Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - mike

2956
Le terroriste de Sousse se serait entraîné en Libye avec ceux qui ont attaqué le Musée du Bardo





Après plusieurs jours d’enquête et des arrestations, des responsables tunisiens ont affirmé, mardi 30 juin, que Seifeddine Rezgui, le tueur qui a abattu 38 personnes, principalement des Britanniques, dans un hôtel de la station balnéaire de Sousse en Tunisie, avait des liens avec les auteurs de l’attaque contre le Musée du Bardo à Tunis.

Selon l’enquête menée par le gouvernement tunisien, Rezgui s’est trouvé en Libye en même temps que les deux Tunisiens qui ont tué 22 personnes, principalement des touristes visitant le musée, en mars. « Nous avons confirmé que le tueur s’était entraîné au maniement des armes en Libye en même temps que les assaillants du Bardo », a dit Rafik Chelli, un haut responsable du ministère de l’intérieur. Selon les autorités tunisiennes, Seifeddine Rezgui se serait rendu en janvier dans la ville libyenne de Sabratha, où se trouvaient déjà les deux assaillants du Bardo.

Football et radicalisation

Seifeddine Rezgui, né en 1990, s’était installé à la rentrée 2011 à Kairouan, où il s’est inscrit à l’Institut supérieur des sciences appliquées et de technologie. Il y a poursuivi des études jusqu’au master dans la filière « pilotage et réseaux industriels ». Durant ses deux premières années à Kairouan, l’étudiant a mené une vie typique de sa génération, selon les éléments rapportés par la presse tunisienne. Il était un passionné de football – ardent supporteur du Real de Madrid et du Club africain de Tunis – et de breakdance.

A l’automne 2013, le jeune homme ordinaire a semblé changer. Sa page Facebook (fermée depuis l’attaque de Sousse) a diffusé principalement des messages islamistes à partir du début 2014, rapporte Hedi Yahmed, rédacteur en chef du site d’information Hakaekonline et auteur d’un ouvrage (Sous la bannière du vautour, non traduit en français) sur la mouvance djihadiste tunisienne.

C’est l’époque où Seifeddine Rezgui a commencé à fréquenter les milieux salafistes de Kairouan, une ville restée fière de son prestigieux passé de centre de rayonnement de l’enseignement coranique en Afrique du Nord. Cet automne 2013 a été particulièrement tendu entre le mouvement salafiste Ansar Al-Charia et le gouvernement, dirigé alors par le parti islamiste Ennahda.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2015/06/30/le-terroriste-de-sousse-se-serait-entraine-en-libye-avec-ceux-qui-ont-attaque-le-musee-du-bardo_4665153_3210.html#4RxUvkMVSLp4KvVL.99

2957
Après une baignade, il meurt noyé alors qu’il a eu le temps de marcher jusqu’à la maison!



Johnny Jackson, un jeune homme de 10 ans de la Caroline du Sud, est mort dimanche des suites d’une noyade sèche. Le garçon s’était baigné plus d’une heure auparavant et il avait même eu le temps de marcher jusqu’à sa maison avec sa mère.

Selon les experts médicaux, l’enfant avait une bonne quantité d’eau dans les poumons, mais il n’aurait montré aucun signe de détresse respiratoire.

Aux dires de sa mère, elle a donné un bain à son fils et après que celui-ci lui ait dit qu’il s’endormait, elle l’a retrouvé quelques minutes plus tard dans un état très précaire. Elle l’a immédiatement amené à l’hôpital, mais il était déjà trop tard.

Selon les statistiques, 3600 Américains meurent annuellement de noyade. Un très faible pourcentage de ce nombre meurt quelques heures après avoir été en contact avec de l’eau.

Parmi les signes qui peuvent être repérés, on dénote de la difficulté à respirer, une fatigue extrême et un changement drastique de comportement. Ces trois signes combinés peuvent indiquer que le cerveau a de la difficulté à avoir toute l’oxygène dont il a besoin.

Si de tels signes sont observés chez vos enfants après une baignade, il est fortement conseillé de consulter un médecin le plus tôt possible.

N’hésitez pas à passer le message, ça pourrait éviter un drame dans votre entourage.

http://www.ayoye.com/nouvelles/apres-une-baignade-il-meurt-noye-alors-quil-a-eu-le-temps-de-marcher-jusqua-la-maison/

2958
Anonymous ► Rendons hommage à tous les illuminés, à tous les rebelles, aux agitateurs


2959
Grèce : Alexis Tsipras a raison, ses solutions sont crédibles. L'Europe doit l'entendre

LE PLUS. Le défaut de paiement de la Grèce semble inexorable. Alexis Tspiras, le Premier ministre grec, a implicitement confirmé que son pays n'honorera pas sa dette de 1,5 milliard d'euros au FMI ce 30 juin. Liêm Hoang Ngoc, fondateur de la Nouvelle Gauche Socialiste, co-auteur du rapport du Parlement européen sur les opérations de la Troïka, déplore l'attitude des créanciers de la Grèce.

Édité par Sébastien Billard  Auteur parrainé par Baptiste Legrand



Alexis Tspiras est Antigone. Rien ne justifie l’obsession des créanciers de la Grèce de refuser l’enterrement des memorandums qui, appliqués à la lettre depuis 2010, ont fait montre de leur incapacité à faire repartir l’économie grecque et à réduire son taux d’endettement. En Grèce, pas plus qu’en France en 2005, un "non" au référendum le 5 juillet ne serait un "non à l’Europe". Il serait un "non" à l’Europe ordo-libérale !

 

Les Grecs souhaitent rester dans l’euro. Dans le dialogue que l’Allemagne et la France ont d’ores et déjà déclaré vouloir reprendre avec la Grèce, le "non" créerait un rapport de force nécessaire pour rendre possible, au sein de la zone euro, la mise en œuvre de politiques plus keynésiennes, telle que celle défendue par le ministre des Finances Yanis Varoufakis.

 

Restructurer la dette, éviter une austérité sans fin


 

La dette grecque a fait son nid à l’ombre d’un Etat corrompu, complaisant à l’égard de l’évasion et la fraude fiscale auxquelles s’adonnent une partie des classes riches grecques. Malgré la "consolidation budgétaire" imposée par la "Troïka", le ratio dette/PIB a explosé, dépassant 175% du PIB.

 

C’est pourquoi il faut commencer, comme le demande Syriza, par la restructurer afin d’éviter une austérité sans fin. C’est pourquoi il faut adapter le rythme de réduction des déficits à la conjoncture pour ne pas tuer la reprise, ce qu’a obtenu Alexis Tsipras en négociant un excédent primaire de 1% au lieu de 3% pour 2015.

