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Messages - mike

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Voici à quoi ressemble l'Internet d'un hyper prudent



La loi sur le renseignement fait craindre pour la protection de la vie privée. Mais les risques existent déjà, et certains s'en protègent mieux que vous.

Internet, ce vaste monde, dont l'utilisateur moyen –vous et moi– se sert beaucoup mais auquel il ne comprend pas grand chose. Monsieur tout-le-monde achète, c'est un exemple, son ordinateur à la Fnac, utilise Windows, SFR, Facebook et laisse traîner des cookies espions derrière lui. Ah! cible parfaite du tracking, cette méthode commerciale qui vise à connaître les goûts d'une personne connectée pour mieux lui adresser des publicités personnalisées sur ses différentes pages de navigation. L'internaute insouciant protège son ordinateur par un code de quelques caractères et ses conversations privées sont entre les mains de Gmail.

Aeris –c'est un pseudo– surfe loin de ce modèle de candeur. Ce Parisien de 30 ans est ingénieur en développement logiciel dans l’industrie (aéronautique, ferroviaire, militaire…), ce qui implique qu'il soit habilité Confidentiel Défense. 

À titre personnel, il participe au projet NSA-observer, un site recensant les documents livrés par Edward Snowden pour décrypter les programmes de surveillance des services de renseignements américains. Souriant et engageant, Aeris n'est pas vraiment l'image d'Épinal du paranoïaque. Mais les sujets sensibles qu'il traite l'invitent à un niveau de prudence que nous autres, citoyens lambda, n'avons pas forcément besoin d'atteindre au quotidien. Pourtant, sa façon d'utiliser le réseau est instructive à plus d'un titre.

1.
Ordinateur et système d'exploitation maison
PC vide, Linux
 

 

Commençons par le début. Quand Aeris achète un ordinateur, il se procure une machine vide. Sans rien. C'est lui qui installe le disque dur, la carte mère et le reste des composants. Il se protège ainsi des potentiels logiciels espions implantés dans les machines, comme le cas du constructeur Lenovo dont nous vous parlions il y a quelques mois.

Ensuite bien sûr, c'est au tour des logiciels. Le do it yourself, «c'est fun», dit-il dans un sourire, mais ça lui permet surtout de savoir ce qu'il y a dans son PC.

Ah oui, parce qu'il achète un PC. C'est plus commode qu'un Mac pour installer Linux. Et comme tous les geeks qui se respectent, Linux est son système d'exploitation. Rien à voir avec un effet de mode ou de distinction. C'est un logiciel libre et coopératif, ce qui veut dire que son code source, son ADN en quelque sorte, est ouvert. Il est visible et améliorable par tout le monde: une garantie de fiabilité, selon lui. Comme une maison dont on pourrait regarder les plans pour s'assurer qu'il n'y a pas de cachette ni de caméra indiscrète. «On est jamais sûrs à 100%, mais on a confiance, explique le spécialiste. Parce que s'il y avait une faille, quelqu'un l'aurait repérée, ça se saurait.»

En revanche derrière Windows et MacOS, qui sont des logiciels dit propriétaires, personne, en dehors des informaticiens qui les conçoivent, ne sait de quoi est composé le code source.

Les fondations sont posées. Maintenant, place aux verrous.


2.
Trois codes, dont un faux pour tout détruire
Token

Restent quelques barrières à passer avant le world wide web. Et pour cause: «Avec une clé USB, je peux accéder à toutes les informations d'un ordinateur "protégé" par un code d'utilisateur, explique Aeris. Il me suffit de le démarrer sur la clé sans même ouvrir la session.»

Bon, nous voilà rhabillés pour l'hiver. Sur son ordinateur en revanche, rien n'est lisible par un potentiel intrus. Les disques durs d'Aeris sont chiffrés avec trois niveaux de code. L'un d'entre eux est contenu dans un Token, sorte de clé USB très fine qu'il garde dans sa poche. Ce générateur de mots de passe est nécessaire pour allumer son ordinateur. C'est une solution d'authentification considérée comme forte. Le Token s'accompagne d'un mot de passe.

Aeris a également programmé un mot de passe autodestructeur. Si par hasard quelqu'un souhaitait lui extorquer son code, il est capable de couper l'accès à tous les contenus de son ordinateur dès l'allumage.

Tant qu'à faire, il a un autre code pour les documents ultras confidentiels qu'il conserve. Et en fait, il a un ordinateur «qui n'a jamais vu et ne verra jamais Internet» (un ordinateur air-gapped) qui lui sert de stockage en parallèle. Euh... il se peut qu'un disque dur externe suffise pour éviter à nos photos de famille de rencontrer un vilain virus?

Les Tokens qui permettent à Aeris de chiffrer son disque dur.


3.
Internet c'est lui
Résolveur DNS et serveur perso
 
Chez Aeris, sous un fouillis de câbles, se trouve une petite boite, plus petite qu'une box Internet. Elle lui a coûté 40 dollars –un Rasberry Pi plus un câble réseau– et c'est son serveur personnel. La machine stocke ses données en ligne... mais dans son appartement. C'est lui qui héberge son cloud, son serveur mail et d'autres outils. Il paye 40 euros supplémentaires par mois pour stocker ce qui dépasse ses capacités de stockage personnelles.

Il est tout de même relié au réseau par un fournisseur d'accès à Internet (FAI), OVH en l'occurrence. Mais ce n'est qu'un outil qui lui fournit l'ADSL. Aeris utilise un VPN, c'est-à-dire un intermédiaire entre le FAI et Internet. Le VPN encode son activité sur Internet –disons qu'il la met dans une boite opaque–, de sorte que le fournisseur de réseau n'a pas accès à ses connexions (les sites visités, les messages échangés...). Tout ce que voit le FAI, c'est qu'Aeris utilise un VPN –la boite donc, mais pas son contenu. Encore faut-il savoir mettre en place cet outil soit-même (comme Aeris) ou payer un prestataire de confiance. Comptez une dizaine d'euros par mois.

Et quand Aeris visite un site, ce n'est pas OVH qui le renvoie vers la page souhaitée. L'informaticien s'en charge par le biais d'un résolveur DNS: Unbound dans son cas.


Normalement, les FAI se servent du Système de noms de domaine (DNS), l'équivalent des pages jaunes d'Internet, pour diriger l'internaute vers la destination demandée (Slate.fr, par exemple et par hasard).

Aeris n'utilise pas ce service, il cherche directement dans le répertoire des adresses numériques. Comme si au lieu d'appeler le 118-218 pour obtenir un numéro, vous tourniez les pages du bottin. Ce faisant, il contourne certaines restrictions imposées au FAI. Depuis la loi antiterroriste de novembre 2014, il est effectivement possible d'interdire administrativement l'accès à des sites faisant l'apologie du terrorisme. Le décret s'applique aussi aux sites pédophiles. Ce sont en réalité les FAI qui appliquent cette interdiction. Si quelqu'un demande islamic-news.info –dont l'interdiction a fait polémique–, ils le renvoient vers une page du ministère de l'Intérieur indiquant que ce contenu est illicite et bloqué.

Le Résolveur DNS résout ce détournement. Pour Aeris, c'est une question de principe et d'anticipation:


«Je souhaite pouvoir visiter ces sites, même si je ne consomme pas leur contenu, ne serait-ce que pour me faire mon avis. Pouvoir le faire me paraît important, parce que le gouvernement pourrait bloquer n'importe quoi. C'est comme ça que s'y prend le gouvernement chinois pour censurer certains sites.»


4.
Brouiller les pistes
Tor
 
Sur Internet, Aeris emprunte les voies du Darknet par le biais de Tor. Un réseau anonyme où tout est permis puisque rien ne permet de remonter jusqu'à l'internaute qui agirait, et beaucoup le font, illégalement. C'est le paradis des ventes d'armes, de drogue et d'images pédophiles. Mais il est aussi permis de vouloir préserver son identité tout en agissant dans la légalité.

