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Messages - mike

3796
Comment les services secrets allemands et la NSA ont espionné la France



Les services secrets allemands ont espionné la France pour le compte de la NSA. C’est ce que confirment, documents à l’appui, le lanceur d’alertes autrichien Peter Pilz et les députés écologistes Eva Joly et Sergio Coronado. Les documents que les trois parlementaires ont révélés ce vendredi montrent que l’agence de renseignement allemande aurait agi de 2005 à 2008 dans 31 pays d’Europe, avec le concours de l’opérateur Deutsche Telekom.

Deux ans jour pour jour après les révélations fracassantes d’Edward Snowden sur les pratiques de surveillance généralisées de la NSA, le scandale rebondit. Cette fois, il touche le BND, les services secrets allemands, et proviennent du député vert autrichien Peter Pilz, spécialiste des questions de surveillance depuis vingt-cinq ans.

L’homme, également fondateur du parti Vert autrichien et membre de la commission de surveillance du renseignement de son pays, éclaire d’une nouvelle lumière les pratiques des services secrets allemands, le BND, pour le compte de la NSA. Pilz a eu accès à des documents provenant de la commission d’enquête parlementaire allemande sur les pratiques de la NSA.

Ces documents, que La Tribune a pu partiellement consulter sans pouvoir en attester l’authenticité, montrent que le BND a espionné la France par l’intermédiaire du groupe de télécommunication Deutsche Telekom, qui lui-même utilisait le réseau de France Télécom, racheté depuis par Orange.

http://www.agenceinfolibre.fr/info/comment-les-services-secrets-allemands-et-la-nsa-ont-espionne-la-france/

3797
Hors europe / La Russie bloque partiellement The Pirate Bay
« le: 07 juin 2015 à 20:52:59 »
La Russie bloque partiellement The Pirate Bay


L'autorité russe en charge des télécommunications a mis à jour la liste noire des sites que les opérateurs doivent bloquer. Deux adresses appartenant à The Pirate Bay ont été ajoutées. Mais curieusement, les autres ont été oubliées.



Si la Russie veut contraindre les principaux réseaux sociaux à se soumettre à la nouvelle loi sur le contrôle des blogs et la censure, quitte à les menacer de blocage, elle n'oublie pas non plus de lutter contre le piratage des contenus culturels en employant les mêmes méthodes. The Pirate Bay vient d'en faire les frais tout récemment, avec le blocage de deux de ses adresses.

À la suite d'une notification adressée par Mosfilm, qui est l'une des plus importantes sociétés de production cinématographique en Russie, le régulateur des télécommunications (Roskomnadzor) a procédé à la mise à jour de la liste noire des sites que les fournisseurs d'accès à Internet doivent bloquer. Torrentfreak signale que les deux adresses concernées sont thepiratebay.se et thepiratebay.mn.

Curieusement, la demande de Mosfilm fait l'impasse sur les autres domaines utilisés par le site d'indexation des liens BitTorrent. Depuis la fin mai, il est en effet possible d'accéder à The Pirate Bay avec des adresses alternatives enregistrées auprès des registres des îles Vierges britanniques (.vg), de l'Arménie (.am), et de Grenade (.gd).

Or, celles-ci ont été dévoilées en même temps que celle gérée par le registre mongolien (.mn) et qui a fait l'objet d'une demande de blocage. Mosfilm a-t-il eu une information incomplète sur The Pirate Bay avant d'envoyer sa notification à Roskomnadzor ? Quoiqu'il en soit, le blocage ne sera guère efficace s'il ne prend pas en compte l'ensemble des domaines utilisés par The Pirate Bay.

Et même si c'est le cas, les plus dégourdis en informatique parviendront à échapper à la censure en utilisant des outils comme un VPN ou le réseau TOR. Cela étant dit, Mosfilm ne cherche sans doute pas à bloquer 100 % des internautes, mais la majorité d'entre eux, qui est moins débrouillarde. Tant pis si quelques poissons passent à travers les mailles du filet.

http://www.numerama.com/magazine/33294-la-russie-bloque-partiellement-the-pirate-bay.html

3798
info - média france / Argent public le gaspillage continue !
« le: 07 juin 2015 à 20:51:34 »
Argent public le gaspillage continue !

video : https://vid.me/e/4Ysc?autoplay=1


Résumé : Très chers fonctionnaires municipaux.
La France compte 1,2 million de fonctionnaires municipaux.
Bénéficiant de l’emploi à vie, ils travaillent parfois moins de 35 heures et peuvent bénéficier de plus de jours de congé que les autres membres de l’Administration
• Quand mon maire est pris par la folie des grandeurs. Disproportionnés ou inutiles, certains monuments ou équipements publics ont coûté très cher.
C’est le cas d’un rond-point à Perpignan et d’un musée à Biarritz
•Le train de vie des « ex » de la République.
En plus de leur retraite, les anciens chefs d’Etat
– Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy
– disposent d’un appartement avec du personnel, d’une voiture avec chauffeur et d’un bureau avec sept collaborateurs.


http://news360x.fr/argent-public-le-gaspillage-continue/





3799
Logiciels / OMG Torrent : arrestation de deux administrateurs
« le: 07 juin 2015 à 20:36:25 »
OMG Torrent : arrestation de deux administrateurs

Le site français OMG Torrent, qui organise l'échange de contenus culturels par BitTorrent, vient d'être la cible d'une opération de la gendarmerie qui a débouché sur l'arrestation de deux administrateurs. Ils passeront devant le tribunal le 18 novembre prochain.



Il faut croire que les jours du site OMG Torrent sont comptés. Selon une information de France 3 Champagne-Ardenne, la plateforme spécialisée dans l'échange de fichiers par BitTorrent vient de connaître un sérieux revers avec l'arrestation de deux de ses responsables. Interpellés dans la Marne et dans l'Eure, ils passeront devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne le 18 novembre.

