Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - mike

4441
Loi Renseignement : des sondes directement chez les FAI et hébergeurs

Dans son rapport remis au Sénat, Jean-Pierre Raffarin révèle que selon les services de renseignement eux-mêmes, c'est par le biais d'une "sonde placée sur le réseau" que les services pourront collecter en temps réel des métadonnées sur les réseaux des FAI, opérateurs télécoms et hébergeurs.



A notre connaissance ça n'avait jamais été dit explicitement, et ça vient même contredire tout le discours anti-paranoïaque qui avait été servi au moment de loi de programmation militaire (LPM) de décembre 2013. Le rapport Raffarin sur le projet de loi renseignement confirme que les services de renseignement installent ou installeront des sondes directement sur les réseaux des FAI et opérateurs mobiles, pour collecter toutes les métadonnées qu'ils souhaitent sans avoir de comptes à rendre à quiconque, si ce n'est secrètement aux contrôles institutionnels prévus (Premier ministre et CNCTR).

A l'époque de la LPM, le gouvernement et les parlementaires avaient introduit dans la loi la possibilité de collecter des données en temps réel sur les réseaux des opérateurs télécoms. L'article 246-3 du code de la sécurité intérieure dispose depuis que "les informations ou documents [relatifs aux métadonnées de connexion] peuvent être recueillis sur sollicitation du réseau et transmis en temps réel par les opérateurs aux agents", mais il avait toujours été nié par le Gouvernement que la collecte se faisait par l'installation de sondes qui ne permettaient pas aux FAI et opérateurs mobiles de savoir ce qui était collecté.

C'est pourtant très exactement ce que confirme le rapport de Jean-Pierre Raffarin, au sujet du nouvel article 851-3 introduit par la loi Renseignement. Celui-ci dispose que "pour les seuls besoins de la prévention du terrorisme, peut être autorisé le recueil des informations et des documents (...) relatifs à des personnes préalablement identifiées comme présentant une menace opéré en temps réel sur les réseaux des opérateurs", FAI, opérateurs télécoms ou hébergeurs.

Or comme l'indique le rapport Raffarin, "les opérateurs ne seront pas sollicités".

"Selon les explications fournies par les responsables des services de renseignements, il s’agit de pouvoir vérifier qu’un groupe d’individus inscrits sur une liste et qui ont été, à un moment donné, impliqués dans les agissements d’un groupe terroriste, ne sont pas à nouveau entrés en relation. Une sonde sera ainsi placée sur le réseau afin de pouvoir comparer les métadonnées relatives à ces individus avec les métadonnées circulant sur ce réseau".

Au moins c'est désormais clair.


Source : http://www.numerama.com/magazine/33120-loi-renseignement-des-sondes-directement-chez-les-fai-et-hebergeurs.html

4442
Loi Renseignement : pour le sport aussi, il faut pouvoir espionner ?

C'est à se demander pourquoi les députés n'y avaient pas pensé.
Estimant trop courte la liste des domaines pour lesquels le Renseignement est autorisé, trois sénateurs UDI proposent de l'étendre à d'autres catégories, dont la défense des intérêts sportifs majeurs de la France.



Le Sénat a publié les amendements déposés en commission des affaires étrangères à la loi Renseignement, et Fabian Rodes y a découvert une première perle. Les sénateurs UDI Joël Guerriau, Claude Kern et Jean-François Longeot proposent d'étendre la liste déjà longue des domaines pour lesquels les services de renseignement peuvent déployer tout un arsenal de mesures de captations d'informations confidentielles en France ou à l'étranger.

Les sénateurs souhaitent ainsi qu'en plus (entre autres) des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France, les barbouzes puissent aussi s'occuper des intérêts "sanitaires, énergétiques, scolaires, administratifs, culturels, cultuels, (et) sportifs".

On ne sait jamais, la DGSE pourrait donner quelques tuyaux à Didier Deschamps sur les tactiques des équipes que la France affrontera lors de la prochaine coupe d'Europe de football.

Pour les trois sénateurs, "l'article 1er du projet de loi limit(e) trop les motifs d'intérêt public pour lesquels peut être autorisé le recueil de renseignements par des techniques spéciales prévues par la loi". Rappelons qu'il prévoit de les autoriser pour :
• L'indépendance nationale, l'intégrité du territoire et la défense nationale ;
• Les intérêts majeurs de la politique étrangère et la prévention de toute forme d'ingérence étrangère ;
• Les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France ;
• La prévention du terrorisme ;
• La prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou de la reconstitution ou d'actions tendant au maintien de groupements dissous ;
• La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées ;
• La prévention de la prolifération des armes de destruction massive.


Source : http://www.numerama.com/magazine/33135-loi-renseignement-pour-le-sport-aussi-il-faut-pouvoir-espionner.html

4443
Loi Renseignement : des boîtes noires plus vagues mais mieux cadrées au Sénat

Le texte du projet de loi Renseignement corrigé en commission des lois au Sénat apporte à la fois davantage de flou dans le fonctionnement des algorithmes, et un encadrement plus strict de leur mise en oeuvre.