Quelques sites sont cependant récalcitrants à Tor, et redoublent par exemple de captchas

qui entravent la navigation. Pour certains d'entre eux, et surtout pour Wikipédia, dont les pages ne peuvent pas être éditées sur Tor, Aeris passe «en clair»:


«La protection des données sur Internet, c'est toujours une question de compromis.»

Il utilise alors Firefox, navigateur dont le code source est accessible. Il y a aussi Chromium, mais celui-là ne gagne pas sa confiance: «Il dépend trop de Google.»

Aeris a aussi d'autres préférences, comme par exemple Duckduckgo pour son moteur de recherche.

Et même sous ces auspices, quelques outils de vigilance restent de mise.


5.
Tenir les espions à distance
uBlog, No script, Request policy, Monster Cookies
 
Adblock a changé la navigation de beaucoup d'internautes. Cette extension, installée sur un navigateur, bloque un certain nombre de publicités sur Internet. Des comme elle, Aeris en a des dizaines.

À commencer par uBlock, l'équivalent d'Adblock: stoppeur de pub et un peu de tracking. Mais Aeris fait aussi la chasse aux autres contenus cachés et potentiellement espions qui circulent à notre insu sur les pages web. No Script lui permet de bloquer les éléments codés en Flash et en Java Script. Se priver du premier «passe très bien», Java Script en revanche est un langage de programmation très répandu, utilisé pour rendre les sites plus esthétiques. Pour Aeris:


«C'est purement visuel. Sauf exception, on pourrait s'en passer. Or c'est intrusif, Snowden a montré que la NSA s'est servi de ces bouts de codes comme vecteur d'attaque, pour prendre le contrôle d'un ordinateur par exemple.»

Les développeurs n'étant pas tous de son avis, certains sites sont illisibles sans Java Script. Tumblr par exemple. «Je décide au feeling, explique Aeris. Si c'était techniquement nécessaire de recourir à Java Script ou si c'est le site d'une association ou d'un développeur que je connais par exemple, je débloque.»

Il y a aussi des sites qu'il continue à regarder en version «toute moche». Avec un fond blanc et un menu vertical interminable, mais dont les contenus restent accessibles.

Dernière botte de l'informaticien: Request Policy. Il analyse tout ce qui, sur un site, ne vient pas du nom de domaine, ce qui est hébergé sur un autre site, un autre serveur. Les contenus extérieurs –image, police de caractère...– sont monnaie courante partout. Sur lemonde.fr, il y a du contenu provenant d'un site russe, de Google ou encore de Facebook. Être présent sur de nombreux sites permet potentiellement de reconstituer le chemin numérique d'un internaute. Aeris a appris à les identifier

Citons encore MonsterCookies: ce logiciel signale qui dépose sur votre ordinateur des cookies, ces témoins de connexion qui marquent le passage sur un site. Ces potentiels mouchards sont très controversés mais ont leur utilité pour identifier un usager d'un site. «Si Google dépose un cookie quand je suis sur Google, OK. Mais pourquoi Google déposerait un cookie quand je suis sur Le Monde», s'interroge Aeris?

Une même entité peu ainsi recouper les comportements d'un internaute sur plusieurs sites et lui proposer des publicités adaptées.

Tout ça corse parfois vraiment les choses. Le paiement en ligne, par exemple, ne semble pas être un jeu d'enfant:

http://www.slate.fr/story/101631/internet-hyper-prudent

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Toulouse: Elle retrouve son PC volé sur Le Bon Coin et tend un piège au revendeur

Les victimes ont plus d’un tour dans leur sac. Après avoir été cambriolée mardi, une Toulousaine s’est mise en quête de ses objets volés sur le site de petites annonces, Le Bon Coin. En surfant sur Internet, elle a fini par tomber sur son ordinateur.

Brigade anticriminalité en embuscade

Elle a donné rendez-vous le lendemain au revendeur à la station de métro de Ramonville. Mais elle ne s’y est pas rendue seule. Planqués, les membres de la brigade anticriminalité étaient en embuscade et sont intervenus dès que la transaction a eu lieu entre le revendeur et sa victime.

Le jeune homme de 24 ans a expliqué qu’il avait lui-même acheté l'ordinateur à Empalot. L’appareil ne devait pas bien fonctionner pour qu’il le remette aussitôt sur le marché… Il a été interpellé pour recel et la Toulousaine a pu récupérer son PC

http://www.20minutes.fr/toulouse/1613335-20150521-toulouse-retrouve-pc-vole-bon-coin-tend-piege-revendeur

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Balance
 
sexe-balance

 
La confiance et l’élégance sont les priorités des balances. Avec eux, le sexe est une belle expérience. Avec quelqu’un du signe de la balance, vous ferez vraiment l’amour. D’un autre côté, ils n’osent pas toujours discuter sur leurs besoins sexuels. Ils sont d’une nature à ne pas se confronter aux choses et n’expriment pas leurs besoins.

 

Scorpion

sexe scorpion


Les scorpions sont les pros du sexe, c’est une seconde nature pour eux.  Cependant si vous voulez en tirer le meilleur, vous devrez vous ouvrir à eux, de façon inconditionnelle. Leurs petits jeux peuvent être fatals (du moins pour votre vie sexuelle). Ils sont malins et vous devriez faire attention aux confidences que vous dites sur l’oreiller, il se pourrait qu’en cas de dispute votre réputation soit ternie.

 

Sagittaire
 
sexe sagittaire

 
Le sexe pour les sagittaires, c’est un peu comme un parc d’attractions. Ils vont explorer en gardant toujours un esprit ouvert. Ils vous feront vivre des choses uniques, même si votre relation est courte. Cependant, ce sont des solitaires de l’amour, c’est le signe le plus indépendant et avec l’esprit le plus libre. Vous pourrez quelques fois vous sentir seul(e) dans cette relation et le sexe sera alors impersonnel.

 

Capricorne

sexe capricorne


Derrière l’image policée du capricorne se cache un drôle d’animal. Ce sont des stratèges : s'ils ont tendance à être sous-estimés, ils utiliseront cela pour reprendre l’avantage. Ils sont comme le bon vin, ils s’améliorent avec le temps. Vous devrez faire preuve de patience.

 

Verseau

sexe verseau


Les verseau aiment la nouveauté, ils expérimentent et explorent la sexualité. Ils ont un esprit ouvert et ne jugent jamais leur partenaire. D’un autre côté, ils sont distants, ils abordent le sexe d’un point de vue mental plutôt que physique. Le sexe avec eux peut parfois être ressenti comme une expérience plutôt qu’une relation.

 

Poisson

sexe poisson


Ils ont de l’intuition et ont une bonne compréhension du langage corporel. Ils ont des facilités pour séduire l’autre. Une expérience avec un(e) poisson sera quelque chose dont votre corps et votre esprit se souviendra. Malheureusement, ils voient les choses en blanc ou en noir : des fois ils partageront et d’autres fois, ils seront égoïstes.

3995
Saviez-vous que votre signe astrologique influence votre vie sexuelle ?



Regardez ce que votre partenaire vaut au lit !


Vous voulez savoir le potentiel d’une personne au lit ? (bien sûr que vous le voulez).

 

Le signe astrologique de votre partenaire peut révéler beaucoup de choses sur ses qualités et ses défauts. Vous trouverez ici les informations sur chaque signe du zodiaque.

 

Bélier

sexe-belier

 

Les béliers frappent comme la foudre, ils sont un mélange d’énergie et de robustesse, ils font aussi preuve d’ingéniosité. Ils prennent les devants au lit. Malheureusement comme l’orage, ils sont rapides. Ils veulent arriver au niveau de satisfaction le plus rapidement possible.

