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Messages - mike

3211
Un deuxième accident mortel, l'E40 bloquée à Alost



 Une collision mortelle impliquant trois camions et une voiture a eu lieu à hauteur d'Alost, en direction de la mer, sur l'autoroute E40. Cette dernière a été fermée pour plusieurs heures, ce qui ne devrait pas améliorer les conditions de circulation catastrophiques de ce lundi.


La collision s'est produite à 13h21 au niveau de la bretelle de sortie d'Alost. Alors que des files s'étaient formées suite aux travaux routiers qui ont commencé ce matin, quatre camions et une voiture se sont percutés. L'un des camions a perdu une grande quantité de son chargement de ferraille sur la chaussée. Le conducteur de la voiture, un habitant de Melle âgé de 52 ans dont le véhicule se trouvait en fin d'embouteillage, est décédé sur place. Le conducteur d'un camion a, en outre, été gravement blessé, a précisé la section de Termonde du parquet de Flandre orientale.

Face à la gravité de la situation, la police a décidé de fermer l'autoroute en direction de la mer et ce pour encore plusieurs heures. Les conducteurs sont priés de quitter l'autoroute à la sortie 19 pour ensuite suivre un itinéraire mis en place en urgence. Cette fermeture et cette déviation entraînent bien entendu de nombreux embarras de circulation et la police conseille d'éviter la zone et de privilégier les autres itinéraires.
     
Outre le remorquage des épaves, il faut aussi évacuer la ferraille dispersée sur les voies, ce n'est qu'ensuite que l'autoroute pourra être rouverte en direction de Gand. La police de la route estime que l'autoroute pourrait être rendue à la circulation entre 18h30 et 19h30. Entre-temps, les embouteillages en direction de la mer vont désormais bien au-delà de la frontière provinciale, entre Ternat et Affligem.

E42 et E313 fermées elles aussi
Un premier accident mortel a eu lieu ce matin sur l'autoroute E313 à hauteur de Geel-Ouest en direction d'Anvers. La voie  a été complètement fermée à la circulation, avec un temps de parcours allongé de 2 heures. Deux camions sont entrés en collision et l'un des chauffeurs est décédé sur le coup.

En Wallonie, c'est l'E42 en direction de Mons qui est à l'arrêt après la collision de deux poids lourds à hauteur d'Onoz (Jemeppe-sur-Sambre). Les deux véhicules traversent les bandes de circulation et l'autoroute a donc elle aussi été fermée. On ignore si cet accident à fait des blessés.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2372404/2015/06/22/Un-deuxieme-accident-mortel-l-E40-bloquee-a-Alost.dhtml

3212
Aux États-Unis et en Angleterre : des ovnis font coup double

C’est une étonnante coïncidence : deux observations d’ovnis très similaires se sont déroulées le 3 juin, à plusieurs milliers de kilomètres de distance. La plus proche de nous a eu lieu en Angleterre, à Cheltenham, dans le  Gloucestershire. Elle est rapportée dans le journal local The Gloucestershire Echo. Diana Knight a vu aux alentours de 22 heures, alors qu’elle promenait son chien, «des lumières rouges se déplaçant par groupes de deux ou trois, qui semblaient venir de la zone de Staverton et se diriger vers Prestbury», deux villes situées à quelques kilomètres à l'ouest et à l'est de Cheltenham.

«Ces lumières étaient assez grosses et se mouvaient rapidement dans un silence complet.» L’époux de Diana Knight, de retour d’un rendez-vous, a lui-aussi vu les objets. Les deux témoins supposent qu’il pourrait s’agir de drones, une hypothèse peu vraisemblable étant donné le nombre assez important des objets.



S’agit-t-il de lanternes thaïlandaises, ces petites montgolfières à la mode lâchées par grappes lors de fêtes et si souvent confondues avec des ovnis ? C’est l’explication la plus évidente. Toutefois, les lumières volaient d’ouest en est alors que, selon les données de la météo locale, le vent soufflait, entre 21 heures et minuit, du sud vers l’ouest à une vitesse comprise entre 10 et 28 km/h.                       

Le lendemain, The Gloucestershire Echo a publié des photos prises par un autre lecteur qui confirment l’observation du couple.

"Une centaine de points rouges sur un couloir aérien au dessus de Conyers à l’ouest"

Au même moment ou presque, de l’autre côté de l’Atlantique, de nombreuses lumières -une centaine selon le témoin- étaient vues et filmées en Géorgie, à Conyers, une petite ville près d’Atlanta. La vidéo a été transmise à une personnalité de la télévision locale, le chef du service météo de WSB TV à Atlanta, Glenn Burns. Ce dernier a fourni le film et les circonstances de l’observation au MUFON, la plus grande association ufologique américaine: «Je suis le chef du service météo de WSB TV. Un téléspectateur m’a envoyé ceci: une centaine de points rouges  sur un couloir aérien au dessus de Conyers à l’ouest.  S’il vous plaît, dites-moi ce que c’était.»

La vidéo originale peut être téléchargée ici, sur le site du Mufon

Ces nombreux points lumineux ne sont pas sans rappeler d’autres observations du même type, encore plus spectaculaires comme cette flottille de points lumineux filmée en plein jour à Guadalajara au Mexique en juin 2004:

Notons enfin que la Georgie a été le théâtre de plusieurs apparitions d’objets insolites au cours des dernières semaines.  Le 26 mai, vers 13 heures, un homme en voiture sur la route 15 en direction de la ville d’Adrian, a photographié ce qui apparaît comme la pointe gris métallisé d’un triangle émergeant des nuages.


«A mon immense surprise, j’ai vu cet objet dans le nuage. Ce n’est pas un reflet: je suis sorti de ma voiture pour prendre ce cliché. Il n’y avait aucun bruit» écrit-il dans le texte accompagnant sa photo transmise au Mufon.



