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Messages - mike

3811
François Hollande décore le PDG de Qatar Airways en catimini

Akbar al-Baker, à la tête de la plus importante compagnie aérienne du monde, a été fait officier de la Légion d'honneur vendredi à l'Élysée.




Par Aziz Zemouri
 
 
Le rendez-vous n'était pas inscrit à l'agenda officiel du président de la République. Mais la cérémonie de remise de la Légion d'honneur s'est bien déroulée dans le salon des Ambassadeurs. En épinglant Akbar al-Baker, le patron de Qatar Airways, le chef de l'État a rappelé l'excellence des relations entre la France et l'émirat. La flotte de la plus importante compagnie aérienne du monde est équipée uniquement d'Airbus. Qatar Airways, qui a pour projet de desservir les aéroports français, inquiète Air France. La décoration du PDG qatari risque d'accroître davantage encore la méfiance de la compagnie nationale.

Amendement anti-Qatar

Néanmoins, l'Élysée souffle le chaud et le froid avec le Qatar, régulièrement vilipendé par les amis du président comme trop proche de Nicolas Sarkozy. Pour cette raison, l'équipe du président Hollande a longtemps favorisé Canal+ notamment contre beIN Sports. Au point que les relais du gouvernement à l'Assemblée nationale avaient agi en coulisse pour promouvoir en 2013 un amendement anti-Qatar sanctuarisant les rencontres sportives d'intérêt national comme autant d'exceptions culturelles dont la diffusion serait réservée à un opérateur hexagonal.

En outre, en mars dernier, lorsque l'Élysée avait convié l'ensemble des médias sportifs au château sous la houlette de Nathalie Iannetta, ex-salariée de Canal+ et conseillère aux sports du président, le staff de beIN n'avait pas reçu de carton d'invitation.


http://www.lepoint.fr/politique/francois-hollande-decore-le-pdg-de-qatar-airways-en-catimini-07-06-2015-1934336_20.php

3812
Ligue des champions : le déplacement de Valls payé par le contribuable crée la polémique



LE SCAN POLITIQUE - Le premier ministre a fait l'aller-retour samedi soir à Berlin pour suivre la finale de la ligue des champions. Son équipe de football favorite, le FC Barcelone, était opposée à la Juventus de Turin.













Pour suivre son équipe de football préférée, le FC Barcelone, Manuel Valls est prêt à tout. Y compris à quitter Poitiers où se tient le congrès socialiste pour rejoindre Berlin, où se jouait samedi soir la finale de la ligue des champions. Et retourner à Poitiers dès le dimanche matin.

Si les trajets Poitiers-Paris sont payés par le Parti socialiste, l'aller-retour Paris-Berlin a lui été payé par le contribuable bien qu'aucune équipe française ne soit à l'affiche de la finale de la ligue des champions. «J'y vais parce que Michel Platini (le président de l'UEFA, ndlr) m'a invité, il a invité un supporteur du Barça. Et il y a une réunion pour l'Euro 2016», a expliqué le premier ministre au Parisien-Aujourd'hui en France.

Des explications qui ne satisfont pas l'eurodéputée Nadine Morano (Les Républicains). «Manuel Valls n'a rien trouvé de mieux à faire que de prendre un avion gouvernemental pour se rendre aux frais du contribuable à Berlin afin d'assister à la finale de la Ligue des Champions opposant Barcelone à la Juventus. Il y avait sans doute urgence, en tant que Premier ministre de la France, d'aller soutenir une équipe étrangère», s'insurge-t-elle, interrogée par Atlantico.fr. «Entre premier ministre de la France et supporter du Barça, Manuel Valls a fait son choix», tranche l'ancienne ministre.

«Faute politique et faute morale»

Le chef du gouvernement est également critiqué sur Twitter par Thierry Mariani, le député (Les Républicains) des Français de l'étranger: «Valls à Berlin, à un match de foot entre deux équipes étrangères, aux frais de l'Etat... Cela prouve qu'il a perdu perdu tout sens de la réalité». Le député (Les Républicains) Thierry Solère dénonçant pour sa part sur Europe 1 une «forme d'indécence», «une faute politique et une faute morale».