Pour préparer les travaux du Sénat qui entamera l'examend du projet de loi Renseignement au début du mois de juin, les sénateurs de la commission des lois ont adopté un certain nombre d'amendements au texte qui sera présenté en séance plénière, dont l'amendement n°424 déposé par le rapporteur UMP Philippe Bas. Celui-ci réécrit la partie de l'article 2 du projet de loi Renseignement relative aux fameuses boîtes noires qui devront surveiller l'activité des internautes pour détecter d'éventuels terroristes parmi eux.

Or il fait pire encore.

En effet, le texte déjà inacceptable et contraire aux droits de l'homme adopté par l'Assemblée nationale disposait que l'Etat pouvait imposer aux FAI et hébergeurs "la mise en oeuvre sur leurs réseaux d'un dispositif destiné à détecter une menace terroriste sur la base de traitements automatisés", et précisait que "si une telle menace est ainsi révélée", le Premier ministre pouvait décider de "procéder à l'identification des personnes concernées" et de collecter toutes les données possibles concernant son activité en ligne.

Il fallait donc que la menace terroriste soit détectée par l'algorithme pour que puisse être levé l'anonymat de l'internaute dont les communications paraissent suspectes.

Mais dans la version amendée par Philippe Bas qui sera présentée au Sénat, il est désormais question d'imposer aux opérateurs des "traitements automatisés destinés (...) à détecter des communications susceptibles de révéler une menace terroriste". Le champ d'application de l'algorithme est donc élargi, ce qui a le mérite d'être plus clair sur la portée réelle des boîtes noires, mais aussi plus dangereux dans son application. Néanmoins et en l'absence de toute cohérence, la commission des lois garde intacte la partie de l'article qui ajoute que c'est "si une menace terroriste est révélée par le traitement automatisé" que l'anonymat peut être levé — on ne voit pas bien comment les deux propositions pourront s'articuler, entre d'un côté un traitement automatisé qui doit détecter des communications simplement "susceptibles de" révéler, et de l'autre les mêmes traitements automatisés qui devront véritablement détecter la menace. C'est un bug rédactionnel qui devra être corrigé en séance plénière.

Par ailleurs de façon plus positive, le texte fait passer de 4 mois à 2 mois la durée de l'autorisation de mise en oeuvre de l'algorithme. Pour faire renouveler l'autorisation par la CNCTR, les services de renseignement devront fournir "un relevé du nombre d'identifiants signalés par le traitement automatisé et une analyse de la pertinence de ces signalements", ce qui censé permettre d'évaluer la proportionnalité du dispositif, entre le nombre d'atteintes à la vie privée et le nombre de menaces réelles détectées


source : http://www.numerama.com/magazine/33164-loi-renseignement-des-boites-noires-plus-vagues-mais-mieux-cadrees-au-senat.html

4444
Rien à cacher : un collectif tance l'argument en captant des discussions en secret

Afin de montrer que ceux qui prétendent n'avoir rien à cacher pourraient en fait vouloir garder des choses en privé, un collectif anonyme a lancé une opération consistant à enregistrer secrètement des discussions dans des lieux publics puis à les publier en ligne. Une façon de rendre tangible ce que signifie la surveillance de masse.



Vous dites que vous n'avez rien à cacher, que vous n'avez rien à vous reprocher ? Les révélations d'Edward Snowden sur la surveillance mondiale d'internet, mais aussi des autres moyens de communications (comme les téléphones) par les agences de renseignement – notamment occidentales  – ne vous ont pas secoué plus que ça ? L'idée d'une société panoptique ne vous fait pas peur ?

Alors vous ne verrez aucun inconvénient à communiquer à des tiers l'accès à vos comptes personnelles, une copie de votre correspondance privée ou encore les photos que vous stockez sur votre ordinateur. Si vous n'avez rien à cacher, vous n'avez pas de raison de refuser puisque vous abaissez vous-même la barrière distinguant votre vie privée de votre vie publique.

C'est avec la volonté de faire prendre conscience à ceux qui croient qu'ils n'ont rien à cacher que leur point de vue constitue en réalité une menace pour la vie privée (à la fois la leur et celle de leurs proches) qu'un collectif anonyme a décidé de lancer une action auprès de la population pour que chacun comprenne, quoi qu'il dise, qu'il a en fait quelque chose à cacher, parce qu'il tient à sa vie privée.



NOUS ÉCOUTONS CONSTAMMENT

Repéré par Wired et relayé par Rue89, le groupe We're always listening ("nous écoutons constamment") a placé 12 magnétophones dans des lieux publics à New York pour y enregistrer les conversations à portée. Scotchés sous des bancs, cachés dans des salles de sport ou fixés à des tables de café, les magnétophones, étiquetés "Propriété de la NSA", ont ensuite été récupérés et leurs enregistrements ont été mis en ligne.

"Les écoutes clandestines visant la population ont révélé que de nombreuses personnes ont la conviction 'que je ne fais rien de mal, donc peu importe si la NSA sait ce que je dis et fais'. Les citoyens ne semblent pas perturbés par cette surveillance, donc nous cachons des magnétophones dans les lieux publics dans l'espoir d'obtenir des informations pour gagner la guerre contre le terrorisme", lit-on sur le site.

"Nous avons commencé à New York dans le cadre d'un programme-pilote, mais nous espérons étendre l'initiative dans tout le pays", ajoute le collectif.

