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Messages - mike

3601
Gironde: Les associations vent debout contre le projet d'une « ferme-usine » de 12.000 porcs



La société d’élevage porcin Le Lay, implantée à Saint-Symphorien en Gironde, veut étendre son exploitation et la faire passer de 7.655 à 11.602 porcs. Un projet qualifié de « ferme-usine » par les opposants parmi lesquels de nombreuses associations de protection de l’environnement (Landes Environnement Attitude, la SEPANSO Gironde et Aquitaine et Agir pour l’Environnement) qui pointent les dangers de pollution des sols et du milieu aquatique. La pétition lancée à l’initiative de la Confédération Paysanne Gironde réunit aujourd’hui presque 47.000 signatures. On saura fin juin si le préfet de la Gironde autorise cette extension.

« Des animaux parqués »

Marie Bové, conseillère régionale Europe Ecologie les Verts explique en quoi ce projet peut être considéré comme une ferme-usine : « c’est un élevage hors-sol dans lequel les porcs sont enfermés 24 h sur 24. Les animaux sont parqués et vivent sur un paillage qui n’est pas naturel et comportant un système d’évacuation de leurs excréments. Le but du jeu, c’est de les faire grossir le plus vite possible en les nourrissant avec une alimentation industrielle ». La confédération paysanne s’était opposée au projet de « ferme aux milles vaches » lancé en Picardie en 2009, le premier à être appelé « ferme-usine ».

Crainte d’une pollution du milieu aquatique

Le commissaire enquêteur a émis, fin mars, un avis défavorable sur le projet, dans le cadre de l’enquête publique, estimant que « le projet d’extension de l’élevage et du plan d’épandage n’est pas compatible avec les enjeux prioritaires de ce territoire en matière de la qualité de la ressource en eau et de la préservation des milieux aquatiques ». On sait que les nitrates, présents dans le lisier (mélange d’urine, d’excréments de porc et des eaux de nettoyage des bâtiments d’élevage), polluent les sols et peuvent aussi une fois rejetés en mer favoriser le développement d’algues vertes. Le commissaire note que la zone prévue pour l’épandage est déjà classée vulnérable aux nitrates.

L’entreprise veut moderniser le site

Il est rapporté dans l’enquête publique que l’exploitant veut s’agrandir pour pouvoir engraisser l’ensemble des porcelets sur place. Actuellement certains sont expédiés vers d’autres sites, par manque de place. Les surfaces dévolues à l’épandage des lisiers passeraient de 413 à 926 hectares. L’entreprise explique dans le mémoire qu’elle a adressé au commissaire enquêteur que « la quantité d’éléments fertilisants épandus ne changera pas par rapport à la situation actuelle et que l’augmentation du plan d’épandage et des capacités de stockage du lisier permettent d’avoir plus de souplesse, de pratiquer une rotation sur les zones d’épandage et d’optimiser les périodes d’épandage ». Elle présente son projet de modernisation comme un moyen d’améliorer « l’ambiance des bâtiments et le bien être des animaux ».

« Cette ferme-usine veut doubler son cheptel de porcs mais ne prévoit pas de créations d’emplois », souligne Marie Bové. Elle estime que ce type de projet condamne l’agriculture paysanne, soucieuse de produire des aliments de qualité et d’aménager le territoire, tout en précisant que cet exemple est sans commune mesure avec les dérives de l’élevage porcin en Bretagne.

http://snip.ly/rg6h#http://www.20minutes.fr/bordeaux/1620447-20150601-gironde-associations-vent-debout-contre-projet-ferme-usine-12000-porcs

3602
François Aubey: "Aujourd'hui, je me retrouve sans travail."

Le sénateur PS du Calvados a été déclaré inéligible pour un an par le conseil constitutionnel à cause de ses comptes de campagne.
François Aubey, qui avait décidé de se consacrer uniquement à son mandat de parlementaire, juge sa situation "catastrophique".



C'est un véritable coup de massue qu'a reçu ce jeudi le sénateur PS du Calvados. Le 28 septembre 2014, François Aubey, maire de Mézidon-Canon abandonnait ses mandats de président de la communauté de communes de la Vallée d'Auge et de conseiller général pour faire son entrée au Sénat. Le nouvel élu souhaitait se concentrer sur son mandat parlementaire. Un mandat de courte durée puisque le conseil constitutionnel vient d'y mettre un terme, moins d'un an après l'élection, en déclarant le Calvadosien inéligible pour un an. C'est la Socialiste Corinne Féret qui va le remplacer.

 A l'origine de cette sanction, le rejet de ses comptes de campagne le 26 janvier dernier par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Le candidat n'a pas fait campagne au-dessus de ses moyens, "une campagne modeste, un peu plus de 7000 euros" comme il l'a rappelé ce vendredi matin à l'une de nos équipes. C'est une erreur de comptabilité qui lui a valu de perdre son mandat. Le candidat n'aurait pas dû payer de sa poche des frais postaux de sa campagne, 2000 timbres. Cette erreur lui coûte cher aujourd'hui: François Aubey, ayant abandonné tous ses mandats lors de son entrée au Sénat, il se retrouve aujourd'hui sans travail.


Reportage de Rémi Mauger et Gildas Marie
 Intervenant:
 - François Aubey, ex-sénateur du Calvados (PS) - Maire de Mézidon-Canon

video : http://api.dmcloud.net/player/pubpage/4f3d114d94a6f66945000325/557b031294a6f62311202a22/a8ed9bbfa9064829a940f6e2f0486e8f?wmode=transparent&chromeless=0&autoplay=1


http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2015/06/12/francois-aubey-aujourd-hui-je-me-retrouve-sans-travail-745653.html

3603
Europe / Crise du capitalisme : André Gorz avait tout compris
« le: 13 juin 2015 à 08:56:22 »
Crise du capitalisme : André Gorz avait tout compris

Tribune. Cinq ans après la mort de ce grand penseur de l’écologie politique, il est temps de réaliser qu’il avait prévu les crises que nous traversons, et peut nous aider à en sortir. Par Christophe Fourel et Olivier Corpet.



