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Messages - mike

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Des avocats "anti-piratage" volent plus de 13 milllions d'euros à leurs clients



Un cabinet d'avocats connu pour son travail contre le piratage aurait détourné plus de 13 millions d'euros entre 2011 et 2015. Une somme qui aurait dû être attribuée à ses clients: des acteurs de l'industrie du cinéma et des chaînes de télévision.

Une histoire digne d'une fable de La Fontaine. Johan Schlüter, un influent cabinet d'avocats danois spécialisé dans la lutte anti-piratage (films, musique, etc.), aurait détourné plus de 13 millions d'euros. Un pot aux roses découvert lors d'un audit financier réalisé à la demande de plusieurs de ses clients issus de l'industrie du divertissement, rapporte Torrent Freak.

L'enquête, réalisée entre 2011 et le 30 avril 2015 et ne laisse que peu de place au doute: la société, chargée "d'enregistrer, d'administrer et de collecter" les droits de ses clients aurait "oublié" d'en reverser une grande partie. Dans le viseur, les trois copropriétaires du cabinet: Johan Schlüter lui-même, Lars Halgreen et Susanne Frylant. Cette dernière étant responsable de la gestion des comptes des producteurs de télévision et de cinéma, les soupçons se sont rapidement portés sur elle.

Un "chevalier blanc" particulièrement agressif envers les pirates



Si une enquête de police est en cours pour déterminer le ou la coupable, l'associée est déjà visée par une plainte pour "crime financier". Elle a été licenciée le 30 juin dernier pour détournement de fonds, fraude et abus de confiance. "C'est profondément décevant qu'un partenaire de si longue date soit tombé aussi bas", a déploré Klaus Hansen, le directeur de l'Association des Producteurs, au journal danois Finans.

Une affaire d'autant plus cocasse que le cabinet Johan Schlüter est connu de longue date pour sa lutte contre le... piratage. Défendant les intérêts de la RettighedsAlliancen (anciennement Anti-Piracy Group), un regroupement d'acteurs internationaux de l'industrie du divertissement, il représente des dizaines de milliers d'ayants droit. Johan Schlüter a également créé DtecNet, une société qui a développé un logiciel particulièrement agressif permettant d'identifier des logiciels de partage sur les ordinateurs de particuliers et de les détruire.

Read more at http://www.lexpress.fr/culture/des-avocats-anti-piratage-volent-plus-de-13-milllions-d-euros-a-leurs-clients_1695987.html#5soYAuUbILEmdFfB.99

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Anonymous France 2015 Le réveil des consciences.


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Europe / Sanctions: tel est pris qui croyait prendre
« le: 04 juillet 2015 à 13:14:01 »
Sanctions: tel est pris qui croyait prendre

D’après un rapport de l’Institut autrichien de recherches économiques (WIFO), les sanctions russes couteront à l’Europe plus qu’elle ne l’imaginait: plus de 2 millions d’emplois et environ 100 milliards d’euros de richesses produites sont menacés en Europe.

 Ainsi, selon le rapport, avec le maintien des sanctions, l’Allemagne perdrait plus d’un pourcent de son PIB, l’Italie, 200.000 emplois et 0,9% de son PIB, pour la France ça serait 150.000 emplois et 0,5% de son PIB et les pertes provisoires de l’Estonie, économiquement la plus dépendante de la Russie, constitueraient 16% de sa production annuelle.


«Notre hypothèse, à l’automne de l’année dernière, des pires baisses d’exportations est devenue réalité. Si la situation ne change pas radicalement, nous serons confrontés au scénario le plus pessimiste », a déclaré l’un des auteurs de l’enquête, Oliver Fritz.





Les hypothèses et les conclusions des scientifiques du WIFO se distinguent de ceux du rapport secret de la Commission européenne diffusé seulement dans le milieu diplomatique. La Commission affirme que le contrecoup des sanctions sera « relativement insignifiant et facile à gérer ». Pourtant, ce pronostic optimiste est fondé sur une entourloupe: les pronostics de la Commission ne sont que ceux de courte durée.

Le scénario des économistes du WIFO est bâti sur l’hypothèse que les tendances négatives caractéristiques des premiers mois de l’année 2015 se poursuivront. Les spécialistes ont également pris en considération l’effet domino: dans les pays membres de l’UE, le taux de chômage ne fait que croître et la demande ne fait que baisser.

Oliver Fritz commente les résultats du rapport: « les sanctions antirusses ne sont pas une décision économique mais politique. Les autorités européennes espèrent influer ainsi sur la politique de Vladimir Poutine. Les hommes politiques sont sous pression surtout aujourd’hui, quand ils assistent aux conséquences économiques de ce processus. Pourtant, il me semble que dans une perspective de court terme, les sanctions ne seront pas enlevées. C’est surtout la chancelière Angela Merkel qui est derrière cette décision, c’est ce que je pense. Et pour le moment, elle réussissait toujours à persuader les autres de suivre son chemin. »



M. Fritz suppose qu’avec des pertes économiques croissantes, la population va, à un moment ou à un autre, exprimer son mécontentement et cela pourrait faire changer d’avis les autorités. Il est pourtant convaincu que ça prendra du temps.