UN SITE FRÉQUENTÉ

Le site OMG Torrent est considéré comme l'un des lieux privilégiés par les internautes français pour télécharger des contenus sans autorisation. En octobre 2013, le site avait été choisi par la Hadopi pour sa représentativité à propos d'une étude sur l'évolution du piratage, avec T411, C Pas Bien, TorrentFrançais et SmarTorrent (des sites anglophones étaient aussi présents, comme IsoHunt, Mininova et TorrentReactor).

Hébergé en Roumanie, OMG Torrent serait fréquenté chaque mois par 3,5 millions de visiteurs. Le site est classé en 365ème position sur Alexa pour l'audience française et à la 7875ème place mondiale. Avec un tel trafic, la publicité en ligne rapporterait aux responsables d'OMG Torrent environ 20 000 euros par mois, selon Le Parisien (Europe 1 évoque en revanche un gain mensuel de 10 000 euros).

3,5 TÉRAOCTETS DE FILMS

Selon nos constatations, et malgré l'arrestation cette semaine de l'administrateur du site et du responsable du forum, OMG Torrent est toujours en ligne et l'accès aux fichiers reste possible contrairement aux affirmations de la gendarmerie et de France 3 Champagne-Ardenne, qui évoquent un démantèlement de la plateforme. Par ailleurs, aucun message d'avertissement n'est visible sur le portail.

Sur la photo fournie par la section de recherches de Reims, l'on peut voir qu'une perquisition a permis la saisie de plusieurs écrans, d'une unité centrale et de divers pièces à conviction. Au total, les supports de stockage contiendraient 3,5 téraoctets de films récents (ce qui ne permet pas d'en évaluer précisément le nombre, un film HD pouvant occuper autant de place que plusieurs longs-métrages de moindre qualité).

L'ALPA ET LA SACEM DANS LA BOUCLE

L'arrestation de ces deux administrateurs vient conclure une enquête démarrée quatre mois auparavant, en coopération avec l'association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM). Quant au préjudice, celui-ci est évalué à 7 millions d'euros pour l'industrie du divertissement.

D'après le procureur de Châlons-en-Champagne, cité par Europe 1, les deux prévenus sont poursuivis au titre de l'article L335-2 du code de la propriété intellectuelle. Ils risquent au maximum trois ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende s'ils sont reconnus coupables de contrefaçon (et même cinq ans de prison et 500 000 euros d'amende si le délit  a été commis en bande organisée).

http://www.numerama.com/magazine/33302-omg-torrent-arrestation-de-deux-administrateurs.html

3800
L'impression 3D offre une nouvelle vie aux enfants amputés en Ouganda

Un scanner infrarouge, un ordinateur portable et deux imprimantes 3D vont désormais tout changer dans la vie d'enfants ougandais amputés.



ACCIDENT. Il y a trois ans, Jesse Ayebazibwe a été amputé de la jambe droite après avoir été renversé par un camion en rentrant de l'école. Depuis, la technologie 3D a permis au garçon de neuf ans d'avoir une vie presque normale.
Après l'accident, le petit Ougandais avait reçu des béquilles mais clopinait depuis lors, lent et diminué.
Un scanner infrarouge, un ordinateur portable et deux imprimantes 3D vont désormais tout changer dans la vie de Jesse et d'autres personnes amputées comme lui.
"Le processus est plutôt court, c'est toute la beauté des imprimantes 3D", explique Moses Kaweesa, 34 ans, un technicien orthopédique des Services de rééducation complète d'Ouganda (Comprehensive Rehabilitation Services in Uganda, CoRSU), qui, avec l'université de Toronto, au Canada, et l'organisation caritative Christian Blind Mission, fabriquent les prothèses.
 "Jesse est venu hier. Aujourd'hui il va être équipé", ajoute M. Kaweesa.

2,65 euros de matière première

INCONFORTABLE. Autrefois, la fabrication d'une coque prothétique - souvent à partir d'un moulage en plâtre - à laquelle est fixée la jambe artificielle sur la hanche d'un amputé nécessitait près d'une semaine de travail, pour un résultat souvent inconfortable. Ce qui incitait beaucoup d'utilisateurs à ne plus l'utiliser. Les modèles en plastique imprimés en 3D peuvent, eux, être fabriqués en une journée et sont plus confortables et plus seyants. Le scanner, l'ordinateur portable et l'imprimante 3D coûtent 12.000 dollars (environ 10.600 euros), auxquels il faut ajouter... trois dollars (2,65 euros) de matière première.

Jesse Ayebazibwe avait reçu sa première prothèse "à l'ancienne" l'an dernier.
Il fait dorénavant partie d'un programme pilote qui lui a permis d'obtenir pour la première fois une coque prothétique imprimée en 3D.
 La technologie n'est malheureusement accessible qu'à quelques-uns et la prise en charge du handicap en général en Ouganda reste anecdotique.
"Il n'y a aucun soutien du gouvernement envers les handicapés, dénonce M. Kaweesa.
Nous avons une administration et un ministre pour les personnes handicapées, mais ils ne font rien".

Maintenant, je peux tout faire : courir, jouer au football..."

En Ouganda, il n'y a que 12 techniciens orthopédiques pour les plus de 250.000 enfants ougandais ayant perdu un membre, souvent à cause d'incendies ou de tares congénitales. La technologie 3D est transportable et permet aux techniciens de travailler sur plusieurs patients à la fois, augmentant encore la portée de leurs interventions.
"On peut voyager avec son ordinateur portable et son scanner", explique M. Kaweesa.
Selon lui, la technologie est d'une grande utilité, particulièrement dans le nord de l'Ouganda où beaucoup de gens ont perdu des membres durant les décennies de guerre qui ont opposé le gouvernement et la sanguinaire rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur, adepte des amputations punitives.
Jesse Ayebazibwe, après avoir reçu sa coque prothétique 3D, éclate de joie. "Je me sens bien, comme avec une jambe normale", dit-il. "Maintenant, je peux tout faire : courir, jouer au football..."

Devant la salle du CoRSU où les prothèses sont fixées sur les patients, trois jeunes enfants et leurs parents sont assis sur un banc.
"C'est la première fois qu'elle marche sur deux jambes", affirme M. Kaweesa en désignant une fillette timide qui a perdu ses jambes dans un incendie.
 "Parce qu'ils ont vu les autres enfants marcher et jouer, ils réalisent qu'ils ont raté ça", explique-t-il.
"Dès qu'on les équipe, ils se mettent à avancer... et à courir !"