 

Taureau

sexe-taureau

 
Les taureaux sont endurants. Sous le signe de Vénus, ils ont aussi beaucoup de sensualité. Alors allumez les bougies et mettez votre tenue la plus sexy parce que les taureaux attachent beaucoup d’importance aux détails. Malgré cela, les taureaux manquent de spontanéité. Si vous voulez de l’inattendu c’est raté !

 

Gémeaux

sexe gémeaux


Ils sont énergiques et curieux. Ils aiment découvrir des choses et sont très connectés à l’autre. Leur pensée est en constante évolution et pour eux, les tabous n’existent pas, c’est un des signes les plus ouverts sexuellement. Malgré tout, leur temps de concentration peut être limité et de ce fait, leur libido aussi. Ils peuvent décider d’enflammer la soirée, et tout d’un coup changer d’avis pour regarder la télé.

 

Cancer
 
sexe cancer


Avec une personne du signe du cancer, vous serez cajolé(e) et vous vous sentirez en sécurité. Ils mettent beaucoup d’émotions dans l’acte sexuel. Ne soyez pas surpris si vous avez une connexion spirituelle importante avec lui (elle). Le côté négatif ? Ils sont assez lunatiques et peuvent vite être lassés. Le sexe dans ce cas est détaché et brutal. Ça peut être amusant 2 minutes, mais pas plus.

 

Lion

sexe-lion

Les lions sont des ultra romantiques. C’est la passion qui caractérisera le mieux votre relation. Cependant ils ne sont pas très extravagants. Ils ont aussi la réputation de s’aimer eux-mêmes plus que les autres. Ce qui peut les rendre paresseux au lit.

 

Vierge

sexe-vierge

 
Les vierges aiment faire plaisir. Ils s’adaptent à vos qualités et à vos besoins. Ils ont l’esprit agité et ont tendance à mentalement s’évader du lit. Ils ne sont pas très avenants, ce qui vous placera souvent en position de demandeur.

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Cash Investigation : "Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois"

video : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-3-mars-2015_833587.html

C'est la crise pour tout le monde, sauf pour les actionnaires ! Les 56 milliards d’euros de dividendes distribués en 2104 par les entreprises du CAC 40 font de la France l'un des pays les plus généreux en la matière. C'est une partie non négligeable des plus de mille milliards de dollars de rémunérations des actionnaires dans le monde... Pour réaliser de telles performances, les grandes entreprises françaises ont notamment recourt à des stratégies et des méthodes difficilement avouables.

Certains des fleurons économiques français sont prêts à tout pour dégager toujours plus de cash au profit de leurs actionnaires. De Hénin-Beaumont à Toronto, en passant par Londres et Boston, l'argent du capitalisme financier passe d'un continent à l'autre d'un simple clic. Derrière les cours de Bourse sur les écrans d'ordinateur et la froideur des bilans de fin d'année, se cache souvent un drame fait de licenciements, de pressions sur les salariés et parfois même de la mort d'un employé poussé au suicide par des objectifs impossibles à atteindre.

La course aux dividendes

Pendant un an, Édouard Perrin et les équipes de Cash Investigation ont suivi les circuits très opaques empruntés par les investisseurs mondiaux, toujours à l'affût de la bonne affaire, de la rentabilisation maximale. Et l'on voit comment une décision d’un fonds de pension à l'autre bout de la planète détruit de l'emploi en France. Comme à son habitude, Élise Lucet surgit là où ceux qui ne veulent pas répondre au téléphone ou recevoir les journalistes ne l'attendent pas...

Pourquoi Sanofi, 2e entreprise du CAC 40 enchaîne les fermetures d'usines et de laboratoires, alors qu'elle engrange les bénéfices... et paie son dirigeant 508 fois le smic par an ? Comment le patron des patrons, Pierre Gattaz, justifie-t-il la course aux dividendes ? À questions gênantes, réponses embarrassées ou péremptoires… Cash Investigation révèle notamment les indemnités de départ de Chris Viehbacher, l’ex-patron du groupe pharmaceutique. Elles se sont élevées à 5 millions d'euros, alors que l'entreprise a supprimé 4 000 postes en France sous sa direction.

Juste pour "siphonner" le cash

Plaire au marché, séduire les actionnaires. C'est le travail de Goldman Sachs, KKR ou Bain Capital, de très puissants fonds d'investissement américains. L’enquête montre très clairement comment certains de ces fonds s'abattent sur des entreprises, juste pour "siphonner" leur cash ou les "rationaliser", soit fermer des sites, pour les revendre ensuite à prix d'or.

Cash Investigation a également suivi jusqu'aux États-Unis les ex-salariés de Samsonite de Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais), laissés sur le carreau après justement une opération de… "rationalisation". Ils se battent aujourd'hui avec leur avocat pour faire reconnaître leurs droits. Et quand des enseignantes de l'Ontario à la retraite découvrent ce que leur fonds de pension a fait avec leur argent, leur émotion est sincère. Elles incarnent alors l'actionnaire anonyme au nom de qui ces dégâts humains ont été commis...

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-3-mars-2015_833587.html

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Qui a signé la condamnation à mort de la France en 1940 ?



Partie I

Ce qu’il y a d’insupportable dans la défaite de 1940, c’est le fait de savoir que la France, poussée dans la guerre par les manœuvres de l’Angleterre, trahie au dernier moment par cette même Angleterre, continue à fêter son faux allié comme son sauveur. Peut-on être plus masochiste ?

***

Lorsqu’on analyse les causes de la chute incroyablement rapide de la France en 1940, il serait anormal de ne pas mentionner le merveilleux plan mis au point par le général allemand Erich Von Manstein. Mais les Britanniques ont tout aussi largement contribué à la défaite de la France.

Les anglais n’ont en aucun cas songé à sauver la France et, à la surprise des commandants français, qui dirigeaient la lutte commune, ils ont cessé d’exécuter des ordres français. Dans son livre, Churchill lui-même cite sans vergogne le télégramme qu’il reçut du ministre français Paul Reynaud le 24 mai 1940: « … l’armée britannique avait effectué, de sa propre initiative, une retraite de vingt-cinq miles en direction des ports à un moment où nos troupes, remontant du Sud, gagnaient du terrain vers le Nord où ils devaient rencontrer leurs alliés. » [1]

La langue diplomatique cache un point très simple. Le choc de l’assaut des blindés allemands a créé un trou géant dans la défense des alliés, et les Nazis se sont précipités dans la brèche qui en a résulté. Cependant, la défaite aurait pu être transformée en victoire. Le plan conçu par le  général français Maxime Weygand, qui a été adopté le 21 mai 1940, a été on ne peut plus remarquable par son originalité. La décision a été prise de lancer une contre-attaque bidirectionnelle par le Nord et par le Sud afin de vaincre les divisions allemandes qui y étaient coincées et, une fois celles-ci anéanties, fusionner les différentes unités des troupes alliées, qui étaient positionnées à une distance de 50 à 90 km les unes des autres. Si cette contre-attaque avait réussi, la chute imminente de la France n’aurait jamais eu lieu, parce qu’Hitler aurait été privé de ses blindés qui lui servaient de bélier.

Mais quand les soldats Français ont commencé la contre-attaque, c’est-à-dire, ont commencé à avancer, les britanniques se sont mis, au contraire, à reculer ! « Dans la soirée du 25, Lord Gort a pris une décision vitale. Ses ordres étaient toujours de mettre en œuvre le plan de Weygand par une attaque vers le sud en direction de Cambrai, où les 5ème et 50ème Divisions, conjointement avec les Français, devaient être utilisées… Gort abandonnait maintenant le plan de Weygand. » [2]

Winston Churchill a donné l’ordre d’abandonner la France à son sort.

