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Messages - mike

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Fumigènes Airsoft mortels : le parquet veut poursuivre des blogueurs

Le parquet du Puy-en-Velay veut poursuivre les auteurs amateurs de guides de créations de fumigènes publiés sur internet après que trois adolescents ont trouvé la mort à Bas-en-Basset (Haute-Loire). Ils avaient voulu créer des fumigènes pour jouer au Airsoft, sans mesurer les risques d'explosion.



Samedi après-midi, une violente explosion a provoqué la mort de trois adolescents de 14 à 16 ans et blessé grièvement un quatrième, dans la commune de Bas-en-Basset (Haute-Loire). Selon les premiers éléments d'enquête, l'accident mortel aurait été provoqué par un mélange mal maîtrisé d'acétone et d'acide chlorhydrique, deux produits chimiques utilisés pour fabriquer de façon artisanale des fumigènes pour l'Airsoft, une discipline en vogue dérivée du paintball. Le mélange serait particulièrement instable en cas de températures élevées, ce qui était le cas samedi où il faisait plus de 25 degrés dans la région.

Associé à deux autres produits, le mélange qui explose serait 10 fois plus puissant que la poudre noire, et atteindrait 70 % de la puissance de la TNT. C'est donc une véritable arme de guerre que les mineurs ont pu créer, sans avoir la moindre conscience de ces risques, cherchant simplement à faire de la fumée.

DES VIDÉOS YOUTUBE POUR ADOS PAR DES ADOS

Alors que l'origine accidentelle de l'explosion ne fait guère de doute, le vice-procureur de la République du Puy-en-Velay, Yves Dubuy, veut tout de même poursuivre un coupable devant les tribunaux. "J'ai eu la surprise de découvrir des recettes complètes sur Internet, sur des sites irresponsables de jeu de type 'Airsoft'", a-t-il dénoncé en constatant que les ados tués ont été "victimes d'un jeu imbécile, conseillés par des irresponsables".

Le représentant du ministère public prévient donc qu'il souhaite poursuivre l'auteur ou leurs auteurs des blogs (sans doute pour mise en danger de la vie d'autrui) qu'auraient consulté les jeunes adolescents pour trouver la recette du fumigène mortel, "à condition qu'on les identifie".

Selon nos constatations, la plupart des "tutoriaux" sont publiés sur YouTube, par des adolescents pour des adolescents, sans aucune connaissance chimique. Ils se contentent de reprendre et de rediffuser à leur tour les guides publiés par d'autres, les précautions à prendre risquant alors d'être oubliées dans un très dangereux téléphone arabe. "Même si c'est pas explosif, on sait jamais", peut-on entendre sur l'une des vidéos, où l'on conseille de laisser le mélange agir au sol sans le tenir à la main car "il paraît que certains ont perdu un bras, pas ici, mais il paraît".



"Malheureusement on trouve sur Internet beaucoup de vidéos qui apprennent à des personnes à faire des fumigènes, voire des bombes artisanales qui sont en général faites avec des produits instables", a confirmé à BFM TV le président de la Fédération Française de Airsoft. "Nous œuvrons, depuis la création de la FFA, pour la pratique d’un Airsoft responsable", rappelle-t-elle dans un communiqué publié sur Facebook. "Les faits survenus ce week-end nous rappellent tragiquement qu’il est impératif d’avoir une attitude responsable dans tous les domaines pouvant se rapporter à l’Airsoft."

http://www.numerama.com/magazine/33393-fumigenes-airsoft-mortels-le-parquet-veut-poursuivre-des-blogueurs.html

3527
 SMS se propage massivement sur le Web et endommage les iPhone d'Apple

L'Iphone d'Apple est un smartphone sensible, un SMS mystérieux réussit à le faire redémarrer. Cette blague se répand de plus en plus et les victimes augmentent.


Un SMS bloque l'application iMessages

Le Smartphone d'Apple est malmené, car un SMS mystérieux qui met en avant plusieurs caractères a la possibilité de le faire planter. Ce désagrément est contraignant notamment pour les utilisateurs qui doivent à chaque fois rallumer le mobile et constater les dégâts.

Certains sont chanceux, car le téléphone n'est pas endommagé, cette technique est toutefois agaçante. Par contre, d'autres utilisateurs ont rapidement compris que le texto avait la capacité d'endommager une application à savoir iMessages. Cette dernière ne répond plus et il est impossible de l'utiliser par la suite, selon des éléments publiés sur la communauté Reddit.

Il existe une solution qui consiste à utiliser un ordinateur pour envoyer un message à la suite de celui reçu. Cela débloque l'application jusqu'à ce qu'un nouveau plaisantin transmette le texto à nouveau.

Apple a décidé de partager un correctif pour les iPhone

L'agacement est donc à son comble sur la toile et les utilisateurs d'iPhone n'ont pas hésité à partager leur mécontentement sur Twitter. Toutefois, Apple a décidé de réagir. En effet, comme le SMS est susceptible d'endommager iMessages, la firme de Cupertino partagera un correctif dans les prochains jours.

Il devrait permettre de mettre un terme à cette prolifération de messages qui envahissent les iPhone. Apple n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet et notamment les raisons pour lesquelles le Smartphone plante. Toutefois, le site The Register révèle qu'une mauvaise vérification serait à l'origine du problème. Ce dernier se trouverait ainsi dans la librairie CoreText du système d'exploitation d'Apple qui devrait proposer des iPad aux seniors au Japon.

Dans un tel cas de de figure, Apple n'évoque que rarement ses raisons, il n'en sera pas autrement cette fois-ci, la firme à la pomme n'apprécie tout simplement pas de le faire. En effet, lors des fameuses keynote, les équipes d'Apple répètent sans cesse que l'OS mobile est fiable et à l'abri des dysfonctionnements ou des virus, mais cette fois, ce n'est pas le cas.


http://fr.blastingnews.com/technologies/2015/05/iphone-un-simple-sms-peut-l-endommager-00416687.html

3528
Un réseau pédophile en plein Paris montré sur TMC



À l’aide d’une caméra cachée, les équipes de 90′ Enquêtes sont parvenues à démasquer plusieurs jeunes prostitués. Ils proposaient leurs services près de la Gare du Nord dans la capitale.