Même refrain au Front national où Florian Philippot a fustigé samedi soir l'initiative du premier ministre sur les réseaux sociaux. «Le petit caprice footballistique de Valls à Berlin ce soir pour deux équipes étrangères, ça ne coûte rien c'est l'Etat qui paie?...», a -t-il écrit sur Twitter.

Seul Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, donne raison à Manuel Valls. Le député de Paris, invité dimanche du Grand Rendez vous Europe1-Le Monde-I-Télé a estimé que l'aller-retour n'était «pas maladroit vu le nombre de Français qui ont regardé le match». «Nous en avons discuté, il m'a donné ses raisons, et j'ai trouvé qu'elles étaient justifiées», a-t-il précisé.

Interrogé dimanche après-midi par BFM-TV, le premier ministre a voulu se justifier. «Je travaille beaucoup, je m'engage beaucoup. Et puis de temps en temps, il y a aussi un moment de détente, même s'il y a de la tension et de la passion dans le sport», a-t-il expliqué depuis Roland Garros où il assistait à la finale du tournoi de tennis.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/06/07/25005-20150607ARTFIG00119-ligue-des-champions-le-deplacement-de-valls-paye-par-le-contribuable-cree-la-polemique.php

3813
« Ici, on apprend à parler et à écouter, pas la soumission » : bienvenue au lycée expérimental de Saint-Nazaire





Imaginez une école où les cours ne sont pas obligatoires, où il n’y a ni notes ni contrôles, où les élèves participent à la gestion de leur établissement, et où il n’y a pas de violences. C’est le quotidien du lycée expérimental de Saint-Nazaire qui a ouvert ses classes il y a trente ans. Mis en place pour répondre aux manques de motivation et à l’échec scolaire, cet établissement alternatif accueille chaque année 150 élèves, dont de nombreuses « gueules cassées » de l’Education nationale. Accompagnés par une vingtaine d’enseignants, ils construisent eux-mêmes leur formation et choisissent les matières qu’ils souhaitent étudier, des apprentissages classiques jusqu’à la climatologie ou la physique nucléaire. Une découverte très concrète de l’autonomie et de la démocratie.


Bientôt 10h, à Saint-Nazaire. Sur le pas de la porte du lycée expérimental, les fumeurs profitent du soleil printanier. Les ateliers vont reprendre. Les plus ponctuels s’engouffrent dans le hall, pour rejoindre leurs salles. Les autres s’attardent un peu à la Casbah, la cafétéria du lycée. Dans la cuisine, l’équipe de gestion, qui réunit des élèves et des enseignants, commence à préparer le repas. Au menu : tarte aux oignons, galettes de légumes, purée de patates douces, poisson. « Tous les matins, on fait une cagnotte, explique Lucie, élève en 1ère. Chacun donne ce qu’il veut, ou peut. On fait les courses et le menu en fonction de la somme récoltée. » Mise en place sur la proposition d’un élève, la cuisine du lycée fait maintenant partie des incontournables. C’est même un gros poste pour l’équipe en charge de la gestion. « On gère le lycée par quinzaine, précise Lucie. Chaque équipe de gestion compte une vingtaine d’élèves et trois "mee" (pour "membre de l’équipe éducative"). » En plus des repas, il faut s’occuper de la documentation (livres, ordinateurs, connexions Internet, journal du lycée...) et du secrétariat (relations avec l’extérieur, commandes éventuelles, …).