 

C’est pourquoi il est judicieux, comme le propose Syriza, d’instaurer des impôts sur le revenu et sur les sociétés progressifs et mettre en chantier une véritable réforme du recouvrement fiscal.

 

Tel est précisément le programme pour lequel le Premier ministre grec a été porté au pouvoir. Ce programme est d’autant plus crédible qu’il prévoit d’indexer le remboursement créanciers sur la reprise de la croissance, afin d’éviter un nouvel emballement de la dette.

 

Les "aides" à la Grèce n'ont rien coûté au contribuable


 

Dès 2010, le FMI, appelé au secours de la Grèce, reconnaissait que la dette grecque était insoutenable et demandait sa restructuration immédiate.

 

Une première restructuration interviendra, trop tard, en 2012 seulement, après que les Etats de la zone euro aient racheté les titres grecs détenus par les banques (BNP, Société Générale, Crédit Agricole, Deutsche Bank, Commerze Bank…), afin de socialiser leurs pertes et qu’un montage financier intergouvernemental eût permis de créer le Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont la mission fut d’emprunter sur les marchés pour racheter au rabais les titres des pays en difficulté, porteurs d’intérêt (et, à échéance, de plus-values).

 

La BCE elle-même racheta 33 milliards de titres grecs aux banques. Ces "aides", dont la destination finale relève de la privatisation des profits et la socialisation des pertes du secteur financier, n’ont rien coûté au contribuable. Elles ont même rapporté des intérêts aux Etats, avant leur gel temporaire. Les intérêts et les plus-values réalisées par la BCE sur les titres grecs arrivés à échéance sont mêmes reversés à la Grèce afin que celle-ci rembourse le FMI.

 

La France a consenti 11 milliards de prêts bilatéraux à la Grèce, qu’elle a emprunté à taux quasi-nul sur les marchés. Le FESF détient 148 milliards de titres grecs rachetés aux banques, eux-mêmes acquis après emprunts à taux quasi-nul. Le FESF est gagé sur 450 milliards de garanties d’Etat, mobilisées en cas de défaut.

 

En clair, les Etats ne paieraient… que s’ils poussaient la Grèce dehors ! La France devrait alors débourser 30 milliards de garanties d’Etat et renoncer à une partie du recouvrement des 11 milliards prêtés.

 

Une absence totale de légitimité démocratique


 

Ce sont désormais des institutions publiques (Etats à travers les prêts bilatéraux et le FESF, la BCE et le FMI) qui détiennent l’essentiel de la dette grecque. Les marchés n’en détiennent plus qu’une infime part. La décision d’octroyer ou non les aides à la Grèce relève donc décisions éminemment politiques des créanciers, ce qui pose le problème de leur contrôle démocratique.

 

A cet égard, les politiques imposées par l’Union européenne au peuple grec souffrent d’une absence totale de légitimité démocratique, d’autant plus forte que le peuple grec lui-même vient de rejeter la politique qui lui a été imposée sans que celle-ci n’ait au préalable fait l’objet d’un débat démocratique à l’échelle européenne.

 

Aucune procédure de délibération engageant le triangle institutionnel Conseil-Commission-Parlement européen, selon les canons de la méthode communautaire, n’a présidé à la conception des mémorandums.

 

C’est dans l’opacité de l’Eurogroupe, instance informelle réunissant les ministres des Finances de la zone euro avant chaque conseil Ecofin, que sont décidées les politiques dont la "Troïka", rebaptisée les "institutions", est chargée de surveiller l’application. Les mémorandums sont invariablement construits autour de l’austérité budgétaire et salariale.

 

Aveuglement dogmatique ? incompétence ? cynisme ?


 

Appliquée à la lettre par les gouvernements de Georges Papandréou, puis d’Antonio Samaras, cette politique a systématiquement échoué. Est-ce alors par aveuglement dogmatique, par incompétence, ou par cynisme politique que les Etats de l’Eurogroupe s’entêtent à demander de nouveaux sacrifices au peuple grec ?

 

Les récents événements tendent à valider la thèse du cynisme politique. Considérant que les "pares feux" financiers permettant d’éviter la contagion sont désormais suffisants, de nombreux chefs d’Etats et de gouvernement n’ont aucun intérêt à laisser émerger la possibilité d’une autre politique dans la zone euro dont la réussite pourrait, au demeurant, faire germer des Syriza et Podemos dans leur propre pays.

 

Comment expliquer le revirement du FMI dont la présidente militait encore, en janvier 2014, en faveur d’un allongement de la maturité et d’une baisse des taux (i.e. une restructuration) de la dette grecque.

 

Comment expliquer que ce qui fut envisagé avec Antonio Samaras, Premier ministre de Nouvelle Démocratie, est désormais refusé à Alexis Tsipras ?

 

La France a un rôle à jouer

 

Quelle légitimité l’Eurogroupe a-t-il, d’aller jusqu’à dicter le taux de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu grec et pinailler sur les taux de TVA proposés par le gouvernement sur les produits alimentaires de base, les soins et la restauration ? De quel droit les ministres des Finances de la zone euro ont-il exclu le ministre des Finances grec de la dernière réunion de l’Eurogroupe ?

 

Dans le rapport de force qui se noue dans une Europe plus intergouvernementale que jamais, l’influence de la France peut s’avérer déterminante. Lorsqu’il a reçu, lundi 22 juin, la délégation de signataires de l’appel en faveur du peuple grec, le président de la République nous a déclaré œuvrer afin que le dialogue ne soit pas défavorable à la Grèce. Il faudrait pour cela qu’il entende enfin Antigone, pour ne pas subir le destin de Créon.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1392111-grece-l-austerite-a-echoue-le-cynisme-politique-de-l-europe-conduit-ce-pays-a-la-ruine.html

2960
Roaming : l'Europe signe son arrêt de mort, pour le 15 juin 2017...

On le sait, les frais de roaming sont dans le collimateur de la Commission européenne depuis des années et malgré les baisses de prix de gros imposées aux opérateurs, Neelie Kroes, l'ancienne commissaire chargée de la stratégie numérique a maintes fois répété qu'elle voulait y mettre fin. Car l'itinérance continue de coûter cher aux voyageurs européens lorsqu'ils passent des appels depuis l'étranger ou pire, s'ils osent faire de l'internet mobile.


La mort du roaming devait même être actée au sein du Paquet Télécom, cet ensemble de lois européennes censées réorganiser le secteur dans l'Europe des 28 et de parvenir à un marché unique. Fin 2013, la Commissaire proposait explicitement la fin du roaming – données, appels et SMS – pour 2014. L'an passé, le Parlement européen avait acté la mort de ces frais pour le 15 décembre 2014.