Comme le pointe Rue89, rien ne permet de dire s'il s'agit vraiment de conversations prises sur le vif ou d'une mise en scène théâtrale avec des dialogues préparés à l'avance. Mais l'enjeu n'est pas tant de savoir si cette opération est truquée ou non : elle cherche à montrer ce que donne concrètement la surveillance de masse, qui par essence n'est pas tournée que vers les malfaiteurs.


http://www.numerama.com/magazine/33199-rien-a-cacher-un-collectif-tance-l-argument-en-captant-des-discussions-en-secret.html

4445
Top 10 World’s Unsolved Mysteries/ le top 10 des mystères





source : http://anonhq.com/top-10-worlds-unsolved-mysteries/

4446
Google traduction


Il ya deux ans, WikiLeaks a publié câbles secrets divulgués informations sur les extraterrestres dans notre système solaire. Documents publiés par Wikileaks, offerts indices sur les étrangers et la présence extraterrestre. Récemment, la NASA, accusé de cacher vie extraterrestre, a accepté que nous ne sommes pas seuls dans l'univers et si tout se passe comme prévu, nous allons rencontrer des étrangers dans une décennie ou deux.

Wikileaks ne ramener gouvernement ou des organismes impliqués dans le cover-up, mais il ne nous dire, avant de la NASA, qu'il existe une vie extraterrestre. En voici la preuve:
◦ Cet câble provient de l'année 2006, de l'ambassade américaine à Vilnius, en Lituanie. La déclaration a été faite par Albinas Januska, qui à l'époque, a été nommé conseiller auprès du Premier ministre lituanien.

Politique lituanienne Prominent dit qu'il ya un «groupe des ovnis, qui font de l'influence Cosmos." Ce "il existe un groupe décroissant de personnes qui tentent d'analyser rationnellement la situation et d'évaluer objectivement ce qui se passe."
◦ Cet câble vient du Japon, en 2007, il montre comment le secrétaire général du gouvernement, Nobutaka Machimura, était mécontent de vue officiel du gouvernement, rejetant l'existence des ovnis.

"Je suis sûr que les objets volants non identifiés existent, sinon il est impossible d'expliquer les lignes de Nazca (Au Pérou), est-ce pas?"
◦ Cet câble provient de l'année 2010, lorsque le maire tadjike, a déclaré il ya la vie sur d'autres planètes et que la paix et de l'unité sur la Terre est nécessaire.



Président de la chambre haute du Parlement Mahmadsaid Ubaidulloev a noté que «la guerre est très dangereux", et a dit que nous savons qu'il ya la vie sur d'autres planètes, mais il faut faire la paix ici en premier. Lors d'une réunion de la platitude-monté, maire de Douchanbé Mahmadsaid Ubaidulloev affirmé l'existence de la vie sur d'autres planètes, ce caveat en notant que nous devrions nous concentrer sur la résolution de nos problèmes sur Terre.

Dr Brian O'Leary, ancien astronaute de la NASA, aussi se délectait dans la vidéo ci-dessous qu '«il existe des preuves abondantes que nous sommes contactés, que les civilisations ont été nous rendre visite pour un temps très long. Que leur apparence est bizarre de tout type de point occidentale matérialiste de vue traditionnel. Que ces visiteurs utilisent les technologies de la conscience, ils utilisent tores, ils utilisent des disques magnétiques co-rotatives pour leurs systèmes de propulsion, qui semble être un dénominateur commun du phénomène OVNI ".

4447
Wikileaks Confirmed In 2013, What NASA Was Hiding Till 2015 – Aliens Are REAL



Two years ago, WikiLeaks released secret cables that disclosed information about ETs in our solar system. Documents released by Wikileaks, offered hints about aliens and extraterrestrial presence. Recently, NASA, accused of hiding alien life, accepted that we are not alone in the universe and if all goes as planned, we will meet aliens in a decade or two.

Wikileaks documents didn’t bring down government or agencies implicated in the cover-up, but it did tell us, before NASA, that there exists extraterrestrial life. Here’s the proof:
◦This cable comes from the year 2006, from the American Embassy in Vilnius, Lithuania. The statement was made by Albinas Januska, who at the time, was appointed adviser to the Lithuanian Prime Minister.

Prominent Lithuanian politician says that there are a “group of UFOs, who are making influence from the Cosmos.” That “there exists a decreasing group of persons, who are trying to rationally analyze the situation and objectively evaluate what is happening.”
◦This cable comes from Japan, in year 2007, it shows how the Chief Cabinet Secretary Nobutaka Machimura, was unhappy with the government’s official view, rejecting the existence of UFOs.

“I am sure that unidentified flying objects exist, otherwise it is impossible to explain the Nazca Lines (In Peru), isn’t it?”
◦This cable comes from the year 2010, when the Tajik Mayor, said there is life on other planets and that peace and unity on Earth is necessary.



Chairman of the upper house of Parliament Mahmadsaid Ubaidulloev noted that “war is very dangerous”, and said we know there is life on other planets, but we must make peace here first. In a platitude-ridden meeting, Dushanbe Mayor Mahmadsaid Ubaidulloev asserted the existence of life on other planets, caveating this by noting that we should focus on solving our problems on Earth.