On ne le soupçonnerait même pas. Ce jeudi soir, les équipes de 90′ Enquêtes sur TMC ont consacré un reportage à la communauté Rom. Ils révèlent qu’un réseau pédophile sévit… en plein Paris!
 Munis d’une caméra cachée devant la Gare du Nord en pleine journée, les journalistes ont pris en flagrant délit des jeunes hommes mineures proposant leurs services aux passants. Certains sont âgés d’à peine 16 ans. En bande, ils parviennent à obtenir ce qu’ils recherchent pour une dizaine d’euros la passe.

http://www.agenceinfolibre.fr/info/un-reseau-pedophile-en-plein-paris-montre-sur-tmc/


http://bcove.me/6ozk0asm


3529
Les convois militaires se multiplient sur les routes et autoroutes du Sud des États-Unis ces derniers jours




Depuis plusieurs semaines, il y a comme une sorte de branle-bas de combat, d’abord dans le sud des Etats-Unis, et maintenant sur tout le territoire. Des mouvements de troupes inhabituels sont signalés par les internautes, ainsi que des exercices de grande ampleur impliquant la population. Au lieu d’y voir de simples exercices militaires, comme on pourrait en voir dans tous les pays, certains y voient des signes de préparation à la mise en place de plans dirigés contre la population américaine. On ne voit pas trop quelle en serait la finalité, mais pourquoi pas ?

Mais a-t-on pensé que l’armée des Etats-Unis pouvait tout simplement être en train de faire son boulot ? Compte tenu de la situation internationale, il est fort possible que le Pentagone soit en train de se préparer à une guerre de grande envergure sur le territoire même des Etats-Unis. Toutes ces grandes manœuvres montreraient que Washington est en fait en train de renforcer sa défense contre une attaque (oui, c’est nouveau!) ou contre une riposte certaine après une attaque qu’il a déjà prévu de faire. RI

***

Je publie ici des images qui ont été captées au cours des deux derniers jours. Les images et les vidéos qui sont publiés sur le web par des citoyens, depuis le dernier mois, montrent que le gouvernement fédéral prépare ses troupes à un événement qui nous est encore inconnu. Pour ne pas alerter les populations, les autorités prétendent qu’il s’agit d’exercices de formation, mais je ne crois pas une seule seconde que des milliers de chars et de soldats soient mobilisés en même temps, dans plusieurs États, pour de simples exercices de routine.

Bien sûr, les exercices militaires et simulations des services d’urgence n’ont rien de nouveau et d’exceptionnel sur le sol américain, j’en ai rapporté plusieurs dizaines au cours des 5 dernières années. Cependant, depuis un mois, les mouvements et convois militaires sont nettement en hausse sur les routes et autoroutes du pays et semblent converger vers une seule et même opération.







http://reseauinternational.net/les-convois-militaires-se-multiplient-sur-les-routes-et-autoroutes-du-sud-des-etats-unis-ces-derniers-jours/

3530
Le piratage des systèmes de perfusion médicaux, nouvelle vision d’horreur

Envoyer des doses fatales à des patients, à distance depuis un ordinateur, c’est désormais possible.
Car ces appareils sont connectés, mais mal sécurisés

Le monde connecté devient de plus en plus angoissant. Le chercheur en sécurité Billy Rios vient de découvrir qu’il était possible de se connecter à distance à des systèmes de perfusion médicaux, de modifier son code logiciel à volonté et, le cas échéant, faire en sorte que l’équipement administre ni vu ni connu une dose fatale au patient.

Comment est-ce possible ? Le chercheur a décortiqué cinq modèles de système de perfusion du fabricant américain Hospira. Il s’agit de petits boîtiers qui permettent d’administrer de manière semi-automatique des médicaments, avec à la clé un mécanisme de sécurité pour éviter un dépassement de la dose. Dotés d’un module de communication, ces boîtiers sont connectés au réseau informatique de l’hôpital, ce qui permet au personnel médical de mettre régulièrement à jour les données thérapeutiques sur les médicaments utilisés (concentration, dosage maximal, durée d’administration...). Le problème, c’est que le module de communication est également directement relié à la carte mère de l’appareil, où se trouve le firmware.



Or, selon Billy Rios, une faille dans le module de communication permettrait d’accéder à distance sur cette carte et de modifier le firmware à volonté. L’appareil, en effet, ne dispose d’aucun mécanisme d’authentification lui permettant de refuser le chargement d’un logiciel non légitime. Il suffirait donc d’accéder au réseau de l’hôpital pour pirater ces systèmes et, par exemple, modifier les seuils limites de perfusion ou désactiver le système d’alerte. « Si vous pouvez mettre à jour le firmware sur la carte mère, vous pouvez faire ce que vous voulez avec cette pompe », souligne-t-il auprès de Wired. Pas très réjouissante comme perspective.

Contacté par le chercheur, le fabricant Hospira a tout nié en bloc, estimant qu’il était impossible de réaliser un tel piratage. Le mois prochain Billy Rios a pourtant prévu d’en faire la démonstration, à l’occasion de la conférence SummerCon. L’heure de la vérité aura alors sonné.

Sources :

http://www.01net.com/editorial/657181/le-piratage-des-systemes-de-perfusion-medicaux-nouvelle-vision-d-horreur/#?xtor=EPR-1-[NL-01net-Actus]-20150610

3531
UMP : le député qui chasse les fraudeurs au RSA avait un compte en Suisse


La Haute Autorité pour la transparence a saisi le parquet de Paris, vendredi 17 avril, du cas de Dominique Tian, soupçonné de déclaration de patrimoine mensongère. Ce député UMP a dissimulé un compte en Suisse. À Mediapart, l’élu affirme qu’il détenait environ 1,5 million d’euros, rapatriés en France en 2014.

Le grand œuvre de Dominique Tian, à l’Assemblée nationale, c’est un rapport au Karcher contre les fraudeurs aux prestations sociales, ceux qui grugent le RSA ou les allocations familiales, parfois pour 100 euros de plus par mois. Mais pendant qu’il réclamait, sabre au clair, plus de sanctions pénales contre ces tricheurs de seconde zone, le député UMP dissimulait un compte en Suisse, non déclaré au fisc, farci d’environ 1,5 million d’euros, si l’on en croit les chiffres fournis à Mediapart par l’intéressé lui-même. Aujourd’hui, Dominique Tian pourrait bien être rattrapé par la justice.

Vendredi 17 avril, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée après l’affaire Cahuzac pour contrôler les déclarations de patrimoine des élus, a en effet saisi le parquet de Paris, estimant que Dominique Tian avait rempli un formulaire potentiellement mensonger, « en raison notamment de l’omission d’avoirs détenus à l’étranger ». Le procureur devrait, en toute logique, ouvrir dans la foulée une enquête préliminaire.