Né en 1923 à Vienne (Autriche) d’un père juif et d’une mère catholique, naturalisé français en 1954 sous le nom de Gérard Horst, ANDRE GORZ fut placé dans une pension en Suisse au moment de l’envahissement de l’Autriche par l’Allemagne nazie. Il rencontra Jean-Paul Sartre en 1946 venu faire une conférence à Genève. Ce fut le début d’une longue proximité au point que Gorz devint l’un des principaux animateurs de la revue “Les Temps Modernes” au début des années 60. En 1958, il fit paraître “Le Traître”, autobiographie existentielle préfacée par Sartre. André Gorz devint ensuite un intellectuel très écouté dans les milieux syndicaux, parfois davantage en Allemagne et en Scandinavie qu’en France. Journaliste sous le pseudonyme de Michel Bosquet à “L’Express”, puis au “Nouvel Observateur”, dont il fut l’un des fondateurs, il développa, sous la double influence d’Ivan Illich, de Herbert Marcuse, et des approches théoriques de l’École de Francfort, les premières bases de l’Écologie Politique. Sa dernière œuvre publiée de son vivant, “Lettre à D.”, retrace son histoire et dit publiquement tout son amour à sa femme Dorine – avec qui il avait conclu un pacte de fidélité qui les mena jusqu’à leur suicide commun en septembre 2007. Les archives d’André Gorz sont conservées à l’IMEC. (©Fonds André Gorz / Archives IMEC)

Penser la sortie du capitalisme avec André Gorz

Il y a cinq ans, le lundi 24 septembre 2007, une dépêche de l’AFP annonçait en fin d’après-midi que le philosophe André Gorz s’était suicidé en compagnie de sa femme. La nouvelle était presque passée inaperçue, même si le suicide d’un couple «main dans la main» n’est pas chose banale. Ce qui l’était encore moins, c’est qu’André Gorz avait eu la délicatesse de laisser entrevoir cette issue à ses lecteurs un an auparavant.

«Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre», écrivait-il à l’automne 2006 dans «Lettre à D.» (éd. Galilée), cette longue et poignante lettre d’amour où Gorz disait toute sa reconnaissance à celle qui vivait à ses côtés depuis près de soixante ans. L’expression publique d’une telle gratitude d’un homme pour sa femme est suffisamment rare pour être une fois encore soulignée. On ne peut lire ce texte sans en être bouleversé. Il révélait aussi à cette occasion leur itinéraire et leur histoire peu ordinaires. Deux êtres déchirés et déracinés que les «blessures originaires» allaient conduire à s’unir jusque dans la mort. Sans elle, disait-il, il n’aurait pas pu assumer sa propre existence. Sans elle, le philosophe et le théoricien de la critique sociale qu’il fût n’aurait jamais produit son œuvre.

Or, il est fondamental de revenir sur l’œuvre d’André Gorz aujourd’hui. L’acuité de sa pensée, la perspicacité de ses analyses nous sont bien utiles alors que notre société est confrontée à une crise sans précédent. Celle-ci nous empêche d’entretenir un rapport clairvoyant avec notre futur. Les campagnes électorales du printemps ont été éloquentes à ce sujet. Nous semblons attendre misérablement de l’avenir qu’il nous restitue le passé. «Rendez-nous les frontières!»; «rendez-nous la monnaie!», semblait clamer l’opinion. «Rendez-nous le capitalisme industriel!» qui permettait, bon an mal an, que le «prolétariat», dans son rapport de force avec le capital, obtienne quelques avancées. «Rendez-nous la société salariale!» dans laquelle les classes moyennes finissaient par s’épanouir. Etc.

Pour Gorz, il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. L’enjeu n’est pas la sortie de la crise. Pour lui, ce qui se joue désormais est bien la sortie du capitalisme lui-même. La crise financière actuelle, la crise du travail et la crise écologique forment un tout: elles traduisent l’épuisement du système économique dominant. Il n’est pas possible de les séparer ni de les hiérarchiser. Le capital semble avoir approché au plus près son rêve: celui de faire de l’argent avec de l’argent. Mais la menace d’effondrement du système est telle désormais que tout semble possible, le pire comme le meilleur. Il y a potentiellement, pour André Gorz, une «sortie barbare» ou une «sortie civilisée» du capitalisme. Seuls nos choix collectifs décideront de la forme qu’elle prendra et du rythme auquel elle s’opérera.

«On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale, n’est pas due au manque de contrôle; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles (spéculatives) précipiterait cela même que la crise financière cherche à éviter: la dévalorisation de masses gigantesques d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.» (Revue «EcoRev’», automne 2007).

Parues dans son ultime texte, plus d’un an avant la faillite de la banque Lehman Brothers, ces phrases prennent cependant un relief plus saisissant encore lorsqu’on les met en regard des propos tenus par Gorz dans un entretien du début des années 1980:

«En ce qui concerne la crise économique mondiale, nous sommes au début d’un processus long qui durera encore des décennies. Le pire est encore devant nous, c’est-à-dire l’effondrement financier de grandes banques, et vraisemblablement aussi d’États. Ces effondrements, ou les moyens mis en œuvre pour les éviter, ne feront qu’approfondir la crise des sociétés et des valeurs encore dominantes» (*).

Vous avez bien lu. Qui pouvait seulement imaginer de tels scénarios il y a trente ans? «Cassandre!» s’écrieront certains. Pas du tout. Ce registre n’aura jamais été celui d’André Gorz. Pour s’en convaincre, quelques lignes supplémentaires de ce même entretien suffiront: «Pour éviter tout malentendu : je ne souhaite pas l’aggravation de la crise et l’effondrement financier pour améliorer les chances d’une mutation de la société, au contraire: c’est parce que les choses ne peuvent pas continuer comme ça et que nous allons vers de rudes épreuves qu’il nous faut réfléchir sérieusement à des alternatives radicales à ce qui existe.»

S’agissant de la crise écologique, qu’il avait anticipée dès le début des années 1970, il aurait aussi pu trouver une certaine satisfaction à voir confirmées ses prédictions. Mais l’écologie était, à ses yeux, inséparable d’une perspective de transformation des rapports sociaux visant l’abolition d’une organisation sociale qui poursuit la croissance pour la croissance.

Au moment où il écrivait ces lignes, la critique d’André Gorz semblait excessive; mais aujourd’hui, ne sommes-nous pas invités à y porter plus d’attention?

La gauche peine en effet à redonner une boussole à une société désorientée. L’exercice n’est pas facile et les obstacles semblent défier l’imagination. La «sortie barbare»? Nous pouvons déjà nous en faire une idée: elle prévaut dans certaines régions d’Afrique dominées par des chefs de guerre, les massacres et les trafics d’êtres humains. Pour en connaître les prolongements, il suffit, nous disait André Gorz, de revoir la série «Mad Max», ce film australien de George Miller, dont le premier épisode paru en 1979 était, selon lui, un récit d’anticipation.