Cependant, il a de mauvaises nouvelles à annoncer aux européens: les échanges commerciaux entre la Russie et l’Asie et surtout la Russie et la Chine ne cessent d’augmenter. Donc, même quand les sanctions seront levées, les liens forts entre la Russie et l’Asie resteront les mêmes et seront plus solides qu’avec l’Europe. Mais « l’exportation des produits asiatiques en Russie stimulera l’exportation des produits européens en Asie, ce qui pourrait compenser les pertes de l’UE ».

http://fr.sputniknews.com/international/20150703/1016839996.html#ixzz3euCtuUix

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La Preuve La Plus Convaincante De L'Existence Des Extraterrestres[Doc Ovnis]


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Video divers / RONALD LE CLOWN IMMORAL - SLG N°88 - MATHIEU SOMMET
« le: 04 juillet 2015 à 13:09:42 »
RONALD LE CLOWN IMMORAL - SLG N°88 - MATHIEU SOMMET

Présenté par Mathieu Sommet, voici le 88ème épisode de SLG. Au programme Mc'Donald's aux Philippines et un peu d'ostéoporose en trottinette.


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Le parc d’attractions qui transforme vos enfants en zombies consommateurs



Le parc d’attractions qui transforme vos enfants en zombies consommateurs

Préparez votre sac à vomi. Vous voyez Disney comme un temple de la consommation ? Autant dire que vous n’avez rien vu. Dites bonjour à Kidzania, un parc d’attraction destiné à « éduquer » les enfants à produire et à consommer les grandes marques.

En 1999, un entrepreneur mexicain va avoir une idée « de génie » si on en croit certains journaux. Recréer des petites villes pour les enfants où il leur serait possible de travailler, de gagner de l’argent et d’acheter des objets. En prétextant vouloir éduquer dans un cadre réaliste, le projet va vite laisser envahir ses espaces par des multinationales bien connues. Pas de petits indépendants, pas de projets écologiques, pas  d’artistes, bienvenue dans le Meilleur des Mondes modèle réduit.

Avec un slogan très humble : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! » (oui fallait oser), Kidzania propose aux enfants de 4 à 14 ans d’apprendre différentes carrières. Non, ne cherchez pas, vous ne trouverez pas l’attraction « libre penseur » « environnementaliste » ou « permaculture » … le projet est clairement axé sur le couplet croissance, production et consommation, donnant pour seul choix l’employabilité au service de supermarchés, de banques et de grandes entreprises.


La soumission aux multinationales qui bousillent la planète et aliènent l’humain au travail, c’est trop cool !

La majorité des attractions du parc sont donc sponsorisées par des grandes marques. DHL pour les livraisons, Renault pour le garage, Samsung pour la technique, H&M au rayon vêtement, le temps de cerveau prépubère disponible reviendra au plus offrant. Avec un pareil business-plan, le groupe qui compte déjà 16 parcs est loin de faire faillite. À titre de comparaison, Euro Disney était endetté à hauteur d’1 milliard d’euros en janvier 2014, malgré leurs nombreux visiteurs. Kidzania offre à ses investisseurs une accès direct à l’esprit des enfants, manipulant le concept d’éducation pour mieux transmettre des messages publicitaires.

Évidemment, pour maintenir la confusion sur les intentions ouvertement corporatistes du projet, le parc offre également l’option, entre le Mcdo et l’usine Kinder, de devenir pompier ou docteur pour sauver des vies.



L’argent, l’outil pédagogique du parc


Car nous savons tous qu’il n’y a que le Dieu argent pour « changer » le monde, les enfants reçoivent, en échange de leur activité, une monnaie utilisable dans l’enceinte du parc. Si l’enfant accumule trop de liquide, il peut investir dans une carte bancaire. De quoi donner le gout du capital dès l’âge de 4 ans.

Bien qu’elles existent, inutile de déballer ici les multiples études sur la fabrique du consentement pour comprendre que le ciblage des enfants au plus jeune âge est un investissement de long terme juteux pour les corporations. En effet, si les plus grandes entreprises mondiales investissent de l’argent dans ces jeux d’apparences didactiques, c’est car elles savent que d’ici 20 ans, elles seront toujours sur le marché et ces enfants seront leurs clients.

Ce type de parc s’implante généralement à l’intérieur d’un méga-centre-commercial. Objectif : laisser les enfants se faire éduquer par des entreprises pendant que les parents consomment les produits de ces mêmes entreprises juste à coté. La boucle est bouclée.



L’idée débarque en Europe

Un nouveau Kidzania vient tout juste d’ouvrir ses portes à Londres. On s’attend à d’autres ouvertures en Europe dans les années qui viennent. On pourrait reprocher au concept de faire l’apologie d’une certain libéralisme, mais c’est bien au delà de ça. La liberté d’entreprise n’y est pas vraiment représentée, pas plus que la liberté syndicale ou le rapport de force entre travail et capital. Le parc ne demande pas aux enfants d’être innovants, créatifs ou libres. Ce que Kdzania propose, c’est un monde bouclé dès l’origine, où le choix se limite à la soumission, contre salaire, à des monopoles rigides. La notion même de la communauté est dissoute et l’individu est seul face au système. Oui, c’est l’illustration parfaite des dictatures modernes envisagées et craintes autant par les intellectuels que par les grands auteurs d’anticipation.