Un agrandissement de la forme triangulaire visible dans le nuage. Le constraste a été légèrement renforcé. © Mufon

http://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/aux-%C3%A9tats-unis-et-en-angleterre-des-ovnis-font-coup-double/ar-AAbQblp?ocid=mailsignoutmd

3213
Un système de freinage révolutionnaire utilise une ventouse pour les situations d’urgence

video : http://files.vroom.be/pictures/content/2015/Jun/1284781/1434965360.9114.jpg?width=720&height=393

Le fournisseur suédois Autoliv a développé un système de freinage assez remarquable qui diminue drastiquement les distances de freinage. C’est un peu comme jeter une ancre.

Autoliv baptise son système le « freinage Torricelli », en hommage au physicien Evangelista Torricelli qui a inventé le baromètre. Le freinage s’appuie sur un système à dépression qui crée la plus grande force d’appui possible en cas de situation d’urgence. Beaucoup d’accidents sont dus à des conducteurs qui freinent trop tard et pas assez fort.

Le freinage Torricelli est lié au système de freinage automatique de la voiture et n’est activé qu’en cas de risque de collision. Il est composé d’un plateau à dépression situé sous la voiture et qui est capable de produire une force d’appui de 1.500 kg. A 70 km/h, la distance de freinage serait ainsi réduite de 40 %. La « ventouse » fonctionne tant sur un asphalte sec que sur de la glace, alors que le freinage classique est fortement dépendant de l’adhérence au sol.

Autoliv admet que plusieurs étapes de développement sont encore nécessaires avant d’envisager une production en série. « Le plus gros obstacle au freinage Torricelli c’est qu’il est trop efficace. Pour le mettre en conformité avec les équipements de sécurité actuels, il faudrait adapter quelques équipements comme les prétensionneurs de ceinture. » explique Ola Boström, à la tête d’Autoliv Research


http://www.vroom.be/fr/actualite-auto/autoliv-freinage-urgence

3214
Marchienne-au-Pont: 5 personnes, dont 3 enfants (Aymerick, Gianryck et Julian), tuées dans un incendie

Quelques jours après le terrible incendie de Trazegnies qui a coûté la vie à 6 personnes, un nouveau drame a touché la région de Charleroi cette nuit. 5 personnes sont mortes, dont 3 enfants (Aymerick, Gianryck et Julian). Une fillette, Chrystal, a été emmené à l’hôpital.



Un incendie accidentel s’est déclaré dans une habitation de Marchienne-au-Pont (Charleroi), lundi vers 04h00 du matin.
Trois enfants, leur maman et leur grand-mère sont décédés.
Seule une fillette de 4 ans, probablement jetée par la fenêtre du premier étage par sa mère, a pu être sauvée.
Elle a été emmenée à l’hôpital.

Le feu s’est déclaré au premier étage de la maison, probablement à l’origine d’un poêle, et s’est rapidement propagé à l’ensemble du bâtiment. Des voisins, réveillés par le bruit et les appels au secours, ont appelé les services de secours et recueilli la fillette de 4 ans, jetée par la fenêtre du premier étage par sa maman.



Les pompiers de Charleroi sont descendus sur place mais n’ont rien pu faire pour sauver les trois petits garçons, âgés de 2 à 5 ans, ainsi que leur mère et leur grand-mère. «L’embrasement était total à notre arrivée et la toiture s’est effondrée sur le premier étage, ne laissant aucune chance aux victimes», déplore le lieutenant Michel Méan, porte-parole du Service régional Incendie de Charleroi, qui rappelle que l’installation de détecteurs est obligatoire depuis 2005. Comme à Trazegnies où deux adultes et quatre enfants ont péri durant le week-end, l’habitation de Marchienne-au-Pont en était manifestement dépourvue.

http://www.lanouvellegazette.be/1315952/article/2015-06-22/marchienne-au-pont-5-personnes-dont-3-enfants-aymerick-gianryck-et-julian-tues-d

3215
"No Panty Day": c'est la journée sans culotte ce lundi 22 juin...

Rédaction en ligne


Si vous avez croisé en rue ou dans les magasins des personnes se baladant sans culotte ce lundi 22 juin, c'est normal... C'est la "No Panty Day". Explications.



A savoir: la journée sans culotte! C'est un blogueur influant américain qui a lancé cette idée! Et qui a été adoptée (pour le plaisir de certains) par de nombreuses femmes. Et même des hommes.

Conséquence: sur Twitter, Instagram et Facebook, de nombreux internautes publient des photos plutôt osées. Un phénomène surtout perceptible aux USA et en Angleterre. Mais qui pourrait, pourquoi pas, toucher la Belgique: on ne sait jamais si cet article vous donne des idées...

En attendant, voici une petite compilation de photos publiées ce lundi:




http://www.sudinfo.be/1316342/article/2015-06-22/no-panty-day-c-est-la-journee-sans-culotte-ce-lundi-22-juin

3216
Les grands magasins nous ont arnaqués pendant des années: ils vont payer pour arrêter les poursuites

Carrefour, Colruyt, Cora, Delhaize, Intermarché, Makro et Mestdagh, tous ont été sanctionnés par l'auditorat de l'autorité belge de la Concurrence. La raison? Avoir participé à des hausses coordonnées des prix de vente de produits de droguerie, parfumerie et hygiène entre 2002 et 2007 en Belgique.

Le montant total de la transaction atteint 174 millions d'euros. La sanction implique également plusieurs fournisseurs: Beiersdorf, Bolton, Belgium Retail Trading, Colgate - Palmolive, D.E HBC Belgium, GSK, Henkel, L'Oréal, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser (Belgium) et Unilever.

Les 18 entreprises ont reconnu l'infraction telle que mentionnée dans la décision et accepté la sanction qui leur est appliquée, selon l'auditorat de l'autorité belge de la Concurrence. Elles ont bénéficié à ce titre d'une réduction d'amende de 10%, ajoute-t-il.


