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Messages - mike

3407
Europe / 1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle
« le: 18 juin 2015 à 16:38:24 »
1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle



1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle

Non, ce n’est pas Legorafi. La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA / TTIP) mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…


2 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission Européenne.

En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement Européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.

Un tel mouvement de masse démontre qu’il existe une véritable inquiétude citoyenne au sein de l’Union Européenne concernant ces accords transatlantiques. Selon ces centaines d’associations, les accords représentent un véritable danger pour la démocratie. Nous aurions là le terreau d’une « corporacratie » (si tant est qu’elle n’existe pas déjà), un système de plus en plus gouverné par les multinationales.

Au prochain virage, la « World Company » ?

Parmi les grands dangers dénoncés par Stop TTIP, il y a cette mise en place de tribunaux d’arbitrages qui offriront la possibilité aux entreprises de contester des décisions gouvernementales. Toute décision collective qui entraverait le libre marché transatlantique serait susceptible d’être punie. Par exemple, si la France estime qu’il faut interdire un conservateur déterminé afin de protéger la population d’un risque sanitaire donné et que cette interdiction engendre une perte pour une multinationale, cette entreprise pourrait poursuivre l’état et exiger des dommages et intérêts.

Il s’agit là d’un pouvoir inédit dans l’histoire de l’Humanité qui serait offert aux grandes entreprises. Une menace directe contre toutes formes de démocraties. L’idée même de prendre des décisions démocratiques au nom de l’environnement contre une industrie serait implicitement compromise. Allons-nous laisser la démocratie mourir sous une salve d’applaudissements ?



https://mrmondialisation.org/1-million-de-signatures-contre-tafta-a-la-poubelle/

3408
Internet. Minds, le réseau social acclamé par les Anonymous



Avec la protection de la vie privée comme priorité, le réseau social Minds vient d’être lancé. Il a déjà gagné le soutien des Anonymous, les hackers souhaitant profiter de ses fonctionnalités.

Le réseau social Minds.com est tout juste disponible sur le web et les téléphones mobiles qu’il attire déjà l’œil des Anonymous. Les hackers ont appelé leur communauté, via leur page Facebook, à se joindre à ce nouveau réseau, rapporte Wired.

Minds, qui est aussi open source (c’est-à-dire dont le code source est ouvert au public), se fonde essentiellement sur la protection de la vie privée de ses utilisateurs. “La raison pour laquelle il semble avoir attiré les Anonymous est qu’il permet d’envoyer des messages cryptés du début à la fin.” Et d’ajouter “[C’est] une aubaine pour le groupe [de hackers] dont les membres masquent leur identité même les uns des autres.”

Un algorithme transparent

Ce qui différencie aussi Minds des autres réseaux sociaux comme Facebook, c’est qu’il permet aux utilisateurs de contrôler la portée de leurs posts eux-mêmes, poursuit le journal. “Au lieu de rester un mystère pour ses utilisateurs, l’algorithme de Minds fonctionne en leur donnant de la visibilité sur l’ensemble des posts. Ils sont alors en mesure de choisir les posts qu’ils veulent afficher”, note de son coté Business Insider.

Le journal explique aussi que Minds avaient atteint la barre des 60 millions de visiteurs, avant même d’être officiellement lancé. “Une grande partie des utilisateurs qui se sont tournés vers ce réseau social sont ceux intéressés par les médias alternatifs. Ce sont des gens qui se sentent concernés par des questions comme la liberté sur la Toile et le journalisme citoyen”, conclut Business Insider

http://www.courrierinternational.com/article/internet-minds-le-reseau-social-acclame-par-les-anonymous

3409
Une camionnette blanche rode à Courcelles: une adolescente victime d'une tentative de viol !

Vendredi vers 14h50, une adolescente née en 2001, a été abordée par le conducteur d’une camionnette blanche à Courcelles.
Il a tenté de la déshabiller mais elle parvenue à s’enfuir

La jeune fille a été abordée après avoir traversé le couloir sous les voies de la gare de Courcelles en direction de la rue Winston Churchill.
Son agresseur est descendue d’une camionnette blanche et l’a agrippée, tentant même de lui arracher son débardeur.
La victime s’est débattue et après lui avoir flanqué un bon coup de pied dans les parties génitales, est parvenue à s’enfuir.

http://www.lanouvellegazette.be/1311114/article/2015-06-15/une-camionnette-blanche-a-courcelles-une-adolescente-victime-d-une-tentative-de

3410
Land Rover : Télécommandez votre voiture depuis votre smartphone !



Votre Range Rover Sport est garé et se voit serré de très près par deux autres voitures ? Vous circulez sur piste loin des sentiers battus et voulez être sûr de ne rien accrocher ? Ou tout simplement, vous désirez faire un demi-tour en toute sécurité ? Le Range Rover Sport permettra tout cela, grâce à un système de télécommande depuis votre smartphone. Un prototype est actuellement en développement.

Si votre véhicule se voit garé dans un emplacement serré et qu’il vous est impossible d’y entrer, cessez donc de penser à vos kilos superflus ! Via votre smartphone, il vous suffira de sortir votre voiture de cet emplacement, sans toutefois être installé au volant ! La technologie n’est pas inédite, car BMW l’a déjà présentée sur sa future Série 7.

Tout-terrain

Mais Land Rover va plus loin : sur terrain difficile, vous pouvez télécommander votre Range Rover, tout en marchant à ses côtés. Voilà qui vous permettra de vous assurer de ne rien accrocher durant les manœuvres ! A une vitesse de maximum 6 km/h, vous contrôlez la direction, les freins et l’accélérateur.

Demi-tour automatique

Vous ne vous sentez pas à l’aise pour effectuer un demi-tour ? La voiture peut le faire pour vous. Gérant les freins, l’accélérateur et la direction, elle prend également en considération les autres usagers de la route pour effectuer une manœuvre en toute sécurité. C’est beau la technologie…

http://www.vroom.be/fr/actualite-auto/land-rover-range-rover-sport-telecommander

3411
Opération de gendarmerie contre la secte Tabitha’s Place




Dix personnes ont été placées en garde à vue mardi soir après une importante opération de gendarmerie menée à Sus, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans les locaux de la communauté sectaire Tabitha’s Place.