Depuis les lois sur la transparence de fin 2013, toute « omission » peut valoir jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende aux délinquants en cravate, possiblement privés de leurs droits civiques et de l’exercice de toute fonction publique. Après Degauchy (UMP), Sido (UMP), Brochand (UMP), Dassault (UMP) et de Montesquiou (UDI), c’est la sixième fois que la HATVP transmet à la justice des déclarations de patrimoine de parlementaires.

D’après nos informations, les griefs retenus à l’encontre de Dominique Tian, chef d’entreprise dans le privé, portent non seulement sur un ancien compte outre-Léman, mais aussi sur un hôtel en Belgique, non signalé à la Haute autorité.

La saisine semble viser une « vieille » déclaration de patrimoine datant de 2012, muette sur les fonds cachés en Suisse. À l’époque, les déclarations étaient épluchées par la Commission pour la transparence financière de la vie politique (l’ancêtre de la HATVP), dépourvue de moyens de contrôle effectifs et facilement flouée. C’est seulement au lendemain de l’affaire Cahuzac que le député a rapatrié son argent en France, en profitant de la cellule de régularisation mise en place en 2013 par le ministère du budget. « En 2014, j’ai réactualisé ma déclaration de patrimoine, ainsi que ma déclaration d’ISF (impôt sur la fortune –ndlr) », affirme Dominique Tian à Mediapart.

Du coup, cet ancien évadé fiscal ne comprend pas qu’on vienne aujourd’hui lui chercher des noises. « Je suis passé par la cellule de régularisation, comme 35 000 Français, dit-il. J’ai tout déclaré. Et aujourd’hui, ce sont les élus honnêtes, comme moi, qui se retrouvent poursuivis par la HATVP ?! Un esprit mal intentionné dirait qu’il valait mieux ne pas régulariser ! » Pour une infraction potentiellement commise en 2012 dans sa déclaration de patrimoine, le délai de prescription court toutefois jusqu’en 2015…

« Ce compte en Suisse a été ouvert par mon père, veut relativiser le député, usant du même argument que son collègue Lucien Degauchy ou que le sénateur Bruno Sido(voir leurs déclarations à Mediapart en novembre dernier). C’est un héritage. On l’a appris tardivement. C’était compliqué à gérer, comme dans toutes les familles… » À quelle date exactement son père est-il décédé ? « Il y a environ dix ans. » Pourquoi ne pas avoir rapatrié plus tôt ? « La procédure Cazeneuve est faite pour ça », répond tranquillement Dominique Tian.

L’élu rappelle d’ailleurs que sur le plan fiscal, il s’acquittera des pénalités. « J’attends de savoir de combien elles seront. Je n’ai pas de nouvelles de Bercy mais je crois que dans ces cas-là, c’est entre 10 % et 40 % du montant. » Et de quel montant parle-t-on précisément ? « Entre 1,5 et 1,8 million d’euros. » Quand on s’étonne du flou, le Marseillais répond : « Comme ils sont bien placés, ça rapporte. »

Par ailleurs, ce gérant de société (qui avait empoché plus de 600 000 euros de revenus ou dividendes en 2013) s’occupe d’un hôtel en Belgique, « acheté pour 7 ou 8 millions d’euros » dans les années 2000, qu’il a choisi de ne pas signaler dans sa déclaration de patrimoine. « J’estime que c’est un outil professionnel qui n’a pas à figurer, tandis que la HATVP dit que c’est un bien personnel, explique Dominique Tian. Mais c’est un hôtel acheté par mes sociétés, pas par moi. » La justice devra trancher ce débat.

En attendant, le député UMP, qui rappelle avoir voté contre les projets de loi sur la transparence, critique une Haute autorité « soi-disant indépendante ». Il ne le dit pas, mais ces derniers temps, dans les couloirs de l’Assemblée, plusieurs de ses collègues, sous couvert d’anonymat, s’en chargent : « Les parlementaires épinglés sont tous de droite ! » Formulé ainsi, ça n’est pas inexact. Mais outre quelques explications sociologiques, il faut rappeler que la HATVP a bien accroché plusieurs ministres de François Hollande, à commencer par l’ancienne secrétaire d’État Yamina Benguigui,renvoyée en décembre devant le tribunal correctionnel – son procès a été reporté pour des raisons personnelles mais devrait se dérouler cet été.

Le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a également été épinglé en juin dernier pour avoir minoré son patrimoine immobilier d’environ 700 000 euros. Les discussions ayant abouti à une réévaluation de ses avoirs de 30 % « seulement », la Haute autorité n’a pas jugé opportun de saisir la justice. Mais ce proche de Manuel Valls devait écoper d’un redressement sur son ISF d’environ 50 000 euros, rien que pour l’année 2013, d’après les informations recueillies à l’époque par Mediapart. A-t-il bien eu lieu ? Pour quel montant ? Toujours en place, Jean-Marie Le Guen refuse invariablement de répondre à Mediapart sur ce point.

Il faut enfin évoquer Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d’État, qui ne déclarait pas régulièrement ses impôts. La vérifiation fiscale lancée par la HATVP au lendemain de sa nomination a débouché, début septembre, après des jours de tergiversations, sur son éviction du gouvernement. S’il est retourné siéger à l’Assemblée nationale, on ne l’entend plus dénoncer, comme auparavant, les ravages de la fraude fiscale. Dominique Tian va-t-il lui aussi renoncer à ses diatribes contre les fraudeurs au RSA ou les étrangers qui, à ses yeux, abusent de l’aide médicale d’État ?



http://news360x.fr/ump-le-depute-qui-chasse-les-fraudeurs-au-rsa-avait-un-compte-en-suisse/

3532
Brevetage du vivant : privatisation de la couleur... des tomates


© Jim Varnez / ABF / Science Photo Library


Les producteurs de semences de légumes vont pouvoir faire leur marché : ils sont désormais en mesure d'acheter le droit d'utiliser la couleur d'une tomate, la douceur d'un oignon ou la stérilité d'une aubergine. En effet, tous ces "traits" qui existent à l'état naturel mais qui ont été découverts, ou simplement identifiés par un sélectionneur, sont désormais brevetables. La création de la plateforme ILP Vegetable, qui permet aux industriels d'acheter les licences d'utilisation des semences brevetées, finit d'entériner le brevetage des plantes en Europe. Explications.

 Fin 2014, dix entreprises de semences potagères européennes (et une nippone) ont mis en place une plateforme de vente de licences d'utilisation des brevets sur les semences potagères, appelée ILP Vegetable. Destinée à faciliter l'accès à tout ce matériel biologique breveté, elle permet ainsi aux industriels d'acheter facilement des licences d'utilisations de semences, les membres s'engageant à mettre dans un pot commun tous leurs brevets, soit un total de 120 pour l'instant.