Dr Brian O’leary, former NASA astronaut, also reveled in the below video that “there is abundant evidence that we are being contacted, that civilizations have been visiting us for a very long time. That their appearance is bizarre from any type of traditional materialistic western point of view. That these visitors use the technologies of consciousness, they use toroids, they use co-rotating magnetic disks for their propulsion systems, that seems to be a common denominator of the UFO phenomenon.”



source : http://anonhq.com/wikileaks-confirmed-2013-nasa-hiding-till-2015-aliens-real/

4448
Podemos a été critiqué pour sa discrétion sur le projet de loi qui visait à restreindre le droit à l’IVG en Espagne...

Non, nous n’avons pas été critiqués pour cela. Mais parce qu’une camarade de la direction, dans un cours de formation de communication politique, a dit une phrase malheureuse. Quand tu dois passer à la télévision et que tu es dans une campagne électorale, tu ne peux pas parler de tout, seulement de deux thèmes. Tu dois donc analyser les deux questions qui te mettent en position de gagner. Et notre camarade a déclaré que ce n’est pas sur le thème de l’avortement que l’on allait gagner dans le domaine de la communication... Mais nous sommes bien sur pour le droit à l’avortement, personne ne le met en discussion. On préfère toutefois frapper, au niveau de la communication, sur la question des banques plutôt que sur l’avortement, afin de nous positionner par rapport au Parti populaire et au Parti socialiste. Cela a été critiqué durement en interne.

Faut-il a tout prix se démarquer du Parti socialiste ?

Il y a ce que l’on peut faire à la télé en matière de campagne électorale, et tous les autres moyens de communication dont nous disposons – les réseaux sociaux, notre site web. On ne doit pas oublier les luttes et les revendications. Le droit à l’avortement est une question fondamentale. Cela m’est égal d’être proche du Parti socialiste sur cette revendication. Mais je suis d’accord aussi sur le fait que dans notre communication, il ne sert à rien de lancer des campagnes en faveur du droit à l’avortement. La force de Podemos, c’est sa capacité à avoir ses propres revendications sur les réseaux sociaux que personne n’avait imaginé jusqu’ici et qu’aucun autre parti en Europe ne possède. Notre compte Facebook dénombre 10 millions de personnes – le compte en lui-même est partagé par un million de personnes mais à travers ses répliques on atteint les dix millions. Le twitter de Pablo [Iglesias] c’est presque un millions de followers à lui seul. Sur ces réseaux sociaux, tu peux dire ce que tu veux sur l’avortement et cela va toucher plus de gens que sur les médias traditionnels. On n’avait pas ça avant.

Podemos n’hésite pas à fréquenter assidûment les plateaux télé. N’est-ce pas risqué ?

On a brisé un tabou historique dans le mouvement social ou des forces d’extrême gauche de ne pas aller dans les moyens traditionnels de communication. Nous avons compris qu’il fallait aller à la télévision, que l’on pouvait communiquer mieux que nos adversaires. On a passé quatre ans à se former, on a créé notre propre chaine de télévision, avec nos débats, tous les jours, sur la manière dont nous pouvions battre la droite... On a même ramené dans nos émissions des gens de la droite. Nous avons été critiqués pour cela, mais nous en avions marre de nous disputer entre nous. Et cela nous unissait de discuter contre ces personnes de droite (rires). Ça nous paraît plus intelligent. Nous avons commencé à aller dans les débats télévisés de droite et d’extrême droite pour discuter avec eux et faire en sorte que ce soient eux qui soient mis en minorité sur les plateaux.

Personnellement, j’ai commencé à parler à la télé avec une crainte : je voulais surtout que l’on ne me reconnaisse pas. Je portais une casquette, des lunettes de soleil noires et une écharpe autour du cou. Lors de ma première apparition à la télé avec Pablo, nous étions tous pareils, il ne fallait pas donner son nom. Maintenant, il faut que l’on te connaisse et communiquer d’une autre façon. La manipulation de la télé est stupéfiante, c’est certain. Mais si tu n’y entres pas, c’est toi qui te fais manipuler et tu vas perdre. Il faut briser ce tabou.

Quelles sont vos convergences avec le parti grec Syriza ?

Podemos et Syriza ont en commun un point important : ils représentent un avenir de changement pour le peuple grec et espagnol. Dans les deux cas, c’est une réaction politico-électorale à l’appauvrissement général qu’impose la Troïka avec ses politiques structurelles d’austérité envers la population. Mais il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous sommes très différents, parce que nous sommés nés dans un contexte politique et culturel différents. Nous disions précédemment que Podemos n’est ni de droite ni de gauche. Syriza veut dire « coalition de la gauche radicale » !

Y a t-il des mouvements en France avec lesquels des alliances sont possibles ?

Sûrement, mais je ne les connais pas. Nous sommes dans le même groupe que le Front de gauche au Parlement européen. Nous avons beaucoup de liens historiques avec le NPA [Nouveau parti anticapitaliste] et des mouvements sociaux français. Mais pour le moment, nous sommes très occupés en Espagne. Il y a déjà beaucoup de choses à faire ici. Nous nous concentrons davantage sur les peuples du Sud de l’Europe, surtout sur le cas de la Grèce. Il est plus important de travailler avec le peuple, plutôt qu’avec telle ou telle organisation. De construire les solidarités. Car nous avons de nombreux terrains en commun.