31,6 millions d'amende pour Colruyt et 24,9 millions pour Delhaize

Le groupe Carrefour a accepté de payer un montant de 36,4 millions d'euros, Colruyt de 31,6 millions d'euros, Procter & Gamble de 29 millions d'euros et Delhaize de près de 25 millions d'euros. Tous les autres montants sont inférieurs à 8 millions d'euros.

L'auditorat avait ouvert une instruction et mené des perquisitions en avril 2007 chez Carrefour, Colruyt, Delhaize et Intermarché. L'auditeur en charge du dossier avait clôturé son instruction fin 2012, et déposé son rapport devant le Conseil de la Concurrence.


Augmenter et stabiliser les prix avec la complicité des fournisseurs

L'infraction consistait en une organisation répétée dans la grande distribution sur l'ensemble du territoire belge de hausses coordonnées des prix de produits de droguerie, parfumerie et hygiène. Cette pratique visait à augmenter et stabiliser les prix à des niveaux similaires chez les distributeurs concernés, avec la complicité de fournisseurs. "L'infraction se situait au niveau du secteur de la grande distribution, les fournisseurs jouant le rôle d'intermédiaires et de facilitateurs", selon l'auditorat.


Colgate-Palmolive a dénoncé la pratique en premier

"Les produits de marque nationale d'un même fournisseur sont des produits identiques pour lesquels le prix est un paramètre concurrentiel important", souligne l'autorité de la Concurrence. Si la pratique était similaire pour les différents fournisseurs concernés, aucun contact direct entre les distributeurs n'a pu être relevé, pas plus que de contact entre les différents fournisseurs en cause.

Les hausses de prix coordonnées se sont suivies de façon répétée entre 2002 et 2007. La durée de l'infraction a toutefois varié selon les entreprises concernées. La pratique avait été dénoncée fin 2006 par Colgate-Palmolive qui bénéficie, au titre de 'premier demandeur de clémence', d'une exonération totale d'amende dans ce dossier. Par la suite, les sociétés GSK et Reckitt Benckiser (Belgium) ont également sollicité la clémence et des exonérations partielles d'amende leur ont été accordées, respectivement à hauteur de 50% et 25%.


Plus de recours possible

La plupart des entreprises concernées ont contesté la légalité des perquisitions réalisées en 2007 devant la cour d'appel de Bruxelles sur base du nouveau code de droit économique entré en vigueur en septembre 2013. Alors que les procédures judiciaires se poursuivaient, des discussions en vue d'arriver à une transaction ont été menées par l'auditorat avec les 18 entreprises concernées.

"Vu l'aboutissement de la transaction, les entreprises concernées par les recours devant la cour d'appel de Bruxelles doivent maintenant s'en désister, celles-ci s'y étant engagées dans le cadre de la procédure de transaction", explique l'autorité belge de la Concurrence. La procédure de transaction vise à "simplifier et accélérer la clôture des procédures d'infraction", d'après l'autorité belge de la Concurrence.

http://www.rtl.be/info/belgique/economie/18-grands-magasins-nous-ont-arnaque-pendant-des-annees-ils-paieront-174-millions-euro-d-amende-733322.aspx

3217
FN à Marseille: Stéphane Ravier interdit l'usage d'une langue autre que le français




Le maire FN du 7e secteur de Marseille a adressé une circulaire à ses fonctionnaires dans laquelle il leur interdit de parler une langue étrangère, rapporte Mediapart. Il le justifie par des présumées plaintes de ses administrés.

Voilà une décision polémique de plus dans le compteur des édiles FN. Le maire du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissement) a envoyé jeudi une circulaire à ses agents dans laquelle il interdit l'usage d'une langue autre que le français, révèle Mediapart. Elle a été reçue par les responsables de 23 centres d'animation.

Dans son texte, Stéphane Ravier, élu aux dernières municipales, rappelle que "la langue de la République est le français", conformément à l'article 2 de la Constitution. "En conséquence, est interdit l'usage d'une langue autre que le français par les agents en service, notamment dans les centres sociaux ou d'animation", écrit-il. Seule exception: dans le cas où les interlocuteurs ne parleraient pas le français. Autrement dit, les agents n'ont pas le droit de parler entre eux -ou avec des administrés qui parlent français- une autre langue que celle de Molière.



Stéphane Ravier justifie sa circulaire par "des plaintes de personnes se sentant exclues ou discriminées." Mais selon Mediapart, l'administration du 13 et 14e arrondissement n'a jamais enregistré de telles plaintes. Le site rappelle également que si la français est la langue des services publics, la loi n'interdit pas aux agents de parler une langue étrangère entre eux. "Va-t-il falloir poser des micros partout?", s'interroge un fonctionnaire marseillais, cité par Mediapart. 

Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/fn-a-marseille-stephane-ravier-interdit-l-usage-d-une-langue-autre-que-le-francais_1555086.html#DvfphfQJdGIsBIiV.99

3218
L'agresseur de Lemonnier : déjà deux meurtres à son actif



Bruxelles   
Effroyable. Interpellé dans la station de métro Lemonnier le 16 juillet pour avoir poignardé sans raison un usager, l'agresseur fait déjà l'objet de trois mandats d'arrêts parce que responsable de deux meurtres et une tentative
 
BRUXELLES L'homme, qui a poignardé sans raison Mounir dans la station de métro Lemonnier la matinée du 16 juillet, n'est autre que Ionel Ludusan, âgé de 38 ans et de nationalité roumaine. Placé dans la foulée sous mandat d’arrêt pour tentative de meurtre par la juge d’instruction Sophie Huguet, l'énergumène était recherché depuis juin pour avoir également tué l'un de ses compatriotes, Raducun Costel, âgé de 43 ans et retrouvé décédé en mai dans une usine bruxelloise désaffectée après avoir reçu de multiples coups de hache à la tête. Il s'est donc vu également placé ce jeudi sous mandat d'arrêt du chef d'assassinat par le juge d'instruction Patrick De Coster, a précisé vendredi Geneviève Seressia, porte-parole du parquet de Bruxelles, confirmant une information de nos confrères de La Capitale.