Pas de personnel de cuisine, pas de secrétaire, pas de personnel d’entretien, et évidemment, pas de directeur. Le lycée expérimental de Saint-Nazaire est entièrement co-géré par ses 150 élèves et 20 enseignants, et ce depuis plus de 30 ans. L’aventure a commencé peu après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981. Le 26 juin, Gabriel Cohn-Bendit, enseignant à Saint-Nazaire écrivait dans le quotidien Libération une « lettre ouverte au camarade ministre de l’éducation », Alain Savary. Prenant acte de « la profondeur et de la gravité du divorce qui existe entre certains jeunes et l’école », et du fait que certains enseignants « ne supportent plus non plus le système scolaire tel qu’il est », Gabriel Cohn-Bendit suggérait de laisser « ces allergiques à toute forme d’autorité » inventer et créer ensemble «  des conditions qui leur conviendraient bien mieux ». A la fin de l’été, le ministre donna son accord.

Les élèves créent leurs cours avec leurs enseignants

Aussitôt, élèves et enseignants se mirent au travail, réfléchissant ensemble à la mise en forme concrète d’une école différente. Six mois plus tard, en février 1982, le lycée ouvrait ses portes. Aujourd’hui comme hier, les jeunes peuvent y choisir les matières qu’ils souhaitent étudier, co-créer le contenu de leurs cours avec leurs enseignants, apprendre sans être notés et ne pas venir pendant trois mois sans être collés... « Les élèves sont maîtres de leur parcours, détaille Pierre, professeur de maths dans le secteur traditionnel pendant 20 ans, et "mee" à Saint-Nazaire depuis 2009. Pour nous l’apprentissage est un chemin. Certains le parcourent très vite, en ligne droite. Pour d’autres, c’est plus sinueux. »

Benoit, 19 ans, termine sa quatrième année au lycée, et il prévoit de rempiler l’année prochaine, pour « venir plus souvent et se mettre à bosser ». Dysorthographique – trouble de l’apprentissage de l’écriture – et dysgraphique, il témoigne avoir « beaucoup galéré à l’école ». Mal compris des enseignants, qui ne supportaient pas forcément qu’il ait un ordinateur en cours (pourtant nécessaire au vu de ses difficultés), il a souvent « pété les plombs ». Passionné d’informatique, il a profité de ces dernières années pour se former seul, en lien avec des associations défendant les logiciels libres. « Quand ça m’intéresse, j’apprends vite, témoigne-t-il. Mais c’est toujours difficile pour moi d’aller dans une salle de classe, même ici. »

Ouverte à tout le monde, l’inscription au lycée requiert deux conditions : avoir terminé le collège ou être âgé d’au moins 16 ans. Le fait qu’il n’y ait pas d’internat ajoute une condition de ressources aux jeunes qui n’ont pas de famille à Saint-Nazaire : ils doivent en effet se débrouiller pour se loger. En 2006, 60% des élèves venaient de Loire Atlantique. Au départ hébergé par la mairie à la demande du ministre de l’époque Alain Savary, le lycée a changé plusieurs fois de local en 30 ans. Le bâtiment qui l’abrite aujourd’hui appartient à un bailleur social. La location s’élève à 80 000 euros par an. « Sur les 150 000 € de budget annuel que nous file le rectorat, ça fait pas mal... », souligne Jason, 19 ans. « Pour un projet éducatif, c’est ridicule, estime Aymeric, 19 ans. En même temps, c’est formateur de se démerder... »

« Ici, on apprend à parler et à écouter, pas la soumission »

Les choix budgétaires sont faits collectivement, au sein des diverses instances qui permettent au lycée de fonctionner. Parmi elles : le conseil d’établissement (CE), qui « dirige » le lycée, et dans lequel on trouve des élèves et des "mee". « Sur des questions secondaires, le CE prend les décisions seul, décrit Pierre. S’il a besoin d’entendre la parole de tout le monde, il organise des rencontres, par petits groupes, pour que toutes les paroles puissent exister. Et il est toujours possible de contester une décision. » Le CE change cinq fois dans l’année. « Il n’y a ni spécialistes, ni mandats longs. » Au lycée, on s’accorde pour dire que c’est plus efficace que de suivre des cours de citoyenneté ! « On apprend pas à faire du vélo en lisant des bouquins », ironise un enseignant [1].