Mais le lobby des opérateurs est passé par là, il faut dire que ces frais constituent une vraie manne (4 milliards d'euros par an), notamment pour les pays touristiques comme la France. Le Conseil européen aurait alors plaidé pour un report à 2018 de cette décision.

En mars dernier,  le conseil de l’UE se disait favorable à une période transitoire, avant une nouvelle concertation prévue pour 2018. En attendant, un mécanisme provisoire devrait être mis en place : la proposition du conseil de l’UE envisageait l’introduction d’un quota journalier de data et de minutes de communications facturées à l’utilisateur au tarif local. Puis, une fois ce quota dépassé, l’opérateur pourrait alors facturer la communication à des prix plus élevés, mais plafonnés.

Les classes de service validées


Finalement, on apprend ce mardi que "roaming" va complètement disparaître à compter du 15 juin 2017, après la conclusion d'un accord intervenu dans la nuit de lundi à mardi entre le Parlement européen et les Etats membres. A cette date, les appels reçus et passés, ainsi que l'Internet mobile depuis un pays de l'union ne seront plus surfacturés. Il seront considérés comme du surf ou des appels nationaux.

En attendant, l'accord prévoit aussi une dernière baisse de ces frais à compter du 30 avril 2016 (avec l'instauration d'un surcoût maximal de 0,05 euro par minute d'appel, 2 cents pour les SMS), ainsi qu'un volet sur la neutralité d'internet et des garanties exigées des opérateurs sur la qualité des connexions.

"Près de deux ans après que la Commission européenne a mis sur la table sa proposition visant à créer un marché unique des télécommunications, un accord a été conclu avec le Parlement européen et le Conseil", s'est félicitée la Commission dans un communiqué.

"C'est la fin d'un long processus et nous sommes ravis d'avoir pu produire un résultat qui se traduira par une amélioration concrète pour les citoyens au sein du marché unique", s'est réjoui au cours d'un point de presse le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas.

En matière de neutralité du net, les fournisseurs d'accès ne pourront pas bloquer ou ralentir certains contenus ou applications, sauf dans un certain nombre d'exceptions, notamment pour empêcher des cyber-attaques. Néanmoins, la notion de classes de service chère à plusieurs opérateurs est validée.

Traduction : ils pourront proposer à leurs clients des conditions de trafic privilégiées (donc facturées plus chères), dès lors que, globalement, une qualité d'accès à internet satisfaisante sera assurée pour l'ensemble des usagers (best effort).

Le texte doit maintenant être officiellement approuvé par le Parlement européen et le Conseil.

http://www.zdnet.fr/actualites/roaming-l-europe-signe-son-arret-de-mort-pour-le-15-juin-2017-39821682.htm

2961
Des « zombies » envahissent un centre commercial contre TAFTA



Des « zombies » envahissent un centre commercial contre TAFTA

Tribunaux arbitraux, facilités pour les multinationales, alignement des techniques de production sur les Etats-Unis, poulet au chlore,… certains citoyens comprennent la menace du traité transatlantique et veulent s’y opposer avant qu’il ne soit trop tard. Un Flashmob anti-TAFTA fut organisé par un groupe de belges engagés.

Un exemple de désobéissance civile

Plusieurs personnes vont prendre d’assaut un centre commercial avec les yeux bandés. Ils feront mine de manger des cuisses de poulet traitées au chlore avant de tomber à terre sous les yeux curieux des consommateurs. Les services de sécurité du centre commercial vont malheureusement faire interdire l’action quelques minutes après. Pas bon pour le commerce. Un flashmob « c’est cool », sauf quand c’est un engagement citoyen, visiblement…




Un des manifestants témoigne : « Les multinationales auront la possibilité de contourner les lois nationales en matière d’environnement, santé publique, sécurité alimentaire, etc., si elles trouvent que celles-ci nuisent à leurs bénéfices. Aux États-Unis, il est par exemple permis de nettoyer des poulets avec du chlore. Sous le TTIP, les autorités européennes ne pourront plus interdire de telles pratiques. Les pouvoirs communaux ne pourraient plus non plus, par exemple, choisir d’acheter du café et du papier exclusivement auprès de filiales labellisées équitables. Toutes ces problématiques ne seraient même pas exposées au jugement de cours et tribunaux nationaux, mais à une juridiction d’arbitrage privée qui a jusqu’à maintenant systématiquement choisi le camp des multinationales américaines »

https://mrmondialisation.org/brussels-flashmob-no-ttip-city2/

2962
Comment Depardieu a donné une leçon d'histoire à Hollande et Valls

Dans Le Figaro, Gérard Depardieu dénonce une élite politique, médiatique et culturelle sans "distinction" ni ambition.
Un message que le président normal devrait méditer ?



Les chemins de la désespérance mènent droit à la lucidité. Gérard Depardieu en administre un éclairant exemple, ce mardi 16 juin, dans un entretien publié par le Figaro. Depardieu n’est pas qu’un acteur énorme qui profite de son immense popularité pour multiplier les provocations. Il est bien plus que cela, pour qui veut bien aller au-delà des sentences que les médias qui le sollicitent s’empressent de populariser pour les besoins de leur renommée.

Si ce que dit Depardieu pèse aux yeux de ses contemporains, c’est bien parce qu’il fait écho avec les préoccupations du temps. Depardieu n’est pas Guillaume Canet, consensuel et émollient, bien dans l’air du temps, surfant jusqu’à l’indécence sur la vague des bons sentiments et les Petits mouchoirs de l'époque en veillant bien à ne déranger personne. Depardieu est authentiquement français à raison de ce qu’il n’est pas gros, mais énorme. Depardieu est là pour déranger, bousculer, casser.




On serait François Hollande et Manuel Valls, seuls et abandonnés par les forces vives d’un pays saisi par le déclinisme, gouvernants sans boussole en quête des moyens de raviver l’optimisme et l’espérance parmi les Français, on lirait et relirait Depardieu dans le Figaro. On y trouve en effet un diagnostic sur l’état de la société française à travers la représentation de ses élites, dans tous les domaines, d’une acuité exceptionnelle.

"Le verbe était de haute volée"

Depardieu éclaire le présent par le passé : "J’étais ami avec Michel Audiard, comme avec Jean Carmet, Jean Gabin… Le verbe était de haute volée. Ils avaient tout ce qui nous manque aujourd’hui. Pas de la distance, mais de la distinction. Maintenant, personne ne se distingue de rien, à commencer par les hommes politiques. Journalistes, acteurs pareil. On ne vit pas dans un monde où l’on peut se distinguer".