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150602.OBS9964/l-impression-3d-offre-une-nouvelle-vie-aux-enfants-amputes-en-ouganda.html


3801
Vol MH17 : le Boeing a été abattu par un missile de fabrication russe

C'est bien un missile russe Bouk qui a abattu le Boeing malaisien qui s'est écrasé en juillet 2014 dans l'est de l'Ukraine avec 298 personnes à son bord.
Mais on ignore toujours s'il était aux mains de l'armée ukrainienne ou des rebelles prorusses.



Un détail et non des moindres vient d'être révélé à propos du crash du Boieng malaisien MH17, en Ukraine, en juillet 2014. Selon un responsable du consortium Almaz-Anteï, Mikhaïl Malychevski, cité par les agences de presse russes, au cours d'une conférence de presse, «les premières analyses ont montré que le type de missile utilisé (contre le Boeing) était un Bouk-M1».

Mais ce détail ne fait pas pour autant avancer l'enquête. Car Almaz-Anteï a souligné ne pas être en mesure de dire qui était responsable de ce tir, les séparatistes ukrainiens prorusses, comme l'affirme Kiev, ou l'armée ukrainienne, comme l'en accuse Moscou.

 Selon le consortium, les missiles sol-air Bouk-M1 ne sont plus fabriqués en Russie depuis 1999, mais il y en a dans l'arsenal des forces armées ukrainiennes. Le missile a probablement été tiré d'un endroit proche du village de Zarochtchenské, au sud du trajet de l'avion, estime Almaz-Anteï.

L'Ukraine et les États-Unis accusent les séparatistes prorusses.

«Concernant ceux (les combattants) qui étaient déployés là-bas, nous ne pouvons pas faire de commentaires» pour l'heure, a précisé le directeur du consortium, Ian Novikov.

 Le Boeing 777 de Malaysia Airlines avec 298 passagers et membres de l'équipage à son bord, dont deux tiers de Néerlandais, s'était écrasé le 17 juillet 2014 dans l'est de l'Ukraine, en proie à des combats entre séparatistes prorusses et forces gouvernementales ukrainiennes.

 L'Ukraine et les États-Unis affirment que l'appareil a été abattu par un missile sol-air fourni par Moscou aux séparatistes prorusses. La Russie le dément et montre du doigt les forces ukrainiennes. Selon un premier rapport d'enquêteurs néerlandais qui se penchent sur les causes de la catastrophe, l'appareil a été perforé en vol par des «projectiles à haute énergie». Un rapport final est attendu pour l'été 2015.


http://www.leparisien.fr/faits-divers/vol-mh17-le-boeing-a-ete-abattu-par-un-missile-russe-02-06-2015-4826137.php

3802
Une petite victoire symbolique des opposants à Notre-Dame-des-Landes




C’est une petite victoire symbolique pour les opposants à Notre-Dame-des-Landes, mais qui ne compromet en rien l’avenir du futur aéroport que le gouvernement, la région et Aéroport du Grand Ouest (AGO) veulent construire. Au tribunal administratif de Nantes, mercredi 3 juin, le rapporteur public a préconisé le remboursement des intérêts des 38 millions d’aides publiques versées par l’Etat et les collectivités à AGO, concessionnaire du futur aéroport et filiale de Vinci Airports.

Si le capital même des aides n’est pas susceptible d’être remboursé par Vinci, le seul montant des intérêts est estimé à quelque 450 000 euros par les opposants. Cette somme « pourrait ainsi revenir dans les caisses de l’Etat et des collectivités ; ce qui n’est pas négligeable en ces temps de restrictions budgétaires », expliquent les opposants, notamment le Cédpa (Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport). Souvent accusés de défier la loi et l’ordre par la préfecture et le gouvernement, les militants hostiles au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes relèvent aussi que c’est l’Etat et le syndicat mixte aéroportuaire (SMA) qui sont du côté de « l’illégalité ».

Lire aussi : Les opposants de Notre-Dame-des-Landes, Sivens... reçus au ministère de l’écologie

L’argument invoqué par le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis par le tribunal, est d’ordre juridique, au regard de la réglementation européenne, et ne porte pas sur le fond du dossier. Si les subventions publiques sont autorisées par le droit européen, elles doivent être notifiées à la Commission européenne, avant le début de leur versement. Ce qui n’avait pas été le cas au moment du paiement de ces aides, entre 2011 et 2013.

« Il était peu probable que le capital puisse être remboursé, à partir du moment où l’aide avait été jugée compatible par la Commission européenne, le 20 novembre 2013, après un recours des opposants au Parlement européen, explique Thomas Dubreuil, l’avocat du Cédpa. Mais le remboursement des intérêts est déjà une victoire, qui met fin à une longue série de recours perdus par les opposants. »

« Chauffe la lutte, pas le climat »

Dans l’hypothèse où le tribunal, qui devrait rendre son jugement d’ici à trois semaines à un mois, reprend les conclusions du rapporteur public, l’Etat sera obligé d’ordonner le remboursement de ces intérêts. Une situation piquante, puisque le gouvernement n’a eu cesse de pousser le projet et Vinci. Dans un entretien au quotidien Ouest-France, le 18 décembre 2014, le premier ministre, Manuel Valls, avait encore affirmé que après les dernières décisions du tribunal administratif, « il faudrait alors s’engager dans la construction de Notre-Dame-des-Landes ».

S’agissant des ultimes recours déposés par les opposants sur les arrêtés préfectoraux « loi sur l’eau » et « espèces protégées », l’instruction a été close par le tribunal en février. Mais aucune date n’a encore été notifiée quant à une quelconque décision.