« Les activités de cette communauté font l’objet d’une information judiciaire que j’ai ouverte en mars 2014 à la suite d’informations données par un ancien adepte », a expliqué le procureur Jean-Christophe Muller lors d’une conférence de presse. L’enquête « concerne des faits d’abus de vulnérabilité dans le cadre d’un mouvement à caractère sectaire, des faits de violences sur mineurs concernant les conditions d’éducation, et des faits de travail dissimulé » et de travail des enfants, a-t-il résumé.

C’est « à l’issue de vérifications longues et minutieuses », notamment sur les ramifications de la secte en Espagne et en Allemagne, qu’une vaste opération de gendarmerie a été lancée dans la nuit contre le château appartenant à Tabitha’s Place, considérée comme une secte par la commission parlementaire d’enquête sur les sectes. La communauté est aussi connue sous le nom d’« Ordre apostolique », « Douze tribus » ou « Ruben and Brothers ». Elle fait partie du mouvement fondamentaliste américain Communauté du royaume du Nord-Est des frères de Plymouth, dont les membres affirment suivre strictement la Bible. Le mouvement compte 12 implantations dans le monde – en référence aux 12 tribus d’Israël – dont une en France, à Sus, dont on ignore le nombre de membres.

L’opération a mobilisé quelque 200 gendarmes, un hélicoptère, l’Institut de recherche criminelle et des médecins légistes. Une opération similaire a été menée parallèlement dans le secteur de Perpignan, où des membres de la secte travaillent également. Dix personnes, « hommes et femmes responsables de la communauté », étaient en garde à vue mardi soir, neuf à Pau et une à Perpignan, a indiqué M. Muller.

Quatre enfants placés

Les mineurs présents dans la communauté ont été auditionnés et examinés par des médecins. Quatre d’entre eux, frères et sœurs d’une même famille âgés de 18 mois à 13 ans, ont été placés auprès des services sociaux du Conseil général après la découverte de « traces récentes de corrections physiques », qui font partie du « mode d’éducation » dans cette communauté, a souligné le procureur de Pau.

Selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), « les punitions physiques sont réglementées et graduées » au sein de la secte, avec des coups de baguette d’osier ou de règle sur différentes parties du corps. Pour justifier ces violences, les adeptes invoquent un verset de la Bible : « La folie est liée au cœur des enfants ; le bâton qui les châtie les en éloignera. »

L’information judiciaire ouverte pour « soustraction par un parent à l’obligation légale envers ses enfants » doit permettre de savoir dans quelles conditions les « centaines de mineurs » qui transitent dans les locaux de la secte « vivent, sont éduqués et participent à l’activité économique », a affirmé Jean-Christophe Muller.

La Miviludes souligne que « les enfants sont levés à 6 heures du matin et reçoivent un enseignement toute la matinée. L’après-midi, ils travaillent avec leurs parents. Ils n’ont pas le droit de jouer, les jouets étant l’œuvre du diable ».

Plusieurs condamnations

Les membres de Tabitha’s Place, qui exploitent à Sus des terres agricoles et vendent des fruits et des légumes, sont également soupçonnés de travail dissimulé, de fraude aux prestations sociales, de blanchiment de fraude fiscale.

En mars 2002, 19 membres de Tabitha’s Place avaient été condamnés par la cour d’appel de Pau pour « soustraction aux obligations légales des parents », notamment refus de scolarisation et de vaccination de leurs enfants. En 1997, un enfant de 19 mois y était mort faute d’alimentation et de soins. Ses parents ont été condamnés, en 2001, à douze ans de réclusion criminelle.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/06/17/operation-de-gendarmerie-contre-la-secte-tabitha-s-place_4655748_1653578.html#Md4BX26t7e00HoJb.99

3412
Déclaration fiscale : Pas de compte étranger ? Rien à déclarer



Peut-être faites-vous partie des quelque 210. 435 contribuables qui ont reçu un courrier de l’administration fiscale (c’est quelquefois désagréable) leur rappelant que s’ils ont déclaré les années précédentes détenir un ou des comptes à l’étranger, ils doivent désormais communiquer des informations plus précises à se sujet au point de contact “ad hoc” de la Banque nationale de Belgique (BNB).

C’est une formalité nouvelle pour les contribuables concernés, mais certainement par les 210 .435 qui ont été surpris par ce courrier (effectivement désagréable). En réalité, si vous n’avez pas communiqué à ce propos dans vos précédentes déclarations fiscales en mentionnant non ou nihil, vous ne devez en aucun cas tenir compte de ce courrier erroné, ainsi que nous le confirme l’administration fiscale.

“Nous étions tenus par la loi de contacter les personnes concernées par cette nouvelle obligation”, nous explique Francis Adyns, un des porte-parole de l’administration. Hélas, un petit bug informatique a converti certaines de ces mentions négatives en mentions positives. Et l’informatique fiscale a donc averti pour rien des dizaines de milliers de contribuables.







http://www.lalibre.be/economie/actualite/declaration-fiscale-pas-de-compte-etranger-rien-a-declarer-55818f793570172b121c5dc1#7e405

3413
Testez PhoneAddress: l’app qui transforme votre smartphone en adresse de livraison

Un monde où la technologie vous facilite la vie ?

C’est ce en quoi BASE croit.

Et c’est pourquoi nous lançons une nouvelle application : PhoneAdress.



Avec l'application PhoneAdress, votre Smartphone devient une adresse, littéralement. Vous pouvez alors commander en ligne et vous faire livrer là où vous et votre smartphone vous trouvez. Facile.

Vous pouvez dès à présent tester l’application en commandant dans les deux restaurants disponibles en Belgique : Balls & Glory  et Lucy Chang. Sur le long terme, tout devrait devenir livrable grâce à PhoneAddress et BASE. C’est le moment de profiter d’une vie pleinement mobile.

L’application PhoneAddress est disponible pour les appareils Android en version Beta. Envie de la tester ?



Comment fonctionne PhoneAddress ?

Vous profitez du soleil dans un parc, avec vos amis, quand, soudain, une envie de nouilles sautées au poulet vous envahit. Vous commandez donc vos nouilles via l’app PhoneAddres et les recevez dans le parc, sans bouger.