Mais ce n'est pas tout... Son interpellation vient aussi de permettre d'élucider un autre meurtre. Ionel Ludusan est en effet également responsable de la mort de Michel Van den Abbeele, avocat décédé à l'âge de 47 ans après avoir reçu de la part de l'individu de multiples coups de couteau à la tête le 22 mai dernier, confirme Patrick Vits, porte-parole du parquet de Leuven. Retour sur ses crimes sanglants.

9 mai. Le corps de Raducun Costel est découvert en soirée dans l'enceinte d'une usine désaffectée à Berchem-Ste-Agathe qu'il squattait avec d'autres compatriotes, dont Ionel Ludusan. Celui-ci explique s'être retrouvé confronté à trois personnes et s'être défendu... à l'aide d'une hache qui n'a toujours pas été retrouvée, indique Geneviève Seressia.

22 mai. Avocat aux barreaux de Leuven et Nivelles mais aussi juge suppléant au Tribunal de Commerce de Bruxelles, Michel Van den Abbeele aperçoit dans le courant de l'après-midi deux suspects affairés à voler non loin de son bureau à Tervuren des métaux dans une caserne désaffectée. Il les prend en filature alors qu'ils sont en train de prendre la fuite. L'un des deux voleurs, Ionel Ludusan, retourne sur ses pas et sort un couteau qu'il plante illico à de multiples reprises dans la tête de l'avocat. Ce dernier succombera malheureusement à ses blessures quelques jours plus tard. Le complice, un certain P.A., âgé de 44 ans, avait pris la poudre d'escampette sans demander son reste... Il a également pu être interpellé à Jette ce mardi et a été placé mercredi sous mandat d'arrêt pour vol et non assistance à personne en danger. Ionel Ludusan a quant à lui été placé ce vendredi sous mandat d'arrêt du chef de meurtre en vue de faciliter le vol, annonce Patrick Vits. "C'est grâce à un échange rapide d'information entre nos parquets et services de police qu'on a pu établir que le profil du suspect interpellé à Lemonnier et son modus operandi étaient similaires en tous points avec l'agression perpétrée à Tervuren", ajoute le porte-parole du parquet de Leuven.

16 juillet. Mounir, un Schaerbeekois d'une quarantaine d'année, croise Ionel Ludusan en matinée dans la station Lemonnier à qui il demande juste de l'aide pour se rendre en tram jusqu'à la maison communal... L'énergumène sort alors son couteau et poignarde sans raison Mounir à deux reprises dans le thorax, dont l'un des coups lui perforera le poumon. Des agents de la STIB réussiront ensuite à l'interpeller.



http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/l-agresseur-de-lemonnier-deja-deux-meurtres-a-son-actif-51b7562fe4b0de6db97992d3

3219
Fuites aux examens: des professeurs suspectés ont été convoqués par l'inspection pour être interrogés!

L’addition suscite le malaise : 60.000 examens d’histoire en 6 e  secondaire + 56.000 examens de sciences en 2 e  secondaire + 56.000 tests écrits de néerlandais (aussi en 2 e  secondaire) qui n’auront pas lieu ce matin (l’épreuve orale est maintenue), ce sont donc 172.000 examens qui ont été jetés à la poubelle par la faute de fuites scandaleuses.



La ministre de l’Éducation s’est dite, mercredi soir, prête à prendre des mesures radicales pour éviter un tel fiasco à l’avenir.
Elle doit gérer un désastre sans précédent pour l’enseignement francophone.

video : http://www.rtl.be/videos/video/540123.aspx

«  En raison de la gravité des événements concernant les fuites d’examens, une déclaration de la ministre de l’Éducation aura lieu, à 17h45, à son cabinet.  »
 La sécheresse de ce communiqué a fait l’effet d’une bombe, mercredi après-midi.
Certains se sont même demandé si Joëlle Milquet, plongée en pleine tourmente depuis le début de la semaine (examens annulés et perquisitions à son cabinet), n’allait pas annoncer sa démission.



http://www.sudinfo.be/1313190/article/2015-06-17/fuites-aux-examens-des-professeurs-suspectes-ont-ete-convoques-par-l-inspection?utm_source=sudinfo&utm_medium=widget_outbrain&utm_campaign=crossmedia&obref=obinsource

3220
Grèves sauvages des TEC: le ministre wallon de la Mobilité Carlo Di Antonio a pris les premières sanctions

Le ministre wallon avait promis des sanctions contre les grèves sauvages.
Elles viennent de tomber et pénalisent les organisations syndicales.
Mais ce n’est encore rien par rapport aux mesures beaucoup plus dures que le ministre prépare pour le nouveau contrat de gestion des bus wallons.



« La dernière grève des TEC de Charleroi est désolante, il faut des sanctions ». Le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio (cdH), n’avait pas caché son irritation dans nos colonnes, à la suite des dernières perturbations et des grèves sauvages qui ont touché le réseau des bus wallons.

Hier, la première salve de sanctions est tombée.
Répondant à une question parlementaire de Pierre-Yves Jeholet (MR), le ministre a fait le point sur la question.
« Depuis le début de l’année, le groupe TEC a connu deux jours de grève irrégulière, l’un au TEC Liège-Verviers et l’autre à Charleroi, ainsi que six jours de perturbation suite à la participation d’une partie du personnel à des actions interprofessionnelles étrangères au secteur », précise le ministre.

video : http://www.rtl.be/videos/video/328587.aspx



http://www.sudinfo.be/1313122/article/2015-06-17/greves-sauvages-des-tec-le-ministre-wallon-de-la-mobilite-carlo-di-antonio-a-pri

3221
Des aurores boréales observées dans le Nord Pas-de-Calais



INSOLITE - C'est un phénomène météorologique rare qui a été observé dans la soirée dans le Nord Pas-de-Calais ce mardi 17 mars.
 Aux alentours de 21 heures, des aurores boréales sont venues colorer le ciel nordique, pour offrir un spectacle tout en lumière rapporte le site de l'antenne locale de France 3.