 L'accès aux traits brevetés n'est donc pas gratuit : les membres de la plateforme sont invités à négocier de manière bilatérale les termes de l'accès à leurs ressources. Les prix sont supposés être "raisonnables", grâce à un mode d'arbitrage "original", selon ILP Vegetable : sans consensus entre les deux parties sous trois mois, un expert indépendant tranche en faveur de la proposition la plus "raisonnable".

Un prix raisonnable ?

 Impossible pourtant de savoir ce qu'est un prix raisonnable, car il n'existe aucune information publique sur les montants des royalties. La plateforme n'améliore la transparence que pour ses membres, qui seront seuls informés du résultat des négociations.

 Mais le développement des brevets est incontestablement une histoire de gros sous. Selon l'association InfOGM, cette initiative fait d'ailleurs suite à celle des géants des semences tels que Monsanto ou Syngenta, qui ont négocié des accords bilatéraux sur l'accès à leur ressources après avoir perdu des centaines de millions d'euros dans des procès pour contrefaçon sur les semences.

 Christine Noiville, du Haut conseil des biotechnologies, reconnait "un système original et créatif" face au développement des brevets sur les plantes conventionnelles (autrement dit non-génétiquement modifiées) avant d'ajouter : "Plutôt que de trouver des solutions au problème des brevets, ne vaudrait-il pas mieux éliminer le problème à la source comme l'avaiit recommandé le HCB". Un avis partagé par Christoph Then, de l'ONG No patents on seed, qui regrette que cette organisation privée se fasse au détriment d'une règlementation européenne sur l'accès aux ressources génétiques.

Monopole sur les semences

 Autre preuve de cette abdication, les semenciers hollandais, très représentés dans la plateforme, se sont longtemps battus contre le brevetage des plantes. Aujourd'hui, ils rejoignent au sein d'ILP Vegetable le géant européen Syngenta, principal détenteur de brevets sur les semences en Europe.

 Cette organisation soulève aussi la question du monopole. Si la plateforme est officiellement ouverte à tous, moyennant une souscription allant de 7 500 à 22 500 euros, elle regroupe aujourd'hui onze entreprises qui représentent à elles seules plus de 50% du marché mondial des semences potagères. Les petits sélectionneurs qui ne brevètent pas et n'ont pas les moyens de le faire sont "exclus du jeu", explique Marie-Angèle Hermitte, directrice de recherches au CNRS.

http://fr.sott.net/article/25776-Brevetage-du-vivant-privatisation-de-la-couleur-des-tomates

3533
Voici comment vous débarrasser des moustiques qui pourrissent vos nuits d'été



Marre du bruit du moustique près de votre oreille pendant la nuit et des piqûres au réveil ? Voici une astuce pour débarrasser de ces petites bêtes énervantes.

Une vidéo postée sur YouTube en août dernier refait surface. Il faut dire qu’avec l’arrivée des beaux jours, elle pourrait vous être utile. Elle a été postée sur la chaîne de SF Globe, qui met fréquemment en ligne des vidéos de "trucs" pour vous aider dans votre vie quotidienne.

Celle-ci vous explique comment vous débarrasser des moustiques qui s’introduisent chez vous, dans votre chambre, et qui vous empêchent de dormir une bonne partie de la nuit. Pour réaliser l’objet qui vous en débarrassera, vous n’avez besoin que de quelques éléments que vous avez surement chez vous.

Prenez une bouteille en plastique de deux litres et coupez-la à l’aide d’un couteau à environ 2/3 de hauteur. Mettez trois ingrédients dans la partie basse découpée : +/- 60 milligrammes de sucre roux, 250 millilitres d’eau chaude et 1,25 milligramme de levure. Refermez en suite avec le haut de la bouteille.

Le mélange attire les moustiques, ils rentreront dans la bouteille et seront piégés par le bouchon renversé. Et voilà, le tour est joué.




http://www.rtl.be/people/buzz/voici-comment-vous-debarrasser-des-moustiques-qui-pourrissent-vos-nuits-d-ete-video--731123.aspx

3534
Photos de célébrités nues : le FBI a-t-il retrouvé les pirates ?

Vous rappelez-vous du scandale des photos de célébrités nues ? En août 2014, des inconnus avaient publié  sur les sites 4chan et Reddit des clichés intimes de Jennifer Lawrence, Avril Lavigne, Kate Upton, Kirsten Dunst, etc. L’affaire a, par contrecoup, terni l’image d’Apple et de son service iCloud, sur lequel toutes ces photos ont été subtilisées.

Chargé de l’enquête, le FBI a identifié deux adresses IP à Chicago, depuis lesquelles une bonne partie des comptes iCloud ont visiblement été hackés. D’après un rapport, la première est enregistrée au nom d’un trentenaire, Emilio Herrera. Sa connexion a été utilisée pour pénétrer 572 comptes iCloud uniques. Et pas qu’une seule fois. Les espaces de stockage ont été accédés au total 3.263 fois, soit 5,7 fois par compte en moyenne en l’espace de trois mois. Pendant ce temps, l’adresse de M. Herrara a également été utilisée pour changer les mots de passe de 1987 comptes iCloud uniques. Il y a moins d’information sur la seconde adresse IP, car le rapport du FBI n’est pas encore public. Certains détails ont néanmoins fuités sur le site du Chicago Sun Times. Ainsi, on sait qu’elle a été utilisée pour accéder 330 comptes iCloud uniques plus de 600 fois en tout.

D’après ces premiers éléments, il semblerait que les hackers ont d’abord réussi à obtenir les identifiants iCloud, soit par force brute (une faille dans les API d’Apple le permettait), soit par phishing (certaines victimes se rappellent avoir reçu des faux emails). Puis ils ont réinitialisé les mots de passe, avant de tranquillement siphonner les comptes, par exemple au travers d’un logiciel tel qu’Elcomsoft Phone Password Breaker.   

Toutefois, aucune mise en examen n’a été prononcée pour le moment. Mais des équipements informatiques ont été saisis : ordinateurs, téléphones portables, tablettes Kindle, disques durs, clés USB et même... des lecteurs de disquettes. Une chose est sûre : étant donné le nombre de comptes piratés, les hackers à l’œuvre n’étaient pas des amateurs. On peut donc se demander comment le FBI a pu mettre la main sur ces adresses IP, car ils devaient certainement utiliser des méthodes d’anonymisation comme des services VPN. Il faudra attendre la fin de l’enquête pour connaître tous les tenants et aboutissants de cette histoire.

http://www.01net.com/editorial/657459/photos-de-celebrites-nues-le-fbi-a-t-il-retrouve-les-pirates/#?xtor=EPR-1-[NL-01net-Actus]-20150611

3535
Mokhtar Belmokhtar visé par une frappe américaine en Libye




L’armée américaine a mené un bombardement ciblé en Libye contre l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, figure de l’insurrection djihadiste en Afrique du Nord et au Sahel, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin, a annoncé le Pentagone. « Nous évaluons les résultats de l’opération et fournirons des informations supplémentaires quand cela s’avérera approprié », a déclaré son porte-parole dans un communiqué .