Pour éviter un tel scénario, il nous faut élaborer une vision d’un avenir qui soit désirable par le plus grand nombre. Ce patient travail consiste avant tout à reconstruire ce que Gorz appelait «une culture du quotidien», c’est-à-dire des relations sociales et un milieu social qui favorisent le respect et l’entretien du bien commun. Car les évolutions des dernières décennies font que nos concitoyens ne se sentent nulle part chez eux.

Ils ne se sentent plus chez eux dans leur travail (quand ils ont la chance d’en avoir un), de plus en plus synonyme de pression et de menaces permanentes; ils ne sentent plus chez eux dans leur quartier, qui ne correspond bien souvent ni à la localisation de leur emploi, ni à celle où ils consomment et peuvent se distraire; ils ne se sentent plus chez eux dans leur rapport aux institutions puisque celles-ci leur apparaissent comme des machineries toujours plus complexes dont ils ne subissent que les contraintes sans pouvoir en percevoir le sens. On pourrait d’ailleurs étendre cette litanie à l’échelle de la planète toute entière, puisque même la terre leur semble de moins en moins habitable!

Bref, comme le soulignent avec pertinence les réflexions récentes de Patrick Viveret ou d’Alain Caillé sur le «convivialisme», l’issue de la crise de société que nous subissons depuis des décennies doit être cherchée dans à la fois moins de marché, moins d’Etat et plus d’échanges qui ne sont commandés ni par l’argent, ni par l’administration mais fondés sur des réseaux d’aide mutuelle et les initiatives de la société civile organisée.

Dans un texte de 2005, retrouvé dans ses archives laissées à l’Imec (Institut Mémoires de l’édition contemporaine), Gorz s’interrogeait sur le processus de vieillissement, celui des personnes comme celui des sociétés. «Le vieillissement, écrivait-il, gagne les sociétés de la même façon que les individus sociaux: par l’engluement dans une pratico-inertie de plus en plus encombrante. Les recommencements, les changements de cap, les refondations ‘‘radicales’’ sont interdites aux sociétés vieillies par la complexité pesante de leur machinerie et la nature de leurs connaissances. Elles ne sont plus capables de se penser par l’union de tous leurs membres ni de se projeter vers un avenir commun à tous.»

Puis il ajoutait un peu plus loin: «Nous savons que le moment est proche où le dernier quintal de combustible fossile sera consommé; que notre mode de vie n’est ni généralisable ni durable; et qu’il faudra inventer une civilisation planétaire radicalement nouvelle. Sciemment ou non, nous sommes en rupture avec notre passé. Nous sommes moins vieux que quarante ans plus tôt, et beaucoup plus jeunes par notre conviction qu’“un autre monde est possible”»(*).

Déjà, en 1983, dans «Les Chemins du paradis» (éditions Galilée), alors que la jeunesse avait largement contribué à porter la gauche au pouvoir, André Gorz nous poussait à l’imagination: «Il est des époques où, parce que l’ordre se disloque, ne laissant subsister que ses contraintes vidées de sens, le réalisme ne consiste plus à vouloir gérer ce qui existe mais à imaginer, anticiper, amorcer les transformations fondamentales dont la possibilité est inscrite dans les mutations en cours.»

Certes, envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes de production, et d’autres façons de vivre passe pour «irréaliste», comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable. «En réalité, disait-il, une foule d’indices convergents suggère que ce dépassement est déjà amorcé.» Gorz ne disait pas que ces transformations se produiraient. Il disait seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. C’est la raison pour laquelle il soutenait depuis longtemps les initiatives de l’économie solidaire. C’est pourquoi aussi il suivait attentivement les actions des hackers et le développement des «logiciels libres», capables, selon lui, de miner à la base le capitalisme en menaçant les monopoles. Pour Gorz d’ailleurs, «la lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres a été le coup d’envoi du conflit central de notre époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation des richesses premières.»

Avant de nous quitter il y a cinq ans, en compagnie de Dorine et à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, André Gorz affirmait que la sortie du capitalisme avait déjà commencé. Dans un même élan, il nous invitait à engager sans tarder «la sortie civilisée du capitalisme». Ce qu’on pourrait appeler «le scénario Gorz»…

Christophe Fourel est auteur (dir.) de «André Gorz, un penseur pour le XXIème siècle» (La Découverte). Olivier Corpet est directeur de l’Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine (IMEC).

(*) Le texte de cet entretien est reproduit dans «André Gorz, un penseur pour le XXIème siècle» (La Découverte).

A l’initiative de l’Imec et de la Revue du MAUSS, et avec le soutien deMediapart, du Nouvel Observateur, d’Alternatives Economiques, de NonFiction.fr et de Reporterre.net, un colloque sur l’actualité de la pensée d’André Gorz se tient les 15 et 16 novembre prochain à Montreuil (93) et le 17 novembre à l’Abbaye d’Ardenne, à Caen (14). Renseignements et inscriptions: www.imec-archives.com; 02.31.29.37.37.

http://www.les-crises.fr/crise-du-capitalisme-andre-gorz-avait-tout-compris/

3604
Europe / Allemagne. Grèves et protestations: tendance ascendante
« le: 13 juin 2015 à 08:54:19 »
Allemagne. Grèves et protestations: tendance ascendante

Par Manuel Kellner

En 2015, nous avons déjà en Allemagne plus de journées de grève que durant toute l’année 2014. Aucun des conflits entamés n’est terminé. Pour les cheminots, il est vrai que la EVB (Eisenbahn- und Verkersgewerkschat) du DGB, syndicat majoritaire pour le personnel de la Deutsche Bahn AG dans son ensemble, a signé un accord qui ne vaut guère plus que la proposition de départ des représentants du patronat. Et surtout, il n’obtient rien pour les salarié·e·s dans le domaine du temps de travail pourtant si important. Mais le GDL (Gewerschaft Deutscher Lokomotiveführer) attend les propositions des médiateurs. Si ces dernières ne conviennent pas, il y aura un vote («Urabstimmung) de ses membres et le mouvement de grève pourrait redémarrer. Si le GDL obtenait un meilleur résultat que l’EVB, celui-ci – par le règlement en vigueur – serait octroyé à l’ensemble du personnel de la Deutsche Bahn AG. Etant donné cette situation et comme l’attaque gouvernementale visant à restreindre le droit de grève sous le sigle du «Tarifeinheitsgesetz» – qui enlève leurs droits de négociation contractuelle aux syndicats combatifs minoritaires dans les entreprises données – est l’arrière-fond du conflit, il est difficilement imaginable que le GDL puisse capituler sans autres formes de procès.