Plusieurs clichés de ces aurores polaires ont été partagées sur les réseaux sociaux.
"Non, ça n'est pas un fake, c'est réel", a posté sur Facebook en début de soirée le photographe Mickaël Lootens, positionné sur le cap Blanc-Nez, qui a immortalisé cet instant unique précisant que l'aurore boréale qu'il a capturée était "quasiment invisible à l’œil nu".


Non, ça n'est pas un fake, c'est réel. Quasiment invisible à l'oeil nu, la magie de la technologie permet d'observer une aurore boréale au-dessus du Cap Blanc-Nez, ce soir vers 21 heures.

Un autre photographe, Sylvain Wallart, a pu lui aussi photographier ce phénomène.
Situé sur le Mont Cassel (à plus de 70 km du Cap Blanc-Nez), ce dernier a également assuré qu'il était quasiment impossible de voir ce phénomène sans objectif.
Une compilation de ces clichés est disponible dans la vidéo en tête d'article.




Enfin !!!
 Même si ce n'était pas aussi lumineux qu'en Islande, et pas visible à l'oeil nu ! Une belle aurore boréale était visible ce soir sur le Nord de la France.
 Dommage qu'il y avait beaucoup de brume...
...
Comme l'a rapporté l'association "Info Climat", ces aurores boréales ont aussi pu être observées depuis les Vosges, la Moselle ou encore la Vendée.
 Selon la Chaîne Météo, cela fait neuf voire onze années qu'un tel phénomène ne s'était pas produit dans le ciel français.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/18/aurores-boreales-observees-nord-pas-de-calais_n_6891876.html

3222
La faible activité du Soleil intrigue les scientifiques

Selon les scientifiques, le Soleil traverse actuellement sa période la moins active depuis plus d'un siècle. Un phénomène qui étonne grandement alors que l'astre devrait atteindre son pic d'activité. C’est pour la première fois en 1610 grâce à un télescope mis au point par Galilée, que des taches solaires ont pu être observées. Environ 1.000 ans plus tôt, les Chinois avaient déjà décrit ce type de phénomène. Cette découverte était importante car ces taches solaires s’accompagnent d’un colossal dégagement d'énergie électromagnétique, de tempêtes solaires, ainsi que de fortes modifications des rayonnements ultraviolets et des rayons X. Or, de nos jours, les télécommunications et le réseau électrique terrestres y sont très sensibles. C'est pourquoi les scientifiques surveillent étroitement l'activité du soleil et en particulier les éruptions qui ont lieu à sa surface. Ceci a permis d'en apprendre beaucoup sur les taches solaires, ces régions marquées par une température inférieure à son environnement et par une activité magnétique plus intense. Plus notre astre est actif, plus il y a de taches à sa surface. 50% moins de taches Toutefois, aujourd'hui, un phénomène étonne les scientifiques. Le nombre de taches recensées depuis le début du cycle actuel (un cycle dure 11 ans en moyenne), amorcé en décembre 2008, est plus de 50% inférieur à la moyenne quotidienne observée au cours des 250 dernières années. Le précédent cycle, le 23e, a connu son apogée en avril 2000 avec 120 taches solaires par jour. Il avait ensuite été suivi d’une faible activité jusqu’à ce que débute le cycle 24.

Aussi, en 2009, première année de ce nouveau cycle, l’activité solaire aurait dû augmenter. Pourtant, les astronomes ont dénombré 266 jours sans la moindre tache solaire et l'astre n'a pas semblé rattraper son retard au cours des mois et années suivants. "La projection était de 90 taches par jour au moment de l'apogée du cycle prévue d'ici la fin 2013 et il est clair que nous en sommes loin", explique Doug Biesecker, physicien à l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Même si depuis un an l'activité solaire a très légèrement augmenté, "le nombre de taches a plafonné à 67, soit près de la moitié de la moyenne", ajoute le spécialiste repris par l'AFP. A la fin du cycle 23, les scientifiques s’attendaient à un nouveau cycle plutôt calme mais pas à ce point. "Tout le monde a été surpris par la durée du minimum du cycle actuel qui s'est prolongé trois ans, soit trois fois plus que durant les trois cycles précédents de l'ère spatiale", indique Andrés Muñoz Jaramillo, physicien à l'Université du Montana. La plus faible activité depuis 100 ans Selon les données relevées depuis des dizaines d'années, il faut remonter au cycle 14, en février 1906, pour retrouver une activité solaire plus faible, avec un maximum de 64 taches. Fin octobre et début novembre, le Soleil a connu plusieurs éruptions (vidéo ci-dessus) de classe M et de classe X (les plus fortes) mais cela faisait plusieurs semaines voire mois qu'il n'en avait pas présenté. Pour l'heure, les scientifiques ignorent l'origine de ce calme solaire, ni combien de temps il va durer.

Il faudra attendre au moins trois ou quatre ans pour se faire une idée de l'intensité du prochain cycle", estime Doug Biesecker. Mais, celui-ci, "qui devrait très bientôt atteindre son maximum, est intéressant scientifiquement parlant. C'est de loin le moins actif de l'ère de la découverte spatiale, vieille de 50 ans", souligne le chercheur. Certaines spécialistes estiment même que ceci pourrait marquer le début d'une période prolongée de faible activité solaire telle que celle observée entre 1650 et 1715.Durant cette époque appelée "minimum de Maunder", presque aucune tache solaire n'avait été observée. Cette période avait alors coïncidé avec un refroidissement baptisé "petit âge glaciaire". "Il y a eu une forte corrélation entre la faible activité solaire et le petit âge glaciaire [ ... ] le Soleil contribuant à la variabilité du climat", ajoute le physicien de la NOAA. Mais "si la faiblesse de l'activité solaire observée dernièrement atténue quelque peu le réchauffement climatique, elle ne l'arrête pas pour autant, la température n'augmentant que plus lentement", précise-t-il.La polarité du Soleil en phase d'inversion Cette faible activité solaire présente également un autre point d’intérêt notable pour les scientifiques. En effet, le Soleil présente actuellement des anomalies dans le changement de polarité de ses champs magnétiques. En principe, le pôle sud et le pôle nord inversent simultanément leur polarité tous les onze ans en moyenne (ce qui correspond à la durée d'un cycle solaire). Les champs magnétiques diminuent jusqu’à approcher zéro puis réapparaissent de nouveau quand la polarité est inversée. Curieusement, dans le cycle actuel, les pôles sont désynchronisés. Seul le pôle nord a inversé sa polarité et il a donc actuellement la même que le pôle sud, selon les spécialistes repris par l'AFP. Mais le phénomène ne semble pas inquiéter plus que cela.