Joel Cadbury, le directeur du parc fraichement ouvert, tient d’ailleurs le couplet travailliste désormais bien connu : « On leur enseigne les valeurs de la vraie vie. Il s’agit d’apprendre aux enfants de la prochaine génération que rien ne tombe du ciel » … Entendu. Vous ne bossez pas pour une multinationale et vous ne consommez pas ses produits ? Alors vous n’êtes pas dans la vraie vie !



https://mrmondialisation.org/le-parc-dattractions-qui-transforme-vos-enfants-en-zombies-consommateurs/

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L'aviation stratégique russe s'orientera grâce aux étoiles

Le Consortium de technologies radio-électroniques (KRET) a conçu un système de navigation astronomique d'un genre nouveau - les avions stratégiques pourront déterminer les coordonnées de la manière la plus fiable possible dans des conditions opérationnelles.

Le principal holding russe dans le domaine radio-électronique KRET (appartenant au groupe Rostec) a conçu pour l'aviation russe à longue portée, y compris le bombardier stratégique Tu-160, un système de navigation astronomique permettant de déterminer les coordonnées d'un appareil en fonction de la position des étoiles, a rapporté lundi à RIA Novosti le service de presse du KRET.

"Le KRET a élaboré pour l'aviation stratégique russe, y compris le Tu-160, le système de navigation astronomique ANS-2009 qui permet avec une grande précision de déterminer les coordonnées d'un avion à partir des informations sur la position des étoiles. Ce système de navigation astronomique conçu par le consortium est destiné à déterminer la vitesse et les coordonnées de l'appareil avec une précision indépendante de la durée du vol", annonce le KRET.

L'appareil fonctionne "en calculant les coordonnées de l'appareil par rapport à la position des étoiles".

"À partir de ces informations le bloc de calcul, d'adaptation et de contrôle détermine les coordonnées géographiques exactes de l'appareil et son cap", note le service de presse.



Selon le conseiller du directeur général adjoint du KRET Vladimir Mikheïev, cette méthode est "la plus fiable dans des conditions opérationnelles, quand les systèmes de navigation satellite peuvent être mis hors service par l'ennemi".

"L'ANS-2009 peut être installé sur un avion avec des systèmes de navigation inertielle sans plateforme et qui ne nécessitent pas la présence de repères ou de signaux extérieurs", indique Vladimir Mikheïev.

D'après ce dernier, "l'intégration des divers équipements de navigation à bord permet de créer un système de navigation complètement autonome,capable de recevoir des coordonnées exactes grâce à la correction".

"Les acquis techniques et technologiques obtenus pendant le travail sur le système ANS-2009 seront exploités sur les futurs avions stratégiques", annonce le consortium.

Le Tu-160 est un bombardier stratégique hypersonique doté d'une voilure à géométrie variable élaborée par le bureau d'études Tupolev dans les années 1970-1980. Il est en service depuis 1987. Il s'agit du plus grand et du plus puissant avion de l'histoire de l'aviation militaire hypersonique possédant une voilure à géométrie variable. C'est aussi le plus lourd avion du monde et l'appareil ayant la plus grande masse au décollage parmi les bombardiers. Les pilotes le surnomment "Cygne blanc".

En avril, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré qu'"il était nécessaire d'entretenir et moderniser le parc de l'aviation stratégique, mais aussi de relancer la fabrication des bombardiers Tu-160". D'après le ministre, le Tu-160 est un "appareil unique qui a devancé son temps de plusieurs décennies et qui n'est toujours pas exploité à part entière en termes de capacités techniques".

Le Consortium de technologies radio-électroniques (KRET) est le plus grand holding russe du domaine radio-électronique. Formé en 2009, il fait partie de la compagnie d'État Rostec. Ses principaux axes de travail sont l'élaboration et la production de systèmes et d'équipements de bord radio-électroniques pour l'aviation civile et militaire, de systèmes radar aériens, de moyens d'identification pour connaître l'appartenance des appareils, de complexes de guerre électronique, et d'appareils de mesure pour diverses tâches.


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/sci_tech/20150629/1016769132.html#ixzz3ev4XfV13





2858
Canal+ conserve les Guignols, M6 en embuscade

Autour de Nicolas de Tavernost, l'équipe dirigeante de M6 a planché jeudi sur l'hypothèse d'une reprise des Guignols, que Vincent Bolloré a finalement décidé de conserver même si le format et l'horaire ne sont pas encore décidés.

La crise qui s’amplifie autour des Guignols de Canal+ donne des idées… à la concurrence. Delphine Ernotte, la future patronne de France Télévisions, a donné sur Twitter des signes d'intérêt. Surtout, la direction de M6 a tenu hier matin 2 juillet une réunion secrète d’urgence dans les étages du siège de M6 à Neuilly sur Seine. Au menu, la chaîne présidée par Nicolas de Tavernost doit-elle se positionner pour reprendre Les Guignols de l’info, leurs marionnettes, leurs équipes et leurs auteurs dans le cas où Canal arrêterait l’émission. Autour de Nicolas de Tavernost et à son initiative, les principaux cadres dirigeants du groupe se sont ainsi interrogés longuement sur les avantages et les risques d’une telle opération.