Selon les autorités libyennes reconnues par la communauté internationale, le terroriste, dont la mort a déjà été annoncée plusieurs fois, a bien été tué. La frappe a eu lieu « après consultation avec le gouvernement intérimaire libyen », précise le communiqué. L’armée américaine dit attendre des résultats d’autopsie avant de se prononcer sur le sort du terroriste.

L’agence libyenne LANA, citant un responsable du gouvernement reconnu par la communauté internationale, précise que « la frappe de l’armée de l’air américaine a eu lieu (…) dans une ferme (…) à Ajdabiya, à 160 km à l’ouest de Benghazi, chef-lieu de l’Est libyen, où Belmokhtar tenait une réunion avec d’autres chefs de groupes extrémistes, dont des membres d’Ansar Asharia », une organisation classée terroriste par l’ONU.

« L’Insaisissable »

Ex-chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), avec qui il était entré en dissidence, Mokhtar Belmokhtar avait créé fin 2012 sa propre unité combattante, les « Signataires par le sang ». En janvier 2013, il avait revendiqué l’attaque sanglante et la prise d’otages massive qui s’en est suivie sur le complexe gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien, qui se sont soldées par la mort de 37 étrangers, un Algérien et 29 ravisseurs.
 

Lire : Le retour du "gangster djihadiste" Mokhtar Belmokhtar

Donné pour mort par le Tchad en avril 2013, il avait revendiqué un double attentat-suicide au Niger le mois suivant, qui a fait une vingtaine de morts. Condamné à mort à deux reprises par la justice algérienne, il aurait commandité l’assassinat de quatre Français en Mauritanie en décembre 2007, et la prise en otages de deux Canadiens en 2008, trois Espagnols et deux Italiens en 2009. Si elle est confirmée, la mort de celui que les forces françaises ont surnommé « L’Insaisissable » serait un coup très important contre les opérations d’Al-Qaida dans la région.

Mokhtar Belmokhtar avait réaffirmé mi-mai la loyauté de son groupe, Al-Mourabitoune, à Al-Qaida et démenti l’allégeance à l’Etat islamique (EI) proclamée par un autre dirigeant, laissant présager une sérieuse discorde dans la hiérarchie du mouvement.

Chaos en Libye

Plongé dans le chaos depuis la chute en 2011 de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye est déchirée par des combats entre milices lourdement armées, et le pays compte actuellement deux gouvernements — et parlements — rivaux : l’un, reconnu par la communauté internationale, qui siège à Tobrouk, dans l’est du pays, l’autre à Tripoli sous le contrôle de Fajr Libya, une coalition de milices.

Des groupes djihadistes ont profité de ce chaos, et notamment l’Etat islamique, qui s’est implanté l’année dernière en Libye et qui a annoncé le 9 juin avoir pris la ville de Syrte (à 450 km à l’est de Tripoli) ainsi qu’une centrale thermique voisine.

Les bombardements américains coïncident avec de violents affrontements entre groupes djihadistes rivaux à Derna, fief des islamistes radicaux en Libye, à 280 km à l’est de Benghazi.

La dernière opération des Américains en Libye date de juin 2014, quand leurs forces spéciales ont capturé Ahmed Abou Khattala, un des organisateurs présumés de l’attaque contre le consulat américain à Benghazi en 2012, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2015/06/15/les-etats-unis-disent-avoir-frappe-une-cible-terroriste-en-libye_4653905_3210.html#jwhQS2ymtutMylB3.99

3536
Bientôt la fin du paiement en liquide et des chèques ?

Les pièces et billets, des espèces en voie de disparition ?
C'est du moins ce qu'espère Bercy, qui voudrait bien voir les Français utiliser davantage la carte bancaire, et jeter aux oubliettes leurs pièces ainsi que leurs chèques.



Inciter les commerçants à accepter davantage la carte bancaire

Pour y parvenir, le gouvernement va devoir inciter commerçants et professions libérales à accepter davantage la carte bancaire. Et donc à baisser les frais supportés par ces derniers à chaque transaction.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, qui avait annoncé il y a quelques jours vouloir lever ces freins, "souhaite une division par deux, au minimum, du montant facturé pour les petits achats".

Les frais passeront donc en moyenne de 0,28% à 0,23% de la valeur de transaction.


Les Français plébiscitent la CB

Aujourd'hui, dans certains commerces de proximité, il n'est pas toujours possible de régler avec sa carte, pour peu que les emplettes du jour ne dépassent pas un certain montant.

Bercy veut aussi inciter les professions libérales, les médecins notamment, à accepter davantage la carte bancaire.

Cela s'inscrit dans une tendance actuelle : selon un sondage CSA commandé par le ministère des Finances, plus de sept personnes sur dix (71%) désignent la carte bancaire comme leur moyen de paiement préféré, loin devant l'argent liquide (15%) ou le chèque (9%). Sauf quand les sommes à régler sont minimes.

   
http://news.radins.com/actualites/bientotfin-paiement-liquide-et-cheques,13196.html

3537
Une députée allemande Die Linke démonte la politique de Merkel !

Discours de la députée allemande Sahra Wagenknecht, vice-présidente de Die Linke, au Bundestag (le Parlement allemand), le 19 mars 2015.
Elle y critique la politique étrangère de Madame Merkel à l'égard de la Russie et son alignement sur les intérêts de l'OTAN et des États-Unis d'Amérique.



http://dai.ly/x2mjl5x

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info - média france / CMU : dès 2017, c’est fini !
« le: 15 juin 2015 à 16:43:58 »
CMU : dès 2017, c’est fini !



Un rapport de la Cour des Comptes annonce l’impossibilité de financer la CMU à partir de 2017.

Dans le cadre de la grande collectivisation du pays, à partir du 1er juillet prochain, les fichiers du fisc et de la sécu seront croisés. Il deviendra quasiment impossible d’échapper au grand Moloch, si ce n’est en devenant un total paria hors système ou en refusant d’être affilié à la sécu.