Les rares lycées expérimentaux [2], et notamment celui de Saint-Nazaire, sont parfois montrés du doigt pour leurs piètres résultats au bac. Mais ils revendiquent d’autres curseurs pour évaluer leur réussite. « Ce qu’on vise, c’est qu’ils grandissent, qu’ils apprennent, qu’ils deviennent des citoyens éclairés », explique un enseignant [3]. Beaucoup d’élèves évoquent leur découverte de l’autonomie de pensée. « Je me pose plus de questions, je suis plus critique pour analyser une situation, ou un texte, relève Marguerite, 17 ans, après un an passé au lycée. Mes réflexions se sont affinées et je me sens plus à l’aise avec ce que je pense, j’ai moins de difficultés à le dire. L’autre jour, j’ai dû prendre la parole en public, et je l’ai fait sans aucune difficulté. »  « Ici, on apprend à parler, et à écouter, pense Aymeric, 19 ans. Alors qu’à l’école, on apprend à ne pas l’ouvrir, on apprend vraiment la soumission. »

L’évaluation collective remplace les notes

Divers outils servent l’apprentissage de l’autonomie. Le premier d’entre eux, c’est la cogestion. Au fil du temps, l’équipe éducative a pu vérifier maintes fois que c’est parce qu’ils ont un réel pouvoir que les élèves s’investissent et prennent en main leur formation [4]. « On a une vraie liberté politique,  avance Erwan, 18 ans. On peut influer sur les choix du lycée. On se sent important. C’est vraiment intéressant. » Autre moyen expérimenté : l’auto-évaluation, et l’évaluation collective, qui remplacent les notes. « Pour savoir où j’en étais, au milieu de l’année, j’ai réalisé un tableau en listant mes connaissances – en maths, physiques, etc. – et mes compétences – expression en public, travail collectif..., décrit Marguerite. J’ai demandé aux "mee" d’ajouter leurs commentaires. La plupart d’entre eux m’ont trouvée sévère avec moi-même ! C’était un peu comme si je recevais mon bulletin trimestriel, c’était très instructif. »

Au lycée de Saint-Nazaire, le temps n’est pas découpé en heures et en matières. L’emploi du temps « type » comprend plusieurs rythmes, en général calés sur des demi-journées, et différents cycles, qui s’étalent sur plusieurs semaines, ou plusieurs mois, selon les projets. Les ateliers du matin, par exemple, sont des temps d’étude qui s’étendent sur une quinzaine de jours, pour un volume horaire total d’une vingtaine d’heures. Selon l’équipe éducative, cette concentration « permet d’avancer réellement dans un champ d’étude, de concrétiser une production, de développer des outils de recherche tout en permettant le tâtonnement expérimental de l’élève dans sa construction du savoir. » Les thèmes abordés lors de ces ateliers sont décidés collectivement, et ils permettent d’aborder diverses matières.

Apprentissages en météorologie, physique nucléaire ou épidémiologie

L’interdisciplinarité, que l’actuelle ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem tente de faire passer dans sa réforme du collège, y est pratiquée depuis 30 ans. A la grande satisfaction des élèves et des enseignants. Prenons un atelier intitulé « Différents scénarios pour la fin du Monde », au cours duquel élèves et enseignants se proposaient de voir s’il était possible que l’Humanité disparaisse de son propre fait : de nombreuses connaissances y ont été acquises, dans des domaines scientifiques très variés : météorologie, physique nucléaire, virologie, épidémiologie, effet de serre, géologie, astrophysique. « Il n’était question là ni de programmes ni de niveaux, mais simplement d’essayer de découvrir, chacun à son rythme et à sa façon, notre monde » , relève l’équipe éducative.