Pour vous, Podemos est de moins en moins un mouvement, et de plus en plus un parti politique. Ce qui est « négatif », dites-vous. Pourquoi ?

Je crois qu’il faut que l’on ressemble le moins possible aux partis que l’on combat. Car ils auront toujours plus de moyens, plus d’argent, etc.. Mais nous avons quelque chose qu’eux n’ont pas : le soutien populaire de tous ces gens qui veulent changer les choses. Cela permet de multiplier les capacités, beaucoup plus que dans une structure très forte, centralisée. Podemos ne doit pas être le programme d’un parti mais celui d’un peuple. On ouvre le débat sur ce programme à tout le monde. Si le peuple considère que c’est son programme, il le défendra comme le sien. Il le défendra contre nous qui sommes en haut de Podemos si nous ne voulons plus l’appliquer. Il le défendra aussi contre des organisations externes qui tentent de le boycotter. La souveraineté nous paraît essentielle. Ce qui est certain, c’est que la politique espagnole ne sera jamais plus comme avant, même si l’on disparaissait demain. Podemos a changé de façon conséquente la compréhension de la politique dans notre pays. Que l’on arrive ou pas au gouvernement, c’est un acquis.

Propos recueillis par Sophie Chapelle et Simon Gouin

(@Sophie_Chapelle et @Simon_Gouin sur Twitter)

http://www.bastamag.net/Podemos-il-faut-que-l-on-ressemble-le-moins-possible-aux-partis-que-l-on-combat

4449
Revenu universel, nationalisations, audit de la dette, énergies vertes… Quel est le programme de Podemos ?




Le tout jeune parti espagnol Podemos – « Nous pouvons » – vient de fêter sa première année d’existence. Ce mouvement de gauche avait fait une entrée remarquée sur la scène politique lors des élections européennes, avec près de 8% des voix. Il se positionne désormais comme 3ème force politique en Espagne : il a attiré 15% des votants en Andalousie, en mars. Comment expliquer ce fulgurant succès ? Quel est son programme, sa stratégie politique et médiatique ? « La politique espagnole ne sera jamais plus comme avant, même si l’on disparaissait demain, affirme Miguel Urbán Crespo, député européen et n°2 de Podemos. Nous avons quelque chose que les partis n’ont pas, le soutien populaire de ceux qui veulent changer les choses. » Entretien.


Basta ! : En novembre prochain, se dérouleront les élections nationales espagnoles. Si vous obtenez une majorité au parlement, quelles mesures prioritaires allez-vous mettre en place ?

Miguel Urbán Crespo [1] : Face à ceux qui pratiquent le « sauvetage des banques », nous proposons un sauvetage citoyen (el rescate ciudadano). Ce programme prévoit d’abord de mettre fin au processus de privatisation des services publics. Puis, d’effectuer un audit citoyen des comptes publics et de la dette. Se pose ensuite la question de la précarité énergétique. La Constitution espagnole prévoit la nationalisation des secteurs fondamentaux s’il y a un problème d’urgence sociale et si les entreprises privées ne satisfont pas ces besoins fondamentaux. Nous sommes dans ces deux cas là.

Vous souhaitez donc nationaliser les entreprises ?

Non, nous n’allons pas arriver et dire : « Nous nationalisons ». Mais plutôt : « Soit vous répondez aux besoins fondamentaux, soit nous appliquons la loi ». Notre objectif est d’avoir un gouvernement qui fasse appliquer la loi à « ceux d’en haut », car la loi est toujours appliquée à « ceux d’en bas ». Appliquer la loi, c’est par exemple s’appuyer sur la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg qui indique que la loi espagnole sur les hypothèques [qui protège les banques et non les consommateurs] est illégale [2]. On ne peut pas continuer à virer les gens de chez eux sans alternative en matière de logement. Dans le domaine de la santé, tout le monde doit avoir accès aux soins. Enfin, nous proposons de mettre en place un revenu universel afin de sortir les gens de l’exclusion sociale. En Espagne, 60 000 familles n’ont pas de revenus.

Que prévoyez-vous face à la précarité énergétique ?

L’Espagne importe des énergies fossiles, alors qu’on a beaucoup de vent et de soleil. Nos industries d’énergie renouvelable sont importantes, mais elles ont été complètement dévastées par les intérêts de l’oligopole énergétique espagnol. Or, l’énergie verte est bien plus génératrice d’emplois que la production d’énergie basée sur l’extraction de pétrole ou de gaz. Il faut changer la structure du système de l’énergie en Espagne et ses intérêts. L’autoconsommation doit aussi être développée. On a par exemple des petits producteurs d’électricité dans les « communautés de voisins » [regroupements de propriétaires]. Il est important de leur permettre d’entrer sur le réseau électrique et d’injecter ce que ces communautés ne consomment pas, de les aider à financer leur investissement. Au final, c’est comme la roue d’un moulin. Pour que la roue tourne, il faut mettre de l’eau. L’eau, c’est l’initiative politique : il faut la diriger et savoir où va la rivière.

Outre ces mesures d’urgence, quel est votre programme à moyen et long terme ?