Il manquera entre 1,2 et 2 Mds d’€ pour couvrir les promesses du gouvernement

L’élargissement des régimes CMU-C et ACS (aide accordée au financement des mutuelles pour les bénéficiaires qui dépassent jusqu’à 135% le plafond donnant droit à la CMU-C) décidé par le gouvernement socialiste entraîne un surcoût évalué à une fourchette entre 1,2 et 2Mds d’€ à l’horizon 2017-2018 par la Cour des Comptes (le delta vient du fait que tous les ayants-droit ne demandent pas à devenir bénéficiaires). Ce surcoût n’est pas provisionné et aucune recette nouvelle n’est prévue.« Ces montants soulignent une difficulté majeure à honorer les engagements pris au titre de la CMU-C et de l’ACS, à travers notamment les relèvements de plafond de ressources dont elles ont fait l’objet ».

Ils faut dire que ce déficit vient s’ajouter aux 1,5 à 2 Mds d’€ d’allègement de charges prévu dans le cadre de la généralisation de la couverture complémentaire obligatoire d’entreprise qui vient elle aussi d’être imposée aux salariés par nos collectivistes.

Augmenter les contrats d’assurance de 5% ?

Dans l’hypothèse évoquée, le taux de la taxe affectée au Fonds CMU-C devrait augmenter dans une fourchette de 3,8 à 6,6 points. C’est écrit en toutes lettres dans le rapport de la Cour des Comptes. Or, les auteurs du rapport en conviennent eux mêmes, même d’ampleur plus limitée, une hausse de la taxe sur les contrats d’assurance n’est pas raisonnablement envisageable (mais sommes-nous encore sous l’empire de la raison ?). Cette taxe s’élève déjà aujourd’hui à 13,27% quand elle n’était que de 1,75 % en 2000, lors de sa création (Toujours ce bon vieux principe de la grenouille qu’on cuit à petit feu…).

L’augmenter encore équivaudrait à sortir encore plus de membres de la classe moyenne-basse de la couverture santé. Pour quoi faire ? Ré-augmenter les seuils d’accession à l’ACS ? C’est le cercle vicieux du collectivisme qui, à terme, nous le savons bien, finit toujours par une implosion et la disparition de toute prestation. D’autant que, maintenant, avec cette stupidité de contrat collectif obligatoire, toute augmentation de la fiscalité sur les contrats augmentera de facto le coût du travail.

Que préconise la Cour des Comptes ?

Eh bien, il n’y a pas de mystère. Si l’État, englué dans sa dette et dans ses déficits ne peut pas prendre en charge le surcoût, si augmenter la taxe qui finance actuellement le dispositif est inenvisageable, il ne reste plus qu’une voie… supprimer le déficit en réduisant le nombre de bénéficiaires !

Contrepoints525 - CMU - René Le HonzecEh oui, vous avez bien lu, je vous invite à consulter le rapport en ligne sur cette page. La Cour des Comptes préconise de prendre en compte l’intégralité des revenus (ce qui n’est pas le cas actuellement, les prestations sociales n’étant pas comprises comme revenus) des allocataires afin d’éliminer, en conservant les seuils établis par le gouvernement, l’équivalent du surplus de nouveaux bénéficiaires consécutifs aux décisions socialistes. Incroyable, non ? D’un côté on joue la démagogie en disant qu’on relève les montants donnant droit aux prestations et de l’autre on change les règles de calcul afin de réduire en réalité le nombre de bénéficiaires ! C’est vicieux, c’est stupide, c’est surtout le résultat logique de décisions prises sans réflexion, sans analyse, par des incompétents idéologues.

Toujours, la réalité rattrape les idéologues, toujours, les dindons sont… les citoyens qui paient.

http://librexpression.org/?p=12066

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Opération anti-drogue : le chauffeur de la sénatrice PS Samia Ghali en garde à vue



Une trentaine de personnes ont été interpellées lundi matin au cours d’une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue dans la cité de La Castellane à Marseille, qui a aussi permis la saisie d’armes et de cannabis.

10 H 40 : selon iTélé, le chauffeur de la sénatrice PS Samia Ghali a été placé en garde à vue dans le cadre de cette opération anti-drogue.



8 H 53 : "Ce matin il y a une très grosse opération de démantèlement de filière à La Castellane parce que le trafic de drogue, c’est le début de tous les trafics, ce sont ces trafics qui gangrènent les quartiers", avait annoncé en début de matinée sur BFMTV et RMC le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, évoquant "plus d’une vingtaine d’interpellations".

L’opération, menée au petit matin dans une cité du 16e arrondissement de la ville, dans les quartiers nord, a été menée par quelque 400 policiers, de la police judiciaire marseillaise, du Raid et des CRS. Elle est intervenue après "plusieurs mois d’enquête de la brigade des stupéfiants de la PJ de Marseille", a précisé une source proche du dossier.

Au total, il a été procédé à l’interpellation "d’un peu plus d’une trentaine de personnes". Des armes de poing, des armes longues et "plusieurs kilos" de cannabis ont été saisis, a-t-on ajouté de même source.

"Ce sont ces trafics qui gangrènent les quartiers, ce sont ces trafics d’ailleurs qui alimentent les filières qui alimentent d’autres activités de nature à porter gravement atteinte à l’ordre public, je pense notamment aux activités terroristes. Il faut que l’on sache que j’ai donné instruction aux services pour que partout sur le territoire national, les trafics de drogue soient combattus et les réseaux démantelés", a ajouté M. Cazeneuve.

L’intervention policière, menée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, selon le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, visait au démantèlement d’un des réseaux de trafic de drogue de La Castellane, celui situé sur la Place du Mérou, a précisé cette même source proche du dossier.

"Supermarché" de la drogue

Il s’agit d’un des trois grands réseaux de cette vaste cité dans laquelle est né et a grandi Zinedine Zidane et qui est un des hauts lieux du trafic de stupéfiants à Marseille.

De nombreux membres du premier, celui dit de la Tour K, avaient été interpellés à la mi-2013 et 28 ont récemment été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour être jugés d’ici quelques mois.

Le deuxième, celui dit de La Jougarelle, avait été au centre de l’actualité lors d’une fusillade qui avait éclaté quelques heures avant une visite à Marseille de Manuel Valls, en février. Une soixantaine de coups de feu avaient alors été tirés aux fusils d’assaut Kalachnikov, visant plusieurs voitures de police.

Le scénario privilégié par les enquêteurs était celui d’une opération menée par les têtes de réseau de La Jougarelle pour tenter de mettre la main sur le territoire des membres de la Tour K. C’est à l’arrivée de plusieurs véhicules de police vers 10 heures que le commando de La Jougarelle, comprenant notamment des Kosovars recrutés dans un camp de réfugiés près de Munich, avait ouvert le feu. Cinquante sept étuis percutés avaient été ramassés, la fusillade n’avait fait aucun blessé mais des projectiles avaient atteint un véhicule de police.