Pour les postiers organisés dans le grand syndicat des services Ver.di (Syndicat unifié des services, Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft), une grève illimitée a été déclenchée le 8 juin, après des grèves d’avertissement et une première grève des distributeurs de colis. Outre les revendications concernant les salaires et le temps de travail hebdomadaire (36 heures au lieu de 38,5 heures, à salaire identique), c’est surtout la revendication solidaire demandant des contrats de travail équivalents aux autres pour les distributeurs de colis travaillant formellement pour des «firmes étrangères» (UPS, Fedex, etc.) qui fait le caractère particulier de ce conflit. Là aussi, un compromis facile est peu imaginable. Car la direction de la poste privatisée (l’Etat allemand n’y détient plus que 20% des actions) jure d’accroître ses profits et défend la rémunération à la baisse du personnel «outsourced» (externalisé) comme incontournable pour pouvoir se défendre dans le cadre de la «concurrence mondialisée». Si les salarié·e·s de ce secteur acceptaient cette logique, demain d’autres secteurs des postiers en seraient victimes.

Pour les éducatrices et d’autres salarié·e·s des professions incluses dans ledit travail social, après quatre semaines de grève débouchant sur une période de médiation («Schlichtung») entre les parties pour aboutir à un compromis, , le travail a repris. Mais cela pourrait très bien être provisoire. Car le patronat – l’association des communes – invoque les caisses publiques vides, résultat de la politique budgétaire restrictive de longues années, pour refuser les revendications des éducatrices de la petite enfance, etc. Mais les éducatrices demandent une tout autre valorisation de leur travail, ce qui reviendrait à une augmentation de leurs salaires de 10% en moyenne. Cela rendrait leur rémunération analogue à celle d’employés avec qualification semblable dans les services publics.

Il y a d’autres grèves dans d’autres secteurs. On peut se demander pourquoi une partie du salariat allemand se met en marche pour obtenir des gains en engageant des grèves et en rompant de la sorte avec une passivité qui dure déjà depuis longtemps. D’abord, il y a la situation politique générale: la grande coalition avec le CDU-SPD, ce dernier comme partenaire junior n’a presque rien obtenu en faveur des salarié·e·s. Pour ce qui est du salaire minimum, il fut vite clair que celui-ci connaît tellement «d’exceptions» qu’il n’améliore le sort que d’une très petite fraction du salariat. La déception est donc grande. Et de nouvelles fissures se créent entre le SPD et les directions syndicales, même celles qui sont peu combatives.

Ensuite – et c’est probablement plus profond – il y a de la colère retenue depuis longtemps et un sentiment de rancune dans une partie du salariat, surtout dans les services et dans une couche large qui est victime de la politique néolibérale de privatisations qui n’a fait qu’empirer leur situation générale, leurs conditions de travail et leurs perspectives qui sont de plus en plus précaires. Il s’agit donc d’une tendance lourde dans la société, où les conflits sociaux s’exacerbent en réaction à une offensive patronale et gouvernementale de longue durée attaquant de front ce qui reste des acquis du salariat. Cette attaque se fait avec une détermination affirmée et revendiquée qui, jusqu’ici, n’avait pas déclenché une réaction semblable du côté des travailleuses et des travailleurs. L’idéologie du consensus, du compromis est plus nettement ébréchée.

Nous sommes encore loin de l’heure des bilans. Les luttes sont en cours. Et il y a aussi une tendance ascendante des mobilisations de protestation. 25’000 personnes avaient manifesté contre l’inauguration de la Banque centrale européenne à Francfort, le mercredi 18 mars, donc lors d’une journée de travail. Des  milliers de personnes ont manifesté, début juin, leur colère en Bavière contre le sommet du G7 réuni au château d’Elmau, à une quinzaine de kilomètres de Garmisch-Partenkirchen. Et pour le 20 juin, Attac Allemagne annonce 100’000 personnes pour protester à Berlin contre la façon dont la Troïka – rebaptisée «les institutions» en Grèce – traite le peuple grec et les réfugiés. Même si l’objectif de 100’000 peur paraître optimiste, on peut s’attendre à une démonstration fort importante.

Et il faut souligner que la centrale du DGB (Deutscher Gewerkschaftsbund-Confédération allemande des syndicats) avait appelé à se joindre aux manifestations à Francfort et en Bavière. Elle appelle de même à des manifestations dans quatre villes d’Allemagne (Cologne, Hanover, Dresde et Nuremberg) le 13 juin pour la valorisation des métiers de l’enseignement. Le mot d’ordre est «Aufwerten jetzt!», «Agir maintenant!». (12 juin 2015)

Manuel Kellner est membre de la rédaction de la Sozialistische Zeitung (SoZ)

http://alencontre.org/europe/allemagne/allemagne-greves-et-protestations-tendance-ascendante.html

3605
La pension minimale des carrières mixtes en hausse de 141 à 169 euros ce vendredi

Dès ce vendredi 12 juin, les pensionnés qui ont derrière eux une carrière mixte, à la fois de salarié et d'indépendant, verront leur pension minimale augmenter : d'un montant de 954,36 euros à 1123,34 euros pour un isolé; de 1262,74 à 1403,73 euros pour un pensionné en ménage. Une seconde hausse est par ailleurs annoncée pour septembre, portant les montants respectivement à 1145,81 euros et 1431,80 euros.



Cette hausse des pensions concernera ainsi, à divers degré, pas moins de 250 000 personnes en Belgique, selon les chiffres communiqués par le cabinet du ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR).

La première augmentation intervient ce vendredi 12 juin : elle sera, au maximum, pour les pensions les plus basses, de 141 euros au taux ménage et de 169 euros au taux isolé. En septembre, la seconde hausse sera respectivement pour chaque régime de 22 et de 28 euros maximum.

 video : http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-pension-minimale-des-carrieres-mixtes-en-hausse-de-141-a-169-euros-ce-vendredi?id=9004503&hkey=9bfa55af8ea933e9001c15cc5a799a09

 Contrairement à ce que certains médias annonçaient ce jeudi soir, ces hausses maximales ne s'appliquent donc pas à toutes les pensions mixtes : "250 000 pensionnés vont avoir une augmentation de leur pension minimum en cas de carrière mixte, nous confirme Daniel Bacquelaine. Mais, évidemment, cette augmentation va varier entre 20 à 30 euros, jusqu'à 120 à 140 euros. Il y a une augmentation maximale pour les pensions les plus basses, mais toutes les personnes ne vont pas bénéficier de cette hausse maximale."

Le ministre prend l'exemple d'une personne qui a travaillé 27 ans comme salarié et 14 ans comme indépendant : l'augmentation sera alors plus ou moins de 120 euros, en partie en juin et complétée en septembre.

Une mesure qui vise à rééquilibrer les pensions des carrières mixtes, nettement inférieures à celles des salariés à la carrière complète.