La perspective d'un joli coup médiatique

Côté avantages, le coup médiatique que constituerait un tel transfert, une certaine cohérence entre l’image dynamique que veut donner M6 et ce programme irrespectueux et l’audience qu’il apporterait à la case de l’avant-soirée qui fait l’objet d’une compétition intense entre les chaînes. Côté risques, le coût très lourd du programme. Les Guignols emploient 300 personnes. Pour décider en connaissance de cause, le staff de M6 s’est lancé dans de savants calculs. La chaîne évalue le coût des 12 minutes quotidiennes des Guignols entre 80.000 et 100.000 euros l’unité. Soit un budget annuel évalué par la chaîne à 25 millions d’euros annuels, après prise en compte des périodes de vacances. Face à ce coût de production élevé, le staff de M6 veut être certain que l’émission apportera un supplément d’audience à la hauteur de l’investissement. La réflexion est toujours en cours et aucune offre formelle n’aurait encore été transmise à Canal+. Accessoirement tout de même, ni l’actionnaire de Vivendi Vincent Bolloré, ni Canal+ n’ont émis clairement jusqu’ici la volonté de cesser le programme alors que la crise autour des Guignols ne cesse de prendre de l’ampleur. Lors d'un comité d'entreprise qui s'est tenu ce vendredi 3 juillet au siège de Vivendi, le président du conseil de surveillance s'est montré conciliant, assurant que le programme est un actif important de la chaîne, selon le site internet de L'Obs.

Les pétitions et les déclarations politiques se multiplient. L’ancien patron de Canal+ Pierre Lescure a même démissionné hier du Conseil d’administration d’Havas, groupe propriété de Bolloré, pour protester contre cette mesure supposée. Certains voient derrière l’opération des Guignols la main de Nicolas Sarkozy. "Accusations grotesques", répond l’entourage de l’ancien président de la République.

Bolloré veut secouer Canal+

A l’origine de ce chamboule-tout dans la chaîne cryptée, Vincent Bolloré.
Vincent Bolloré préside le conseil de surveillance de Vivendi qui est la maison mère de Canal+.
Challenges l’a rencontré le 1er juillet.
Et il ne s’embarrasse pas de détails. Il a autre chose à faire que de s’occuper des Guignols, élude Vincent Bolloré, précisant qu’on sur-interprête à tort, selon lui, des propos anciens. Il fait référence à l’interview donnée à Léa Salamé sur France Inter le 12 février 2015 dans lequel il prenait ses distances avec l’esprit de dérision de la chaîne cryptée.
Mais il élude largement les questions.
L’homme d’affaires dément par ailleurs fermement le départ du patron de Canal+ Bertrand Méheut, 64 ans, qu’on dit poussé vers la sortie. Aucune discussion de cette sorte n’est en cours, selon lui, Bolloré assure que Bertrand Méheut sera là et bien là à la rentrée.
"Bertrand Méheut est mon ami, je le garde aussi longtemps que je pourrai", dit-il.

Mais Bolloré entend bien secouer Canal+.
Le groupe est attaqué sur tous ses marchés, il doit bouger, dit-il.
Et l’homme d’affaires répète un mot clé: il parle longuement des "talents".
Les talents, ce sont les plumes, les auteurs de scenarii de films ou de théâtre, les acteurs, les réalisateurs, les chanteurs et musiciens.
 "Il faut faire de la recherche sur ces talents et leur donner les moyens de toucher leurs publics", explique-t-il.
Il regrette que beaucoup d’entre eux comme Jamel Debouze ou Guillaume Gallienne aient quitté Canal+.
 Il veut davantage de créativité, il aimerait par exemple que Canal développe des séries courtes.
Et il a un grand dessein: Bolloré veut proposer la culture française dans le monde entier. Il pense qu’il y a une place entre la culture américaine qui exaspère beaucoup de pays dans le monde et la culture asiatique souvent difficile à exporter.
Cette place, Canal et Universal peuvent et doivent la prendre.
C’est son axe stratégique et les managers qui le connaissent le savent: il vaut mieux s’y plier.

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20150703.CHA7564/exclusif-m6-etudie-secretement-la-reprise-des-guignols-de-l-info.html

2859
L’arrêt des « Guignols », « un signal déplorable » selon la presse




Après les réseaux sociaux et les politiques, la mobilisation contre l’arrêt des « Guignols de l’info » gagne la presse.
Alors que le sort de l’émission satirique de Canal+ n’est pas encore officiellement fixé, les journaux français qualifient son possible arrêt de « régression », vendredi 3 juillet, dénonçant en particulier le rôle que pourrait jouer Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, la maison mère de la chaîne cryptée.

Pour Les Echos, « l’affaire des Guignols illustre la “méthode Bolloré” » : « Comme à chaque fois qu’il gère un nouveau business, Vincent Bolloré se mêle de tout. »
Libération, sous la plume de Jean-Christophe Féraud, ajoute qu’« au-delà des “Guignols”, Bolloré semble bien décidé à reprendre en mains la chaîne à péage ».