"La France s’ennuie", dit en substance Depardieu. Elle s’ennuie parce que dans tous les secteurs de la vie publique, politique, médiatique, artistique, elle ne produit plus rien qui ait pour ambition de se distinguer. Qu’on ne s’y trompe pas, Depardieu ne fait pas dans le "C’était mieux avant" à la Zemmour. Il n’est pas question pour lui de tomber dans l’engourdissement d’une nostalgie identitaire qui précède le tombeau. Non. Si Depardieu évoque ce que fut le cinéma d’avant, celui des Audiard, Gabin ou Carmet (il a oublié son copain Blier -ce génie- au passage) c’est pour regretter que de tels monstres aient disparu, et que ce phénomène est aussi, à travers le cinéma, le révélateur d’une France qui s’ennuie à l’image d’un cinéma où rien en distingue.

Depardieu a raison. Le cinéma français a toujours été le reflet de la vitalité française. On a les films que l’époque mérite. Et les stars qui vont avec. Songeons à ce qu’est devenu, par exemple, le spectacle de la cérémonie des César. Les Morgan, Gabin, Noiret, Deneuve, Rochefort, Marielle, Léotard, Ventura, Coluche ou Depardieu des années 70/80 ont été remplacés par Manu Payet, Kev Adams et les anciennes Miss météos de Canal Plus. Le cinéma français n’est plus qu’une suite de téléfilms à sketchs, produits dérivés des amuseurs de Canal Plus, dont le dernier avatar, le film "Connasse" est l’emblème parfait. Jacques Audiard est un arbre qui cache la forêt du vide. Qui oserait aujourd’hui, produire un film comme le Corbeau de Clouzot, sur l’état de la société française ?

Une France tout à la fois pèpère et mèmère

Depardieu voit juste. Le cinéma français est le reflet d’une France sans héros à distinguer. Une France tout à la fois pèpère et mèmère. Une France normale. Une France désespérément normale. Or une France normale est une France qui s’endort. Une France de Bidochon. Sans ambition et sans dessein. De ce point de vue, François Hollande, qui a été élu en promettant de renoncer à toute distinction, en proclamant qu’il serait un "président normal", est bel et bien le pendant politique de ce qu’est le cinéma d’aujourd’hui. Depardieu a tout bon. Tout se tient. La France 2015 panthéonise les grandes figures du passé parce que ses contemporains ne se distinguent en rien. Et quand elle tient un Prix Nobel de littérature, la ministre de la Culture en charge avoue qu’elle ne l’a pas lu. Même ceux qui devraient être distingués ne le sont pas. Quel vertige...

Sous Mitterrand, le cinéma célébrait Noiret, Rochefort et Marielle, Signoret, Deneuve et Baye. Sous Hollande, on célèbre Kev Adams, Manu Payet et Guillaume Canet, les Miss météo et la "Connasse" de Canal Plus.

Sous Mitterrand, les ministres s’appelaient Mauroy, Joxe, Badinter, Defferre. Même un simple Secrétaire d’Etat pouvait se nommer Max Gallo. Sous Hollande, à trois ou quatre exceptions près, on ne connait même plus les noms des ministres. Qui sait aujourd’hui le patronyme du Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international ?

Une partie de l’élite française moque Depardieu. Depardieu, le monstre. Depardieu, le copain de Poutine. Depardieu, l’autodestructeur. Depardieu, Chronos dévorant ses enfants. Depardieu qui se vend à n’importe qui, n’importe où. On même vu, en son temps, un Premier ministre, empreint de la "normalité" de l’époque, accuser Depardieu de trahison. "Minable" avait dit le premier chef de gouvernement de l’ère Hollande lorsque Depardieu avait annoncé son exil volontaire pour la Belgique, avant de choisir, in fine, la Russie. Surtout condamner Depardieu et refuser de la comprendre. Casser le miroir qu’il nous tend, à l’insupportable reflet.

Peut-on réveiller un peuple qui s’ennuie ?

Une sphère non négligeable de l’élite politique, médiatique et artistique de l’époque se refuse à comprendre que Depardieu se donne à Poutine parce que la France le désespère. Poutine n’est pas un président normal. Poutine se distingue parce qu’il a de l’ambition pour son pays et son peuple. Depardieu choisit Poutine comme on lance un ultime appel au secours. Paradoxalement, c’est par patriotisme que Depardieu brandit l’étendard de Poutine. Pour réveiller un peuple en proie au déclinisme sur fond de mésestime de lui-même. Quand Depardieu proclame que "Les Français sont plus malheureux que les Russes", il constate une évidence que l'élite française persiste à nier.

Depardieu pose la bonne question : peut-on réveiller un peuple qui s’ennuie, doute, avec une élite anesthésiante et conformiste ? Peut-on plaider pour le retour de l’optimisme et de l’ambition quand on se prétend président normal ? Ou se poser en Premier ministre avocat d’une réforme du collège qui promeut un enseignement de l’histoire qui ne distingue pas la France dans ce qu’elle emporte de plus exaltant auprès de jeunes consciences ?

Depardieu sera-t-il enfin entendu ? Ecouté ? Lui-même en doute. On lui laissera le mot de la fin, tout en souhaitant qu’il se trompe : "Moi, je suis au-delà de la révolte. C’est fini ça. J’adorerais donner des coups à condition que j’en prenne. Je parle de vrais coups, qui font saigner. Pas de petites polémiques sur le fait que je ne veuille pas payer mes impôts. La masse est bête. Et ceux qui font la masse, c’est-à-dire les journalistes, encore plus bêtes".

http://www.challenges.fr/politique/20150616.CHA6957/quand-depardieu-donne-une-lecon-politique-a-hollande-et-valls.html

2963
Les images perturbantes de ce morceau de viande affolent le web: "Je vais devenir végétarien!"



La vidéo d'un morceau de viande a perturbé de nombreux internautes. On peut voir la pièce de boeuf  bouger en faisant des mouvements qui ressemblent à des pulsations, selon le Daily Mirror. "Il bat comme un cœur", a expliqué la femme, témoin de l'étrange phénomène. "Horrifiée par la situation, elle a choisi d'enregistrer l'événement, plutôt que de le manger", peut-on lire dans la description des images. "Je vais devenir végétarien après cela!", a confié un certain Jake Ganymède sur Facebook, après avoir vu la vidéo. Selon certains internautes, il pourrait s'agir d'asticots présents dans le steak, mais le mystère reste entier quant à l'authenticité de ces images diffusées sur Youtube par la chaîne chinoise CCTV.



http://www.rtl.be/people/buzz/les-images-etonnantes-de-ce-morceau-de-viande-affolent-le-web-je-suis-en-train-de-devenir-un-vegetarien-apres-cela-video--735449.aspx

2964
Une fillette handicapée embêtée, ces bikers passent à l'action



 Ils ont l'image de gros durs et pourtant, les bikers ont aussi un coeur. Un groupe de motards du Nouveau-Mexique est venu aider une petite fille handicapée, victime des moqueries de ses camarades.