Ce bonus consenti aura bien entendu un coût pour l'État : 43 millions d'euros y seront consacrés en 2015 et 75 millions d'euros en 2016.


http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-pension-minimale-des-carrieres-mixtes-en-hausse-de-141-a-169-euros-ce-vendredi?id=9004503&hkey=9bfa55af8ea933e9001c15cc5a799a09

3606
Santé / La Belgique autorise un médicament au cannabis
« le: 12 juin 2015 à 23:04:55 »
La Belgique autorise un médicament au cannabis




La ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), a signé ce jeudi l’arrêté royal qui permet la distribution dans notre pays du Sativex, un spray oral qui contient du cannabis comme ingrédient.
 
La délivrance de ce médicament destiné aux patients atteints de sclérose en plaques devrait être possible dès la fin du mois, lit-on ce vendredi dans plusieurs médias.

Le Sativex est le seul médicament qui dispose désormais d’une autorisation et qui contienne comme principe actif du tétrahydrocannabinol, plus communément appelé THC, présent dans le cannabis.

L’achat et l’usage de ce médicament, évidemment strictement délivré sur prescription médicale, seront donc légaux, une dizaine de jours après publication au Moniteur, ce qui devrait intervenir d’ici la fin du mois, selon le cabinet de la ministre.

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3607
Kamelenouvo – Je voulais arrêté le rap



Découvre le nouveau clip de Kamelenouvo intitulé Je voulais arrêté le rap.

Que pensez vous du clip ?



Bercé par le rap français j'ai quand même pleuré Tupac et Biggie. Les couplets de Lino résonnent dans ma tête, la voix de Salif reste dans mes souvenirs, le flow de Luciano coule dans mes veines.

http://rap2tess.fr/clips/kamelenouvo-je-voulais-arrete-le-rap.html

3608
HUMANITÉ EN DANGER - Les 10 stratégies de manipulation des masses


3609


Le cœur du cancer

Position à angle droit

Source : aufeminin

 

Le cancer est quelqu'un de persévérant, sensible et imaginatif ! Tester de nouvelles expériences comme des plans à trois avec pourquoi pas des doubles pénétrations pourrait lui plaire. Sinon à deux, une position à angle droit sur une table avec des vêtements sexy serait parfaite ! Les deux peuvent donner le rythme : elle avec ses cuisses et lui avec ses reins. Elle peut aussi s'allonger ou se relever à sa guise ! Vous avez d'ailleurs une forte compatibilité avec les béliers !

 

 

Le rugissement du lion
 

Position de l'amazone

Source : aufeminin

 

Les natifs du lion sont dynamiques, volontaires et aiment vivre à cent à l'heure ! En amour, ils sont très fougueux ! Ils apprécieraient sans doute le 69 : chacun s’occupe du sexe de l'autre avec sa bouche. L'amazone devrait aussi leur convenir : tous deux sur une chaise, elle assise sur lui. Tout en étant intime, cette position leur laisse matière à donner libre cours à leurs instincts sauvages !

 

 

La caresse de la vierge
 

La brouette : illustration

Source : aufeminin

 

La vierge est posée, calme, et plutôt réservée. Elle a besoin de tester avant de faire confiance, c'est pourquoi son cas est particulier. Tout d'abord, mieux vaut commencer avec des positions simples mais qui la mettent à l'aise. La levrette ou encore une autre ou le partenaire est allongé, et la vierge est au dessus. Puis, une fois la confiance arrivée, vous devriez pouvoir passer aux choses plus sérieuses. La position de la brouette est alors toute indiquée, car elle fait appel à l'exhibitionniste chez lui comme chez elle !

 


L'équilibre de la balance
 

Position de la victoire

Source : aufeminin

 

Les balances dont des personnes douces, sentimentales, serviables, chaleureuses et sociables ! Une de leur zone érogène est le creux de leurs reins. Commencer par un massage sensuel, pourquoi pas accompagné d'une pénétration en levrette allongée, serait tout indiqué ! Ensuite, il y aurait la position de la victoire ! Lui assis, jambes tendues, elle assise en face de lui de sorte à être pénétrée, et allongées sur ses jambes. Ainsi, l'homme peut se pencher et l'enlacer. Si elle le désire, la femme peut se redresser et faire de même ! Chacun prend ainsi grand soin du plaisir de l'autre !

 

La prise des scorpions

 
Image de la position du retour

Source : aufeminin

 

Les scorpions ont du caractère. En tant que tel, vous êtes combatifs, ambitieux et instinctifs, tout en ayant un côté émotionnel prononcé. Pourquoi ne pas se lancer des défis ? Comme un doigté menant vers un fist (pénétration par le poing) par exemple. La levrette levée ou " l'acte de retour " conviendrait très bien aussi. Lui debout, elle penchée en avant, les bras appuyés soit sur une chaise ou un meuble, soit à terre pour les plus souples !

 

La course du sagittaire
 

Position de la reine fière

Source : aufeminin


Le moins qu'on puisse dire des sagittaires, c'est qu'ils seraient entreprenants ! Ils seraient très bravards et aimeraient profiter des plaisirs de la vie... très sexuels de nature ! Des positions debout, ses cuisses à elle enroulées autour de ses hanches à lui, le plaquant au mur au passage, pourraient leur convenir. Sinon, la position de la reine fière devrait très bien leur aller : elle sur son homme, lui tournant le dos tout en étant accroupie. Cela laisse au partenaire masculin l'accès aux zones érogènes que sont les hanches et les cuisses. De plus, elle peut être pénétrée de sorte à ce que son point G soit touché, ainsi que son clitoris...

 

3610
Quelle position sexuelle correspond le mieux à votre signe astrologique ?

Le zodiaque influe sur votre vie mais aussi dans votre lit !

Si les astrologues sont des bavards lorsqu'il s'agit de la vie professionnelle et de l'amour, ils ne donnent pas tellement de conseils dans le domaine du sexe !
Pourtant, si les signes du zodiaque influent sur votre vie, ils doivent bien jouer un rôle dans votre lit !
Penchons-nous sur les positions sexuelles qui vous conviendraient le mieux !


Souvent, les positions qui nous plaisent le plus dépendent de notre personnalité, déterminée par notre signe astrologique. Un sentimental pourrait vouloir plus de contact et un dominant dans l'âme, être au-dessus !


Le contrôle du Capricorne

 Source : aufeminin

 

Vous êtes calme, méthodique, et aimez maîtriser la situation ! Vous aimez laisser votre partenaire au dessus pour mieux le voir, le saisir, le contrôler ! Vous pourriez apprécier l'enclume ou encore le crisscross ! Elle est allongée sur le dos, et lui est à genoux devant elle. Elle croise ses mollets et ouvre et referme ses jambes pour donner le rythme !