Les problèmes en Espagne sont immenses. Il faut par exemple revenir sur l’économie du tourisme qui génère une prédation environnementale et une bulle immobilière. Le secteur des services en la matière est surdimensionné et est confronté à la violation des droits sociaux et du travail. Raison pour laquelle il faut parler de changements de modèle productif.

Dans ce modèle productif alternatif, il y a l’agriculture, qui peut être protectrice de l’environnement et génératrice d’emplois. Quelles sont les idées de Podemos sur ce sujet ?

Nous sommes dans la phase de construction de ce programme agricole. Globalement, nous souhaitons développer une agriculture de proximité, soutenable pour l’environnement, qui consomme peu d’énergies fossiles, en évitant les transports et en favorisant les circuits courts. Nous souhaitons aussi éviter la concentration des terres agricoles dans les mains de quelques-uns. Nous travaillons avec des coopératives, pour la socialisation des terres de qualité, et contre les OGM.

Fin 2014, la dette de l’Espagne s’élevait à 1 034 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB. Faut-il la rembourser ?

A part Mariano Rajoy [le Premier ministre conservateur actuel], tout le monde sait que l’on ne peut pas payer la dette espagnole. Mais comment communiquer sur le sujet ? Si on dit aux gens qu’on ne va pas payer la dette, cela les choque, ils pensent que tu es un voleur. Les dettes, tu les paies. Notre position, c’est de déterminer ce que l’Espagne doit payer au sein de cette dette. A la télévision, pour traduire le problème avec des images simples, on prend l’exemple suivant : vous prenez un café et un jus d’orange dans un bar. Le serveur vous dit : c’est 600 euros. Vous lui demandez pourquoi. Il vous répond que vous allez payer l’addition de tous les gens qui sont en train de boire autour de vous. Évidemment, vous allez dire non, vous n’allez pas inviter tout le monde. C’est un peu ce qu’il s’est passé avec la dette espagnole. Ils veulent qu’on paie l’addition de choses que nous n’avons pas prises. Or, on ne va pas payer ce qui n’est pas notre dette. Mais ce que l’on doit réellement, on le paiera. Tout en renégociant comment le payer.

Podemos semble renouveler les méthodes politiques. Pourquoi est-ce nécessaire ?

Quand vingt personnes possèdent 60 % des richesses de notre pays, c’est de la corruption. On ne peut pas l’accepter, il faut changer cela. Il faut lancer un processus constitutionnel pour changer les règles du jeu. C’est comme l’histoire des pommes pourries : la question ce n’est pas les pommes mais le panier qui est pourri et qui contamine les pommes. Si tu prends quatre pommes magnifiques, même avec une queue de cheval et des boucles d’oreille [Miguel Urbán fait ici référence à Pablo Iglesias, le secrétaire général de Podemos], et que tu les mets dans ce panier pourri, les pommes vont pourrir. Ce n’est pas une question individuelle mais de système. Et nous pourrions nous aussi pourrir si nous ne changeons pas les règles du jeu et de système.




Votre positionnement politique est surprenant : Podemos n’est ni de droite, ni de gauche, affirme Pablo Iglesias, le secrétaire général...

Parmi les dirigeants de Podemos, nous avons toujours dit que nous sommes de gauche. Il n’y a qu’à voir comment nous nous habillons ! Vous n’avez jamais vu un dirigeant du Parti populaire avec une queue de cheval et une boucle d’oreille [à l’image de Pablo Iglesias] (rires). Mais l’important n’est pas de savoir d’où nous venons, mais plutôt ce que nous voulons construire. Le problème est que la politique électorale, ce n’est plus la politique des « mouvements ». Pour la plupart des gens, dans la politique électorale, la gauche c’est le Parti socialiste et la droite c’est le Parti populaire. Si tu entres dans cette logique électorale, tu te retrouves dans les marges de l’un ou de l’autre de ces partis. Or, nous avons déjà passé trop de temps à occuper les marges.

Nous, nous voulons construire une nouvelle centralité. Cette centralité a déjà été construite socialement par le mouvement de résistance aux politiques d’austérité, à l’instar du mouvement des indignés. Cette centralité existe socialement mais pas électoralement. Il y a beaucoup de gens qui ont voté pour le Parti populaire, tout en pensant qu’il faut sauver les familles et pas les banques. Moi je veux que ces gens là soient avec nous. Ce sont des travailleurs, des ouvriers, qui subissent la crise de plein fouet. Je dis toujours la chose suivante : quand la police vient t’expulser de ta maison, elle ne te demande pas pour qui tu as voté. Moi je ne veux pas demander aux gens pour qui ils ont voté. Personne ne mérite d’être expulsé de sa maison...

Des tensions semblent apparaître entre la base de Podemos qui vient de nombreux mouvements sociaux – dont celui des Indignés – et ses dirigeants. Pablo Iglesias a par exemple déclaré, en octobre 2014, que le « ciel ne se prend pas par consensus, mais par un assaut ». Qu’en pensez-vous ?