Ni plus, ni moins – il avait tout simplement abandonné le plan ! Au moment le plus crucial de la bataille, le général Britannique Gort a commis une faute qui aurait dû, normalement, être traduite devant une Cour d’armée martiale. Pourquoi le général britannique a-t-il rompu son serment au moment le plus crucial ? Eh bien, c’est justement là le problème, il n’avait rien rompu du tout. Ses commandants français lui avaient ordonné d’attaquer, mais son ordre de battre en retraite, est venu de Londres! Le Général Gort a exécuté l’ordre de ses supérieurs britanniques immédiats et n’a pas simplement décidé d’abandonner son poste sans autorisation. « Le refus de Gort de s’engager dans la bataille avait la pleine approbation de Churchill. Toutefois, dans les jours qui ont suivi, le premier ministre britannique [3] a continué à prétendre qu’il avait accepté que le corps expéditionnaire britannique prenne part à la « contre-offensive de Weygand. » Lâcher un allié aux moments les plus critiques de la bataille, mais tout en sauvant les apparences, voilà ce qui a été la politique du Cabinet britannique. » [4]

Nous allons donc comparer les dates afin de dissiper tous les doutes persistants. Le 22 mai 1940, le premier ministre Churchill est arrivé en France ; le 24 mai, les troupes britanniques ont commencé leur retraite à Dunkerque. Est-il possible de croire qu’au cours des deux jours le général Gort n’ait jamais communiqué avec le chef de son gouvernement, ne l’ait jamais informé et qu’il aurait tout simplement décidé, de son propre chef, de signer la condamnation à mort de la France ?

La perfidie de cette décision par le Conseil des ministres à Londres ne peut pas être déguisée avec des arguments tels que la nécessité stratégique. Ce qui est surprenant, c’est que, contrairement à leurs homologues anglais, les généraux français croyaient que le plan de Weygand était tout à fait faisable. Cependant, une fois qu’une partie de l’armée alliée a commencé à avancer « en arrière », le plan d’ensemble s’est effondré. Avec elle s’est effondré le dernier espoir de stabiliser le front. Mais pourquoi les Britanniques se sont-ils déshonorés ainsi durant ces heures sombres ?

Nous arrivons là à une autre énigme de cette guerre. Pour le résoudre, nous devons nous rappeler la direction qu’ont prise les divisions britanniques quand elles ont commencé leur retraite. C’est naturellement vers Dunkerque, qui, à cette époque, était le seul port d’où les britanniques pouvaient être évacués pour rentrer chez eux.

Mais là, il y avait un hic, en ce sens que les britanniques ne pouvaient pas évacuer. À moins de recevoir l’aide de… Adolf Hitler. La situation militaire était telle qu’au moment de la retraite britannique vers Dunkerque, les chars allemands étaient déjà positionnés le long des routes d’accès. Les chars ont convergé sur Dunkerque deux jours avant que les Britanniques n’aient commencé leur marche-les Allemands étaient à seulement 16 km de la ville, alors que les Britanniques en étaient encore éloignés de 60 km. Il aurait été facile pour les Allemands d’entrer dans la ville sans défense et d’occuper le dernier port d’où une évacuation massive des troupes britanniques pourrait avoir lieu. Mais Hitler donna son fameux « Ordre d’Arrêt « qui interdisait toute autre avance.  » Nous avons été muets de stupeur, » a rappelé Heinz Guderian. Et pour cause ! Au moment où tout ce qui restait était d’occuper une seule petite ville afin de sceller le sort des armées ennemies, le chef de l’Allemagne l’interdit expressément. Les choses ont été telles que le général Halder a soulevé des objections contre la décision du Führer, essayant de lui expliquer pourquoi il était nécessaire de capturer le dernier port sur la côte. Mais le Führer resta inflexible: « La vive discussion s’était terminée avec un ordre définitif d’Hitler, auquel il avait ajouté qu’il s’assurerait de son exécution par l’envoi au front d’officiers de liaison personnels. » [5]

 L’évacuation des troupes britanniques de Dunkerque a été rendue possible par… Adolf Hitler

Partout et à chaque occasion les britanniques abandonnèrent leurs alliés à leur sort. Ils ont toujours évacué lorsqu’ils étaient menacés par la défaite. Il en a été ainsi à Walcheren en 1809, à Gallipoli en 1915, et cela s’est passé à nouveau, entre mai et juin 1940, en Norvège. Il ne fallait pas être grand devin pour prédire ce que la Grande-Bretagne allait faire cette fois-là. Il n’y n’avait pas besoin, non plus, de se perdre en conjectures pour savoir qu’ils essaieraient de filer à partir de Dunkerque, puisqu’il n’existait tout simplement pas d’autre choix ! Hitler a donné son « ordre d’arrêt » le matin du 24 mai et, d’après les mémoires de Churchill, les Britanniques ont commencé leur retrait également le 24, mais n’ont pas réussi à battre en retraite à Dunkerque jusqu’au soir du 25 mai, et les Allemands ont donc dû les « attendre » pendant près de deux jours. Tout examen de ces faits ne peut que conduire à la conclusion qu’en fait les « fiers bretons » ne se battaient pas jusqu’à la mort contre la lie de la terre, mais étaient plutôt en négociations secrètes continues avec elle.

Aucun des historiens occidentaux n’a jamais expliqué la signification de « l’ordre d’arrêt ». Tous écrivent simplement: « Hitler a arrêté ses chars. » Et on donnait ainsi au lecteur l’impression que cet excentrique Führer était simplement préoccupé par ses opérateurs de chars et donc ne leur permettait pas de prendre d’assaut les positions britanniques à Dunkerque. Mais en réalité, la ville était vide ! Pendant deux jours les Allemands se sont simplement assis autour de Dunkerque en attendant l’ordre d’attaquer de la part du Führer. Et lui aussi a attendu, jusqu’à ce que le port et la ville aient été occupées par les divisions britanniques en retraite. Ce n’est que le 26 mai 1940 que Hitler a permis à ses troupes d’avancer de nouveau, mais à ce moment-là, les Britanniques avaient creusé des tranchées et réussi à repousser l’attaque allemande. Et, quand les britanniques ont-ils officiellement commencé leur évacuation ? Si notre prévision est correcte, pas jusqu’à l’ordre d’Hitler de poursuivre l’offensive. Et bien sûr, le jour d’avant – 25 mai – Churchill a ordonné le début de l’évacuation…

Profitant de cette opportunité si aimablement offerte, du 27 mai au 4 juin 1940 la Grande-Bretagne mena l’Opération Dynamo, embarquant plus de 338 000 soldats hors du continent, dont 215 000 de l’armée britannique. Les 123 000 autres étaient des Français, des Belges et des soldats d’autres pays alliés.

Dans les toutes premières heures de l’attaque contre la France, l’aviation allemande a bombardé des aérodromes Français, détruisant la plupart des avions qui s’y trouvaient. Après ça, les Allemands étaient les maîtres du ciel. Les Français ont désespérément demandé l’assistance aérienne des alliés, mais elle n’est jamais venue. Charles de Gaulle a écrit amèrement sur ce sujet dans ses mémoires :

«Depuis le rembarquement de l’armée britannique à Dunkerque, la Royal Air Force ne coopérait plus dans la bataille, sinon de manière épisodique… les escadrilles britanniques, étant basées en Grande-Bretagne, étaient trop éloignées pour être utilisées sur un front se retirant continuellement vers le sud. À ma demande pressante pour qu’il transfère au moins une partie de la coopération des forces aériennes de l’armée britannique aux aérodromes du sud de la Loire, M. Churchill a opposé un refus formel. » [6]

C’est l’exemple parfait des tractations en coulisse en politique. Réalisant que la guerre en France était déjà perdue, les Britanniques ont prit contact avec Hitler, communiquant avec lui à l’aide d’un des canaux qui étaient encore ouverts. Leur demande était simple : leur permettre d’évacuer leur armée. Et pourquoi Hitler pouvait accepter leur demande ? Le principal argument en leur faveur était que les Britanniques avait donné carte blanche à Hitler pour s’accaparer la France. Londres a cyniquement utilisé la France comme une monnaie d’échange, de la même manière qu’elle avait concédé, un peu plus tôt, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne. Deuxièmement, si les forces britanniques en Europe étaient décimées, ce serait une invitation directe aux États-Unis à entrer en guerre contre l’Allemagne, ce qui n’aurait pas été du tout au goût d’Hitler.