La fillette de 5 ans, qui souffre d'une légère déficience mentale, a été maltraitée et frappée sur le chemin de son école à Albuquerque. Le club de motards "The Punishers", qui compte plusieurs policiers locaux, a appris la nouvelle. Ses membres ont décidé de passer à l'action.

Ils ont rendu visite à la petite fille, en lui promettant que cela n'arrivera plus. Si c'était le cas, elle n'avait qu'à faire appel à eux et ils interviendraient directement. "Nous lui avons dit que nous serons toujours là pour elle, quoi qu'il arrive", a expliqué l'un des membres, rapporte le Huffington Post.

De quoi rendre le sourire à la petite fille, soulagée.



http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2347067/2015/06/03/Une-fillette-handicapee-emb-ecirc-tee-ces-bikers-passent-a-l-action.dhtml

2965
nature-ecologie / Des fermes flottantes pour nourrir la planète
« le: 30 juin 2015 à 19:44:09 »
Des fermes flottantes pour nourrir la planète


Oubliez les champs à perte de vue, les vaches ou montons broutant fièrement l’herbe, imaginez de vastes étendues d’eau et des serres flottantes de 200 par 350 mètres. Face à la perspective d’une population mondiale de 9 milliards d’habitants sur notre chère planète Terre en 2050(1), c’est le projet fou de ferme solaire flottante d’un cabinet d’architecte de Barcelone pour nourrir la population mondiale de manière durable.

Fermes flottantes : un projet pour une alimentation mondiale

Forward Thinking Architecture est un cabinet d’architectes basés à Barcelone qui développent des projets d’architecture, des propositions de design urbain, des solutions et des initiatives innovantes basées sur un regard neuf sur les problèmes, grâce à une vision holistique du projet et visant à créer un meilleur environnement bâti. C’est dans cet esprit qu’ils ont conçu l’idée de proposer des sources d’alimentation en poissons et en légumes à proximité des grandes villes.




Ces « fermes flottantes intelligentes » visent à proposer des solutions à la question de l’alimentation mondiale, mais aussi à limiter l’utilisation des énergies fossiles liées aux importations alimentaires, le transport des denrées alimentaires étant une source d’émission de gaz à effet de serre croissante. Généralement, les émissions du secteur agricole ont doublé depuis 50 ans et devraient encore augmenter de 30 % au niveau mondial d’ici 2050, comme le montrait la FAO récemment(2).

Une ferme basée sur le principe de l’agriculture verticale

Le principe est basé sur l’aquaponie. Pour cette ferme flottante, les produits que l’on souhaite cultiver sont placés dans des jardinières superposées et remplies d’eau enrichie en nutriments essentiels, le tout protégé par des murs transparents et surtout recouverts de panneaux solaires. Permettant une production localisée, produisant toute l’année.

Javier Ponce, l’architecte principal à l’origine du concept, explique que pour lui et ses confrères de la Forward Thinking Architecture, « l’objectif de cette ferme flottante n’est pas de remplacer l’agriculture traditionnelle, mais de proposer des alternatives d’avenir tout en préservant et en respectant l’environnement ».



En test, le projet, assurément coûteux, intéresse particulièrement les pays à forte densité de population et manquant de terres arables, comme Singapour, qui étudie actuellement sa faisabilité. Si ce projet de ferme flottante aboutit, cela permettrait un vrai gain d’espace par rapport à la quantité produite. Selon les architectes, la ferme pourrait fournir plus de 8.000 tonnes de légumes et 1.700 tonnes de poisson et tout ça par an. Elle permettrait aussi de nourrir les villes disposant d’une source d’eau à proximité de manière durable.

En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/des-fermes-flottantes-pour-nourrir-la-planete-cg#gmfrZzLIXdsMvprg.99


2966
VIDEO. Attentat en Isère: «L’hypothèse d’un fait divers camouflé en acte terroriste est plausible»



INTERVIEW - Alain Rodier, expert du terrorisme, analyse les zones d'ombres de ce qui pourrait n'être qu'une vengeance privée...

D’abord décrit comme un terroriste djihadiste, Yassin Salhi, soupçonné d’avoir assassiné et décapité son patron avant de commettre un attentat vendredi, a affirmé en garde à vue ce lundi ne pas avoir agi au nom de la religion. Déséquilibré qui se vante d’agir au nom d’Allah ? Salafiste dangereux ? Pour y voir plus clair dans ce début d’enquête atypique, Alain Rodier, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement et auteur de Grand angle sur le terrorisme (éd. Uppr), analyse pour 20 Minutes le portrait du suspect.

Quel est profil de Yassin Salhi au vu des dernières informations ?

Il faut rester très prudent sur cet homme au profil atypique. C’est un individu âgé de 35 ans, donc plus âgé [que les précédents], marié, trois enfants, en CDI. Il était donc bien intégré à la société. Il n’a pas du tout le profil d’un Nemmouche ou des frères Kouachi. En même temps, il gravitait dans la mouvance salafiste. Mais beaucoup de Français ont des contacts avec cette mouvance radicale et tous ne passent pas à l’acte.

Il nie le caractère religieux de son acte. Est-ce que ça tient debout ?

Pour le moment, en fonction des informations que nous avons, l’hypothèse d’un fait divers camouflé en acte terroriste est plausible. Lui assure qu’il a voulu se rendre intéressant en maquillant l’assassinat en acte terroriste. Une hypothèse appuyée par le témoignage d’un employé qui a expliqué qu’une dispute avait opposé Yassin Salhi et son patron. Dans la méthodologie terroriste, on n’assassine pas ses proches ou ses connaissances, mais des inconnus. Cet homme ne portait qu’un couteau et une arme factice. S’il avait vraiment voulu faire un carnage, il aurait eu des armes de poing. Et toutes les actions de ce vendredi noir en Tunisie et au Koweit ont été revendiquées rapidement, parfois la revendication était préparée à l’avance. Là, il n’y a aucune communication de Daesh.