Je ne suis pas un fétichiste du consensus. J’aime la confrontation, la discussion. Mais à un moment il faut arriver à un accord. Il n’y a pas toujours besoin de structures ou de passer par des urnes, même internes. Podemos a été créé sur la base d’accords, pas sur la base d’affrontements. L’enjeu est que tout le monde se reconnaisse dans cet accord. J’ai répondu à Pablo à la suite de cette déclaration qu’il faudrait d’abord que nous nous mettions d’accord sur où se situe le ciel... Bien sur, nous avons beaucoup de tensions politiques, organisationnelles. Mais cela signifie que Podemos est un mouvement vivant, pas une structure pré-configurée.


4450
ENQUETE FRANCETV INFO. Un an après les européennes, vos élus sont-ils actifs au Parlement ?

Le 25 mai 2014, la France élisait 74 députés européens, dont 23 FN, 19 UMP et 13 PS. Francetv info publie les chiffres de leur implication à Strasbourg et Bruxelles.

Un coup de tonnerre, et puis le silence. Après la victoire du Front national aux élections européennes du 25 mai 2014, 74 eurodéputés français ont pris leurs fonctions, en juillet, loin des projecteurs. Comment ont-ils exercé leur mandat ces derniers mois, dans l'hémicycle et dans les diverses commissions de travail du Parlement européen ?

A partir de données collectées sur le site du Parlement européen et sur le site spécialisé Vote Watch, francetv info vous propose un aperçu de l'activité de tous les élus des huit circonscriptions françaises. Cliquez sur chaque critère pour modifier le mode de classement. Un second tableau présente ces données pour chacun des principaux partis. Enfin, pour une meilleure interprétation de ces chiffres, plusieurs élus et spécialistes contactés par francetv info décryptent les données.


suite

http://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/europeennes-un-an-apres-vos-elus-sont-ils-actifs-au-parlement-europeen_915145.html

4451
En Russie, une loi interdit les ONG « indésirables »





Le président russe Vladimir Poutine a promulgué samedi 23 mai une loi, dénoncée par les défenseurs des droits de l'Homme, qui permet aux autorités d'interdire les organisations étrangères installées en Russie considérées comme « indésirables » par l'État.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avait demandé au chef de l'Etat de mettre son veto à ce texte qui, pour plusieurs ONG, constitue une forme de répression contre les voix critiques du pouvoir, moins de trois ans après une autre loi controversée sur les « agents de l'étranger ».

Interdiction de territoire

Voté par les deux chambres du Parlement et promulgué en moins d'une semaine, le texte est présenté comme suit :

« L'activité d'une organisation non gouvernementale étrangère ou internationale, représentant une menace aux fondements constitutionnels de la Fédération de Russie, la capacité de défense du pays ou la sécurité du gouvernement, p[eut] être reconnue indésirable. »

Il donne aux autorités la possibilité d'interdire les ONG étrangères concernées et de poursuivre leurs employés, qui risqueront jusqu'à six ans de prison ou pourront se voir interdire d'entrée sur le territoire russe. Elle permet aussi de bloquer les comptes bancaires des structures visées ainsi que leur accès aux médias, tandis que les organisations russes recevant des fonds d'organisations jugées indésirables devront « rendre compte » de leurs actes.

« Mesure préventive »

La loi a été présentée par ses défenseurs par une « mesure préventive » nécessaire après la mise en place de sanctions sans précédent contre la Russie l'année dernière par les Occidentaux en raison de la crise ukrainienne.

Lire (édition abonnés) : Moscou accuse l’Occident d’« hystérie antirusse »

Les députés ont invoqué le besoin d'arrêter « les organisations destructrices » travaillant en Russie, où elles peuvent menacer « les valeurs de l'Etat russe » et fomenter des « révolutions de couleur », du nom donné aux mouvements pro-occidentaux ayant secoué plusieurs ex-républiques soviétiques au cours des dernières années.

L'OSCE s'est inquiétée d'une « formulation vague et imprécise » qui « impose des restrictions sérieuses sur un large éventail de droits démocratiques importants, dont la liberté d'expression et la liberté de la presse ». Pour ses détracteurs, ce manque de précision permet en outre aux autorités d'également cibler les entreprises étrangères. Le Parquet pourra en outre imposer le qualificatif d'« indésirable » à une organisation sans avoir besoin d'une décision de justice.

« Répression sans précédent »

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont largement condamné ce projet de loi, qualifié par Amnesty International de « dernier chapitre dans la répression sans précédent contre les organisations non-gouvernementales ». Le texte vient compléter une loi déjà votée en 2012 qui oblige les ONG qui reçoivent un financement étranger et ont une « activité politique » à s'enregistrer en tant qu'« agent de l'étranger ».

Il entre « indéniablement dans la tendance du Kremlin à la répression contre les voix indépendantes en la portant à un nouveau niveau », a estimé Human Rights Watch dans un communiqué. « Les cibles de cette nouvelle loi (...) sont en réalité les militants et organisations russes » en les « coupant de leurs partenaires internationaux, les isolant », a ajouté l'ONG.

L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme avait également indiqué « s'opposer fermement » au texte et « appeler la communauté internationale à (le) condamner », y voyant « un outil de persécution des organisation sans but lucratif (...) isolant encore la Russie et encourageant la xénophobie et le nationalisme ».