Ainsi, la France capitule le 22 juin 1940. Plus de 60 % de l’armée française – 1 547 000 des 2,5 millions de membres de l’armée française – ont été faits prisonniers. Bien que la France ait été totalement mise en déroute, ses pertes ne comportaient que 84 000 morts, ce qui est en soi la preuve qu’aucune résistance sérieuse n’avait été opposée aux allemands. La Wehrmacht s’en est beaucoup mieux tirée, perdant seulement 28 000 soldats. Pour comparaison, au cours de la Première Guerre Mondiale, l’armée du Kaiser a dû enterrer 1,8 millions soldats, mais n’a jamais réussi à battre les Français.

La célèbre « danse d’Hitler » photo prise le jour de la capitulation de la France, juin 1940

ORIENTAL REVIEW .publie en exclusivité des chapitres provenant de la recherche documentaire de Nikolay Starikov «  » qui a poussé Hitler à attaquer Staline »(Saint-Pétersbourg, 2008). M. Starikov est historien russe et activiste civil. Le texte original a été adapté pour la traduction en anglais par ORIENTAL REVIEW

NOTES :

[1] de Winston Churchill, de leur heure de gloire (Boston : Mariner Books, 1986) 62.

[2] ibid., 74.

[3] Churchill devient premier ministre dans l’après-midi du 10 mai 1940 immédiatement après le début de l’offensive, allemande, qui a commencé le matin.

[4] Daniil Proektor, Blitskrig v Evrope : Voina na Zapade. (Moscou, 2004) 253.

[5] Winston Churchill, leur heure de gloire (Boston : Mariner Books, 1986) 68.

[6] Charles de Gaulle, The Complete guerre mémoires de Charles de Gaulle (New York : Carroll & Graf Publishers, 1998) 58.

Traduction Avic- Réseau International

Source : http://orientalreview.org/2015/05/30/episode-16-who-signed-the-death-sentence-for-france-in-1940-ii/

3998
Wikileaks offre 100.000 dollars pour dévoiler le traité transpacifique





Le site cherche à révéler « le secret le plus recherché d’Amérique » en attirant un éventuel lanceur d'alerte.

Le site Wikileaks offre 100.000 dollars de récompense pour une copie de l’accord de partenariat transpacifique (TPP), pièce maîtresse du virage diplomatique de Barack Obama en direction de l’Asie. Cette stratégie de payer pour obtenir des documents est une première dans l’histoire de l’organisation .

Le site, qui en a déjà publié plusieurs chapitres, a lancé une opération de financement participatif pour réunir la somme. A l’heure où sont écrites ces lignes, plus de 33.000 dollars ont déjà été récoltés , est-il indiqué sur le site de l’organisation. Cette demande arrive un mois après une mise à jour du site, qui lui permet à nouveau de recevoir des documents anonymement.

« L’heure de la transparence a sonné pour le TPP. Stop aux secrets. Stop aux excuses. Ouvrons le TPP une fois pour toute », a annoncé Julian Assange, fondateur de Wikileaks, dans un communiqué. « Cet accord contient 29 chapitres, dont 26 restent secrets, » explique WikiLeaks, qui en a déjà révélé trois. « Il couvre 40 % du PIB mondial, et il s’agit du plus grand accord du genre dans l’histoire. Le traité vise à créer un nouveau régime juridique international qui permettra aux sociétés transnationales de contourner les tribunaux nationaux, de se soustraire à la protection de l’environnement, de contrôler Internet pour le compte des fournisseurs de contenus et de limiter la disponibilité des médicaments génériques abordables. »






Des négociations aujourd’hui secrètes

Le TPP, qui est encore en cours de négociation depuis 2013, a pour but de relancer les échanges entre 12 Etats, qui vont du Chili au Japon. Les négociations sont aujourd’hui secrètes. Le Japon et les Etats-Unis, qui constitueraient 80 % du PIB de ce traité, cherchent à trouver un accord commun avant de mener les autres nations à la table de discussion. Dans cette dernière ligne droite , le Japon semble plutôt réticent . Plusieurs syndicats américains réclament également la publication du texte. Un projet de loi en cours d’examen à la Chambre des représentants propose de le rendre public 60 jours avant son entrée en vigueur aux Etats-Unis.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/021108723149-wikileaks-offre-100000-dollars-pour-devoiler-le-traite-transpacifique-1124907.php?luHWuhPepLrlkr3w.99

3999
Chômage, pauvreté : la machine à déclasser poursuit inexorablement son œuvre

49700 chômeurs de plus en Avril, 295 500 radiés des listes, au total ce sont 6 327 700 personnes privées d'emploi stable et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, auxquels il faut ajouter 3 783 900 invisibles, jeunes de moins de 25 ans, bénéficiaires du RSA, d'une pension d'invalidité, etc...
qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses ( lire "Les vrais chiffres du chômage ").
En France ce sont, en tout, plus de 10 millions de personnes qui sont exclues du monde du travail et qui viennent gonfler les statistiques de la pauvreté.



Mois après mois, notre système économique jette dans la précarité et la misère des dizaines de milliers de personnes condamnées à survivre d'aides publiques et de petits boulots qui les conduisent définitivement au déclassement. Mois après mois, le gouvernement s'entête à venir en aide à un appareil productif et à leurs propriétaires, par une politique dite "de l'offre", alors qu'il n'y a pas assez à produire par manque d'acheteurs. Pendant que les économies de la plupart des pays sont encalminées, faute de pouvoir créer de la richesse réelle, les banques centrales font tourner les imprimantes et déversent des quantités illimitées de monnaie dans une économie à l'arrêt. Avec cet argent fictif inutilisé et tombé du ciel, les spéculateurs jouent en bourse, réussissant ainsi à faire monter depuis 2009 les seuls indices qui valent à leurs yeux, ceux des cotations boursières. Les entreprises du capitalisme mondial ne pouvant investir dans un marché anémié ne trouvent rien de mieux que de distribuer à leur tour du cash à leurs actionnaires. Alors que l'appareil productif n'arrive plus à distribuer à chacun de quoi vivre, certains dans les paradis artificiels d'une économie virtuelle dépensent sans compter et investissent en actifs en tout genre ( oeuvres d'art, immobilier, produit de luxe) un argent que d'autres devront rembourser au prix d'années d'austérité et d'efforts. Tel est en résumé l'état de nos économies en 2015 : un monde structurellement inégalitaire, parasité par une petite minorité et muselé par des gouvernements aux ordres, qui ne produit que pauvreté et précarité, et ne peut soulever qu' indignation, rancœur et révoltes.