En même temps, il y a des signes de religiosité…

En effet, la mise en scène macabre avec les drapeaux rappelle les vidéos de Daesh. Mais attention, ces bannières-là ne sont pas celles estampillées Daesh, qui sont noires avec un rond représentant le sceau du prophète.


video :


Que dire de ses rapports avec la Syrie ?

Il s’est visiblement rendu en Syrie, mais les témoignages de sa sœur et de son épouse laissent planer un doute sur les dates. Or, comme les enquêteurs n’ont pas retrouvé son passeport, ils ne peuvent vérifier les tampons. Mais il semble que ce séjour ait eu lieu avant le déclenchement de la guerre. Peut-être pour du tourisme ? Ou pour suivre des cours dans une école coranique ? Ce voyage en Syrie a été présenté comme la preuve que cet homme est un terroriste, je serai plus prudent. Par ailleurs, le selfie envoyé à un individu en Syrie pose question. Cet homme n’aurait pas un rôle opérationnel, mais logistique au sein de Daesh.

Attentat en Isère : Le destinataire du selfie macabre de Yassin Salhi était inconnu de la police

Pensez-vous que cet homme est un déséquilibré ?

Son professeur de free-fight le décrit comme un sportif qui présentait à 90 % une attitude douce et à 10 % il sortait de ses gonds. Cela pourrait se rapprocher de la description d’un bipolaire. On peut imaginer qu’il avait des tendances suicidaires. Mais on en saura plus lors du procès.

Si c’est le cas, doit-on craindre que d’autres personnes s’inspirent des vidéos de propagande de Daesh pour justifier leurs crimes ?

C’est possible. Il est possible que Daesh tente de récupérer le train en marche, ce qui s’est déjà produit. Dans ce cas, ils ne revendiqueraient pas l’acte, mais remercieraient le frère de cette action contre les infidèles. Ils ont lancé des appels au meurtre pour que des individus qui n’ont aucun contact avec eux passent à l’acte. Daesh pourrait influencer des esprits faibles sans ordonner des attentats.


Propos recueillis par Oihana Gabriel


2967
A la veille d'une nouvelle crise financière...


Incroyable ! Sept ans après les subprimes, des bulles sont en train de se reformer. Et elles pourraient bien exploser ! Il suffit d'une étincelle, par exemple en Grèce avec sa sortie de l'Euro.


Le monde de la finance est vraiment incorrigible. Sept ans seulement après la crise des subprimes, qui a failli faire exploser le système bancaire international, voilà que resurgit la crainte d'un nouveau krach. «On est assis sur un baril de poudre, la question est simplement de savoir quel sera le détonateur», transpire l'économiste Marc Touati. «Nous nous trouvons dans une zone de risque proche de celle de 2008», confirme Christophe Nijdam, du centre d'expertise Finance Watch. En d'autres termes, la sortie de la Grèce de la zone euro ou la remontée un peu trop brutale des taux d'intérêt ou la simple défaillance d'une banque pourrait tous nous entraîner dans une terrible crise financière et dans une récession planétaire. Bigre ! On nous avait pourtant promis que ce scénario catastrophe ne se reproduirait pas. Souvenez-vous : les marchés allaient être encadrés, les banques coupées en deux (d'un côté le financement de l'économie et des ménages, de l'autre la spéculation), les produits toxiques interdits, bref, c'en serait fini de la finance folle. Eh bien, il ne reste pas grand-chose de cette belle ambition. Non seulement les traders du monde entier continuent de jongler avec les milliards, mais les conditions économiques objectives rendent la situation peut-être plus fragile encore qu'il y a sept ans. Comment en est-on arrivé là ? Est- il encore temps d'éviter le désastre que certains nous annoncent ? Les lignes qui suivent devraient vous aider à vous faire une idée juste des risques encourus.

1. Pourquoi des bulles ont-elles fait leur apparition ?

Parce que depuis 2009 les Banques centrales ont inondé la planète de liquidités, afin de redonner de l'air à l'économie. Les spécialistes appellent cela  le quantitative easing (QE, prononcez «kiouhi») , mais c'est tout simplement l'équivalent moderne de la bonne vieille planche à billets. Les grands argentiers n'y vont pas avec le dos de l'imprimeuse : au total, la Fed américaine a injecté 3.500 milliards de dollars dans l'économie, la Bank of England près de 500 et celle du Japon pas loin de 1.500 milliards rien que depuis 2013. Après avoir longtemps hésité, le président de la Banque centrale européenne,  l'Italien Mario Draghi , a décidé de s'y mettre à son tour le 9 mars dernier. Et lui aussi a prévu d'y aller franco, puisqu'il va lâcher tous les mois dans la nature 60 milliards d'euros jusqu'en septembre 2016, soit 1.100 milliards au total. En principe cette masse d'argent devrait irriguer les entreprises (pour qu'elles investissent) et les ménages (pour qu'ils consomment) à travers le système des crédits. En réalité, les banques et les financiers s'en servent surtout pour spéculer, favorisant ainsi la formation de bulles. «Les marchés sont à nouveau dans une phase d'exubérance irrationnelle», note Christophe Dembik, de Saxo Banque.

2. Pourquoi la hausse de la Bourse inquiète-t-elle ?

C'est mécanique, cette politique d'argent facile a eu pour effet de tirer les taux d'intérêt vers le bas. Du coup, les établissements financiers se sont peu à peu détournés des obligations d'Etat, un placement traditionnellement sûr mais qui ne rapporte plus grand-chose, au profit d'investissements plus rémunérateurs, comme les actions. L'indice S & P 500 de Wall Street a ainsi été multiplié par trois en six ans, une performance sans commune mesure avec celle de l'économie américaine. La Bourse de Francfort et celle de Paris ont grimpé pour leur part d'environ 20% depuis le 1er janvier, malgré une reprise européenne assez poussive (1,5% de croissance seulement prévue en 2015 en zone euro, et à peine 1,1% en France). Or il n'est pas sain que la finance caracole ainsi pendant que l'économie réelle tire la langue : c'est le signe que quelque chose ne tourne pas rond. La présidente de la Fed, Janet Yellen, a bien tenté de calmer la spéculation, en rappelant aux opérateurs les règles de prudence : «La valorisation des Bourses aujourd'hui est généralement assez haute, et il y a des risques dans ce domaine», a-t-elle déclaré. Mais tout se passe comme si le monde de la finance, engagé dans une course aux milliards, n'évaluait plus les dangers de ses placements. Même la perspective d'une faillite de la Grèce semble le laisser de marbre. «Une mauvaise estimation du risque a été au cœur de la précédente crise financière et il semble bien que ce phénomène resurgisse», avertissent les économistes de l'OCDE. «L'argent pas cher pousse à faire des bêtises», renchérit Christophe Nijdam. Les Bourses ne sont pas les seules bulles en formation. La folle valorisation de certaines valeurs Internet et de biotechnologie inquiète aussi les experts, de même que les montagnes de prêts accordés aux étudiants américains. Et l'immobilier est désormais en surchauffe au Royaume-Uni, où les prix ont fait un bond de 10% en un an. La hausse atteint même 18% à Londres.