1. L’application localise où vous vous trouvez

Vous apparaissez comme un point sur une carte. Si vous bougez, ce petit point bouge avec vous. Le livreur peut vous suivre à la trace !

2. Vous passez votre commande

Commandez vos nouilles. Le restaurant reçoit la commande et les prépare.

3. Attendez simplement votre commande

Le livreur sait exactement où vous vous trouvez grâce au petit point sur la carte de l’application. Il vous fait savoir quand votre commande sera livrée.

4. Recevez votre commande

Lorsque le livreur se trouve dans les parages (à 100 mètres), une photo de lui apparaît sur votre écran. La même chose se produit de son côté et votre joli minois s’affiche sur son smartphone. Histoire de livrer les nouilles aux bonnes personnes.

5. Payez votre commande

C’est certainement la partie la moins marrante mais vous pouvez le faire avec du cash, une carte de banque ou grâce à l'application Bancontact pour smartphone.

http://www.gomobile.be/innovation/testez-phoneaddress-l-app-qui-transforme-votre-smartphone-en-adresse-de-livraison.htm?lng=fr

3414
600 millions de smartphones Samsung à la merci d’une faille SwiftKey




Un malware profite d’une faille affectant le clavier virtuel SwiftKey des smartphones Samsung pour accéder à l’intégralité des fonctions et capteurs du terminal mobile.

Une vulnérabilité majeure vient d’être dévoilée par NowSecure. Elle touche le clavier virtuel SwiftKey préinstallé sur un grand nombre de smartphones du constructeur coréen Samsung et permet d’installer un logiciel malveillant sur le terminal lors de la mise à jour de l’application.


Tous les smartphones de la firme sont concernés, depuis le Galaxy S4 jusqu’au S6. Environ 600 millions de machines seraient touchées par cette faille, relativement simple à exploiter par les pirates.

Le téléchargement de paquets logiciels dédiés à SwitftKey s’effectue en effet en clair sur le réseau.

Rien de plus simple donc pour un pirate que d’opérer une attaque de type man-in-the-middle lors du téléchargement et de remplacer la mise à jour légitime par un logiciel indésirable, lequel sera installé avec des droits étendus et pourra donc accéder à l’intégralité des fonctions et capteurs du téléphone.

Découverte en novembre 2014, cette faille a été corrigée par Samsung début 2015. Problème, il faut maintenant attendre que les opérateurs veuillent bien diffuser cette mise à jour sur les téléphones qu’ils ont vendus, fait remarquer Silicon.fr.

Ce processus pourrait prendre plusieurs mois, ce qui met malheureusement en lumière le problème de la sécurité des terminaux mobiles, qui devient de plus en plus critique.

Dans la phase d’équipement qui s’est déroulée ces dernières années, cette problématique n’a malheureusement été prise en compte ni par les constructeurs, ni par les opérateurs, ni même par les utilisateurs.

 

En savoir plus sur http://www.itespresso.fr/600-millions-smartphones-samsung-merci-faille-swiftkey-98977.html#Pp0WfmdX53OxqZ4O.99

3415
Un élève poste les questions du CE1D sur Facebook, l'école le menace de non-réinscription



Comme des milliers d’autres élèves, Oscar (prénom modifié), 14 ans, inscrit en 2 e secondaire, a reçu via les réseaux sociaux une copie des questions (et des bonnes réponses) de l’épreuve de sciences du CE1D qui a eu lieu mercredi - avant d’être annulée… Comme des milliers d’autres ados, il a posté les documents sur sa page Facebook.

Mardi soir, avant de se coucher, il explique l’histoire à son père. "Il avait fait le malin. Je lui ai dit : Oscar, tu vas avoir des problèmes : retire ce post de ton mur", explique le papa. L’adolescent s’exécute.

Fin de l’histoire ? Pas vraiment. Mercredi matin, à 8h30, le père reçoit un mail du directeur des humanités de l’école. Objet : "Diffusion de questionnaire CE1D Sciences et profil Facebook". Sur les photos "que nous avons pu collecter se retrouve notamment l’identité de votre fils", indique le mail. Le directeur explique qu’il en a averti le cabinet Milquet. "Dans un autre registre, on peut également constater que votre fils se présente sur sa page Facebook comme le directeur général de… (nom de l’école)", poursuit le mail. Au vu de ces éléments "et d’autres survenus pendant l’année", le directeur annonce qu’il sera probablement amené à entamer une procédure de non-réinscription pour la prochaine année scolaire…

"Un dossier disciplinaire déjà épais"

"Ce n’est pas lui qui a créé le problème, ce n’est pas lui qui a volé les questions : il n’a fait que les relayer. Ce n’est peut-être pas très mature, mais il a 14 ans ! Mon fils à 85 % de moyenne. C’est lui qui va payer les pots cassés !", proteste le père d’Oscar. "Des dizaines de copains ont fait la même chose : l’école veut en faire un exemple."

Du côté de la direction, on conteste cette interprétation. "Le dossier disciplinaire de cet élève était déjà épais", nous dit le directeur. "Ce n’est pas un élément isolé. C’est un énième fait qui s’ajoute à d’autres. Ce courrier anticipe celui que les parents auraient de toute façon reçu." Et oui, il sait que les épreuves circulent entre de très nombreux élèves de l’école sur Facebook. "Sinon j’aurais pu engager 500 procédures…"




"On ne peut pas reprocher ça aux élèves"


"Cette affaire, ce n’est pas de la fraude. Il y aurait eu tricherie s’il y avait eu un copion. Ici, on ne peut pas reprocher aux élèves de faire circuler l’info. Je n’y vois aucun inconvénient et je ne vois pas au nom de quoi il faudrait les sanctionner." Tel est l’avis de Jean-François Guillaume, sociologue à l’ULg et observateur des pratiques des jeunes sur les réseaux sociaux. "On n’est pas loin de la question de la solidarité entre élèves où on franchit ensemble un cap difficile, un moment sensible, celui des examens, en faisant passer une information cruciale."