« C’est un fonctionnement qui m’a permis de ne pas rester bloquée dans ma matière principale, se réjouit Marguerite, qui prépare un bac S, mais qui aime aussi la littérature et la philo. Un jour, en maths, on a eu une discussion passionnante sur « qu’est-ce que c’est qu’une probabilité ? ». « Il y a une ouverture des champs disciplinaires, décrit Pierre. Avec une vision du savoir différente. On se retrouve à enseigner autre chose que sa matière. On n’est pas forcément celui qui connait. On fait découvrir. »

Toutes les matières que les élèves souhaitent étudier sont intégrées aux programmes d’apprentissage, et les pratiques artistiques sont elles aussi prises au sérieux. Cette année, un atelier marionnettes a été mis en place. Dans le local de bricolage, des élèves s’initient au maniement de la scie et des tournevis, ils transforment des déchets en pantins, répètent les mouvements qui donnent vie à leurs créations. Ils s’entrainent à travailler ensemble. Une professionnelle est là pour les aider. « Notre fonctionnement nous permet de faire appel à des intervenants extérieurs, c’est une souplesse intéressante », observe Aymeric.

« De plus en plus de gueules cassées de l’éducation nationale »

Certains des jeunes qui poussent la porte du lycée étaient de très bon élèves dans le système « trad » (traditionnel), comme ils le définissent eux-mêmes. Mais ils s’y ennuyaient, comme Jason. « Je suis venu voir le lycée expérimental sur les conseils de ma sœur aînée qui était déjà élève ici,  dit-il. Et j’ai tout de suite accroché. Il n’y a pas de hiérarchie entre les élèves et les enseignants, ça m’a vraiment plu. C’est pas toujours très calme mais on peut discuter avec eux, on n’a pas des statues en face de nous. Et l’absence de notes, ça fait une grosse source de stress en moins, même si j’étais abonné aux 18 ! » Jason a eu son bac en trois ans, et il revient de temps en temps, pour voir ses potes, et prendre des nouvelles.

« Les anciens passent régulièrement nous voir. C’est une des particularités du lycée,  souligne Pierre. Cela dit, les élèves avec le parcours de Jason ne sont pas les plus nombreux... On se revendique lycée pour tous mais j’ai parfois l’impression que de lycée de la seconde chance, on est un peu devenu le lycée de la quatrième, voire cinquième chance. Il y a de plus en plus de gueules cassées de l’éducation nationale. Cela n’est pas sans poser certains problèmes. Pour ceux qui ont du mal à gérer leur vie, gérer un lycée, c’est encore plus difficile. »  « Beaucoup de choses se bouleversent quand on est ici, avance Marguerite. C’est très épanouissant d’être autonome, et je suis très contente de mon année ici, mais parfois, c’est fatigant. Faire sa place d’individu face au collectif, apprendre que l’un va avec l’autre, essayer de comprendre qui on est... il y a tant à apprendre ! Et à côté de ça, il faut travailler le bac. Ce n’est pas toujours évident. Certains élèves n’arrivent pas du tout à travailler, ils décrochent complètement. »

« M’aider à refaire fleurir la fleur fanée que je croyais être »

Les absences répétées, voire prolongées, ne sont pas un motif de « désinscription ». Seul un élève peut prendre la décision de partir, de son propre chef, sauf en cas de violence mais cela s’est très peu vu dans l’établissement. C’est le cas de Romane, qui a écrit un long courrier au lycée : « Je suis venue vous dire que je m’en vais et que je prend la décision de me désinscrire du lycée expérimental puisque je ne pense plus vouloir et pouvoir donner assez d’énergie pour que nos échanges se limites à autre chose qu’à un thé et des discutions entre deux cigarettes. » La jeune fille parle ensuite de ce que le lycée lui a apporté. « J’ai découvert des méthodes pédagogiques milles et une fois rêvées auparavant. J’ai cultivé mon envie de me battre, mon envie et mon droit de choisir la vie que je veux avoir. (...) J’ai découvert un jardin rempli de différentes fleurs dont chacune pouvais m’aider à refaire fleurir la fleur fanée que je croyais être à l’époque. » La lecture de cette lettre a beaucoup ému les camarades de Romane.