3. Pourquoi n'a-t-on pas pris de mesures pour endiguer ces dérives ?

D'abord, parce que la pression du lobby des banquiers a été très efficace. Juste après la crise des subprimes, le G20 avait clamé haut et fort sa volonté d'empêcher les abus les plus criants. Mais les Etats ont vite reculé devant les exigences des financiers. Du coup, leurs dispositions sont restées en dessous de la main. Les règles de prudence imposées aux banques par les accords de Bâle III, par exemple, «ne sont absolument pas à la mesure du problème», prévient Paul Jorion, professeur de finances à l'université de Bruxelles. Idem avec la batterie de règlements mis en place par l'Europe : sur certains sujets, comme la lutte contre la spéculation sur les denrées agricoles, les Etats-Unis affichent des règles potentiellement plus strictes que l'Union européenne, un comble ! La mise en place par Bruxelles du Fonds de résolution unique (FRU), destiné à amortir l'éventuelle défaillance d'une banque du Vieux Continent, est elle aussi décevante. Certes, obliger les institutions financières à cotiser à un système d'assurance est une très bonne idée. Mais le FRU ne sera doté dans un premier temps que de 13 milliards d'euros sur les 55 prévus, si bien qu'en cas de crise aiguë il sera incapable de faire face. La France n'a pas fait mieux : sa réforme du secteur bancaire a accouché d'une loi bien en retrait des ambitions de départ.

Comme si cela ne suffisait pas, les financiers ont trouvé le moyen de contourner les règles qui les gênaient. Ils ont par exemple mis en place un système parallèle, baptisé «shadow banking», qui fonctionne de gré à gré, en dehors de toute règle prudentielle. Entre 60.000 et 75.000 milliards de dollars y transiteraient. Dans le même esprit, les «dark pools» se sont multipliés. Environ 15% des transactions boursières se feraient désormais dans ces «chambres noires» incontrôlables, qui ouvrent la porte à tous les abus.

4. Les produits risqués ont-ils disparu ?

Non. Certes, le volume de certains d'entre eux, comme les subprimes ou les CDS, a été très réduit. Mais d'autres prospèrent, tels les «Repo» et les «prêts de titres», dont le volume s'élèverait déjà à 20.000 milliards de dollars. Au total, les produits dérivés pèseraient aujourd'hui 700.000 milliards de dollars, dix fois le PIB mondial, plus encore qu'en 2007. Or, c'est par eux que la crise des subprimes s'est propagée... Le pire, c'est que ces fonds sont encore plus volatils que par le passé. La pratique du trading haute fréquence - autrement dit la vente d'énormes volumes de titres en une fraction de seconde par des programmes informatiques - a en effet explosé, jusqu'à représenter près de la moitié des transactions boursières en Europe et jusqu'à 60% aux Etats-Unis. Par nature instable, ce système a provoqué un krach éclair en 2010. Il n'a pas pour autant été interdit, ni même encadré.

5. Les taux d'intérêt sont-ils trop bas ?

En tout cas, leur très faible niveau fait peser un risque énorme sur la sphère financière. Il y a encore un an, quand Paris voulait emprunter de l'argent sur trois ans, il émettait des bons du Trésor en proposant un intérêt de 0,35%. Aujourd'hui, c'est le prêteur qui doit verser 0,09%! Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si les banques payaient les ménages pour qu'ils souscrivent un emprunt immobilier... Cette dérive est un des effets pervers de la politique ultra-accommodante des Banques centrales : il y a tant d'argent en circulation que ses détenteurs se battent pour pouvoir en mettre une partie à l'abri dans un placement sûr, comme les y obligent les règles prudentielles. C'est une très bonne nouvelle pour les Etats dépensiers, comme le nôtre. Mais d'un point de vue économique, il s'agit d'une aberration intenable sur le long terme. En plus d'inciter les Etats à la dépense, elle pèse en effet directement sur la rentabilité des institutions financières, dont une grande partie des fonds est investie en obligations souveraines. Ainsi les sociétés d'assurance vie allemandes, qui ont souvent garanti des rendements de plus de 3% à leurs souscripteurs (ce n'est heureusement pas le cas des françaises), se retrouvent aujourd'hui en grande difficulté, puisque leurs propres placements leur rapportent moins ! «La politique des taux bas est en train de ruiner peu à peu le secteur de l'assurance», pestait il y a quelques mois le patron du réassureur français Scor, Denis Kessler. Depuis, les choses n'ont fait qu'empirer...

6. Pourquoi un krach obligataire fait-il peur ?

Parce que c'est le risque numéro 1 qui pèse sur l'économie mondiale. Et c'est, paradoxalement, la remontée des taux qui pourrait le déclencher. Mal maîtrisée, cette dernière pourrait en effet pousser une banque à la faillite et se transformer, par une réaction en chaîne, en crise financière. Un tel scénario s'est produit en 1994. A l'époque, l'économie américaine se portait bien. Craignant un retour de l'inflation, Alan Greenspan, le président de la Fed, avait décidé de façon un peu abrupte de remonter les taux de 3 à 3,25%. Assez pour faire chuter les obligations et déclencher une panique chez leurs détenteurs. L'histoire peut-elle se reproduire ? Possible. Dès que la croissance aura vraiment repris, les Banques centrales (et les marchés) feront remonter les taux, tout le monde le sait. La valeur des gigantesques stocks d'obligations détenues par les banques et les assurances risque alors de s'effondrer. Autant dire que les Banques centrales ont intérêt à remonter le loyer de l'argent avec des pincettes. L'équation sera d'autant plus compliquée pour elles qu'une hausse mal négociée pourrait donner un coup de frein à l'activité. «Elles sont un peu dans la situation du type qui repeint son parquet et qui se retrouve dans un coin», commente Paul Jorion. Pas drôle, en effet.

Pierre Erlanger

Pourquoi la hausse des taux va faire chuter les obligations

1- Une obligation est un titre de créance émis par un Etat ou une entreprise pour une durée déterminée. Elle donne droit au versement d'un intérêt fixe prévu à l'avance, calculé sur sa valeur faciale. Par exemple, une obligation de 100 euros à 3% émise sur 10 ans sera rémunérée 3 euros par an pendant 10 ans.