En attendant, le bocage occupé par plusieurs dizaines d’opposants, à une dizaine de kilomètres au nord de Nantes, se prépare à accueillir les militants, notamment opposés aux « grands projets inutiles », les 11 et 12 juillet, pour un week-end « Chauffe la lutte, pas le climat ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/03/une-petite-victoire-symbolique-des-opposants-a-notre-dame-des-landes_4646711_3244.html#ZCCHTkyu0DePPQSL.99

3803
Un Tanzanien remporte le prix africain de l’innovation grâce à un filtre à eau





« J’espère inspirer mes étudiants en leur montrant qu’il est possible de construire de grandes choses en Tanzanie », déclare d’un ton euphorique le docteur Askwar Hilonga, spécialiste des nanotechnologies à l’Institut africain Nelson Mandela pour les sciences et les technologies d’Arusha. Il revient du Cap, en Afrique du Sud, où il a remporté, le 1er juin, le prix de l’innovation africaine décerné par l’Académie royale britannique de l’ingénierie. Cet ingénieur de 38 ans a inventé un filtre à eau capable de trier 99,999 % des micro-organismes et des produits chimiques.

Lire aussi : L’Afrique à la recherche du prochain Einstein

Pour mettre au point son prototype, Askwar Hilonga a repris le modèle du filtre à sable qu’il a amélioré avec des nanotechnologies. « Cette invention permettait de filtrer 97 % des micro-organismes. Ma version évoluée retient maintenant les métaux lourds et les pesticides », explique-t-il.

Pour sa thèse de doctorat effectué en Corée du Sud, il décide de s’intéresser aux nanocomposants capables de purifier l’eau. Avec l’objectif de créer une technologie qui améliorerait le quotidien de ses concitoyens en Tanzanie, un pays où « 70 % des ménages n’ont pas accès à l’eau potable ».

De la théorie au concret

Il aura fallu 4 ans à Askwar Hilonga pour faire sortir son concept du laboratoire. « Le plus dur a été de passer de la théorie au concret. Pour ça, il fallait de l’argent. Une subvention de 8 000 euros versée par mon université m’a permis de lancer un prototype », dit-il.

Aujourd’hui commercialisé au prix de 130 dollars (117 euros), le chercheur promet de réduire rapidement les coûts de production grâce aux 33 000 euros qu’il vient de remporter et qu’il compte réinvestir dans la jeune entreprise qu’il gère depuis deux ans avec son épouse.

« Nous avons déjà mis en place plusieurs filtres dans la région d’Arusha où les gens peuvent venir acheter de l’eau purifiée à bas coût. Certaines ONG sont aussi intéressées par le concept », raconte-t-il.

Vainqueur d’une compétition qui aura duré plus de six mois et qui a réuni 54 participants venus de 15 pays africains, Askwar Hilonga cherche maintenant à promouvoir son invention et à créer des vocations.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/05/un-tanzanien-remporte-le-prix-africain-de-l-innovation-grace-a-un-filtre-a-eau_4648537_3212.html#xHCcvbapU1OLmlf7.99

3804
La France, miraculée des énergies renouvelables



ANALYSE. La France revient de loin. Développer les énergies renouvelables au pays du nucléaire roi relève de la gageure et d’un incroyable parcours d’obstacles. Pourtant, en 2015, elle dispose de près de 10.000 mégawatts (MW) d’éolien (46 en 2000) et de plus de 5.500 MW de solaire photovoltaïque. La France se classe ainsi parmi les dix premiers pays du monde en matière d’énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien, biomasse), derrière une demi-douzaine de champions (Chine, Etats-Unis, Allemagne, Espagne, Inde et Grande-Bretagne) et au même niveau que l’Italie et le Canada.

 

Par Louis Germain

 

Qu’est-ce qui a changé ? Le contexte international bien sûr : plus de 7,7 millions de personnes dans le monde travaillaient dans les énergies renouvelables en 2014[1]  et près de 250 milliards d’euros y ont été investis, dont plus de la moitié dans le solaire[2]. Le prix des panneaux photovoltaïques a baissé de 75 % depuis 2009. La première puissance économique européenne, l’Allemagne, a depuis 2000 quadruplé sa production d’électricité à partir des énergies renouvelables. L’électricité produite par les centrales solaires photovoltaïques coûtera moins cher que celle produite avec le nucléaire, le charbon ou le gaz d’ici 2025 en Europe, selon une étude du Fraunhofer Institute[3]. Une autre étude commandée par la Commission européenne juge possible que le réseau électrique européen absorbe 60 % de renouvelables en 2030[4]. En Europe l’abondance d’électricité d’origine renouvelable sur le marché de gros a fait baisser le prix du kWh au détriment des grands fournisseurs d’électricité[5].

 

Course d’obstacles historique

 

En 1992, alors que l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) venait d’être créée, Jean-Louis Bal se rappelle qu’il n’y avait qu’une seule personne chargée des énergies renouvelables à EDF. Aujourd’hui président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) depuis 2011, Jean-Louis Bal était alors chargé des renouvelables à l’Ademe dès sa création. Presque une vocation de missionnaire pour cet ingénieur belge qui s’est battu contre des moulins qui s’appelaient GDF et EDF. Le premier accord de coopération de l’Ademe avec EDF remonte à 1993 pour expérimenter l’éolien. Alors PDG d’EDF, Gilles Ménage ne croyait guère à l’avenir de ces machines. Il les trouvait bruyantes et pensait que tout cela s’arrêterait vite « car ça fait du bruit ». Aujourd’hui EDF-Energies nouvelles (EDF-EN), filiale à 100 % d’EDF, est un des leaders internationaux des renouvelables électriques avec un chiffre d’affaires supérieur au milliard d’euros.

 

Exemple type du ratage à la française, celui de Photowatt, un pionnier qui est toujours le seul fabricant français intégré de l’industrie solaire[6]. Créé en 1979, Photowatt a longtemps été le n°3 mondial du photovoltaïque. Rachetée en 1997 par le groupe canadien ATS, la société dépose le bilan en 2011 et doit à la campagne pour la présidentielle de 2012 d’être « sauvée » de justesse, grâce un rachat par EDF-EN sur l’insistance de Nicolas Sarkozy auprès de son ami Henri Proglio, alors à la tête d’EDF. Photowatt aurait pu être un des grands du solaire mondial sans la myopie des dirigeants français. Aujourd’hui, il lui faudrait multiplier sa capacité de production par dix et un apport de plusieurs centaines de millions d’euros pour espérer faire le poids face à la concurrence chinoise.