« Nous sommes plutôt heureux ici », résume Aymeric. Très fâché avec le système traditionnel, où il était un élève « turbulent et impertinent », le jeune homme défend son lycée avec beaucoup d’enthousiasme. « Ici, j’ai ré-appris à apprécier les gens, tous les gens. J’ai découvert qu’il y a du bon en chacun. » Dans leur ensemble, les élèves apprécient beaucoup les relations apaisées qu’il y a entre eux. « Il n’y a pas d’effets de meute, avec un élève qui s’en prend plein la gueule, constate Jason. On peut vivre sa vie sans que personne ne nous embête. » Pour Erwan, « ici, c’est facile de créer des liens. Dans les autres établissements, les relations entre élèves sont dures. » « Je ne pense pas que ce soit la panacée, ici, termine Pierre. Mais sur l’absence de violences, sur l’enseignement sans notes, sur l’interdisciplinarité, sur la démocratie, on expérimente. Ce sont des sujets sur lesquels on a quelques petites choses à dire. »

Nolwenn Weiler

http://www.bastamag.net/A-Saint-Nazaire-la-vie-revee-des-lyceens

3814
info - média france / Les migrants manifestent à Paris
« le: 07 juin 2015 à 18:53:51 »
Les migrants manifestent à Paris

Cinq jours après le démantèlement d'un camp illégal de migrants à Paris, la situation de plusieurs dizaines d'entre eux reste plus que précaire.

video : http://api.dmcloud.net/player/pubpage/4e7343f894a6f677b10006b4/55736aa994a6f62e64ca0eda/f4132b6c6dfa45ffa10bd0ec7885d664?wmode=transparent&autoplay=1

Faute de place dans les structures d'accueil, les migrants se retrouvent dans la rue à Paris. Certains ont tenté de s'installer près de l'église Saint-Bernard à Paris, mais les forces de l'ordre les ont dispersés. Une centaine de migrants chassés mardi du camp du boulevard de la Chapelle ont manifesté ce samedi 6 juin dans la capitale.

Éthiopiens, Somaliens, Soudanais... Après des mois de périple à travers l'Afrique puis l'Europe, les voilà ballotés à Paris.
"Ce que nous devons faire, c'est de les aider en tant qu'immigrés. (...) On est venus pour les soutenir", explique Cissé, de l'association Papiers Liberté Unité Solidarité, au micro de France 3.

Des migrants dans la rue

"J'espère que les autorités françaises vont nous donner des papiers. C'est ce que nous voulons pour pouvoir rester ici", ajoute Mustafa, migrant soudanais. Sur les 380 expulsés d'un camp informel, près de 200 ont été relogés, mais plus de 150 sont toujours à la rue à errer dans la capitale. Les associations réclament des efforts à la mairie.

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/les-migrants-manifestent-a-paris_940425.html

3815
G7: climat, santé, femmes, les sujets à l'agenda officiel

Si le sommet du G7 dimanche et lundi risque de faire la part belle aux foyers de crise internationaux, ce sont d'autres sujets que la présidence allemande a officiellement mis à l'ordre du jour, notamment le climat et la santé.



 



CLIMAT
Pour Angela Merkel, surnommée "la chancelière du climat" en 2007 lors de sa précédente présidence de l'instance, des avancées dans ce domaine sont "la priorité absolue", selon Berlin. C'est un enjeu important pour la France aussi, puisque la formulation retenue dans le communiqué final enverra un signal important - dans un sens ou dans l'autre - pour la conférence internationale Cop21 sur le climat à Paris en décembre prochain.
Les observateurs seront très attentifs au degré de "décarbonisation" auquel vont s'engager les pays du G7, c'est-à-dire notamment aux promesses de limiter le recours aux énergies fossiles et à leur horizon, et aux engagements chiffrés en matière de réductions des émissions de gaz à effet de serre.
Les pays européens du G7 semblent assez déterminés à se ranger derrière une formulation ambitieuse, par exemple un renoncement aux sources fossiles de production d'électricité d'ici 2050. Mais le Canada, le Japon et sans doute les Etats-Unis sont peu susceptibles de les suivre dans cette voie.