Lire : « Les Guignols » craignent de disparaître sous Bolloré

Mais « l’industriel breton n’a sans doute pas pris la mesure du séisme qu’il risque de provoquer.
Fermer une lucarne de l’humour et de la dérision, ce n’est pas fermer un site de production.
C’est faire tomber un monument de la satire française. C’est, surtout, faire planer l’ombre d’une censure qui ne veut pas dire son nom », analyse Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

« Que des raisons politiques »

Pour Daniel Muraz, l’éditorialiste du Courrier picard, « l’arrêt des “Guignols” serait un signal déplorable et une régression dans un paysage audiovisuel où les espaces de liberté, de satire et d’esprit critique ne sont pas légion ».



« En s’attaquant aux “Guignols”, Vincent Bolloré applique, certes, la méthode du “payeur décideur” qu’il affectionne.
Mais il va mettre à mal tout Canal+ en condamnant l’une des émissions historiques dont le succès ne se dément pas, à l’inverse, par exemple, du “Grand Journal” », fait valoir Laurent Bodin de L’Alsace.

Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre-Ouest, ne voit que « des raisons politiques » derrière l’arrêt supposé des « Guignols ».
 « A l’approche de la campagne présidentielle, Vincent Bolloré est suspecté de vouloir faire plaisir aux politiques en rangeant leurs marionnettes au placard.
Quelle erreur ! La plupart les adorent », note Hervé Favre dans La Voix du Nord.

Bernard Stephan fait lui un parallèle entre les attentats du mois de janvier à Paris et la rumeur de disparition des « Guignols ».
« Que l’année de l’assassinat de la rédaction de Charlie Hebdo on vienne couper court à plus de trente ans de facéties politiques et la boucle serait bouclée », martèle l’éditorialiste de La Montagne-Centre France.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/07/03/l-arret-des-guignols-un-signal-deplorable-selon-la-presse_4668491_3236.html#ViMJugZO3e6ZTQyF.99

2860
Quand le décolleté décolle, deux pilotes virés pour un selfie



Ce fut un retour à la réalité douloureux pour les deux pilotes du vol Aerolineas Argentinas reliant Buenos Aires à Rosario la semaine dernière. Des photos de la pulpeuse actrice Vicky Xipolitakis dans le cockpit suscite le scandale dans le pays.

Deux pilotes argentins de la compagnie aérienne nationale argentine furent licenciés après avoir invité l’actrice argentine à l’énorme… personnalité, Vicky Xipolitakis dans la cabine de pilotage lors du décollage du vol reliant Buenos Aires à Rosario.



L’actrice, qui a commencé dans l’industrie pornographique mais qui se consacre dorénavant à sa carrière d’actrice «conventionnelle», a enregistré une vidéo et pris des selfies lors de son passage dans le cockpit de l’avion.
C’est grâce aux photos qu’elles a posté sur twitter jeudi et à la vidéo qui a circulé sur une chaine de télévision que les deux pilotes, Patricio Zocchi Molina et Federico Matias Soaje, selon le site anglais the Mirror, furent identifiés.



Sur la vidéo on peut apercevoir l’actrice à la plantureuse poitrine simuler le pilotage de l’avion en faisant semblant de pousser le manche d’accélération. Les deux pilotes rient avec elle en lui affirmant que cet avion lui appartient un peu car elle paye ses impôts.

Cependant, le problème est que seul le personnel autorisé a normalement le droit de s’introduire dans une cabine de pilotage. En effet depuis les évènements du 11 septembre, l’accès au cockpit est strictement interdit aux passagers.

Mariano Recalde, politicien argentin et président de Aerolineas Argentinas depuis 2009, déclare que les deux pilotes sont des personnes irresponsables et ont mis en danger la sécurité des passagers à bord. Recalde a demandé à la justice d’ouvrir une enquête selon l’article 190 du Code Pénal local.

De plus, au moins 11 des 36 personnes présentes à bord du vol ont déposé un recours légal, exigeant une indemnisation de 250.000 pesos (près de 25 000 euros) chacun pour «dommage moral et psychologique», selon le quotidien espagnol El Mundo. Quant à l’actrice, elle sera sanctionnée par la compagnie aérienne.


http://francais.rt.com/international/3771-argentine-avion-pilotes-vires

2861
La directive sur le congé de maternité n'est plus à l'agenda de la Commission cette année

Après des années de bras de fer entre les institutions européennes au sujet d’un projet de directive pour un congé de maternité de 18 semaines dans l’UE, la Commission européenne a décidé mercredi de retirer son projet de loi.

«Une marche arrière» pour l’amélioration de la protection des femmes enceintes, accouchées et allaitantes, pour l’eurodéputée socialiste belge Marie Arena.

Le Parlement européen et les Etats membres (colégislateurs) ne parviennent pas à s’entendre depuis 2010 sur la révision de la directive sur le congé de maternité, présenté en 2008 déjà. La situation a incité à la Commission à supprimer le dossier de son programme de travail pour 2015, tout en promettant de présenter l’année prochaine une nouvelle initiative de protection minimale des mères plus en phase avec l’évolution de la société.