 

Ni le boom du renouvelable ni la transition énergétique n’ont vraiment fait évoluer EDF. L’électricien vient ainsi subitement d’abandonner en mars 2015 sa filiale Nexcis alors que cette start-up prometteuse, dans laquelle 75 millions d’euros ont été injectés, s’apprête à mettre sur le marché un système photovoltaïque intégré à l’habitat très compétitif. Avis aux beaux parleurs de la COP 21, la Conférence mondiale sur le climat qui se tiendra en décembre 2015 à Paris !

 

Le pavé dans la mare

 

En France, c’est un rapport de l’Ademe qui a mis les pieds dans le plat. Résultat d’un travail de plus d’un an de l’établissement public avec la contribution de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), ce rapport de 120 pages soumis à comité scientifique et intitulé « Vers un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 » démontre tout simplement la possibilité de produire l’électricité à 100 % à partir des renouvelables en 2050 à un coût quasi égal à celui d’un mix qui n’en comprendrait que 40 %.

 

Annoncé dans le cadre d’un colloque de l’Ademe sur la transition énergétique à la mi-avril, le rapport avait été retiré en douce au dernier moment mais il avait vite fuité. Ce retrait s’explique-t-il par la crainte que le rapport crédibilise la réduction de 75 à 50 % la part de l’électricité d’origine nucléaire inscrite dans la loi de transition énergétique ? C’est la CGT d’EDF qui a fait pression sur la ministre de l’Ecologie et de l’Energie pour que le rapport ne soit pas publié, selon une source proche de ce ministère. Mais il était trop tard. Le rapport « 100 % renouvelable » démontre que la France a la capacité de produire en 2050 trois fois plus d’électricité qu’elle n’en consomme aujourd’hui à l’aide des seules énergies renouvelables. L’association négaWatt[7] était déjà arrivée sensiblement aux mêmes conclusions mais cette fois, il s’agit d’un rapport institutionnel.

 

Il y a eu peu de réactions officielles à une annonce aussi encourageante à quelques mois de la COP 21. Rapides à dégainer, les détracteurs habituels du soleil et du vent sont restés cois. Où sont les Ollier, Birraux, Bataille et autres Besson, pour lesquels il n’y a de salut hors du nucléaire ? Les temps changent : alors que le 18 février, le nouveau patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, affirmait devant une commission de l’Assemblée nationale que le photovoltaïque restait « loin de la compétitivité », le 11 avril, il jugeait le solaire « moyennement compétitif ». Les déboires successifs des réacteurs nucléaires EPR finlandais et français incitent sans doute à la modestie.

 

Devenues « officiellement » crédibles donc incontournables, les énergies renouvelables sont désormais considérées comme gênantes voire dérangeantes par leurs détracteurs alors même que le nucléaire devient, lui, de moins en moins crédible.

 

Envolée solaire

 

Aujourd’hui, les objectifs prévus pour le solaire photovoltaïque ont été dépassés malgré la série de douches froides qui ont suivi la bulle spéculative de 2009, laquelle avait engendré une rente que les pouvoirs publics n’ont pas anticipée. Le moratoire sur les aides au solaire de 2011 a cassé l’élan pendant deux ans. A partir de 2013, l’éolien est reparti et le solaire a progressé rapidement malgré la révision des tarifs d’achat. En 2014, la progression du photovoltaïque a été de 27 % par rapport à 2013. Deux raisons à cela : des progrès techniques très rapides et une chute des prix. Dans les années 1980, rappelle Jean-Louis Bal, un module photovoltaïque de 10 watts avait un rendement de 10 %. Pour le même prix, en 2015, on trouve un module de 250 watts avec un rendement de 20 %. Les prix ont été divisés par 25, et ce n’est pas fini. Les technologies progressent vers toujours plus de rendement. Quant aux éoliennes, leur puissance n’a cessé d’augmenter : d’une puissance de 150 kilowatts en 1985, elles atteignent 8 MW et bientôt 10 pour les machines offshore équipées d’un rotor de 160 mètres de diamètre. Le kWh éolien terrestre est déjà compétitif en Europe par-rapport au KWh produit avec le nucléaire ou le gaz.

 

Pour autant, le retard accumulé et le yo-yo réglementaire font que la France n’atteindra pas les objectifs de 2020 sur lesquels elle s’est engagée auprès de Bruxelles, même si les renouvelables ont représenté 19,5 % de la production d’électricité en 2014. Si l’éolien et le solaire photovoltaïque ont fortement progressé, ils ne pesaient en 2014 que 4,2 % de la production nationale d’électricité, contre 12,6 % pour l’hydraulique. En 2020, selon les calculs du SER, les renouvelables devraient atteindre au plus 18 % de la consommation finale énergétique[8] et non les 23 % requis. Et sans doute 23 % de l’électricité et non 27 % comme exigé. Les réticences et les entraves multiples au développement de l’éolien y seront aussi pour beaucoup même si elles se sont atténuées depuis le changement de majorité présidentielle en 2012.

 

Le « mur d’investissement » de 2020

 

Et après 2020, que fait-on ? La question qui va se poser au gouvernement sera le remplacement ou non des réacteurs nucléaires qui auront atteint 40 ans (2018-2025), à moins qu’il ne joue à fond la carte des renouvelables. On a vu avec le rapport « 100 % » de l’Ademe que les renouvelables étaient très bien placées à moyen terme. Et à court terme ?

 

A en croire Jean-Bernard Lévy, le coût du photovoltaïque est « très loin de celui du nucléaire » Très loin ? Le prix de l’électricité du futur réacteur EPR de Flamanville (Manche) devrait être de l’ordre de 100 euros le mégawattheure (MWh). Le contrat signé par EDF pour la construction de deux EPR à Hinkley Point (en Angleterre) prévoit un tarif d’achat de 109 euros le MWh en faisant abstraction des problèmes éventuels et dérapages financiers que pourrait connaître le chantier, comme en France ou en Finlande. Or dès maintenant, une centrale solaire au sol peut produire un MWh sous la barre des 100 euros et ce prix va continuer à chuter pour se situer entre 70 et 80 euros dès 2020. En France le coût moyen du MWh éolien terrestre se situe autour des 80 euros.