Dans le cadre de ces faits et aussi d’enquêtes sur des règlements de comptes, huit personnes proches du réseau de La Jougarelle ont été écrouées depuis février-mars, a rappelé la même source proche du dossier.

La Castellane est décrite par les enquêteurs de la PJ comme le plus grand lieu de vente de cannabis de Marseille, un "supermarché" qui, selon le procureur Brice Robin, génèrerait un chiffre d’affaires quotidien de 40 à 50 000 euros.

À la mi-mai, une vaste opération policière contre le trafic de drogue a aussi permis l’interpellation de plus d’une vingtaine de personnes dans la cité des Lauriers, dans le 13e arrondissement.

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Epuration sociale : comment Londres se débarrasse des pauvres... et des classes moyennes




Son ascension vertigineuse enchante autant les investisseurs immobiliers qu’elle suffoque les moins fortunés. Depuis la crise de 2009, l’immobilier londonien a vu sa valeur augmenter de 55%. Tandis que millionnaires et spéculateurs financiers sont accueillis à bras ouverts dans la capitale britannique, un nombre croissant de ses habitants sont progressivement évincés de leurs quartiers, toujours plus loin en périphérie ou en province. Les conservateurs ont beau invoquer les « forces irrésistibles » du marché pour se délester de leurs responsabilités, le « nettoyage social » de la capitale n’aurait pas lieu sans une once de volonté politique.


Il y a ici tout ce que l’urbanisme londonien peut compter d’assommant. Cet austère amalgame architectural qui porte le nom de Carpenters Estate, lotissement juché dans la banlieue Est de la capitale anglaise, s’offre au visiteur comme un entrelacement hétéroclite de briques beiges et de broc bétonné, de pavillons trapus et d’imposantes tours HLM délabrées. Tout semble avoir été posé de-ci de-là sans autre prétention que d’abriter une petite armée d’ouvriers mal payés. L’ennui est palpable, mesurable au rythme lent des passants régurgités du métro Stratford – à seulement une demie-heure de Westminster. Pourtant, l’ancien quartier industriel porte en lui un brûlant paradoxe : les trois austères tours HLM (« council houses ») qui le surplombent du haut de leurs 22 étages grisâtres – conçues pour accueillir environ 700 familles – sont presque vides. À Londres, environ 250 000 familles sont sur liste d’attente pour des logements sociaux.

Du gardien de nuit éreinté qui s’engouffre dans la tour James Riley du lotissement, située à deux pas du parc olympique flambant neuf de Stratford, vous n’obtiendrez qu’une maigre explication. « Environ 80% de l’immeuble est inoccupé, assure-t-il d’un ton pincé. Les seuls habitants qui restent ont acheté leurs appartements à la commune. » À l’intérieur, vétuste, la plupart des portes ont été scellées par la mairie travailliste de Newham, propriétaire des lieux.

5 millions de Britanniques languissent sur des listes d’attente

Dans la cour extérieure, vide et grillagée de toutes parts, ne restent plus que des panneaux pour sermonner des enfants absents – « ne pas jouer à la balle dans ce périmètre », « ne pas nourrir les pigeons ». Les passants n’en sauront guère plus sur leur disparition. « Ça devait être détruit pour les Jeux Olympiques [de 2012, ndlr], assure une voisine en pointant du doigt la tour Dennison, à une centaine de mètres. La plupart des habitants avaient été déplacés mais, allez savoir pourquoi, ça tient toujours debout et presque plus personne n’y habite. » Fleurons de l’État providence d’après guerre, les « council houses » censées arracher les classes populaires aux bidonvilles avaient imprégné la fabrique sociale des villes britanniques. Dans le quartier de Stratford, les trois tours HLM avaient surgi des ruines vingt ans après les raids aériens du Blitz, offrant aux familles ouvrières « des logements bon marché et décents. »

Seulement, il ne fallut que l’élection de Margaret Thatcher pour les voir disparaître du giron étatique. Sous les termes du « Right to Buy », « le droit d’acheter » son logement, mesure phare de sa révolte néolibérale, environ deux millions de logements sociaux étaient bradés au secteur privé à partir de 1980. Trente ans plus tard, les Britanniques en paient encore le prix : 5 millions d’entre eux languissent sur des listes d’attente pour décrocher un HLM [1]. Ça n’a pas empêché le Premier ministre récemment réélu, M. David Cameron, d’y aller de son allégeance au passé en promettant la vente de plus d’un million de « council houses » supplémentaires.

Organiser l’exode des pauvres...

À quelques encablures du lotissement fantôme, la rue commerçante de Stratford voit s’ébrouer une épaisse foule de passants multicolores. Ici, 27% des enfants grandissent en dessous du seuil officiel de pauvreté. C’est là que Hannah Caller pose son formulaire de pétition à l’attention du maire, Sir Robin Wales, et dégaine son micro branché à deux enceintes sur roulettes. « Les autorités de Newham expulsent des familles entières de Londres, s’écrie-t-elle. Elles sont envoyées de force à Birmingham, à Manchester. Arrêtons le nettoyage social de Stratford. Repeuplons le Carpenters Estate. »

La campagne Focus E15 co-dirigée par Hannah s’est formée en 2013, après l’expulsion de jeunes mères célibataires de leurs logements sociaux. À elles seules, elles sont parvenues à attirer l’attention de la presse nationale sur les pratiques, pour le moins brutales, de la mairie de Newham. Toutefois, le Carpenters Estate n’est que le triste exemple d’un nettoyage social à la mesure de la capitale.

... Pour offrir« un nouveau niveau de sophistication et de luxe »

Sous prétexte de « régénérer » des quartiers, les autorités locales de Londres, prises à la gorge par la fièvre austéritaire des conservateurs depuis 2010, vendent des blocs entiers de logements sociaux à des développeurs immobiliers privés. Tandis que les premières déplacent des centaines d’occupants loin du centre-ville ou en province, les seconds construisent de coquets appartements là ou le prix du mètre carré n’est pas encore trop exorbitant. Dans le quartier populaire de Elephant and Castle, par exemple, 3 000 logements sociaux ont été détruits.

Le développeur immobilier LendLease, propriété du millionnaire australien Steve McCann, les a remplacés par 2 535 appartements « offrant un nouveau niveau de sophistication et de luxe informel ». Au dernières nouvelles, les trois tours HLM du Carpenters Estate devraient être achetées par la prestigieuse University College London, et tant pis si la « communauté autrefois vibrante » qui y résidait n’est même plus l’ombre d’elle-même.