LA FRACTURE

Depuis 2008 avec la crise qu'une petite minorité impose au reste de la population, jamais il n'y a eu autant de richesses créées. En France, entre 2008 et 2011, la masse globale de l’ensemble des revenus des ménages (après impôts et prestations sociales) s’est accrue de 36,5 milliards d’euros, inflation déduite, selon les données de l’Insee. Mais cette augmentation des revenus n'a profité qu'aux plus riches, qui en plus ont trouvé les moyens de réussir dans le même temps à appauvrir les plus pauvres :

En France,
•Les 10 % les plus pauvres ont perdu 151 millions d’euros au cours de la période, la masse globale de leurs revenus passant de 49,7 à 49,6 milliards d’euros au cours de ces trois années.
•Les 10 % les plus riches ont gagné sur la même période 18,4 milliards d’euros, la masse de leurs revenus est passée de 336 milliards d’euros en 2008 à 354 milliards en 2011.
•A lui seul, ce dixième le plus riche a reçu 50 % de l’ensemble de la croissance de l’ensemble des revenus entre 2008 et 2011 (18,4 milliards rapportés aux 36,5 milliards d’augmentation de l’ensemble).
•Globalement, entre 2008 et 2011, les 30 % les plus pauvres ont perdu 3 milliards d’euros, dont 2,5 milliards pour la seule tranche comprise entre les 10 % et les 20 % aux revenus les plus faibles. Les 40 % les plus riches ont engrangé 35,2 milliards d’euros. ( observatoire des inégalités :"Pendant la crise, les plus riches s'enrichissent-)
•Entre 2008 et 2012, le niveau de vie moyen annuel des 10 % les plus riches a augmenté de 450 euros, soit une hausse de 0,8 % entre 2008 et 2012, alors que celui des 10 % les plus pauvres a perdu 541 euros, soit une baisse de 6,3 % de leur niveau de vie sur cette période. Les catégories modestes décrochent.( Lien)

Depuis 2008, les entreprises n'ont jamais eu autant d'argent dans leur caisse.Le niveau de cash des grands groupes est passé de 835 à 1733 milliards de dollars de 2008 à 2014 aux Etats-unis ( dont près de 150 milliards dans les coffres de la seule société Apple) et de 741 à 1060 milliards d'euros en Europe. Trésorerie surabondante qui faute de mieux sert trop souvent à rémunérer les actionnaires et à racheter ses propres actions. Aux Etats-unis la distribution des dividendes et le rachat d'action sont passés de 393 milliards de dollars en 2010 à 683 milliards de dollars en 2014. (Le figaro du 01/06/15).

 

En 2014 la fortune des milliardaires s'est accrue de 92 milliards de dollars et les 400 personnes les plus riches du monde détiennent une fortune estimée par Bloomberg à 4.100 milliards de dollars, soit le quart du PIB américain.( les échos 31/12/14 ).

Selon Josef Stadler, un des responsables de division d’UBS qui s’occupe des «  ultra-riches », la période actuelle, «  marquée par une création accélérée de richesses est similaire à l’âge d’or de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, lorsqu’aux Etats-Unis et en Europe l’esprit d’entreprise a lancé la première vague d’innovation de l’histoire moderne  ».( les échos 26/05/15).

L'IMPASSE

Dans cette économie-casino si une petite minorité rafle constamment la mise, les perdants sont chaque jour plus nombreux.

En France ce sont plus de 5 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ( 50 % du salaire médian soit moins de 850 € par mois ). De 2002 à 2011, ce nombre a augmenté de 1,1 million (+ 30 %)( Observatoire des inégalités ). La précarité chez les jeunes atteint des sommets et ils tardent de plus en plus à accéder à l'autonomie.

Aux Etats-unis, malgré les injections massives de liquidité, le pays s'enlise dans une dépression longue. Sous l'action des difficultés économiques ( chômage, déclassement, temps partiel subi ), l'armée des pauvres et des exclus augmente inexorablement avec de nouveaux bataillons issus de la classe moyenne, ( voir l'article de Onubre Einz " La pauveté aux USA" - Le blog Les crises ). Si le taux de chômage est à nouveau en dessous de 6 % aux Etats-unis, Le taux d'emploi dans ce pays a chuté de 63 % en 2007 à 59% en 2014. Plus de 93 millions d'actifs de 15 à 64 ans ont renoncé à chercher un emploi et évidemment ils ne sont plus comptabilisés dans les effectifs du chômage.

Peu à peu le fossé entre le petit nombre des gagnants et la grande masse de perdants se creuse inexorablement. Cette faille béante qui traverse la société fera inéluctablement se dresser les uns contre les autres ces êtres autrefois unis par l'espoir d'un progrès partagé et aujourd'hui à jamais opposés.

"La concentration massive des ressources économiques dans les mains de toujours moins de personnes constitue une réelle menace pour les systèmes économiques et sociaux inclusifs. Au lieu d'avancer ensemble, nous voyons les inégalités se creuser en matière de pouvoir économique et politique, ce qui exacerbe inévitablement les tensions sociales et accroît le risque d'éclatement de la société" souligne un rapport de l'Oxfam.

Si un temps le progrès technique et la croissance géographique des marchés ont permis de créer des emplois et ainsi de distribuer un peu de richesse à une classe moyenne qui a pu peu à peu acquérir un petit patrimoine familiale, aujourd'hui la numérisation de l'économie et l'émergence des plateformes supranationales d' achats et d'échanges rémunérés va dans les années à venir faire fondre comme neige au soleil les effectifs salariés dans le secteur des services et de la distribution. Secteur, qui dans la plupart des pays de l'OCDE avait déjà servi de bouée de sauvetage à la disparition d'une grande partie du secteur industriel. Si la création et la gestion de ces nouveaux outils numériques requiert des travailleurs hautement qualifiés, très bien rémunérés, les nouvelles formes de commerces en ligne, conduisent aussi à la précarisation en masse des emplois non qualifiés qui se transforment en emplois de survie à temps partiel et qui, soumis à la concurrence sauvage d'une armée de réserve de plus en plus nombreuse, sont trop souvent contraints d'abandonner une partie de leur protection en matière de législation du travail.

On ne peut plus compter sur des taux de croissance du PIB suffisants pour alimenter la croissance des offres emplois, bridés qu'ils sont d'une part par la finitude des ressources naturelles et la menace de l'augmentation de la température de la Terre par les émissions de CO2 et d'autre part par le vieillissement de la population dans les pays consommateurs et l'appauvrissement de la jeunesse.

Enfin le niveau actuel des inégalités, avec l'accroissement de la précarité, condamne toute tentative de sortie de la stagnation. Seule une répartition consentie et plus équitable des fruits du progrès permettrait de sortir de l'ornière. C'est ce qu'écrivait Kostas Vergopoulos dans le Monde Diplomatique en mars 2014 "La situation actuelle rappelle une autre période de l’histoire marquée par une concentration comparable des richesses : les années 1920, qui aboutirent au krach de 1929 et à la Grande Dépression. Pourquoi donc nier à nouveau la relation de cause à effet entre appauvrissement de la majorité de la population et ralentissement économique ? Les dépenses de quatre cents individus ne pourront jamais valoir celles de cent cinquante millions d’Américains : plus les revenus se concentrent au sommet et plus la dépense nationale se contracte, au profit de l’épargne et de la financiarisation, aux dépens de l’investissement et de l’emploi. Lorsque le patrimoine des plus riches croît non par le biais de la production, mais par une ponction toujours plus forte sur la valeur ajoutée, la croissance ralentit. Et le système ronge les conditions mêmes de sa reproduction. Le néolibéralisme, qui prétendait sortir le capitalisme de sa crise, l’y a enfoncé. Et ce n’est pas face à une « nouvelle norme » que nous nous trouvons, mais dans une impasse..."

Sans croissance possible, les héritiers et les rentiers de toutes sortes s'accrocheront à leur fortune, comme à un radeau, en refusant de participer aux mécanismes élémentaires de solidarité. A défaut de pouvoir faire payer les riches, le bloc central des classes moyennes tout en se paupérisant, continuera à faire la chasse aux coupables dans l'immense camp des vaincus composés des ayants droits aux aides sociales, des immigrés et autres populations jugées paresseuses ou parasitaires. De ce désordre des peurs et des égoïsmes rien de bon n'en sortira si ce n'est le chaos ou la guerre comme se fut déjà le cas il y a un siècle.