Les dernières mesures des satellites semblent indiquer que "le pôle sud devrait inverser à son tour sa polarité très prochainement", confirme Todd Hoeksema, directeur de l'Observatoire solaire Wilcox à l'Université de Stanford.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/soleil/la-faible-activite-du-soleil-intrigue-les-scientifiques_art31417.html
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3223
"Nous entrons dans la sixième grande extinction animale de masse"

Les espèces animales disparaissent environ 100 fois plus rapidement que par le passé, les estimations les plus optimistes montrant que la faune de la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse, selon une étude publiée vendredi.



Jamais depuis la dernière extinction de masse il y a 66 millions d'années --celle des dinosaures-- la planète n'a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné, ont rapporté des experts des universités américaines Stanford, Princeton et Berkeley, notamment. Leur étude, publiée vendredi dans le journal Science Advances, "montre sans aucun doute notable que nous entrons dans la sixième grande extinction de masse", a affirmé Paul Ehrlich, professeur de biologie à Stanford.

Et les humains feront probablement partie des espèces qui disparaîtront, ont-ils prévenu. "Si on permet que cela continue, la vie pourrait mettre plusieurs millions d'années à s'en remettre, et nos espèces elles-mêmes disparaîtraient probablement assez tôt", a précisé Gerardo Ceballos, de l'université autonome de Mexico.

Cette analyse s'appuie sur les observations documentées d'extinctions de vertébrés --à savoir des animaux avec squelettes internes comme des grenouilles, des reptiles et des tigres-- à partir de fossiles et d'autres bases de données.

Le rythme actuel de disparition des espèces a été comparé aux "rythmes naturels de disparition des espèces avant que l'activité humaine ne domine". Ces derniers sont difficiles à estimer car les experts ne savent pas exactement ce qu'il s'est produit tout au long des 4,5 milliards d'années d'existence de la Terre.

Si le taux du passé fait ressortir une disparition de deux espèces de mammifères pour 10.000 espèces en 100 ans, alors "le taux moyen de perte d'espèces de vertébrés au siècle dernier est 114 fois supérieur à ce qu'il aurait été sans activité humaine, même en tenant compte des estimations les plus optimistes en matière d'extinction", selon l'étude.

"Nous insistons sur le fait que nos calculs sous-estiment très probablement la sévérité de cette crise d'extinction, parce que notre objectif était de fixer un bas de la fourchette réaliste en ce qui concerne l'impact de l'humanité sur la biodiversité", a-t-elle relevé.

Les causes de la disparition des espèces comprennent notamment le changement climatique, la pollution et la déforestation.

D'après l'Union internationale pour la conservation de la nature, environ 41% des espèces d'amphibiens et 26% des espèces de mammifères sont menacées d'extinction.

"Il y a des exemples d'espèces sur toute la planète qui sont littéralement des morts-vivants", a souligné Paul Ehrlich.

http://www.levif.be/actualite/environnement/nous-entrons-dans-la-sixieme-grande-extinction-animale-de-masse/article-normal-401593.html

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Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations




En échange de l’aide financière internationale, la Grèce s’est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l’eau, infrastructures, patrimoine culturel... C’est la braderie générale ! Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d’irrégularités et de soupçons de corruption. Au détriment des simples citoyens étouffés par les plans d’austérité. En cas de victoire électorale ce 25 janvier, le mouvement de gauche Syriza saura-t-il inverser la tendance ? Et s’appuyer sur les résistances citoyennes, qui ont par exemple réussi à réinventer un service public de l’eau ?


Ce dimanche 25 janvier, les Grecs se rendent aux urnes pour élire un nouveau gouvernement. La perspective d’une accession au pouvoir de Syriza, la coalition de la gauche radicale, seule ou avec d’autres partis, est réelle. Si cette victoire se confirme, ce sera en grande partie à cause du rejet de la politique d’austérité massive imposée au pays depuis plus de cinq ans. Celle-ci s’est traduite par une baisse sans précédent des revenus et des conditions de vie de la plupart des Grecs, jusqu’à menacer leur état de santé [1]. Économiquement, cette politique d’austérité apparaît comme un échec manifeste, si ce n’est pour tous ceux – banques françaises ou allemandes [2], investisseurs étrangers, fonds spéculatifs [3], mais aussi hommes d’affaires grecs – qui ont su y trouver leur compte.

Élément crucial du traitement de choc imposé par la « troïka » (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, Commission européenne) en échange de son aide financière : le vaste programme de privatisations d’entreprises et de patrimoines appartenant à l’État grec. Sur la liste des actifs destinés à la privatisation figuraient notamment les entreprises publiques de production, de transport et de distribution d’électricité et de gaz, l’entreprise pétrolière nationale, les services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, tous les aéroports du pays, tous les ports, des autoroutes, les entreprises ferroviaires nationales, le service postal, ou encore les organismes de loterie et de paris sportifs. Sans compter plusieurs milliers de biens fonciers [4], parmi lesquels de nombreux joyaux comme le manoir vénitien de Castello Bibelli, sur l’île de Corfou, la plage d’Agios Ioannis en Chalcidique, celle de Kassiopi encore à Corfou, ou celle d’Agia Triada, à proximité de Thessalonique. Autant de lieux désormais voués aux promoteurs touristiques.