2- Une fois cette durée atteinte, l'émetteur de l'obligation est tenu de la racheter à son prix d'émission, soit 100 euros. Cela revient pour lui à rembourser sa dette. En général, les Etats dépensiers émettent immédiatement une nouvelle obligation au taux du moment pour compenser.

3- Entre-temps, cependant, rien n'empêche le détenteur de l'obligation de la revendre à un autre investisseur. Mais attention : le prix de cette dernière sur ce «marché secondaire» ne sera pas forcément de 100 euros. Il variera en fonction de l'offre et de la demande, comme sur n'importe quel marché.

4- Si les taux d'intérêt ont baissé depuis l'émission du titre, ce dernier pourra se négocier à un prix supérieur à sa valeur faciale. Il rapportera en effet plus que les obligations nouvellement émises et sera donc plus alléchant pour les investisseurs. A l'inverse, si les taux d'intérêt ont remonté entret-emps, la valeur de l'obligation baissera sur le marché secondaire : personne ne voudra d'un titre à 3% quand les nouvelles émissions offrent 4%.

5- Dans la pratique, les prix sur le marché secondaire évoluent en sorte que les rendements des obligations nouvelles et anciennes s'équilibrent. Si les taux doublent, la valeur des vieux titres sera divisée par deux, pour qu'ils rapportent proportionnellement la même chose que les nouveaux. Voilà pourquoi une hausse brutale des taux pourrait provoquer un krach obligataire.

En savoir plus sur http://www.capital.fr/enquetes/economie/a-la-veille-d-une-nouvelle-crise-financiere-1051218#VmSQKr0juw0FzZER.99

2968
Logiciels / Ubuntu 15.10 Alpha 1 disponible en téléchargement
« le: 30 juin 2015 à 19:06:46 »
Ubuntu 15.10 Alpha 1 disponible en téléchargement

Canonical a annoncé plus tôt la disponibilité immédiate des premières versions Alpha de certaines saveurs officielles du prochain Ubuntu 15.10 (Wily Werewolf).
L'éditeur précise que l’Alpha 1 de l’OS est la première préversion, et qu'une seconde préversion sera disponible pour les tests à la fin du mois de juillet.
La sortie de la première version bêta est prévue pour le 27 août prochain.



Cette première version Alpha concerne les saveurs Ubuntu MATE 15.10, Kubuntu 15.10,Lubuntu 15.10, et Ubuntu Kylin qui intègre chacune de nouvelles fonctionnalités. Cependant, ces changements ne sont pas considérés comme importants, car ces saveurs sont encore basées sur la version stable précédente du système d'exploitation Ubuntu 15.04 (Vervet Vivid).

 Adam Conrad, ingénieur logiciel chez Canonical, affirme que les premières versions Alpha intègrent de nombreuses mises à jour logicielles qui sont prêtes pour des tests aussi larges que possible. Selon lui, les utilisateurs devraient s'attendre à découvrir un certain nombre de bogues durant la phase de test.
Selon les notes de version, il semble que Martin Wimpress et son équipe n'avaient pas eu le temps de se reposer depuis la sortie d'Ubuntu 15.04 MATE (Vervet Vivid), cela parce qu'Ubuntu MATE 15.10 Alpha 1 intègre pleins de nouvelles fonctions. Parmi les caractéristiques les plus importantes, nous pouvons citer :
•une meilleure gestion de l'alimentation ;
•l'intégration d'entrées de menus personnalisés pour LibreOffice Draw, LibreOffice Math, Tilda ;
•de nouveaux fonds d'écran pour la communauté ;
•etc.
Ubuntu MATE 15.10 Alpha 1 est livré avec un meilleur support Bluetooth A2DP, une amélioration de la lecture multimédia sur les réseaux Samba en utilisant l'application VLC Media Player, ainsi que le support de GTK+ 3 pour les thèmes Ambiant-MATE et Radiant-MATE.

Ubuntu MATE 15.10 Alpha 1 est également livré avec un meilleur support pour les appareils iOS, tels que les iPhone, iPad et iPod.




Canonical affirme qu'Ubuntu 15.10 (Wily Werewolf) sera disponible en version bêta finale le 24 septembre 2015, elle sera suivie par la sortie de la version stable du système d'exploitation Ubuntu 15.10 et de tous ses dérivés, le 22 octobre 2015.

http://galsencoders.blogspot.fr/2015/06/ubuntu-1510-alpha-1-disponible-en.html

2969
Le procureur général d'Egypte tué dans un attentat


video : http://www.dailymotion.com/embed/video/x2vwz8o

Le procureur général d'Egypte, Hicham Barakat, visé par un attentat à la voiture piégée lundi 29 juin au Caire, a succombé à ses blessures. La bombe a explosé alors que sa voiture traversait Heliopolis, un quartier résidentiel de la capitale. Deux civils et deux policiers ont également été blessés. L’attentat a été revendiqué par un groupe dénommé « La Résistance populaire de Gizeh », selon un communiqué publié sur sa page Facebook. Le groupe dit avoir visé Hicham Barakat devant son domicile à Heliopolis et a diffusé des images qu’il décrit comme étant celles de l’attentat.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/videos/video/2015/06/29/le-procureur-general-d-egypte-tue-dans-un-attentat_4664055_1669088.html#HldpLaYCDeuG43Gs.99


2970
Deux dirigeants d’Uber en garde à vue en France



Deux dirigeants d’Uber ont été placés lundi 29 juin en garde à vue à Paris, dans le cadre d’une enquête sur l’application mobile UberPop, a-t-on appris de sources policières.

Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur général d’Uber en Europe, et Thibaud Simphal, directeur général d’Uber France, ont été placés en garde à vue dans les bureaux de la division de la répression de la délinquance routière.


Enquête ouverte depuis novembre

Ouverte en novembre 2014, cette enquête préliminaire vise ce système de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération mais sans s’acquitter de charges sociales.

Le service de taxis amateurs avait déjà fait en mars l’objet de perquisitions, dont une à son siège parisien, dans le cadre de cette même enquête. Lors des perquisitions, de la documentation, des téléphones portables et des ordinateurs avaient été saisis.

Les taxis parisiens avaient protesté jeudi et vendredi, lors de journées de mobilisation émaillées de violences, contre la concurrence de ces simples particuliers qui transportent des clients dans leur véhicule.


http://www.agenceinfolibre.fr/info/deux-dirigeants-d-uber-en-garde-a-vue-en-france/