En attendant le pire, rappelons ces mots d'une grande lucidité prononcés par Anselm Jappe à San Cristobal de las Casas (Mexique) lors du second séminaire international de réflexions et d'analyse : Planète Terre, mouvements anti-systémiques ( 30/12/2011-2/01/2012 pour le 18° anniversaire de l'insurrection zapatiste )( lien ) :

" Il y a deux nouvelles. La bonne nouvelle est que notre vieil ennemi, le capitalisme, semble se trouver dans une crise gravissime. La mauvaise nouvelle est que pour le moment aucune forme d'émancipation sociale ne semble vraiment à portée de main et que rien ne garantit que la fin possible du capitalisme débouchera sur une société meilleure. C'est comme si on constatait que la prison où l'on est enfermé a pris feu et que la panique se diffusait parmi les gardiens, mais que les portes restaient verrouillées."

Que ceux qui ont les clés se manifestent, il y a urgence.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/chomage-pauvrete-la-machine-a-168159

4000
Adolf Hitler mort au Brésil à 95 ans ?

Officiellement, Adolf Hitler a mis fin à ses jours le 30 avril 1945. Or une Brésilienne affirme, photo à l'appui, qu'il s'est rendu au Brésil.



Pour de nombreux témoins, cela ne fait aucun doute : les corps d'Adolf et d'Eva, empoisonnée au cyanure, ont été incinérés dans les jardins de la chancellerie, ce qui concorde avec un extrait du testament privé du Führer : "Moi et ma femme choisissons la mort pour échapper à la honte de la déposition ou de la capitulation. Notre désir est d'être brûlés immédiatement sur les lieux où j'ai fourni la plus grande partie de mon travail quotidien pendant les douze années passées au service de mon peuple." En mai 1945, des fouilles sont effectuées dans les jardins de la chancellerie, mais également dans le Führerbunker, un complexe de salles souterraines de Berlin. Les corps des époux sont finalement retrouvés et identifiés grâce aux mâchoires d'Adolf Hitler.


La première rumeur part de Staline, qui affirme à une délégation américaine qu'Hitler n'est pas mort. Il déclare par la suite qu'il s'est enfui au Japon en sous-marin, puis en Espagne et en Argentine. Ces déclarations font les choux gras de la presse, qui entretiendra ces rumeurs pendant des décennies.


En 1970, le KGB se débarrasse du corps d'Hitler, ne gardant que le crâne et les mâchoires. En septembre 2009, l'hebdomadaire britannique The Observer affirme que ce fragment de crâne est en réalité celui d'une femme âgée de 20 à 40 ans.


Photo

La doctorante brésilienne Simoni Renee Guerreiro Dias affirme ainsi dans un livre que le Führer est décédé à l'âge de 95 ans, en Amérique du Sud où il aurait pris à fuite. D'après cette femme, Hitler se serait rendu en Argentine, au Paraguay puis au Brésil, où il aurait été protégé par ses alliés du Vatican.




Pour illustrer ses déclarations, elle montre une photo d'Hitler accompagné d'une femme noire. Il se faisait appeler Adolf Leipzig. La photo étant de très mauvaise qualité, il est difficile de reconnaître qui que ce soit. Elle affirme également avoir recueilli le témoignage d'une nonne polonaise qui aurait reconnu Adolf Hitler. "L'historienne" compte bien prélever des échantillons ADN afin de prouver ses dires.


Elle n'a toutefois pas attendu ces tests pour commercialiser son livre. Découverte historique ou coup de pub ? Affaire à suivre...

http://www.lepoint.fr/insolite/le-mystere-sur-la-mort-d-adolf-hitler-est-encore-relance-28-01-2014-1785271_48.php

4001
Traité transatlantique : feu vert partiel du Parlement européen


Une étape importante a été franchie, jeudi 28 mai en fin de matinée, dans le processus, long et hasardeux, des négociations sur le traité transatlantique, entre les Etats-Unis et l’Europe (TTIP). Le Parlement européen a envoyé une forme de feu vert à la poursuite des discussions, validant notamment, dans le cadre de ce traité de libre-échange, la présence des très controversés tribunaux d’arbitrage, censés régler les différends entre les multinationales et les Etats.

Les élus conservateurs – globalement « pro-TTIP » –, ont réussi à rallier à leur cause les sociaux-démocrates du Parlement pour voter un texte de compromis. Il s’agit d’une recommandation, n’ayant certes aucune valeur législative, et votée uniquement au sein d’une commission du Parlement (la commission INTA, en charge des questions commerciales). Cette recommandation devra encore être validée par un vote en plénière, probablement le 10 juin prochain, à Strasbourg.


Mais si les élus en INTA avaient rejeté la résolution, jeudi, cela aurait rendu encore plus complexes des discussions déjà très laborieuses entre la Commission européenne et les Américains. Le Parlement européen a tout de même un droit de veto sur le texte final du traité…

Très forte contestation populaire

Ces négociations ont débuté en juillet 2013, mais butent sur une très forte contestation populaire, notamment en Allemagne, et dans une moindre mesure en France, en Belgique ou en Autriche. Les Verts, l’extrême gauche et nombre de mouvements citoyens craignent qu’au prétexte de gagner quelques points de croissance, les Européens sacrifient leurs normes environnementales et sociales. Côté américain, le TTIP ne provoque pas non plus l’enthousiasme, la priorité de l’administration Obama allant clairement au bouclage des discussions sur l’accord de partenariat transpacifique (TPP).

Jeudi, le groupe des conservateurs européens (PPE) s’est défendu, avec cette recommandation, d’avoir « bradé » les valeurs sociales et environnementales européennes : « Nous avons soutenu ce texte qui rappelle que le TTIP ne sera pas négocié à n’importe quel prix : nos choix de société comme le niveau de protection de la santé, de l’environnement et des consommateurs ne pourront être revus à la baisse et cette condition n’est pas négociable », ont déclaré les élus Tokia Saïfi et Franck Proust à l’issue du vote.

Ils ont aussi souligné qu’ils seraient vigilants concernant la reconnaissance des indications géographiques dans les domaines agricoles et alimentaires, et l’accès des groupes européens aux marchés publics aux Etats-Unis.

« Reniement »

Concernant les tribunaux d’arbitrage, dénoncés comme pouvant devenir des menaces au droit souverain de légiférer des Etats, les conservateurs assurent qu’ils n’en accepteront le principe que si ces mécanismes de réglement des différends entre Etats et multinationales sont réformés. De manière à respecter « le droit des Etats à réguler, fonctionner de manière transparente, empêcher tout recours abusif ou encore intégrer un mécanisme d’appel. »

« Ce nouveau mécanisme s’inscrira dans l’objectif de créer à moyen terme une Cour permanente internationale chargée du règlement de ces différends. » La Commission européenne s’est déjà engagée à proposer une évolution des tribunaux d’arbitrage dans ce sens.

Yannick Jadot, élu Vert au Parlement et vice-président de la commission INTA, a déploré le « reniement » des sociaux-démocrates, notamment sur le sujet des mécanismes d’arbitrage. Un « arrangement » qui « prime une nouvelle fois sur la défense de la démocratie, des citoyens, des salariés et des consommateurs européens qui rejettent massivement ce mécanisme pensé par et pour les grandes firmes ». De fait, une consultation publique, initiée au printemps 2014 par la Commission européenne sur ce sujet des tribunaux d’arbitrage, avait reçu des dizaines de milliers de réponses, en très grande majorité négatives.