 

Dilemme pour le gouvernement qui se retrouvera autour de 2020 devant le « mur d’investissement ». Soit il prolonge la vie des réacteurs nucléaires au-delà des 40 ans sous réserve de l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire et cela sera loin d’être gratuit, soit il lance la construction de nouveaux réacteurs qui ne seront de toute façon pas opérationnels avant 2025-2030 dans la plus optimiste des hypothèses. L’exécutif peut aussi choisir un mix électrique basé sur l’éolien, le photovoltaïque et l’hydraulique, avec un appoint de gaz utilisé comme variable d’ajustement. Pour 2030, l’objectif de la loi sur la transition énergétique est de porter la part des renouvelables à 32 % dans la consommation finale énergétique. L’évolution actuelle des renouvelables montre que cet objectif peut être dépassé. D’autant que l’autoconsommation et le stockage de l’énergie, compensant la variabilité du vent et du soleil, pourraient une nouvelle fois changer la donne. La mise sur le marché de batteries destinées aux habitations en témoigne.

 

50, 80 ou 100 % renouvelable, on oublie parfois que le développement de ces énergies perd son sens s’il alimente les nombreuses consommations inutiles d’énergie. La place des renouvelables dans l’approvisionnement total en énergie est étroitement liée au niveau de consommation d’énergie. Une politique de sobriété et d’efficacité énergétiques doit être le complément indispensable du développement des énergies renouvelables. Ce facteur crucial est retranscrit dans la loi de transition énergétique qui fixe pour objectif la division par deux de la consommation énergétique finale en 2050 par rapport à 2012.

 

 


 

 

[1] Renewable Energy and Jobs – Annual Review 2015, IRENA, 2015. http://www.irena.org/DocumentDownloads/Publications/IRENA_RE_Jobs_Annual_Review_2015.pdf

[2] Investissements dans les projets de grands barrages hydrauliques non pris en compte. Global Trends in Renewable Energy Investment 2015, Frankfurt School-UNEP Centre/BNEF, 2015. http://fs-unep-centre.org/sites/default/files/attachments/key_findings.pdf

[3] Current and Future Cost of Photovoltaics. Long-term Scenarios for Market Development, System Prices and LCOE of Utility-Scale PV Systems, Fraunhofer ISE, 2015. http://www.agora-energiewende.org/fileadmin/downloads/publikationen/Studien/PV_Cost_2050/AgoraEnergiewende_Current_and_Future_Cost_of_PV_Feb2015_web.pdf

[4] Integration of Renewable Energy in Europe, DNV GL, 2014. https://www.dnvgl.com/news/60-integration-of-renewables-in-european-distribution-grids-feasible-by-2030-through-mitigating-technical-and-regulatory-measures-13479

[5] Wind and solar power will continue to erode thermal generators’ credit quality, Moody’s, 2012. https://www.moodys.com/research/Moodys-Wind-and-solar-power-will-continue-to-erode-thermal–PR_259122

[6] Photowatt produit des modules photovoltaïques dont il fabrique tous les composants.

[7] A la différence du rapport de l’Ademe, le scénario négaWatt 2011 ne se cantonne pas à l’électricité et envisage de produire la quasi totalité de l’énergie à partir des renouvelables. http://www.negawatt.org/scenario-negawatt-2011-p46.html

[8] L’énergie finale est celle qui parvient aux secteurs consommateurs (industrie, transports, résidentiel, tertiaire et agriculture), par exemple aux bornes du compteur électrique ou dans le réservoir d’une voiture.


http://journaldelenergie.com/renouvelables/la-france-miraculee-des-energies-renouvelables/

3805
Chine. Naufrage du fleuve Yangtsé : censure dans les médias



Le bateau de croisière qui a chaviré le 1er juin sur le Yangtsé a été retourné, tandis que les corps de 97 victimes ont été récupérés. Une forte censure des médias entoure les opérations.
 


 





   

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Les recherches se poursuivent dans le fleuve Yangtsé, dans le centre du pays, jusqu’à plus de 200 kilomètres en aval du lieu où le bateau de croisière l’Etoile de l’Orient s’est retourné dans la nuit du 1er au 2 juin. Les plongeurs ont récupéré les corps de 97 victimes. Il n’y a aucun espoir de retrouver d’autres survivants que les 14 déjà décomptés.

“Selon la chaîne de télévision centrale, l’Etoile de l’Orient a été remis à l’endroit mais reste sous les eaux”, indique le site Huanqiu Wang en une seule phrase. Les informations rassemblées par les portails d’information chinois sont exceptionnellement courtes et laconiques, et se limitent à la reprise de médias officiels.

La censure qui entoure régulièrement le suivi journalistique des catastrophes en Chine est cette fois portée à un très haut niveau, signale le quotidien hongkongais South China Morning Post. Tous les journalistes chinois qui convergeaient le 2 juin vers les lieux de la catastrophe ont reçu l’ordre de rentrer dans leurs provinces. Les familles des victimes ont été tenues à l’écart des lieux de la catastrophe.

http://www.courrierinternational.com/article/chine-naufrage-du-fleuve-yangtse-censure-dans-les-medias

3806
Grande distribution : Le défi “zéro pesticide” de Greenpeace



Alors que les pommes de terre et les pommes sont aujourd’hui les aliments les plus produits mais aussi les plus traités aux pesticides, Greenpeace a décidé de lancer un défi aux principales enseignes françaises de la grande distribution, celui de garantir aux consommateurs des produits sains sans pesticides.

Dans le secteur de la grande distribution la guerre fait rage. A coup de publicité les enseignes s’écharpent pour démontrer quelles ont les prix les plus bas, et pour communiquer sur l’origine locale de leurs produits. Pourtant lorsqu’il s’agit d’aborder la lutte contre les pesticides, personne ne se bat pour être le leader du marché.
 Face à l’immobilisme de ce secteur, Greenpeace lance un défi de taille aux principales enseignes de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché…), celui d’éliminer tous les pesticides de la production de pommes et de pomme de terre d’ici 2017.