Déménagement forcé des mères célibataires

« Les familles les plus touchées sont des mères célibataires lourdement dépendantes des allocations sociales, explique Hannah Caller. Les municipalités les forcent à déménager en province ou en périphérie au prétexte qu’il n’y a pas assez de place ici. Si elles refusent, les autorités considèrent qu’elles n’ont plus la responsabilité de les loger [en vertu d’une loi votée en 2011, ndlr] et sont libres de les expulser. »

C’est justement ce qui est arrivé à Elina Garrick, 37 ans, qui habite à Londres depuis 2008. Il y a quelques semaines, la mairie lui a « proposé » un logement social à… Birmingham, à 200 km de la capitale. « Ma famille est ici, mes enfants vont à l’école à Londres, c’est absurde de déménager aussi loin, assure-t-elle. Je ne veux pas utiliser d’insultes mais, honnêtement, ils nous traitent comme des animaux. » En avril dernier, le quotidien The Independent révélait qu’environ 50 000 familles ont ainsi été déplacées depuis 2011, dont 2 700 en dehors de Londres ces deux dernières années [2]

Même les jeunes fuient Londres

Lorsqu’en janvier dernier, le cabinet Savills livrait son rapport sur le parc immobilier londonien au Financial Times, ses lecteurs ont sûrement avalé leur thé de travers : sa valeur atteint près de 1 500 milliards de livres (2073 milliards d’euros). C’est un quart de tout le marché immobilier britannique, plus que l’immobilier du pays de Galles, de l’Écosse et de l’Irlande du Nord réunis. De fait, à la mort silencieuse du logement social se conjugue l’incontrôlable spirale du marché du logement privé.

L’année dernière, son prix moyen enregistrait une hausse de près de 20%. « Le problème ne touche pas seulement les habitants de logements sociaux, explique Anna Minton, journaliste et professeur d’architecture à la University of East London. Même les Londoniens qui ont des emplois bien rémunérés sont progressivement exclus par des logements hors de prix. Il y a un fossé croissant entre les propriétaires, qui laissent dormir leur capital immobilier, et les locataires qui luttent pour payer leurs loyers. » Alors que le royaume voue un culte à l’accès à la propriété, les locataires londoniens déboursent en moyenne la moitié de leurs revenus dans leur logement.

David Cameron, chef de chantier de la démolition sociale

Si la perspective d’un encadrement des loyers est enterrée depuis une trentaine d’années, le maire de Londres, Boris Johnson, a tout de même lancé en 2008 un projet de construction de 50 000 logements dits abordables – fixés à 80% des prix du marché, contre environ 50% pour les logements sociaux. Seulement, l’aspect « abordable » a vite été indexé sur les standards astronomiques de la capitale, d’autant que le budget de subvention a été amputé de moitié en 2011. Même la municipalité conservatrice de Westminster, l’une des plus riches de la capitale, a signalé que ses résidents de classe moyenne « ne pourront plus se permettre d’y vivre, ou seront perpétuellement dépendants d’aides au logement. » [3] Selon ses calculs, un ménage devrait gagner environ 100 000 livres (138 000 euros...) par an pour s’y offrir un appartement « abordable ». Devrait-on dès lors s’étonner qu’environ 60 000 jeunes ont fait leurs bagages pour la province ces deux dernières années ? [4]




« Il y a aussi un fort impact des réformes sociales, explique Colin Wiles, consultant immobilier indépendant. Comme le gouvernement réduit le montant des allocations et des aides au logement, les gens ne parviennent plus à payer leurs loyers et sont forcés de quitter Londres. » De fait, David Cameron s’est distingué comme un chef de chantier radical de la démolition sociale : il s’apprête à supprimer (sous condition) les aides au logement des jeunes chômeurs et à amputer les dépenses sociales de 12 milliards de livres d’ici 2018.

« Régénération », plus propre que « nettoyage social »

En parallèle, 560 000 ménages londoniens sont frappés par la précarité énergétique – condamnés au dilemme du « eat or heat » (manger ou se chauffer) – dont un quart dépensent 20% de leurs revenus en énergie en raison de logements mal isolés [5]. « Je pensais que les personnes qui quittent Londres avaient laissé tomber, pouvait-on récemment lire sur deux panneaux d’affichage géants ouverts aux messages de ses habitants. Maintenant, j’en fais partie. Je n’arrive simplement plus à romantiser cette incroyable exploitation. »

« Je suis en faveur des riches. » Voilà ce que le maire de Londres déclarait courageusement à la BBC quelques semaines avant les élections législatives de mai dernier. C’est que l’ancien journaliste du Daily Telegraph a fait du cynisme bravache un signe de distinction politique et ne mesure le rayonnement de sa ville qu’à la hauteur de ses affreux gratte-ciels. La capitale compte plus de milliardaires qu’aucune autre ville au monde – une petite centaine, et environ 340 000 autres millionnaires [6] Si Boris Johnson est friand de déclarations d’amour publiques à leur attention [7], il n’en est pas moins un homme politique élu : un mois avant les municipales de 2012, il annonçait refuser « un nettoyage social à la kosovare. » Du coup, il préfère parler de « régénération » : c’est moins clivant.

Au salon immobilier de Shanghai, c’était justement une « supernova de régénération » que la mairie de Newham proposait, en 2010, à de riches investisseurs immobiliers. « L’impact des marchés financiers est énorme, explique Anna Minton. Les autorités locales et les développeurs vont au Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM), à la Shanghai Expo et vendent Londres à des investisseurs internationaux. On bâtit des logements pour eux. » Pendant ce temps, la construction de HLM s’effondre : Londres n’y consacre que 5% de son budget réservé au logement. Eu égard à une telle inflation immobilière, investir dans la capitale est en effet bien plus rentable qu’un portefeuille d’actions à la City.

En janvier dernier, l’agence Knight Frank assurait, dans une publicité pour ses nouveaux appartements de luxe, que le retour sur investissement londonien est « meilleur que l’or et le FTSE100 [indice boursier des grandes entreprises britanniques, ndlr] » Ainsi, dans le quartier de Thameside, 80% des nouveaux logements sont détenus par des investisseurs étrangers. On estime que 22 000 de ces propriétés restent vides, comme les trois tours du Carpenters Estate, telles des actions en bourse attendant d’être revendues à prix d’or.

Emmanuel Sanséau, à Londres

Photos : Emmanuel Sanséau et Focus E15

http://www.bastamag.net/A-Londres-l-epuration-sociale-touche-tous-les-non-riches