Dans ce dossier, le sociologue ne voit rien de plus qu’un étudiant d’université qui, puisque les examens oraux sont publics, irait s’asseoir dans la salle de classe pour écouter les questions que pose le professeur et qui les rapporterait à d’autres étudiants.

Se confronter à ses erreurs

Le fait de s’approprier à l’avance des questions d’examens ne serait pas un signe, selon Jean-François Guillaume, d’un manque de confiance en soi. "Le professeur doit permettre à l’élève de se confronter à ce type d’épreuve. Ce qui va générer de la confiance en soi, c’est la manière dont le professeur va traiter les erreurs de l’élève. Les erreurs sont une occasion d’apprentissage. Faute de temps, les enseignants passent parfois à côté de cet aspect." Et il affirme : "Notre métier d’enseignant doit se renouveler. Nous devons transmettre d’autres choses aux élèves comme leur apprendre à résoudre des problèmes inédits."

Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans les fuites des épreuves, mais Jean-François Guillaume est résolument optimiste."On ne luttera pas contre la technologie. On en fera un allié, un outil essentiel. Par contre, on pourra agir sur le format des évaluations. Dans un cours que je donne à l’université, je permets aux étudiants de passer l’examen à cahiers ouverts mais je leur donne un problème complexe, inédit à résoudre, qui nécessite une réflexion et des compétences. Montaigne disait : "Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine." Et il n’y avait pas de smartphones à l’époque", conclut le sociologue.




"La triche est banalisée, la réussite valorisée"

Jean-François Rees est professeur à la faculté des sciences de l’UCL, où il a été confronté à un cas de plagiat concernant un chercheur. Il a aussi présidé l’Institut de pédagogie universitaire et des multimédias de l’UCL. Des tricheurs aux examens à l’université, il en a déjà pincé. "On trouve tous les profils. Certains sont mal préparés et adoptent une stratégie pour réussir. D’autres subissent des pressions familiales avec des punitions, des sanctions en cas d’échec."

M. Rees estime que ce phénomène de tricherie massive aux épreuves certificatives pose la question de l’école. "Y va-t-on pour apprendre, pour se construire ou bien pour réussir des examens ? Pour les parents, il est souvent important que leurs enfants réussissent car l’excellence est mise en avant. Et cette réussite est plus importante que l’apprentissage", explique le professeur.

L’échec est mal vu

Voilà le cœur du problème : une société basée sur la réussite. "L’échec est mal vu. Alors, on tolère des transgressions. Autant tricher un peu. La triche, ça a toujours existé mais, aujourd’hui, elle est banalisée. Moralement, ce n’est plus considéré comme très grave. On voit des exemples dans le football, la politique ou les droits d’auteur. Je pense qu’il est temps d’avoir un débat de société sur cette question", déclare Jean-François Rees.

Les tentatives de revente des copies d’examens devant les écoles ne l’étonnent pas. "La dimension mercantile des jeunes apparaissait déjà avant. Il existe des sites Internet où on peut acheter des travaux scolaires." Le rôle amplificateur des réseaux sociaux lui paraît évident. "Avant, on aurait gardé les copies pour soi ou on les aurait données à deux ou trois personnes de confiance. On peut parler d’une solidarité entre élèves, tous unis contre l’enseignant ennemi et ces examens qui nous ennuient."

 Une image bien moche de l’école

Pour le professeur, cette affaire de tricherie "montre l’échec global de l’enseignement. Si on évaluait les élèves et les étudiants de façon continue au lieu d’organiser des gros examens, la tricherie ne serait plus possible." Il pointe encore que cette histoire "donne une image bien moche de l’école. Et, pour les élèves qui avaient étudié, l’annulation des épreuves doit être déstabilisante."

http://www.lalibre.be/actu/belgique/un-eleve-poste-les-questions-du-ce1d-sur-facebook-l-ecole-le-menace-de-non-reinscription-55819d6d3570f340d72f8a12

3416
Flakka, la nouvelle drogue qui donne des "super pouvoirs" fait des ravages

Une nouvelle drogue de synthèse fait de plus en plus parler d'elle aux Etats-Unis de par la "force surhumaine" qu'elle procure aux personnes qui l'absorbent. Son nom de rue: flakka.



En Floride, plusieurs incidents ont été reportés par la police. Un homme nu a attaqué violemment un agent de police. Quelques jours plus tard, un autre énergumène a été pris en flagrant délit de "vouloir faire l'amour à un arbre". Il a été arrêté par la police qui a du faire usage d'un taser pour le calmer. Malgré les décharges électriques, l'homme s'est jeté sur le policier et a essayé de le poignarder avec son badge. Ce n'est qu'après l'arrivée des renforts qu'il a pu être maîtrisé. Un autre homme pensait, lui, être poursuivi et a fini empalé sur une clôture, raconte le Washington Post. Tous ces individus avaient une chose en commun: ils étaient sous l'emprise d'une même drogue, la flakka.

"La cocaïne, était la reine jusque cette année", explique à Reuters, William Schwartz, le shérif du conté de Broward en Floride. Place maintenant à la flakka, une drogue de synthèse apparue l'année dernière et dont la consommation commence à se répandre au Texas et dans l'Ohio, suscitant l'inquiétude des autorités.

Cette nouvelle drogue très puissante et fortement addictive procure de l'euphorie, des hallucinations ainsi qu'un décuplement de forces physiques chez les personnes qui l'absorbent. Et c'est bien là sa caractéristique la plus attrayante pour les consommateurs. Mais elle peut aussi accélérer le rythme cardiaque, causer de l'agressivité, des crises de paranoïa, et de délires. Elle tient son nom de l'espagnol "flaca", selon CNN, un terme d'argot utilisé pour parler d'une femme très séduisante. Du point de vue de ses propriétés, explique le site Atlantico, la flakka se situe entre l'ecstasy (MDMA) et les méthamphétamines (Ice, crack, meths). Elle peut être inhalée, injectée ou avalée. A haute dose, cette drogue a des effets dévastateurs sur l'organisme, elle peut détruire le cerveau, bien plus que la cocaïne , et peut même entraîner la mort.