Braderie du patrimoine national

C’est donc une véritable braderie du patrimoine national qui s’est organisée en quelques années. Pour quels résultats ? En 2010, des représentants de la troïka ont avancé le chiffre de 50 milliards d’euros de recettes attendues de ces privatisations. Depuis, ces estimations n’ont cessé d’être revues à la baisse. Fin 2013, l’État grec réussi seulement à récolter 4 milliards d’euros, dont seulement 2,6 effectivement versés – il en espérait encore 11 milliards d’ici 2016, et 25 milliards d’ici 2020. Fin 2014, le chiffre était de 7,7 milliards, dont 3,1 réellement reçus. Les recettes totales espérées à l’horizon 2016 n’étaient plus que de 9,6 milliards d’euros. Soit à peine 20% des espérances initiales...

Malgré l’atmosphère générale de précipitation et les pressions constantes exercées par la troïka pour faire avancer les privatisations, celles-ci progressent lentement, et n’obtiennent pas les résultats escomptées. Si plusieurs opérations significatives sont en voie d’achèvement (la loterie nationale, les aéroports régionaux, le site de l’ancien aéroport d’Athènes, l’entreprise de transport de gaz Defsa), d’autres sont des échecs retentissants, comme la vente des services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, celle de l’entreprise de gaz Depa). Les cessions restantes ne cessent d’être retardées.

Juteuses plus-values, irrégularités et voyage en jet privé

Plusieurs raisons expliquent cet échec relatif pour la troïka et les dirigeants grecs. Tout d’abord, le programme de privatisation s’est heurté à de nombreuses résistances, notamment de la part du pouvoir judiciaire, des syndicats et des citoyens. Ensuite, les investisseurs potentiels ne se sont pas forcément montrés très empressés, notamment les premières années, du fait de l’incertitude politique et parce que ces entreprises connaissaient parfois des dysfonctionnements, aggravés par la crise que traversait le pays tout entier. Enfin, comme c’est souvent le cas en matière de privatisations, les repreneurs se sont retrouvés en position de force, face à des pouvoirs publics désespérés de pouvoir remplir les conditions de la troïka ans les délais imposés, et ont su négocier des prix avantageux.

« C’était le pire moment possible pour initier un programme de privatisations. Normalement on ne devrait pas privatiser au beau milieu d’une crise », déplore un ancien dirigeant de Taiped, l’agence grecque en charge des privatisations, cité par une enquête approfondie du quotidien allemand Tagesspiegel sur les privatisations en Grèce et au Portugal cite. Même du point de vue de ses promoteurs, la manière dont le programme grec a été conçue et menée est un non-sens...

Les entreprises françaises veulent une part du gâteau

Les repreneurs des parts de la loterie nationale (Opap), privatisées par le gouvernement grec, ont ainsi versé 652 millions d’euros, sensiblement moins que le prix théorique correspondant à la capitalisation boursière de la société. Le jour même de l’acquisition, la valeur de l’action a cependant bondi de 6,13 à 9,13 euros. Elle est aujourd’hui de 13 euros, soit le double de sa valeur ! Une juteuse plus-value pour les hommes d’affaires grecs et tchèques qui ont négocié le rachat, et qui étaient les seuls candidats à la reprise. Le président de Taiped de l’époque s’est consolé en partant immédiatement en vacances dans le jet privé du milliardaire grec Dimitris Melissianidis, l’un des repreneurs. Le scandale l’a contraint à la démission. Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres des problèmes et des irrégularités qui auront entaché le travail de l’agence. Depuis sa création, celle-ci a déjà changé cinq fois de dirigeant... Un fait qui en dit long sur ce que cache, réellement, la mise en œuvre du programme de privatisation grec.

Les entreprises françaises ne pouvaient pas rester à l’écart d’une telle aubaine. Nombreuses sont les firmes tricolores qui se sont portées candidates à la reprise d’entreprises publiques grecques, encouragées en cela par le président François Hollande, au nom de la « solidarité » des Français avec les souffrances du peuple grec… C’est ainsi qu’Alstom a fait acte de candidature au rachat de Rosco, entreprise de matériel ferroviaire, tandis que la SNCF est retenue parmi les trois repreneurs potentiels de TrainOSE, la société de transport ferroviaire (la décision est attendue pour 2015)
 [5]. Le géant du BTP Vinci figure parmi les candidats à la reprise des aéroports régionaux grecs, mais s’est vu préférer un consortium germano-grec. Le groupe pourrait se rattraper avec l’aéroport d’Athènes ou l’autoroute Egniata, dans le Nord de la Grèce. La Poste est également citée parmi les repreneurs potentiels de son homologue grecque, pendant que BNP Paribas et le Crédit agricole conseillent l’agence chargée des privatisations... [6]

Grâce aux mobilisations, l’eau demeure un service public

Paradoxalement, les entreprises publiques françaises apparaissent au premier rang lorsqu’il s’agit de privatiser à l’étranger. EDF a ainsi manifesté publiquement son intérêt pour le rachat de l’entreprise publique de production d’électricité DEI. La firme française s’intéresserait particulièrement aux actifs et à l’expertise de DEI dans le domaine du lignite, cette forme particulièrement polluante du charbon qu’EDF souhaite également développer en Serbie(lire notre article). Peu importe que les salariés de DEI aient organisé une grande grève en juillet dernier pour protester contre la privatisation de leur entreprise [7] : EDF fait valoir qu’en tant qu’entreprise publique, elle est peut-être la seule en Europe à ne pas avoir peur du pouvoir des syndicats [8]. Les enchères sont attendues en 2015.