La course zéro pesticide

Pour relever au mieux le défi, les enseignes doivent s’engager à éliminer en priorité les pesticides les plus dangereux pour les abeilles et la santé humaine, en particulier les néonicotinoïdes, la cyperméthrine, la deltaméthrine, le chlorpyrifos et tous les autres organophosphorés.
 Elles doivent aussi soutenir les agriculteurs qui s’engagent à produire sans pesticides. Et dans le cas échéant garantir la transparence aux consommateurs quant aux recours des pesticides dans la production de notre alimentation.
 Par ailleurs, Greenpeace propose aux internautes de relever eux aussi un défi, celui de faire pression sur leur supermarché pour qu'il propose davantage de produits biologiques et locaux.

Et les magasins bio dans tout ça ?

Bien que l’initiative de Greenpeace soit louable, on peut se demander s’il est réellement nécessaire d’insister auprès des grandes surfaces pour qu’elles proposent des produits plus sains quand on sait qu’il existe des alternatives à la grande distribution. Pourquoi demander aux internautes de s’engager à faire pression auprès de leur supermarché pour obtenir des produits biologiques quand on peut les rediriger vers des enseignes spécialisées qui proposent déjà des produits sans pesticides et qui méritent d’être mises en avant.

Les enseignes spécialisées sont de plus en plus nombreuses et s’étendent progressivement sur tout le territoire français. Parmi les enseignes les plus présentes, on compte La Vie Claire qui comprend 240 magasins, et Biocoop qui dispose de 340 magasins en France. En plus d’être accessibles, ces magasins assurent aux consommateurs des aliments sans OGM et sans pesticides issus de productions locales tout en garantissant des produits de saisons.  Enfin ces enseignes soutiennent fortement les producteurs bio qui sont des partenaires indispensables. Difficile d’en dire autant pour la grande distribution.

- See more at: http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/28272/grande-distribution-defi-zero-pesticide-de-greenpeace#sthash.DrxjZmJG.dpuf

3807
The Lie We Live (Le mensonge que nous vivons) VOSTFR


3808
Corruption à la Fifa: l'Allemagne aurait livré des armes à l'Arabie Saoudite contre son vote pour le Mondial 2006



FIFA - Une nouvelle révélation choc dans l'affaire de corruption qui ébranle la Fifa depuis le 27 mai, à l'origine la démission de son président Joseph Blatter. Selon un article paru le jeudi 4 juin dans le quotidien allemand Die Zeit, les Coupes du monde 1998 en France et 2010 en Afrique du sud ne seraient pas les seules dont les processus d'attribution sont entachés de soupçons de corruption. Le Mondial 2006, organisé en Allemagne, est aussi concerné.

Le 3 juin, on apprenait que Chuck Blazer, ancien haut dirigeant de la Fifa, avait reconnu en 2013 le versement de pots-de-vin de la part du Maroc - adversaire malheureux de la France pour organiser le Mondial 1998 - et de l'Afrique du Sud, alors que des soupçons pèsent aussi sur le Mondial 2022 au Qatar.

Die Zeit  affirme de son côté que l'Allemagne aurait "acheté" le vote de l'Arabie Saoudite contre la livraison de roquettes antichar en 2000, alors que Gerhard Schröder était chancelier. Ce dernier aurait même fait lever temporairement un embargo sur les armes pour permettre cette livraison.

Soupçons généralisés

Par ailleurs, de grandes entreprises allemandes comme Bayer, Daimler et Volkswagen auraient investi des millions d'euros dans des firmes en Asie, comme la Corée du Sud et la Thaïlande, afin de gagner le soutien des responsables locaux de la Fifa. Libération prend l'exemple de Daimler qui aurait injecté de l'argent dans Hyundai, dont le fondateur a justement un fils qui siège au conseil d'administration de la Fifa.

Ces révélations ont déjà déclenché des réactions politiques en Allemagne. Comme le note BFMTV, la présidente de la commission des sports du Bundestag a notamment demandé que la lumière soit faite sur cette affaire, estimant que "chaque attribution d'une Coupe du Monde de la Fifa semble être une interrogation". Si elles sont confirmées, elles seraient d'autant plus gênantes pour l'Allemagne qui avait emporté l'attribution du Mondial 2006 avec 12 votes, contre 11 pour l'Afrique du Sud. Le ministre allemand de l'Intérieur et des Sports, Thomas de Maizière, a pourtant assuré que le Mondial 2006 ne figurait pas dans l'enquête de la justice américaine.

En outre, un ex-ministre des Sports égyptien a assuré dimanche 7 juin à l'AFP que l'ex- vice-président de la Fifa Jack Warner, l'un des principaux accusés dans le scandale de corruption visant l'instance internationale du football, avait demandé 7 millions de dollars à l’Égypte en 2004, en échange de 7 voix pour le Mondial 2010. "C'était Warner, au sein de la Fifa, qui nous avait approchés, il nous avait dit qu'il pouvait nous assurer sept votes et il avait demandé un million de dollars pour chaque vote", a précisé l'ex-ministre.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/07/corruption-fifa-allemagne-armes-arabie-saoudite-vote-mondial-2006_n_7528518.html?utm_hp_ref=fr-international

3809
Alimentaires / Le Spritz, l’apéro de l’été
« le: 07 juin 2015 à 19:26:09 »
Le Spritz, l’apéro de l’été




Ce sera assurément l’apéro de cet été: l’Aperol Spritz est rafraîchissant et très facile à réaliser. On vous explique comment.
 
Avec ses saveurs amères et orangée, le spritz sera assurément l’apéro star de cet été. Pourquoi ne pas apprendre à le réaliser dès ce week-end?

Dans un grand verre à vin, mettez 4 à 5 glaçons.

Ajoutez 3 doses de Prosecco, 2 doses d’Aperol et 1 dose d’eau gazeuse.