SANTE
La présidence allemande veut que le G7 "soutienne et fasse avancer" le plan de lutte contre les pandémies élaboré par la Banque mondiale, et se range derrière les différentes initiatives en cours pour faire avancer la recherche sur Ebola.
La résistance aux antibiotiques doit aussi être discutée. L'objectif est de "proposer des plans d'action", inspirés des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui doivent permettre de mieux encadrer la prescription d'antibiotiques, en définissant par exemple des critères plus étroits de leur utilisation, pour les humains comme pour les animaux.
Dans le domaine des maladies tropicales négligées - auxquelles les laboratoires pharmaceutiques s'intéressent peu ou pas du tout - "nous voulons aussi nous engager à une meilleure coordination dans la recherche", indique-t-on à Berlin.

"BON TRAVAIL"
Le commerce international est au menu mais, au-delà des efforts pour faire avancer les négociations d'accords de libre-échange, le G7 devrait mettre en avant l'importance des standards sociaux et environnementaux à faire respecter par les entreprises partout dans le monde.
Le sommet devrait décider de la création d'un fonds, baptisé Vision Zero Fund, chapeauté par l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève et dont les moyens seront consacrés à la prévention, pour généraliser les bonnes pratiques du travail et éviter les accidents comme l'effondrement meurtrier du Rana Plaza au Bangladesh il y a deux ans. Aucun engagement chiffré ne devrait toutefois être pris à ce stade.

LUTTE CONTRE LA FAIM
Le G7 veut définir un nouvel objectif: arracher d'ici 2030 500 millions de personnes à la faim et la malnutrition, sur les 2 milliards qui en souffrent de par le monde actuellement.
De manière générale les débats sur l'aide au développement serviront de préparatifs à la conférence des Nations Unies sur le financement du développement à Addis-Abeba le mois prochain.

FEMMES
L'Allemagne a mis deux sujets à l'ordre du jour: une meilleure éducation et formation des filles et des femmes, et un meilleur accès des femmes à l'entreprenariat.
Sur le premier point, "nous nous efforçons d'obtenir des engagements" aussi concrets que possibles de la part des pays en développement, indiquait-on à Berlin.
Sur le deuxième - qui concerne aussi les pays du G7 eux-mêmes - il s'agit de coucher sur le papier un certain nombre de principes, par exemple sur l'accès au financement des entrepreneurs femmes, que les grandes puissances s'engageraient à respecter.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/g7-climat-sante-femmes-les-sujets-a-l-agenda-officiel-07-06-2015-4840239.php#xtor=AD-1481423551

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Anonymous Les Hackers reportage complet


3817
les bases / Les commandes secrètes de Windows
« le: 07 juin 2015 à 18:50:03 »
Les commandes secrètes de Windows


3818
les bases / Les bases du hacking partie 2 FR
« le: 07 juin 2015 à 18:49:16 »
Les bases du hacking partie 2 FR


3819
les bases / [HACKING] Géolocaliser tout individu ! HD FR
« le: 07 juin 2015 à 18:47:47 »
[HACKING] Géolocaliser tout individu ! HD FR


3820
les bases / [CMD] Lancer des attaques DDOS
« le: 07 juin 2015 à 18:46:52 »
[CMD] Lancer des attaques DDOS


3821
TUTO : Pirater un site Internet qui a une faille ! ( Attaque SQL )


3822
les bases / •Entrer dans la base de données d'un site•
« le: 07 juin 2015 à 18:44:34 »
•Entrer dans la base de données d'un site•


3823
Hacking : réaliser une attaque DOS v2 (sans logiciels).


3824
Hacking : Réaliser une attaque DOS v1 (sans logiciels).


3825
les bases / Les bases du hacking - FR
« le: 07 juin 2015 à 18:40:12 »
Les bases du hacking - FR