 

Les découvertes du Verseau
 

Position de la pieuvre

Source : aufeminin

 

Votre curiosité et votre créativité vous poussent à l'expérimentation et à la découverte ! Vous appréciez le sexe oral et "manuel" approfondi, qu'il s'agisse de la gorge profonde ou d'un plus fort doigté ! Vous devriez aussi aimer la pieuvre ! Sa jambe à elle est sur son épaule à lui ! La caresse des mollets et des cuisses devient possible pendant l'amour, offrant toute une nouvelle aquarelle de sensations !

 

L'intimité du poisson
 

Illustration de la position de la trêve

Source : aufeminin

 

Vous êtes sensible, raffiné et empathique. L'union de l'aigle vous offre la simplicité, et le contact plein et intime. Chacun est sur le côté, jambes enlacées. Vous aimez aussi la cuillère pour des raisons similaires. La trêve, où la femme est allongée sur le dos et l'homme sur le côté de manière perpendiculaire, vous convient parfaitement !

 

La charge du bélier
 

La montagne : la position qui serait la favorite du bélier

Source : aufeminin

 

Dynamique, pétillant(e), passionné(e), dominateur/trice ! Vous aimez avoir le contrôle total ! Une position pour vous serait celle de l'aigle ! Elle allongée, les jambes déployées, et l'homme au-dessus.

La position de la montagne est aussi parfaite pour vous : la surélévation grâce aux coussins rend tout de suite la chose plus agressive ! Sinon, une simple équerre convient aussi (lui accroupi devant elle allongée sur le dos), puisqu'en plus, elle peut aussi le contrôler en enroulant ses cuisses autour de lui, et l'amener violemment en elle !

 

La sensualité du taureau


Homme et femme dessinés dans la position en l'air

Source : aufeminin

 
Vous êtes quelqu'un d'entier, de volontaire, de créatif, avec un grand sens pratique et romantique. Vous devriez apprécier les ambiances tamisées durant l'amour. La position " en l'air " vous irait très bien : elle sur le dos, lui à genoux enlace vos jambes et vous prend sensuellement ! La levrette allongée, avec lui au dessus d'elle sur le ventre, vous conviendrait également !

 

La douceur du gémeau


Les gémeaux debout

Source : aufeminin

 

La douceur et la curiosité font partie de vous. Vous êtes enthousiaste et sociable. Cet aspect communicatif et curieux font de la position debout, la femme face ou dos à l'homme, un très bon choix. De plus, elle permet de faire l'amour dans de nombreux lieux. Un autre choix serait sur une chaise, l'un assis et l'autre allongé, dos sur ses cuisses, se tenant à sa nuque (attention : requiert une certaine agilité) !



3611
«Droit à l'oubli» : Google dans le viseur de la Cnil




À CHAUD La commission a mis l'entreprise en demeure d'appliquer les mesures de déréférencement à l'ensemble du moteur de recherche, et pas seulement à ses extensions européennes.
 

Comment appliquer le «droit à l’oubli» sur Internet, et jusqu’où une décision prise sur un territoire donné peut-elle avoir des effets sur un service mondial ? La question se repose alors qu’en France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a rendu publique ce vendredi une mise en demeure visant Google. Le géant du Net a quinze jours pour appliquer à l’ensemble de son moteur de recherche, et pas seulement aux extensions européennes – google.fr en France, google.de en Allemagne, google.nl aux Pays-Bas… –, le «droit au déréférencement» consacré l’an dernier par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).




Près de 270000 demandes

Le 13 mai 2014, la CJUE avait en effet débouté Google dans une affaire qui l’opposait à un citoyen espagnol. Ce dernier se plaignait de voir systématiquement ressortir, dans les résultats de recherche en ligne le concernant, une vieille annonce légale d’adjudication sur saisie immobilière publiée par le journal La Vanguardia – une «casserole» obsolète, dont il estimait qu’elle lui portait préjudice. La Cour lui avait donné raison, et jugé qu’un citoyen européen pouvait demander à un moteur de recherche le retrait de résultats apparaissant à partir de requêtes sur son nom, dès lors que les informations étaient «inadéquates, pas ou plus pertinentes ou excessives», et que ce déréférencement n’allait pas à l’encontre de l’«intérêt prépondérant du public».

Cette épineuse question du «droit à l’oubli» est très loin de faire consensus. Elle inquiète aussi bien les archivistes que l’ONG Reporters sans frontières, qui a vu dans l’arrêt de la CJUE une «boîte de Pandore qu’il sera difficile de refermer» et une menace pour la liberté de l’information, et qui s’inquiète de la responsabilité ainsi confiée à une entreprise privée. De son côté, la firme de Moutain View, sans cacher son désaccord sur le fond, s’est conformée à la décision européenne en mettant en place, à destination des internautes, un formulaire de demande de déréférencement, déjà massivement utilisé. Son «rapport de transparence» indique qu’elle a reçu à ce jour près de 270000 demandes, et qu’elle a supprimé plus de 40% des adresses web qu'elle a examinées.

«Un traitement unique»

Mais au-delà du principe, c’est aussi l’étendue de la mesure qui fait débat. Jusqu’ici, Google n’a appliqué ces déréférencements que sur ses extensions européennes. Or pour le groupement des Cnil de l’UE, qui a publié en novembre dernier une recommandation à ce sujet, le droit au déréférencement doit «garantir une protection efficace et complète des droits du citoyen, sans que la loi européenne puisse être contournée». Autrement dit, il doit s’appliquer sur l’intégralité du moteur de recherche, faute de quoi il suffit à un internaute d’effectuer une requête sur google.com pour avoir accès à une information supprimée sur les versions européennes du service. C’est tout le sens de cette mise en demeure de la Cnil française, qui estime que «le service proposé via le moteur de recherche "Google Search" correspond à un traitement unique».

Un «droit à l’oubli mondialisé» qui va trop loin pour Google. «Nous nous sommes efforcés de trouver le bon équilibre dans l’application de l’arrêt [de la CJUE], indique un porte-parole de l’entreprise. L’arrêt visait des services à destination des utilisateurs européens, ce qui est l’approche que nous avons retenue pour nous mettre en conformité avec celui-ci.» En novembre dernier, lors d’une réunion du comité consultatif mis en place par le géant du Net pour travailler sur le sujet, son directeur juridique, David Drummond, résumait ainsi le problème : «Ce n’est pas parfait, il est clair que quelqu’un peut passer sur google.com, mais il y a très peu de gens qui le font. Dans ce monde global, quelle est la meilleure solution ? Il y a aussi des gouvernements autoritaires dont personne ne veut que leur législation s’applique au reste du monde.»