"Moins cher qu'un Big Mac"

Le Docteur Dan Véléa, psychiatre addictologue à Paris explique dans une interview au site Atlantico comment cette drogue peut arriver à décupler la force physique d'un individu, lui faisant ressentir une force surhumaine. "Il s'agit d'un dépassement du seuil de la douleur et d'une concentration extrême sur un objectif physique à atteindre, le tout sur fond de troubles de l'appréciation des risques, les troubles du comportement caractéristiques de ce type de produit."

L'expansion de la flakka ne devrait pas s'arrêter, car contrairement à d'autres substances comme la cocaïne, son prix est très peu élevé : soit environ 5 dollars la dose, selon NBC News. "Moins cher qu'un Big Mac" fait remarquer un agent antidrogue au Washington Post. "Une dose de flakka est disponible à partir de 3 dollars. La plupart de nos jeunes ont 3 dollars en poche. C'est la chose qui me fait le plus peur, le fait qu'elle soit aussi bon marché", déclare-t-il. Aux Etats-Unis, elle est d'ailleurs pricipalement consommée dans les milieux aux revenus peu élevés.

De plus, il est très facile de s'en procurer sur Internet, selon les médias américains. Dans son rapport annuel paru début juin, l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) s'alarme de l'essor de ces drogues de synthèse et de la facilité à s'en procurer. L'observatoire parle d'un marché mouvant, qu'il devient impossible à surveiller et des substances en constant renouvellement auxquelles les autorités sanitaires européennes peinent à répondre.

http://www.levif.be/actualite/sante/flakka-la-nouvelle-drogue-qui-donne-des-super-pouvoirs-fait-des-ravages/article-normal-401011.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=vif

3417
Discussions Générales / Le voyage incroyable d'un doudou égaré
« le: 18 juin 2015 à 15:45:12 »
Le voyage incroyable d'un doudou égaré



Un petit garçon de 6 ans a égaré son doudou, un tigre en peluche, à l'aéroport de Tampa, en Floride. Il voyageait avec ses parents en direction de Houston pour assister à la remise des diplômes d'un membre de la famille. Dès qu'elle s'est aperçue de la perte du doudou, la maman, Amanda Lake, a contacté l'aéroport en les suppliant de l'informer s'il le retrouvait.


Hobbes (le petit surnom donné à la peluche) est arrivé entre les mains du staff de l'aéroport qui a décidé de faire une belle surprise à l'enfant. La peluche a été photographiée en train d'admirer la tour de contrôle, en train de manger une glace, dans la salle de gym réservée aux employées ou encore dans la caserne des pompiers de l'aéroport. Hobbes a également été vu au bord de la piscine du Marriot.

Owen a retrouvé son doudou quelques jours plus tard aux objets perdus de l'aéroport de Tampa. Il avait en sa possession un livre rempli des photos prises par les employés. La maman d'Owen a fondu en larmes quand elle a découvert l'incroyable aventure du meilleur ami de son fils.


La suite...

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1523/Famille/article/detail/2361940/2015/06/17/Le-voyage-incroyable-d-un-doudou-egare.dhtml

3418
Voici pourquoi il faut supprimer vos amis passifs sur Facebook

Robert Scoble blogueur, auteur et podcasteur américain très connu, a publié le 25 mai dernier, une série de conseils pour optimiser les publications sur Facebook et augmenter l’intérêt porté au contenu partagé.

Sur les 22 points soulevés qui sont tous, sans exception, pertinents, celui-ci m’a interpellé en particulier.
 Scoble au point 6 préconise de “unfriend” vos amis passifs sur Facebook sur le réseau.


«Vous constaterez que vos publications auront une plus grande portée. Pourquoi? Facebook ne fait paraître vos publications qu’à quelques-uns de vos amis en premier, observe comment ils réagissent, puis les partagent avec d’autres. Si vos amis ne cliquent jamais sur “j’aime”, ne “partagent” jamais, ne laissent jamais de commentaires, et ne publient jamais non plus, ils vous font du tort.»

Du coup, je l’ai fait. D’abord très mal à l’aise en changeant ainsi le statut des membres de ma propre famille et de bon nombre de mes amis, je me suis ensuite sentie libérée. Ne plus avoir le sentiment de les assommer en partageant des articles sur la technologie, un domaine éloigné de leurs propres centres d’intérêts, et ne plus être gênée d’avoir une activité sur Facebook en décalage avec leur silence. Quel soulagement.

Ceux qui ne s’expriment pas sur Facebook le font pour diverses raisons. Tout d’abord, certains ont quitté le réseau sans avoir supprimé leur profil. Ils ne sont tout simplement plus là.

D’autres utilisent leur compte pour observer et suivre ce qui s’y passe. Et parmi eux, ceux qui ont décidé de n’accorder à Facebook aucun indice sur leurs préférences et leurs intérêts pour éviter d’être traqués et profilés.
Une démarche en fait inutile. Facebook traque quasiment tout le monde, y compris ceux qui n’ont pas de compte et même ceux qui ont explicitement choisi de ne pas être suivis. Il suffit d’avoir consulté une seule fois une page de Facebook. Le réseau teste même une technologie pour traquer les mouvements des curseurs, pour détecter là où le lecteur a fait une pause sur la page et comprendre ce qui a retenu son attention. 

Voici pourquoi il faut supprimer vos amis passifs sur Facebook:

Reprenant dans le désordre d’autres bons conseils de Scoble

«Cliquez sur « j’aime », partagez et commentez les publications de vos amis. Cela apprend à Facebook ce que vous souhaitez voir apparaître sur votre page.»

Malgré la démarche de faire le tri parmi ses amis, restez le plus accessible possible tout en restant dans votre zone de confort. «Laissez les gens vous “suivre” et soyez plutôt sélectif avec ceux qui demandent à être votre ami. Publiez parfois pour le “Public”. Vous verrez alors que vous atteindrez une audience insoupçonnée. Vous êtes nombreux à être TROP privés. Et vous pouvez toujours publier des billets et les rendre visibles uniquement à votre famille.»

«Partagez trois publications qui vous ont intéressé. S’il s’agit des photos des enfants de vos amis, vous en verrez davantage. S’il s’agit d’articles sur la technologie ou sur l’entrepreneuriat, vous en verrez davantage.»