Le cas le plus emblématique reste celui de Suez environnement, auquel l’Observatoire des multinationales a consacré une enquête approfondie. L’entreprise française s’est positionnée pour acquérir les services publics de l’eau d’Athènes et de Thessalonique à des conditions particulièrement avantageuses, alors que ces services sont en bonne santé financière et ne paraissent pas avoir besoin d’investissements. Les obstacles à la privatisation se sont accumulés. À Thessalonique, les partisans du service public ont organisé en mai 2014 un référendum populaire : 98% des votants se sont prononcé contre la privatisation de l’eau. Quelques semaines plus tard, la Cour suprême grecque a rendu un arrêt déclarant inconstitutionnelle la privatisation des services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, cela portant atteinte aux obligations de l’État en matière de protection de la santé des citoyens. Dans son rapport de décembre 2014, Taiped ne mentionne plus ces deux entreprises dans la liste des entités à privatiser.

Ruée de capitaux chinois, russes, azéris…

Le programme de privatisations est parfois présenté comme une ruée sur les actifs bon marché, attirant des investisseurs de divers horizons, et notamment de l’Est. Outre le tourisme, l’autre grand projet économique sur lequel parient les technocrates est celui de faire de la Grèce un « hub », une porte d’entrée vers l’Europe depuis l’Asie. D’où l’importance du secteur des transports dans la liste des biens à privatiser. Du fait d’une culture orthodoxe partagée et de la stratégie d’influence du Kremlin, les entreprises russes se sont montrées particulièrement actives. Gazprom a longtemps été le repreneur pressenti de l’entreprise gazière Depa, avant de retirer sa candidature. L’entreprise ferroviaire publique russe RZD s’intéresse aux chemins de fer grecs, ainsi qu’au port de Thessalonique. Mais ces velléités pourraient bien se trouver entravées par la crise ukrainienne et les sanctions occidentales.

Côté Chinois, des investisseurs sont impliqués dans le projet de développement immobilier d’Hellenikon, l’ancien aéroport d’Athènes, qui deviendra le plus important projet urbain d’Europe, sur 620 hectares, si la résistance citoyenne ne parvient pas à préserver cet espace. D’autres s’intéressent à l’aéroport international actuel. L’entreprise Cosco a signé en 2009 un bail pour rénover et gérer une partie du port du Pirée, le plus important de Grèce ; elle est aujourd’hui candidate à son rachat pur et simple. Ses concurrents sont américain, néerlandais et philippin [9]. Plus inattendu, le rachat de l’entreprise de transport de gaz Defsa par une entreprise pétrolière et gazière d’État de l’Azerbaïdjan, s’explique par les grands projets de gazoducs visant à acheminer le gaz de la mer Caspienne vers l’Europe via la Grèce.

Les grands gagnants : les milliardaires grecs

Les principaux bénéficiaires des privatisations grecques ne sont peut-être pas au final les multinationales européennes et les investisseurs orientaux. Ce sont plutôt les milliardaires grecs. On les retrouve dans les consortiums qui se sont vus attribuer la loterie nationale (Dimitris Melissianidis), le site Hellenikon (groupe Lamda Development, appartenant à Spyros Latsis) ou les aéroports régionaux (Dimitris Copelouzos). Les entreprises françaises l’ont bien compris, qui n’ont pas manqué de s’associer aux fortunes locales pour déposer leurs propres candidatures : Aktor (propriété de l’homme d’affaires George Bobolas) pour Suez et Vinci, Damco Energy (groupe Copezoulos) pour Alstom… « Cette privatisation montre l’hypocrisie totale de ce programme : il s’agissait soi-disant de faire venir les capitaux étrangers... Or avec Lamda Development, les décideurs grecs ont en réalité placé l’un des leurs ! », observait une urbaniste interrogée par Mediapart à propos du site d’Hellenikon.

Si la gauche grecque accède au pouvoir, changera-t-elle le cours des choses ? Syriza a toujours promis de suspendre le programme de privatisations, voire de revenir en arrière. Le mouvement a quelque peu modéré ses discours dans la perspective des échéances électorales. Le parti a en revanche ouvertement axé sa campagne sur la remise en cause des privilèges et de l’influence de ces « oligarques », qui ont profité des années de boom de la Grèce et profitent encore aujourd’hui des souffrance de leurs concitoyens [10].

Tracer un chemin alternatif pour la Grèce nécessitera d’aller au-delà du simple rejet de l’austérité, des privatisations et de leurs profiteurs. Il faudra notamment que Syriza sache perpétuer et exploiter la mobilisation et l’esprit de solidarité et d’innovation sociale dont ont fait preuve des millions de citoyens grecs confrontés à l’austérité. C’est ce qu’illustre à sa manière la lutte exemplaire – et victorieuse - contre la privatisation de l’eau de Thessalonique. Il ne suffit pas de défendre les positions acquises, il s’agit aussi d’inventer de nouvelles alliances entre syndicats et citoyens, et de nouvelles formes d’organisation sociale (comme la forme coopérative proposée par l’« Initiative 136 ») pour réinventer des services publics plus transparents, plus efficaces et plus démocratiques. Voilà la vraie réponse aux idéologues de la privatisation.


http://www.bastamag.net/Grece-milliardaires-et

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Grèce : les créanciers instaurent la stratégie de la terreur

A-t-on déjà vu des autorités monétaires, censées veiller à la stabilité financière, organiser la panique et le chaos ?
C’est pourtant le spectacle auquel nous assistons ces derniers jours.
La BCE et le FMI mettent tout en œuvre pour provoquer une panique bancaire en Grèce afin de forcer le gouvernement de Syriza à capituler.

La folie s’est emparée des responsables européens ces dernières 48 heures. Rarement il a été donné d’assister au spectacle d’autorités monétaires, chargées en temps normal de veiller et d’assurer la stabilité financière du système, organisant la panique et le chaos. C’est pourtant ce à quoi nous assistons depuis l’échec du sommet de l’Eurogroupe, le 18 juin. Une stratégie de la terreur a été mise en place pour faire plier le gouvernement grec et l’obliger à capituler et à signer ce qu’il refuse depuis cinq mois. Pour y parvenir, les autorités monétaires ont accepté de prendre le risque délibéré et irresponsable d’accélérer la crise ...

http://www.mediapart.fr/journal/international/210615/grece-les-creanciers-instaurent-la-strategie-de-la-terreur?onglet=full