«Prolonger le blocage actuel et laisser une proposition sur la table alors qu’elle n’a aucune chance d’être adoptée n’aide en rien les mères travailleuses dans leur vie quotidienne», justifie l’exécutif européen.

C’est une marche en arrière aux yeux de Marie Arena, qui déplore que «le droit fondamental d’une garantie d’un congé de maternité de 18 semaines dont six payées à 100% et le reste à 85% pour toutes les mères européennes ne soit pas prioritaire».

Elle exige de la Commission que la nouvelle initiative promise reprenne les revendications de la directive défunte, mais aussi révise la directive sur le congé parental et propose un congé paternité européen de minimum dix jours.

Examinant les autres procédures législatives laissées en friche par le Parlement européen et le Conseil (les Etats membres), la Commission européenne a aussi décidé de retirer de son programme de travail 2015 la directive sur la diffusion de données satellitaires d’observation de la Terre. Elle a par contre opté de maintenir le projet de règlement sur l’agriculture et l’étiquetage des produits biologiques vu les progrès engrangés.

http://www.sudinfo.be/1323297/article/2015-07-01/la-directive-sur-le-conge-de-maternite-n-est-plus-a-l-agenda-de-la-commission-ce

2862
Microsoft prend le contrôle de noms de domaine: comme si Sony prenait possession de YouTube...

C'est une bien étrange sanction qui vient de frapper une société de services sur Internet. Ce lundi 30 juin, l'entreprise No-IP a constaté que 22 de ses noms de domaines (les machin.com ou bidule.biz) avaient été saisis... par Microsoft.

No-IP est une boîte Internet créée à une époque où il n'était pas possible de s'offrir un nom de domaine en deux clics, trois mouvements (comme maintenant), nous explique l'un des développeurs de Slate.
Ce site propose ce qu'on appelle des sous-domaines (tel que andreafradin.bloublou.biz), afin d'associer des mots qui ont un sens à l'adresse IP qui caractérise chaque machine connectée à Internet.
Comme il n'est pas simple de retenir par coeur la suite de chiffres qui compose les adresses IP, No IP (pas d'IP donc) a connu un succès certain.

Mais ces derniers jours, les nombreux utilisateurs de No-IP ont donc eu une mauvaise surprise: impossible d'accéder à leur site.


«Ce n'est pas un problème technique, a alors réagi No IP. Ce matin, Microsoft a mis en oeuvre une décision de justice fédérale et a saisi 22 de nos domaines les plus popualires.»


 

Pourquoi?


«Parce que [Microsoft] affirme que certains des sous-domaines ont été victimes de créateurs de malwares.»

Se disant «très surpris», No-Ip reproche à Microsoft «cette action draconienne qui a affecté des millions d'internautes innocents». De son côté, le géant informatique rétorque que cette décision est légitime, puisqu'elle vise à combattre la cybercriminalité. Le blog officiel de Microsoft met ainsi en cause le rôle de No-Ip, et de son infrastructure, dans la propagation de logiciels malveillants:


«Nous prenons No-IP à partie en tant que propriétaire d'une infrastructure fréquemment exploitée par les cybercriminels.»

L'entreprise aurait néamoins rendu 18 des 22 noms de domaines dont elle avait pris le contrôle à No-IP, raconte Ars Technica. Les erreurs techniques rencontrées par les utilisateurs de No-IP à la suite de cet incident seraient simplement dues au fait que Microsoft n'avait pas l'infrastructure adaptée pour offrir les services que propose No-IP, écrit TechDirt.

Concrètement, le géant aurait été submergé par le nombre de requêtes émises à chaque connexion sur un site: à chaque fois en effet, la machine demande aux serveurs quelle est l'adresse IP associée au nom qu'elle indique.




Voilà ce qu'il se passe quand vous voulez aller sur un site Internet: votre machine demande son chemin à des serveurs qui «savent» à quelle adresse IP correspond le nom de ce site | Schéma réalisé en 2012 pour le site Owni.fr, parfaitement applicable pour Slate.fr!

«La leçon principale de cette histoire, c'est qu'elle rappelle l'insécurité des possesseurs de noms de domaine», réagit l'ingénieur Stéphane Bortzmeyer, contacté par téléphone. Ce dernier rappelle que la plupart des internautes ignorent les règles en vigueur pournoms de domaines, tous ces sites en .com, .org, .biz, etc. Or dans la mesure où la plupart des bureaux responsables de l'enregistrement de noms de domaines (on les appelle registrars) sont placés aux Etats-Unis, il suffit d'une simple décision de justice américaine pour faire sauter les sites Internet! C'est ce dont a bénéficié ici Microsoft, et ce qu'a aussi  appris à ses dépens le médiatique fondateur de Megaupload, en 2012. Megaupload.com a en effet été fermé lors d'une vaste opération menée conjointement par le FBI et les autorités d'autres pays concernés par ce site de téléchargement et de streaming illégal.

La procédure n'a donc rien d'inédit. Stéphane Bortzmeyer indique aussi qu'un autre site, bien connu des amateurs de foot, rojadirecta.com avait été abattu en 2011 à la suite d'une  demande des ayants droit américains.