«Ecrivez cinq billets sur un même sujet. Vous verrez alors dans votre newsfeed, une multitude d’articles sur le même sujet.»

«Choisissez de “cacher” ce qui ne vous intéresse pas.  Scoble “cache” la plupart des selfies, toutes les citations, en gros tout ce qu’il trouve abrutissant. Au fil du temps, Facebook fera moins remonter ce genre d’infos sur votre page.»

«“Unfollow” ceux qui font trop de bruit. Même s’ils sont membres de votre famille ou des amis. Placez-les dans les profils restreints “amis proches” ou “connaissances”. Vous pourrez les consulter à partir de ces listes, plutôt que de voir leurs publications sur votre page.»

«Sachez que tout ce que publient vos amis n’apparaît pas sur votre page. Facebook sélectionne les billets les plus populaires. On ne voit qu’un dixième de ce qui est publié. Alors au moins une fois par mois, allez directement sur leur page et engagez-vous avec eux.»

«Ne laissez pas les autres publier des infos sur votre profil. En général, c’est sans intérêt.»

«Dans l’application pour mobile de Facebook, activez la localisation afin que Facebook vous propose un contenu pertinent selon votre situation géographique.»

«Vérifiez TOUS vos paramètres de sécurité au moins une fois par mois pour vous assurer qu’ils n’ont pas changé. Lors d’une réinstallation ou de la mise à jour d’une application, les paramètres redeviennent ceux définis par défaut. Bien comprendre chaque paramètre.»

En quelques jours, le billet de Scoble a été partagé 4’000 fois, 3’222 personnes ont cliqué sur “‘j’aime” et 550 personnes ont laissé des commentaires.
Vous pouvez consulter la liste complète ici.

Source Voici pourquoi il faut supprimer vos amis passifs sur Facebook: http://www.bilan.ch/emily-turrettini/chronique-internet/faut-supprimer-vos-amis-passifs-facebook
- See more at: http://www.espritsciencemetaphysiques.com/voici-pourquoi-il-faut-supprimer-vos-amis-passifs-sur-facebook.html#sthash.ThyZr4YA.dpuf

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Ségolène Royal présente ses excuses pour ses propos sur le Nutella


Ségolène Royal a présenté ce mercredi ses «excuses pour la polémique» provoquée par son appel à cesser de manger du Nutella qu’elle avait accusé de contribuer à la déforestation en raison de son recours massif à l’huile de palme


  Ségolène Royal
 ✔  ‎@RoyalSegolene 
Mille excuses pour la polémique sur le #Nutella. D'accord pour mettre en valeur les progrès.

«Il faut replanter massivement des arbres, parce qu’il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique. Il faut arrêter de manger du Nutella, par exemple, parce que c’est de l’huile de palme», avait dit Mme Royal lundi soir sur Canal+. «Il faut qu’ils utilisent d’autres matières premières», avait-elle ajouté.
 Les défenseurs de l’huile de palme «durable» se sont insurgés mercredi contre les propos de la ministre. «Supprimer l’huile de palme des produits alimentaires n’est pas LA solution, il faut encourager le développement de filières durables», a déclaré dans un communiqué l’Alliance (française) pour une huile de palme durable.
 Cette alliance réunit des industriels et utilisateurs de l’huile de palme, dont le fabricant du Nutella, le groupe italien Ferrero.
 Plusieurs responsables et médias italiens ont également volé mercredi au secours du Nutella, produit «d’excellence italienne». «Que Ségolène Royal laisse les produits italiens tranquilles. Ce soir au menu: pain et Nutella», a ainsi réagi l’homologue italien de Mme Royal, Gian Luca Galetti.
 Refusant de commenter les propos de Ségolène Royal, Ferrero s’était dit mardi «tout à fait conscient des enjeux environnementaux» et avait assuré avoir «pris de nombreux engagements notamment concernant son approvisionnement en huile de palme».

http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/06/17/politique


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Abattre plus de loups ? Le gouvernement demande votre avis



Abattre plus de loups ? Le gouvernement demande votre avis

Le gouvernement français veut augmenter le prélèvement de loups mais demande néanmoins l’avis des citoyens. Cette proposition qui vient directement du ministère de l’écologie prévoit deux nouveaux projets d’arrêtés pour les années 2015 et 2016. S’ils sont validés, ces nouveaux arrêtés permettront une augmentation des prélèvements (chasse), en faveur des éleveurs. Une décision qui semble paradoxale pour les associations de protection animale car le loup est une espèce protégée et considérée comme vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les citoyens français ont jusqu’au 21 juin pour donner leur avis sur ce choix. Ceci n’est pas un vote mais une Consultation Publique.



Le loup pose t-il problème ? Quelle est sa place dans les écosystèmes, et que lui reproche t-on ? Est-il totalement incompatible avec le pastoralisme ?

Le Gouvernement français souhaite donc élargir et étendre les dérogations qui permettent aux préfets d’accorder le droit de tuer des loups. Le premier arrêté prévoit une extension des territoires pour la chasse, tandis que le second propose d’augmenter de 50% le maximum de loups pouvant être tués (12 individus en plus). Les citoyens français ont jusqu’au 21 juin pour s’exprimer concernant ce choix sur le site consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr

Le loup et l’Homme : Une histoire millénaire 

Selon les estimations le Loup est apparu il y a près de 2 millions d’années sous la forme Canis Etruscus, et plus exactement il y a 400 000 ans en France (Canis Lupus). L’Homme a toujours entretenu un lien complexe avec cette espèce qu’il a autant chassé qu’apprivoisé. Des hypothèses de longue date réaffirmées par des découvertes archéologiques récentes, évoquent d’ailleurs la possibilité d’une ancienne collaboration entre Hommes et loups pour la chasse au gros gibier. Mammouths ou encore tigres à dents de sabre auraient donc été chassés avec l’aide des loups, par le biais d’une domestication qui aurait commencé vers la fin de l’ère glaciaire, il y a environ 20 000 ans et même plus. Une domestication qui a donné lieu plus tard à la création du chien. Les chiens (Canis Lupus familiaris) ont été, rappelons-le, créés par l’être humain par le biais de croisement entres différents loups. Le Dingo (Canis lupus dingo) est également un chien créé par l’Homme, qui est depuis retourné à l’état sauvage.