Terminez par une rondelle d’orange et dégustez!

http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150605_00660049?utm_source=facebook&utm_medium=socialVV&utm_content=article&utm_campaign=seeding

3810
Obama : «Nous devons forcer la main des pays qui ne font pas ce que nous voulons qu’ils fassent»

Barack Obama a avoué que le «leadership américain» impliquait de «forcer la main» des Etats qui «ne font pas ce que nous voulons qu’ils fassent» et que les Etats-Unis comptaient sur la force militaire et d’autres leviers pour atteindre leurs buts.

Dans une interview sur la chaîne de télévision Vox, qu’Obama a lui-même qualifiée de lieu pour les «types surdoués et boutonneux», le président américain a contesté l’efficacité de la politique étrangère purement «réaliste». Mais il a aussi reconnu que les Etats-Unis, dont le budget de la défense est supérieur à celui des dix pays qui les suivent mis ensemble, avaient besoin de compter sur leur poids militaire et d’autres leviers de pouvoir.

En faisant l’éloge du système fondé sur des règles qui a émergé après la Seconde Guerre mondiale, Obama a admis qu’il n’était pas parfait, mais il a souligné que «l’ONU, le Fonds monétaire international et tout un tas de traités, de règles et de normes établis ont vraiment aidé à stabiliser la situation dans le monde qui, sinon, ne serait pas ce qu’il est».


video : https://mtc.cdn.vine.co/r/videos/B23E0762A61177286026620809216_3035c05cf80.1.5.8175564427571340698.mp4?versionId=HsegzhG2LMV8T9WLgyDH_0Z9mIBFkaVI

«Parfois nous devons forcer la main des pays qui ne feraient pas ce que nous voulons qu’ils fassent…»

Pourtant, il a déclaré que l’efficacité de ce système idéaliste, wilsonien, fondé sur des règles a été sévèrement mise à mal par le fait «qu’il y a de mauvaises personnes en dehors des Etats-Unis qui essayent de nous faire du mal».

De l’avis du président, la réalité de ces menaces a contraint les Etats-Unis à être «la plus forte puissance militaire du monde». Obama ajoute que « parfois nous devons forcer la main des pays qui ne feraient pas ce que nous voulons qu’ils fassent, en exerçant une pression économique, diplomatique et parfois militaire. Si nous n’avions pas cette dose de réalisme, nous n’aurions rien accompli».

Obama affirme que les Etats-Unis n’ont pas de «solutions militaires» à tous les défis du monde moderne bien qu’il ajoute : «Nous n’avons pas d’équivalent», si l’on considère les Etats qui pourraient attaquer ou provoquer les Etats-Unis.

«Nous dépensons plus d’argent pour notre défense que les dix pays qui nous suivent mis ensemble»

«Celui qui s’en approche le plus est évidemment la Russie avec son arsenal nucléaire, mais, en général, elle ne peut pas se projeter dans le monde entier comme nous le faisons. La Chine ne peut pas le faire non plus. Nous dépensons plus d’argent pour notre défense que les dix pays qui nous suivent mis ensemble », a-t-il dit.

Dans ce contexte, Obama a déclaré que le «désordre» qui provenait de «pays ratés» et de «menaces asymétriques posées par les organisations terroristes» était le plus grand défi auquel la communauté internationale faisait face aujourd’hui.

Obama a aussi avoué que la lutte contre ces problèmes et d’autres encore a impliqué «d’exploiter d’autres pays» et «d’autres ressources» à chaque fois que c’était possible. Il a également reconnu que Washington était «le premier de cordée parce que nous avons des capacités que les autres pays n’ont pas».

Il a déclaré que cette approche avait également conduit à un certain «partage des charges et à une appropriation des résultats».

Interrogé sur les limites du pouvoir américain, Obama a admis qu’il y avait des choses que son administration ne pouvait simplement pas faire en matière de projection de puissance, mais il est resté optimiste.



«Le leadership américain provient en partie de notre esprit d’initiative»

«Le leadership américain provient en partie de notre esprit d’initiative. Nous sommes le plus grand, le plus puissant pays sur Terre. Comme j’ai déjà dit dans mes discours : quand les problèmes arrivent, on n’appelle pas Pékin. On n’appelle pas Moscou. On nous appelle. Nous acceptons cette responsabilité. Je crois que la question qui se pose est de savoir comment ce leadership s’exerce. Mon administration est très agressive et internationaliste dans ses efforts d’intervenir, d’accepter et d’essayer de résoudre les problèmes», a-t-il indiqué.

Cet appel au leadership américain qui est souvent englobé dans la notion de l’exceptionalisme américain a été régulièrement mis en doute par Moscou.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réagi à cette notion en septembre dernier après le discours d’Obama devant l’ONU, où le président américain a identifé «l’agression russe en Europe» comme une menace pour la paix la sécurité internationale au même titre que le virus Ebola ou l’Etat islamique (EI).

Sergueï Lavrov a dit que l’intervention d’Obama à l’ONU était «le discours d’un pacificateur dans sa conception», mais il a aussi ajouté qu’Obama « n’a rien démontré si l’on se base sur des faits réels».

Sergueï Lavrov a encore ajouté qu’Obama avait présenté une vision du monde basée sur l’exceptionnalisme des Etats-Unis. «C’est la vision du monde d’un pays qui a déclaré comme doctrine de défense son droit d’utiliser la force arbitrairement sans tenir compte des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU ou d’autres actes internationaux», a dit le ministre russe des Affaires étrangères.

Dans un éditorial publié dans le New York Times et daté de septembre 2013, le président russe Vladimir Poutine a dit que la notion de l’exceptionnalisme américain était dangereuse sur la scène mondiale. «C’est extrêmement dangereux d’encourager les personnes à se considérer comme exceptionnelles, quelle que soit leur motivation», a écrit le président russe, ajoutant : «Il y a de grands pays, de petits pays, riches et pauvres, avec des traditions démocratiques ou qui cherchent encore le chemin de la démocratie. Leurs politiques diffèrent aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction de Dieu, il ne faut pas oublier qu’il nous a créés égaux».

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