Mais le procédé n'en est pas moins inquiétant. Il rappelle d'abord la mainmise des Etats-Unis sur bon nombre de sites Internet. Et fait craindre ensuite d'autres actions du genre, fréquentes aux Etats-Unis, provoquées au motif de la lutte contre le piratage ou la cybercriminalité.

Sur Hacker News, un internaute imagine: et si Sony prenait le contrôle de Youtube.com sous prétexte que la plateforme vidéo de Google est parfois le théâtre de violation du copyright?

Andréa Fradin

http://www.slate.fr/story/89371/microsoft-controle-noms-de-domaine

2863
nature-ecologie / Tremblez, l'IPcalypse est proche
« le: 04 juillet 2015 à 11:45:52 »
Tremblez, l'IPcalypse est proche



Le nombre d’appareils connectés à Internet a explosé : le réservoir de 4 milliards d’adresse IP a été atteint. Un nouveau standard existe depuis des années mais trop peu d’organisations et d’entreprises s’y sont préparées.

Arrêtez tout, nous sommes trop nombreux sur Internet. La menace planait depuis une dizaine d’années, elle est finalement arrivée: le stock d’adresses IPv4 est quasiment épuisé. Petite remise au point pour l’utilisateur moyen –donc vous, moi, et 95% des internautes– qui n’aurait pas suivi: tout portable, ordinateur, tablette connecté au Web se voit attribuer une adresse IP (pour Internet Protocol) pour naviguer dans le réseau.



Jusqu’ici, la plupart des appareils utilisaient la première version des IP: l’IPv4 (pour version 4). Avec toutes les combinaisons de chiffres possibles, il existait un réservoir de plus de quatre milliards d’adresses IP. Réservoir à sec depuis le 3 février 2011: l’Icann, l’autorité suprême de régulation de l’Internet, a annoncé qu’elle avait distribué ses derniers lots.

Comment survit-on depuis? Sur les dernières réserves. L’Icann avait tout donné à des opérateurs régionaux, qui se sont chargés depuis de les dispatcher dans leurs zones géographiques respectives. Certains ont aussi utilisé le NAT (Network adress Translation) qui permet à plusieurs personnes de se connecter simultanément et indépendamment sur la même adresse. Et, enfin, on a aussi pu récupérer d’anciennes adresses non-utilisées par les entreprises qui en avaient été généreusement dotées.

Une nouvelle version prête depuis les années 1990


 
Cette fois, en juillet 2015, ça y est. On a fait tous les fonds de tiroirs, la pénurie d’adresses est avérée. L’Arin (American registry for Internet Numbers) commence à placer les demandes sur liste d’attente. Si on le laissait de côté, ce petit problème technique étranglerait le Web. Adieu croissance du réseau, Apple Watch et frigos connectés.


Heureusement, depuis les années 1990, les ingénieurs ont eu le temps de voir venir cette pénurie et ont mis en place un nouveau standard d’IP.

Voilà le futur d’internet, l’IPv6:


 

L'Icann demande l'adoption de ce nouveau protocole depuis plusieurs années. Mais ce changement de modèle passe par un bouleversement profond de l’infrastructure. Le réseau doit pouvoir gérer ces nouvelles adresses et router le trafic. Ce qui demande des investissements financiers importants.

Seuls 7% des internautes mondiaux en IPv6

Free, Facebook, Google, Yahoo, et d'autres grands noms ont déjà passé le cap. Mais beaucoup d’organisations ou d’entreprises (dont les fournisseurs d’accès internet) tardent à se lancer. Si l’on s’appuie sur cette infographie de Google, l’IPv6 représente seulement 7% des utilisateurs dans le monde.



En Suisse, en Belgique et aux Etats-Unis, plus de 20% des appareils sont connectés en IPv6. En France, seulement 5%.



Si nous, internautes moyens, devrions ne rien remarquer de cette IPcalypse dûe à la procrastination des acteurs de l’Internet, nous serons totalement rassurés une fois l’IPv6 passé. Cette version a l’avantage d’avoir un stock de 3,4x10 puissance 38 adresses IP. Soit 340 fois 1000 milliards de milliards de milliards de milliards...

http://www.slate.fr/story/103869/internet-penurie-adresse-ip-ipcalypse

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Utrecht, la ville où la pauvreté n'existera (peut-être) plus

Au Pays Bas, Utrecht va expérimenter le «revenu de base inconditionnel» à partir de janvier.

Pour éradiquer la pauvreté, il suffit de payer les pauvres. L'idée peut paraître candide mais elle a déjà fait son chemin et a même un nom: revenu de base, allocation universelle ou encore revenu inconditionnel d’existence. Ce revenu régulier, attribué sans condition, permettrait à tout citoyen, au chômage ou non, de subvenir à ses besoins essentiels.


À partir de janvier 2016, la ville d'Utrecht au Pays-Bas (300.000 habitants, 4e ville du pays) a décidé de tenter l'expérience avec un groupe de 300 citoyens au chômage et bénéficiaires des minima sociaux.