D’ici quinze jours, «si la société Google Inc. ne s’est pas conformée à la présente mise en demeure», un rapporteur pourra être désigné pour demander que soit prononcée une sanction, indique la décision de la Cnil. Du côté du géant du Net, on indique continuer à échanger avec les autorités de protection des données. Mais quelle que soit l’issue de cet épisode, les questions techniques, éthiques et juridiques autour du «droit à l’oubli» sont encore loin d’être réglées.

http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2015/06/12/droit-a-l-oubli-google-dans-le-viseur-de-la-cnil_1328367

3612
Wikileaks révèle de nouvelles informations accablantes sur des accords commerciaux secrets

WASHINGTON – La récente divulgation de documents secrets publiés par Wikileaks offre, aux adversaires des accords commerciaux globaux actuellement rédigés par l’administration Obama, encore plus d’arguments pour démontrer que de tels accords pourraient avoir un impact sur les lois et la législation des États-Unis.

La dernière fuite inclut prétendument 17 documents de négociations sur le Trade in Services Agreement (TISA), un accord commercial mal nommé qui couvrirait les États-Unis, l’Union Européenne et plus de 20 autres pays. Plus de 80% de l’économie américaine se situant dans le secteur des services.

Selon le communiqué de Wikileaks, le TISA, comme on l’appelle familièrement, serait un grand pas vers la déréglementation des industries financières, et pourrait affecter tous les secteurs : des règles du trafic maritime et aérien aux réglementations nationales à partir du moment où cela implique un service de commerce international.
 Le TISA serait l’un des trois accords géants pour lesquels le passage au dessus du Congrès pourrait être facilité avec la mise en place du Commerce Promotion Authority, aussi connu comme « fast-track » , la procédure accélérée. Le Sénat a adopté le fast-track, et il pourrait l’être aussi à la Chambre ce mois-ci.

Les autres pactes géants sont le Partenariat Trans-Pacifique, couvrant une douzaine de nations du Pacifique et le Traité Transatlantique ( Transatlantic Trade and Investment Partnership ) ciblant l’Europe.

Parmi les plus fervents opposants de ces accords, il y a les syndicats, dont les membres dénoncent les pertes d’emplois provoquées par les accords de libre-échange précédents ainsi que l’excès de confidentialité entourant les procédures.

« Une fois de plus Wikileaks révèle ce que nous ne pouvons pas apprendre de notre propre gouvernement, un gouvernement qui garde les secrets des accords commerciaux géants qui touchent des générations d’Américains jusqu’à ce qu’ils soient pratiquement adoptés », a déclaré le président du Communications Workers of America, Larry Cohen.

« Le texte TISA qui fuite aujourd’hui révèle une fois de plus à quel point le Fast Track Authority est dangereux en matière de protection des droits des citoyens par rapport aux droits sociaux », a-t-il ajouté. « Ce texte TISA favorise de plus belle la privatisation des services publics, limite l’action gouvernementale sur des questions allant de la sécurité à l’environnement en utilisant le commerce comme un écran de fumée pour limiter les droits des citoyens ».

Le Bureau du Représentant au Commerce des États-Unis et de hauts responsables européens ont niés à plusieurs reprises que les accords TISA et TTIP auraient un impact sur les lois locales, diffusant une déclaration commune à cet effet en mars dernier.

Pourtant, les documents de Wikileaks suggèrent que les compétences des tribunaux du style Organisation Mondiale du Commerce seraient élargies pour le TISA, et que ces tribunaux se réuniront pour régler les différends commerciaux pouvant influer sur les lois locales. Un des ces tribunaux de l’OMC a statué le mois dernier que les États-Unis devaient abroger leurs lois, exigeant que la viande soit étiquetée avec son pays d’origine, ou qu’ils soient confrontés à des tarifs punitifs sur les exportations.

L’USTR a refusé de confirmer, si oui ou non les documents de Wikileaks étaient authentiques, les qualifiant de « fuites présumées d’informations commerciales », mais a insisté sur le fait que l’accord était particulièrement important pour les États-Unis et son secteur de services expansifs.

« Il est important de souligner que les exportations de services américains sont au plus haut point historique, s’élevant à 710,6 milliards de dollars, et que ces exportations engagent 4,6 millions d’emplois bien rémunérés dans tout le pays », a déclaré le porte-parole de l’USTR, Andrew Bates dans un communiqué. « Voilà pourquoi le président Obama a fait de l’ouverture des marchés pour les services exportateurs américains une priorité majeure de son agenda sur l’économie des classes moyennes. La législation sur la TPA (Trade Promotion Economy) qu’a adopté le Sénat la semaine dernière avec le soutien des deux partis, contient des dispositions uniques en leur genre pour renforcer l’initiative du Président en matière d’élargissement de l’accès au marché pour les exportateurs de services américains, y compris par le PTP, le TTIP, et le TISA ».

De même, Brendan Buck, porte-parole de Paul Ryan, le président de la Commission des Voies et Moyens de la Chambre, a présenté le projet de loi dit « fast-track »  comme un moyen de s’assurer que les gens puissent voir le contenu des accords avant de les faire passer, en notant qu’en vertu de cette procédure accélérée, le président aurait à dévoiler chaque proposition et à attendre deux mois avant que le Congrès puisse voter.

« Si la confidentialité est une préoccupation, le TPA est la solution », a déclaré Buck. « Pour la première fois, il sera assuré qu’un accord commercial soit public et mis en ligne pendant 60 jours avant d’être envoyé au Congrès ».

Cependant, la procédure accélérée supprime aussi la capacité du Congrès à modifier les accords commerciaux de quelque manière que ce soit en leur interdisant tous les amendements. Elle interdit également l’obstruction ou l’emploi d’obstacles procéduraux que les législateurs en minorité peuvent généralement utiliser pour ralentir la législation, et exige qu’un simple vote pour-ou-contre soit tenu sur les offres.

Les adversaires du fast-track comme Cohen avertissent que pour un Congrès bienveillant – en particulier un Congrès dirigé par le Parti Républicain qui est déjà hostile à des réglementations – il serait extrêmement improbable de bloquer l’un des accords commerciaux qui se profilent, quels que soient les détails publiés mercredi.

