Il a été condamné à trois ans de prison avec sursis en Russie pour avoir utilisé des matériaux interdits

Selon l’agence TASS, Dmitri Lopatine risquait jusqu’à 11 ans d’emprisonnement mais le procureur en charge de son dossier a conclu qu’une peine avec sursis serait suffisante.

Au cours des trois dernières années, le chercheur russe a travaillé sur un nouveau type de cellules solaires flexibles. L’avantage principal de cette sorte de nouveaux capteurs d’énergie est leur capacité d’opérer au coucher du soleil, aussi bien que lorsque le ciel est nuageux ou qu’il y a du brouillard pour un prix cinq fois plus faible que les cellules de ce type développées à l’étranger.

«Je suis en train d’inventer des cellules solaires qui peuvent être imprimées en utilisant des appareils qui s’apparentent à une imprimante. Il s’agit en résumé d’une feuille de métal recouverte d’une substance qui stocke l’énergie solaire et la transforme en électricité», a confié Dmitri Lopatine au site internet Gazeta.ru.


 

«Vous n’avez pas besoin des gros panneaux pour utiliser ces batteries solaires, parce qu’elles peuvent être utilisées sur différentes surfaces», il a ajouté.

Solvant et… psychotrope ?

Dmitri Lopatine a eu des problèmes avec les autorités car dans le cadre du développement de ses cellules, il a utilisé un solvant, le gamma-Butyrolactone, une substance interdite en Russie. Il a commandé ce produit en Chine et l’a reçu par la poste et il a été interpellé au moment il est venu à la poste pour prendre possession de son colis.

Le chercheur avait bien essayé d’utiliser une autre substance mais il l’a trouvée trop toxique.


 

«Dans mon travail, j’utilisais un solvant qui est toxique et cancérigène. C’est pourquoi j’ai fait des efforts pour trouver un substitut. J’en ai trouvé un et l’ai commandé par Internet», il a confié à RT.

«Un mois et demi plus tard un colis est arrivé à la douane et j’ai été convoqué et interpellé. Police a lancé des poursuites pénales contre moi et j’ai été interrogé. Il y a eu plusieurs audiences au tribunal. J’avais choisi de commander en Chine en raison des lois qui sont pratiquées là-bas et je n’avais aucune idée que je pouvais commander en Chine un solvant interdit en Russie».

 

Procédure judiciaire

Le 17 juin la cour du district Prikoubanski de la ville Krasnodar, dans le sud de la Russie, a condamné le scientifique à trois ans de prison avec sursis, après l’avoir déclaré coupable de tentative d’achat d’une importante quantité de solvant sans intention de la revendre.

Cependant, le service de procureur de la région de Krasnodar a estimé que ce verdict était trop clément et signifié son intention de faire appel du jugement. Il accuse en fait Dmitri Lopatine de faire entrer de grandes quantités de stupéfiants dans le pays.

«De notre point de vue, ses actions correspondent à l’Article 229.1 du code pénal russe, à savoir, trafic des drogues, de substances psychotropes ou leurs précurseurs et équivalents», a déclaré l’assistant du procureur Anton Lopatine cité par le journal Rossiiskaia Gazeta.

«Nous avons pris bien sûr pris en considération que l’accusé est un jeune chercheur, dont les inventions suscitent de l’intérêt chez des investisseurs», a-t-il ajouté.

Entre-temps, Dmitri Lopatine, qui n’a aucun lien de parenté avec l’assistant du procureur, ne se laisse pas démonter par le comportement du bureau du procureur.

«Bien sûr, on va faire tout ce que est possible pour prouver que cette affaire n’a rien à voir avec un trafic de drogue. Si le procureur y parvient, nous ferons appel. A vrai dire, moi, je suis plus intéressé par le développement du projet que par le procès. Je ne veux pas faire me détourner de mon travail», a déclaré Dmitri Lopatine.

 http://francais.rt.com/international/4525-scientifique-trois-ans-prison