Ils recevront chaque mois entre 900 euros (pour un adulte seul) et 1.300 euros (pour un couple ou une famille). Parmi eux, une cinquantaine aura le fameux «revenu inconditionnel». La somme attribuée ne changera pas, et ce, même s'ils trouvent un travail ou une source de revenu. Les autres seront soumis aux exigences habituelles de recherche d'emploi et de revenu admissible.

Un système qui encourage le chômage?

Les défenseurs du revenu universel, comme le collectif Basic income earth network, sont convaincus que ce modèle permettrait d’éradiquer la misère, de lutter contre les inégalités, de favoriser l’émancipation de l’individu et de développer une sphère d’activité non-marchande. Libéré des contraintes financières, chacun pourrait choisir la quantité de travail qu'il souhaite accomplir, et s'investir dans d'autres activités, comme le bénévolat ou la formation.


 

Mais l'idée est loin de faire l'unanimité. En France par exemple, elle est rejetée par une majeure partie des groupes politiques, même à gauche. Parmi les (nombreuses) critiques, cette mesure encouragerait les bénéficiaires à rester au chômage et à vivre de leur revenu de base.



C'est justement pour vérifier ce postulat que la ville d'Utrecht met en place cette expérience, comme l'expose la chargée du projet Nienke Horst à Quartz:


«Les gens disent que les bénéficiaires ne vont pas chercher à retrouver du travail. Nous allons le vérifier. Nous, nous pensons que plus de gens seront un peu plus heureux et qu'ils finiront quand même par trouver un travail».

Alors que l'UE connaît une crise sans précédent, avec un taux de chômage de 20% pour les jeunes, l'initiative néerlandaise est à surveiller de près.


http://www.slate.fr/story/103877/revenu-de-base-inconditionnel-utrecht-pays-bas

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Info php -web .... / Pédopornographie : coup de filet en Martinique
« le: 04 juillet 2015 à 11:41:04 »
Pédopornographie : coup de filet en Martinique


Grâce à un logiciel mis à disposition de la gendarmerie par une fondation américaine, les enquêteurs de la section de recherches ont pu interpeller cinq hommes « au-dessus de tout soupçon » , âgés de 35 à 50 ans. Ils sont poursuivis pour détention et transmission d'images sexuelles mettant en scène des mineurs.



Le message se veut clair : même chez vous, « à l'abri » derrière votre écran, la justice peut vous retrouver en cas de dérapage sur le net. Jeudi matin, cinq personnes ont été déférées devant le parquet des mineurs de Fort-de-France, pour « détention, diffusion et consultation habituelle de fichiers à caractère pédopornographique » (photos ou vidéos sexuelles mettant en scène des mineurs, voire de très jeunes enfants).

« Ce sont tous des hommes, pour certains des pères de famille et, pour la plupart, parfaitement insérés » , décrit Gaëlle Colin, substitut du procureur en charge du pôle famille au parquet de Fort-de-France. « Lors des perquisitions, ils ont été retrouvés, selon les cas, en possession de dizaines d'images ou de vidéos, soit jusqu'à près de 50 000 fichiers. »

Inconnus de la justice jusqu'ici, aucun d'eux ne travaillait au contact régulier d'enfants. Placés sous contrôle judiciaire en attendant d'être jugés dans un mois et demi, ils encourent une peine de 7 ans de prison, 100 000 euros d'amende, ainsi qu'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.

IDENTIFICATION DES ADRESSES IP

À l'origine de cette opération, une sollicitation reçue par la gendarmerie de Martinique en février. Une agence britannique et une fondation américaine en charge de la protection de l'enfance ont proposé de participer au projet « Caribean Guardian » , visant à mettre hors d'état de nuire ceux qui échangent des fichiers pédopornographiques de manière importante.

Pour cela, la fondation américaine a mis un logiciel à disposition de différents services de police de la Caraïbe. La section de recherches de la gendarmerie a saisi la balle au bond. « L'intérêt de cet outil est qu'à partir d'une base de données d'images déjà répertoriées, il permet d'identifier des adresses IP et de les géolocaliser rapidement selon la zone de recherches » , détaille le colonel Philippe Debarge, commandant de la gendarmerie de Martinique. Dans un second temps, les investigations menées ont permis d'identifier ceux qui, derrière leur machine, étaient les véritables détenteurs de ces images.

En mai, un certain nombre d'individus a été interpellé, auditionné et du matériel informatique a été saisi. Venus de l'Hexagone, des gendarmes spécialistes en nouvelle technologie ont analysé les objets saisis. Les mis en cause ont aussi fait l'objet d'expertises psychiatriques.

EN ATTENTE D'AUTRES INTERPELLATIONS

L'enquête, qui n'est pas terminée, pourrait aboutir à de nouvelles interpellations dans les prochaines semaines. Des investigations complémentaires visent également à établir la provenance de certaines images. « Il ne faut pas oublier que derrière la détention de ces fichiers, il y a des faits plus graves de viols et d'exploitations d'enfants. Et, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ces photos ou vidéos n'ont pas toutes comme origine des pays exotiques mais peuvent aussi avoir été réalisées près de chez nous. »

R.L.(France-Antilles Martinique)

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/regions/dans-la-caraibe/pedopornographie-coup-de-filet-en-martinique-329466.php