« Ceux qui, dans le Congrès américain, prennent en considération le fast-track doivent prendre garde », a déclaré Cohen. « Le TISA est un coup porté à nos droits et à nos libertés aussi grand que le Partenariat Trans-Pacifique, et dans les deux cas, la confidentialité de notre gouvernement sera un facteur clé ».

Wikileaks a également publié plusieurs parties du PTP, et a annoncé mardi qu’il offrait une récompense de 100,000 dollars à tous ceux qui peuvent débusquer les chapitres encore secrets.

Au cours de son exposé de mercredi, l’attaché de presse de la Maison Blanche, Josh Earnest a rejeté l’idée que la révélation de ces documents coûterait beaucoup, disant que l’accord commercial n’avait pas encore été finalisé.

« Notre réaction est tout simplement qu’il n’y a pas d’accord PTP pour le moment. Quand nous en aurons un, il sera rendu public », a déclaré Earnest. « Le président reste confiant car si nous sommes en mesure de parvenir à un accord, il sera compatible avec la législation TPA qui a déjà été adoptée par le Sénat et qui, nous espérons, sera bientôt adoptée par la Chambre. »

Article de Michael McAuliff publié sur le Huffington Post le 3 juin 2015 et traduit par Rochelle Cohen.







http://www.agenceinfolibre.fr/wikileaks-revele-de-nouvelles-informations-accablantes-sur-des-accords-commerciaux-secrets/

3613
Dix ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende pour un DDoS ?



Dix ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende pourraient être requis le 9 juin au Tribunal de Nancy à l’encontre de 2 membres se revendiquant d’Anonymous ayant pratiqué un DDoS contre les sites internet du Conseil régional de Lorraine, Conseil général de la Meuse et de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. Ces DDoS étaient effectués dans le cadre d’une campagne contre l’enfouissement des déchets nucléaire.

Attention, voici les actes d’accusation du Parquet : « accès et maintien frauduleux » dans un système informatique « mis en œuvre par l’Etat », et « entrave ou altération du fonctionnement » d’un tel système. Le parquet a aussi retenu la circonstance aggravante de faits commis en « bande organisée ».

Empêcher l’accès à un site internet de l’Etat, même seulement quelques heures, est un crime équivalent à celui de « créer un réseau pédophile », puisque les peines sont les mêmes dans les deux cas. Surtout si on est une bande de « 2 ». A ce propos, lire l’excellent papier de fond de Félix Tréguer de LQDN sur le site de la Revues des droits de l’homme, avec des morceaux de Bluetouff dedans.


A méditer sur l’Etat de la liberté d’expression de ce pays, de sa vie politique et de la qualité de sa justice…

https://reflets.info/dix-ans-demprisonnement-et-150-000-e-damende-pour-un-ddos/

3614
Roland Dumas sera jugé pour recel de détournements de fonds publics



L'avocat et ex-ministre Roland Dumas a été renvoyé en correctionnelle pour «recel de détournement de fonds publics» par le parquet de Nîmes, a annoncé ce vendredi la procureure de la République Laure Beccuau, confirmant une information de Midi Libre. Le parquet de Nîmes a également renvoyé l'ex-ministre de Mitterrand Gilbert Baumet en correctionnelle pour «détournement de fond publics» dans la même affaire.

Clle-ci porte sur une étude sur la vidéosurveillance commandée par Gilbert Baumet, à l'époque où il était maire socialiste de Pont-Saint-Esprit (Gard) à Roland Dumas, a précisé le parquet.  La justice suspecte que cette étude dont on n'a pas retrouvé de trace selon Midi Libre, a servi à payer une partie des honoraires d'avocats de Roland Dumas, lequel avait défendu Gilbert Baumet dans une autre affaire.

 Ils sont convoqués en novembre prochain.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/roland-dumas-sera-juge-pour-recel-de-detournements-de-fonds-publics-12-06-2015-4856371.php

3615
INTERACTIF. La France n'a jamais autant exporté d'armes

La France a consolidé en 2014 son quatrième rang mondial des exportateurs d'armes, derrière les Etats-unis, le Royaume-Uni et la Russie.
Au hit-parade de ses meilleurs clients, l'Arabie Saoudite.

La crise ? Quelle crise ?
S'il est un secteur épargné par la morosité de l'économie française, c'est bien l'armement, qui affiche une santé insolente.

Selon le rapport au Parlement 2015 sur les exportations tout juste rendu public, la filière a vu ses exportations progresser de près de 18% en 2014 par rapport à l'année précédente, à 8,2 milliards d'euros.
«Ce résultat est le meilleur jamais enregistré», se réjouit Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense dans le document.
Il permet à la France de consolider son quatrième rang mondial des exportateurs d'armes, derrière les Etats-unis, le Royaume-Uni et la Russie.
Un très bon chiffre qui arrive déjà après un bon cru 2013, avec une hausse de 42% par rapport à 2012.

Comment expliquer un tel niveau de performance? Selon le rapport, c'est avant tout grâce à la signature de cinq grands contrats pour un montant total de 4,79 milliards d'euros, tous contractés avec des pays du Proche et du Moyen-Orient, marqués par une forte instabilité géopolitique.

 Car une fois de plus, la filière peut compter sur les pays du Golfe pour gonfler son chiffre d'affaires. Au hit-parade des meilleurs clients, l'Arabie Saoudite, là où François Hollande a effectué une visite début mai, arrive en tête, avec 3,63 milliards d'euros d'exportations. A lui seul, le riche royaume pétrolier, qui mène en ce moment des bombardements intensifs au Yémen, a représenté l'an dernier 44% des exportations et 16% des livraisons d'armes françaises. 

 Loin, très loin devant le second, un autre pays de la région : les Emirats arabes unis. Ils ont acheté pour 937 millions d'euros d'armes. Arrivent ensuite L'Egypte (838 millions d'euros), l'Indonésie (259 millions), Inde (225 millions).

Aucun pays européen n'arrive dans le top 10. Comme le souligne le rapport, «le marché mondial de l’armement est marqué par la tendance au recul des dépenses militaires des États occidentaux qui s’est poursuivie en 2014. S’agissant de l’Union européenne, la part des dépenses militaires dans le produit intérieur brut (PIB) est ainsi passée de 1,7% à 1,6% entre 2009 et 2014.»

Si 2014 a donc été un bon exercice, 2015 devrait être excellent. Avec la signature de contrats de vente d'avions Rafale à l'Egypte, au Qatar, et à l'Inde, la filière de l'armement pourra de nouveau déboucher le champagne lors de la parution du prochain rapport dans un an.

http://www.leparisien.fr/economie/interactif-la-france-n-a-jamais-autant-exporte-d-armes-02-06-2015-4825943.php#xtor=AD-1481423551