Un dixième round de négociations entre Washington et Bruxelles est déjà programmé, à Bruxelles, dans le courant du mois de juillet prochain.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/28/traite-transatlantique-feu-vert-partiel-du-parlement-europeen_4642813_3234.html#Fc3ochkDpOZfaMO8.99

4002
Wikileaks publie des documents sur TISA (ACS), le frère maléfique du TPP et du TAFTA



TISA est un traité de libre-échange qui est lié au TTIP et au TAFTA et Wikileaks a publié 17 documents qui nous montre que le futur de nos données et de l’Open Source ne sera pas beau à voir.


 

Wikileaks a publié 17 documents confidentiels sur les négociations concernant le Trade in Services Agreement (TISA) ou Accord sur le commerce des services (ACS). TISA est négocié dans le plus grand secret depuis 2013. Les principaux participants sont les États-Unis, l’Union européenne et 23 autres pays incluant la Turquie, le Mexique, le Canada, l’Australie, le Pakistan, Taiwan et Israël. Si on combine tous ces pays, alors on obtient le tiers du PIB mondial.

Les pays émergents écartés du TISA

Une chose très intéressante est que les pays du BRIC ont été écartés des négociations. BRIC signifie Brésil, Russie, Inde et la Chine. Ces pays ne pourront pas donner leurs points de vue et le TISA semble être un accord exclusif par les pays occidentaux pour le bénéfice de pays occidentaux. Selon la page de la Commission Européenne sur le TISA : L’ACS vise à ouvrir les marchés et améliorer les règles dans des domaines tels que l’octroi de licences, les services financiers, les télécommunications, le commerce électronique, le transport maritime et les travailleurs qui se déplacent temporairement à l’étranger pour fournir des services.

L’objectif du TISA est d’ajouter de nouveaux amendements aux 2 autres accords qui sont également négociés en secret. Le premier est le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TAFTA) et le second est le Trans-Pacific Partnership (TPP). Ces 2 accords concernant les biens et les investissements et ils imposent une harmonisation législative pour tous les pays qui sont inclus dans l’accord. Dans le cas du TISA, cette harmonisation implique que les services soient dérégulés et qu’ils soient ouverts aux entreprises privées dans le monde entier. Et une fois que ces services sont privatisés, on ne peut plus les renationaliser.

Les 17 documents publiés par Wikileaks incluent des brouillons et des annexes sur des problèmes concernant le trafic aérien, le transport maritime, les services professionnels, l’e-commerce, les services de livraison, la transparence, la législation domestique et les différentes positions des parties concernées. Il y a plusieurs choses à dire, mais si on regarde seulement la partie sur l’e-commerce, alors cela pourrait avoir un impact catastrophique sur la manière dont nous achetons en ligne et comment nos données seront traitées.

Donnez-nous toutes vos données sans aucune condition

Par exemple, la question sur la circulation des données, notamment celle des citoyens européens, est au cœur des négociations concernant la politique de rétention des données en Europe, l’accord Safe Harbor et le TAFTA. L’article 2.1 sur l’e-commerce concernant le TISA stipule : Aucune partie (pays) ne peut empêcher un fournisseur de service ou une autre partie de transférer (accéder, traiter, stocker) des informations, incluant des informations personnelles dans ou à l’extérieur du territoire de la partie dans laquelle une telle activité est liée au secteur du fournisseur de services.

Je vous fais la traduction. Cela signifie que l’Union européenne ne peut pas interdire des entreprises américaines telles que Google ou Facebook de garder les données des citoyens européens dans des régions européennes. L’article 9.1 impose une interdiction plus globale sur le fait de forcer les entreprises à localiser leurs infrastructures dans un territoire : Aucune partie (pays) ne peut forcer un fournisseur de service, afin de fournir son service ou d’investir dans son territoire, à utiliser des infrastructures qui sont situées dans ce territoire.

Une interdiction officieuse d’utiliser des logiciels Open Source

L’article 6 interdit aux pays d’imposer l’utilisation de logiciels Open Source : Aucune partie (pays) ne peut exiger le transfert ou l’accès au code source d’un logiciel qui appartient à une personne d’une autre partie comme une condition pour proposer des services liés à ce logiciel dans ce territoire. Le texte s’applique aux logiciels utilisés par la masse et non aux programmes sur les infrastructures sensibles. En clair, cela signifie que l’Union européenne ne peut pas exiger de ses fonctionnaires qu’ils utilisent des programmes Open Source, par exemple, pour du traitement de texte ou des tableurs. L’Europe envisage les programmes Open Source pour contrer les logiciels qui sont infectés par des trappes cachées de la NSA ou du GCHQ.

Sans Wikileaks, on n’aurait aucune connaissance de ces documents et de ces accords avant que le traité soit pleinement ratifié. Étant donné que le public sait désormais ce qui se passe, il est du devoir de la société civile d’analyser ses accords et de prévenir les citoyens que leurs données personnelles seront totalement accessibles à tout le secteur privé et que le fait d’utiliser un logiciel Open Source pourrait devenir quasiment illégal.


http://actualite.housseniawriting.com/technologie/2015/06/04/wikileaks-publie-des-documents-sur-tisa-acs-le-frere-malefique-du-tpp-et-du-tafta/4777/

4003
Les Anonymous video , info press , action / Anonymous acceuil
« le: 04 juin 2015 à 19:20:16 »
Anonymous acceuil


4004
Anonymous qui sommes nous et quel est notre but


4005
Google accusé de freiner la création d’emplois en France



Un rapport de l’économiste Pascal Perri pointe le modèle économique de Google qui pénaliserait la France de 15.000 emplois dans le e-commerce.

 




Le dossier sur l’abus de position dominante de Google se nourrit d'un nouveau rapport à charge. L’économiste Pascal Perri publie une étude sur les conséquences du modèle économique de Google sur l’emploi. Dans ce document, l’auteur estime que la régulation du géant de l’internet permettrait la création de 15.000 emplois en France.



Pour arriver à ce chiffre, l’économiste est parti d’une équation assez simple. En 2014, 1,745 milliard d’euros ont été consacrés à la publicité en ligne dans les moteurs de recherches. Or selon l’Autorité de la concurrence, la part de marché de Google atteignait 90% en 2010, autrement dit 1,57 milliards d’euros.



Un milliard d'euros à rendre au contribuable


Selon l'auteur de cette étude, cette position dominante permettrait à Google de faire payer ses services entre 10% et 40% plus cher qu’il ne le ferait s’il n’était pas dans cette situation. Ces montants sont répercutés sur le consommateur final qui payerait environ 5% de plus que s’il avait acheté ses produits ailleurs. "Nous avons fait un calcul sur 150 produits et quand on les agrège, on arrive à 1 milliard d’euros que l’on pourrait rendre au contribuable", signale l’auteur de l’étude qui estime que le mal est réparable en régulant le géant de l’internet.

"Je ne dis pas qu’il faut mettre Google sous tutelle, mais qu’il faut tout de même le réguler", a indiqué Pascal Perri ce mercredi 3 juin au micro de Bourdin. "On pourrait par exemple que les offres commercial proposée par Google soit placées à niveau égale avec celles des comparateurs de prix ou des e-commerçants pour que le consommateur puisse vraiment choisir."

La proposition auquel se réfère Pascal Perri fait parti du rapport de 2014 sur la gouvernance d’Internet de la sénatrice Catherine Morin-Desailly. D’ailleurs, plusieurs points de ce document ont été repris par Emmanuel Macron dans sa loi éponyme.

Reste à savoir qui peut réguler Google. La question se pose depuis déjà longtemps sans vraiment trouver de réponse. Mais la commission européenne y travaille.

video : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/pascal-perri-reguler-google-permettrait-de-creer-15-000-emplois-545144.html


http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/google-accuse-de-freiner-la-creation-d-emplois-en-france-892017.html