Malgré cette collaboration et cette « affection », Canis Lupus est un grand prédateur, et comme tous les prédateurs, il est craint et redouté par l’Homme. Les légendes autour du loup alimentent l’imaginaire collectif depuis des millénaires, et en cela la mystification autour de l’animal est encore très ancrée dans les esprits. Une mystification certes bien différente d’il y a quelques siècles ou décennies en arrière, mais tout de même encore très présente. Preuve en est avec la sortie de certaines productions cinématographiques récentes ou d’écrits plus contemporains. De plus, le loup a souvent été utilisé dans les contes et les fables, encore racontées et adaptées aujourd’hui. Le loup a également toujours eu une très grande place dans la culture amérindienne, et est très vénéré pour son rôle écologique chez les mongoles des Steppes (bien qu’également très craint par les bergers).

Le paradoxe autour du loup c’est qu’il est à la fois aimé et détesté, chassé et apprivoisé, craint et respecté. La relation entre l’être humain et le loup est donc millénaire, et par conséquent sa complexité est forcément considérable. À travers les époques, les endroits ou les situations, le loup oscille du statut d’être vivant respectable à celui de nuisible, mais qu’en est-il réellement ?

Photographie libre de droits pixabay.com

Le Loup est-il une menace pour le pastoralisme et pour l’Homme ?


La réapparition du loup en France n’a pas été du goût de tout le monde, sa classification au rang d’espèce protégée encore moins. Si certains s’émerveillent devant ce canidé imposant, ce n’est pas le cas du secteur agricole. En effet, les éleveurs d’ovins se plaignent d’attaques sur les troupeaux, et de devoir ainsi faire face à certaines pertes financières. À la peur des attaques sur les animaux d’élevage, s’ajoute aussi la peur de possibles attaques sur l’être humain. À ce sujet, une histoire a d’ailleurs très récemment défrayé la chronique. Un adolescent de Seyne-les-Alpes (dans les Alpes-de-Haute-Provence) a raconté avoir été encerclé en pleine nuit par des loups prêts à l’attaquer. Selon l’adolescent prénommé Romain Ferrand, c’est seulement les coups de fusil qui auraient fait fuir la meute présente aux alentours de l’élevage bovin familial.



Cette histoire nous ferait presque penser aux scènes du film Le Territoire des loups. Si le jeune adolescent n’a pas été blessé, son récit qui a fait le tour des médias n’a fait que renforcer la peur autour de ce prédateur redouté (rappelons tout de même que plusieurs versions des faits auraient été données dont certaines sont remises en cause par des associations). Mais Alors Canis Lupus est-il dangereux pour l’Homme ? À notre époque, dans les faits, les attaques de loups sur l’Homme sont très rares. Le risque face à un animal sauvage est, de fait, toujours présent, mais les attaques sur l’Homme à travers le monde sont très peu nombreuses et se produisent souvent dans des conditions très particulières. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le récit du jeune adolescent a tant fait parler, car il n’est pas coutumier. Il n’y a d’ailleurs eu aucune attaque sur l’Homme d’enregistrée en France depuis la réapparition du prédateur en 1992.

« Depuis le retour de Canis Lupus dans les Alpes en 1992, et sa recolonisation d’un tiers du territoire à la faveur de textes protecteurs et d’une extension des forêts, aucune attaque d’homme n’a été recensée en France. » (source)

D’où vient la réputation du loup mangeur d’Hommes ?

Si Canis Lupus est encore très craint aujourd’hui, c’est qu’il possède une lourde histoire commune avec nous. Car les attaques de loups sur l’Homme ont bien existé par le passé. Aux époques du Moyen Âge et sous l’Ancien Régime, le loup était d’ailleurs connu pour s’attaquer aux enfants, ce qui entraîna sa diabolisation et probablement tous les mythes que l’on connaît. Qui n’a pas entendu parler de La Bête du Gevaudan ou encore du Petit Chaperon Rouge ?



Selon Jean-Marc Moriceau (Professeur d’histoire à l’université de Caen et membre de l’Institut universitaire de France), ces attaques s’expliquent par le fait qu’à l’époque les troupeaux étaient majoritairement gardés par des enfants, parfois affaiblis et malades. Et ce à une grande proximité des forêts. C’est ainsi l’aspect économique et le manque de sécurité sociale qui seraient plus les causes de ces attaques que l’existence même du loup.

« Aujourd’hui, les attaques sont sans commune mesure avec celles du passé, lorsque des enfants, chétifs ou malades, gardaient des troupeaux dispersés, près des forêts, dans un environnement où les loups étaient très nombreux. La vulnérabilité des hommes était alors bien plus grande. » explique le professeur.

Spécialiste de la relation loups-êtres humains, Jean-Marc Moriceau a lancé une enquête nationale en 2002 sur l’historique du loup et ses attaques sur l’Homme. Il y aurait eu environ 10 000 attaques et victimes entre le Moyen-Age et le début du XXe siècle. Une époque où les loups étaient plus nombreux, environ 20 000 contre 300 aujourd’hui (en France). Si à cette époque des loups prenaient bel et bien certains humains pour cible, il est également spécifié que d’autres souffraient de la rage, ce qui aurait modifié certains de leurs comportements.

« Cette base de données comprend deux principaux types de victimes, soigneusement distinguées : celles de loups prédateurs (qui ont sélectionné occasionnellement des proies au sein de l’espèce humaine) et celles de loups enragés (qui ont agressé l’homme lors d’une perturbation de leur comportement au moment d’une crise rabique). Au départ on a constitué deux corpus distincts, qui regroupent des effectifs désormais comparables. »

Des attaques extrêmement rares de nos jours

Si des attaques sont encore recensées de part le monde, elles demeurent extrêmement rares, et comme dit plus haut, aucune n’a été enregistré depuis la réapparition du canidé en 1992. De plus, cette époque précise d’attaques sur l’Homme n’est pas forcément représentative du rapport que nous avons aux loups en général, comme nous le rappelle cette même enquête :

« Occasionnellement, des animaux en dispersion ont profité de circonstances favorables pour devenir mangeurs d’hommes. Par rapport à la population totale des loups, ils étaient l’exception : de 1 % à 2 % des loups adultes et souvent moins. Actuellement, le risque d’une attaque de loups tant en Europe qu’en Amérique du Nord semble très faible malgré l’accroissement du nombre de loups (…) L’humain ne fait pas partie des proies naturelles du loup. Quand la fréquence des attaques de loups est comparée à celle des autres grands carnivores, il est évident que les loups sont parmi les moins dangereux. Toutefois, les cas où des humains ont été attaqués, blessés ou tués par des loups, ajoutés à notre peur culturelle de la vie sauvage, elle-même renforcée par les historiens et toute la mythologie, permet de mieux comprendre pourquoi les loups ont été perçus comme une menace pour le genre humain.»

Une menace pour les animaux d’élevage

Le loup n’est donc globalement plus à ce jour considéré comme une menace directe pour l’être humain, mais bien pour les élevages domestiques et l’économie qui en découle. La colère des agriculteurs spécialisés dans ce domaine monte depuis un certain nombre d’années et elle peut bien évidemment être compréhensible. En terme de chiffres, l’année 2014 a compté plus de 9000 animaux tués par le loup, ce qui entraîne des pertes considérables. 6 786 animaux d’élevage ont été tuées en 2013, 5 848 en 2012 et 4 920 en 2011, selon les chiffres officiels. Il est donc constatable en toute neutralité que le loup soit une problématique du point de vue des éleveurs. (sudouest.fr) Une problématique qui touche un secteur déjà en crise et s’ajoute à d’autres problèmes comme la concurrence des productions internationales.

Selon un article du blog le monde – écologie : « Si le chiffre est important dans l’absolu (sans compter le stress sur les autres bêtes et le traumatisme des éleveurs, dont certains sont touchés de manière répétée), il l’est bien moins en valeur relative : ce sont ainsi 0,08 % des 7,5 millions de brebis que compte le cheptel français qui ont été tuées par des loups. Et même en se limitant aux ovins situés dans les 24 départements où le loup a une présence permanente ou ponctuelle, à savoir 2,9 millions de têtes selon les chiffres de 2010 transmis par l’Institut de l’élevage, le pourcentage d’attaques reste extrêmement faible : 0,2 % des brebis ont été touchées (soit 2 sur 1 000). »

Toujours selon le même article et selon les estimations de France Nature Environnement, à titre de comparaison les maladies emporteraient davantage de brebis, que les attaques de loups. Selon les données de l’Association Ferus : « 400 000 à 500 000 ovins de réforme sont envoyés à l’équarrissage ! Oui, ce nombre gigantesque de moutons qui n’entrent pas dans le circuit de consommation est tout simplement détruit, incinéré.»

À noter que les éleveurs sont indemnisés en cas d’attaques de loups avérées. De nombreuses mesures de protection ont déjà été mise en place par  l’état français, mais des mesures supplémentaires ainsi qu’une meilleure surveillance ne sont pas exclues pour faire vivre pastoralisme et présence des loups. Selon l’association Ferus, cela implique que les éleveurs se réadaptent à la présence de Canis Lupus, eux qui n’y étaient plus habitués, contrairement à d’autres éleveurs des pays voisins où le loup n’a jamais disparu.

disparu des forêts françaises en 1939. Du moins pendant un temps car c’est naturellement qu’il est revenu sur ses anciennes terres dans les années 90, et non par le biais d’une réintroduction. En effet c’est en partant d’une petite population en Italie qui avait survécu que le loup est remonté jusqu’aux Alpes et s’est peu à peu réinstallé, principalement dans le Sud-Est. Selon l’association Ferus, qui milite pour la préservation de l’Ours, du Loup et du Lynx, les loups ne sont revenus que dans 5 % de leur répartition originelle. Toujours selon l’association, la population de ces derniers n’est pas en grande augmentation. On estime d’ailleurs le nombre de loups à environ 300 au total. L’espèce est à ce jour protégée en Europe, par la Convention de Berne, et est considérée comme vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

« Le loup fait partie de la biodiversité comme n’importe quelle espèce. N’en faisons pas un  mythe sacré ni un diable.» (Ferus)

Un mammifère social et complexe nécessaire aux écosystèmes

Les loups sont dotés d’un odorat très développé qui leur permet de repérer leurs proies à plusieurs kilomètres. Ce sont des animaux grégaires qui chassent et vivent en meutes le tout en collaboration, ce qui fait d’eux une espèce hautement sociale. Selon certains témoignages, les loups seraient également des animaux altruistes et empathiques.  Mais ils sont aussi de redoutables prédateurs étant connus pour leur endurance et leur rapidité. Ce que l’on sait moins, c’est le rôle écologique très important du loup. Étant un  grand carnivore, Canis Lupus régule les forêts en installant une prédation sur les cervidés, ce qui change le comportement de ces derniers, et permet de faire émerger de nombreuses espèces animales mais aussi végétales. Le déclin mondial des grands carnivores bouleversent les écosystèmes.

Comment les loups changent les rivières

Voici une vidéo sur le rôle fondamental du Loup, à découvrir



 

Au-delà de toute la mystification, qui a autant servi que desservi le loup, doit-on autoriser des tirs supplémentaires sur une espèce protégée et considérée comme vulnérable ? Une espèce qui est un maillon naturel des écosystèmes et dont la prédation sur les élevages n’est pas seule responsable du déclin de la production ovine. Comment faire pour retrouver un équilibre souhaitable entre pastoralisme et présence du loup ?

Pour citer Yves Paccalet (écrivain, philosophe, journaliste et naturaliste) :

« On a besoin des prédateurs, la nature en a besoin. Sans grands prédateurs les chaînes alimentaires sont déséquilibrées. Et puis, ce sont des animaux dont on a aussi besoin pour avoir une sorte d’esprit de poésie qui est entrain de nous quitter maintenant. »

Le ministère de l’écologie souhaite donc augmenter les prélèvements de loups et vous pouvez donner votre avis jusqu’au 21 juin -> CONSULTATION PUBLIQUE <-


https://mrmondialisation.org/abattre-plus-de-loups-le-gouvernement-demande-votre-avis/