Une loi « préoccupante » pour l'UE

Samedi, les Etats-Unis se sont dits « profondément troublés » par la promulgation du texte. Dimanche, c'est l'Union européenne qui a exprimé son inquiétude : la loi est selon elle une nouvelle « étape préoccupante dans une série de restrictions sur la société civile, l'indépendance des médias et l'opposition politique ».

« C'est une mesure préventive et personne n'a envie de devoir l'appliquer », s'est défendu cette semaine le député Alexandre Tarnavski, rapporteur de la loi, qui assure que son adoption était nécessaire. « Cette loi est une mesure de dissuasion pour que les entreprises qui sont là pour faire des affaires ne fassent que des affaires, et ne se mêlent pas de politique », a-t-il indiqué à l'AFP.


http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/05/24/en-russie-une-loi-interdit-les-ong-indesirables_4639484_3214.html



4452
La chanson évoquant Gaza à l’Eurovision censurée sur demande d’Israël



La chanson Wars for nothing du groupe représentant la Hongrie à l’Eurovision devrait être expurgée sur demande d’Israël : la chanson évoquait les enfants victimes de l’attaque de Tsahal à Gaza en 2014.

Le groupe mené par la chanteuse Boggie représente la Hongrie pour l’édition 2015 de l’Eurovision en mai prochain, et ce avec une chanson contre la guerre. Rien de bien polémique a priori. Sauf qu’un couplet de la chanson critique ouvertement l’opération israélienne Bordure protectrice de l’été dernier à Gaza, en évoquant le nombre de civils et d’enfants morts lors de l’attaque de Gaza par Israël l’été dernier : « 2014 – Gaza – les deux tiers des victimes étaient des civils, dont plus de 500 enfants ».



Un couplet qui, selon le site d’informations israélien Ynet, aurait déplu à Israël. L’ambassadeur israélien en Hongrie, Ilan Mor, a demandé aux autorités hongroises de le retirer, expliquant qu’il était perçu comme un message politique inapproprié contre Israël. Ilan Mor aurait même proposé de rencontrer les membres du groupe afin de leur expliquer les raisons motivant son geste.

Et le règlement de l’Eurovision interdisant « les paroles, discours, ou geste de nature politique », ce dernier a eu gain de cause. Un haut fonctionnaire de l’autorité de diffusion hongroise lui aurait ainsi promis que la phrase contestée serait retirée, toujours selon Ynet.

Ce n’est pas la première fois que la chanteuse franco-hongroise Boggie fait parler d’elle : en janvier 2014, déjà, elle avait fait le buzz avec son clip dénonçant les excès de Photoshop.

Yassine Alaoui Fidli
    



Un couplet qui, selon le site d’informations israélien Ynet, aurait déplu à Israël. L’ambassadeur israélien en Hongrie, Ilan Mor, a demandé aux autorités hongroises de le retirer, expliquant qu’il était perçu comme un message politique inapproprié contre Israël. Ilan Mor aurait même proposé de rencontrer les membres du groupe afin de leur expliquer les raisons motivant son geste.

Et le règlement de l’Eurovision interdisant « les paroles, discours, ou geste de nature politique », ce dernier a eu gain de cause. Un haut fonctionnaire de l’autorité de diffusion hongroise lui aurait ainsi promis que la phrase contestée serait retirée, toujours selon Ynet.

Ce n’est pas la première fois que la chanteuse franco-hongroise Boggie fait parler d’elle : en janvier 2014, déjà, elle avait fait le buzz avec son clip dénonçant les excès de Photoshop.

Yassine Alaoui Fidli


http://telquel.ma/2015/03/23/chanson-gaza-eurovision-censuree-demande-israel_1439428

4453
Le blog ‘Münkler-Watch’ et la dictature des élites



Münkler-Watch’, les attaques contre ses auteurs ne fléchissent pas. Il devient de plus en plus évident qu’il ne s’agit pas seulement ici d’un conflit limité à l’Université Humboldt de Berlin, mais bien d’une question essentielle de démocratie.

Si au début de la semaine les commentaires hargneux se concentraient encore sur le fait que les blogueurs qui critiquaient publiquement les cours de Münkler gardaient l’anonymat, les attaques prennent maintenant aussi pour cible la liberté sur Internet. On refuse aux étudiants et aux non-universitaires le droit de prendre position publiquement et d’intervenir dans le « discours » des élites politiques, universitaires et médiatiques.

Jeudi 21 mai, le Süddeutsche Zeitung a profité du conflit à propos de ‘Münkler-Watch’ pour attaquer de front toute critique faite sur Internet. Sous le titre « Pilote automatique pour les idiots, » Bernd Graff écrit, « Les fameux piloris en ligne ne sont en rien éclairants et ne redistribuent certainement pas le pouvoir. Ils ne font qu’empoisonner et anésthésier. » ‘Münkler-Watch’ en était un « exemple actuel à donner la chair de poule. »

Graff accuse le blog de ne pas aider « le discours, mais l’argument massue. » Il faisait partie d’une « machine à exciter toujours en surrégime. » La « tentative d’attirer un public sur leur petit site d’excitation à eux, » était « le schéma conformiste du cadre du discours numérique. »

Il a accusé les critiques de Münkler d’être incapables de « supporter les opinions divergentes. » L’accusation n’est pas dirigée contre le professeur qui ne permet pas les questions critiques dans ses cours et actionne tous les leviers disponibles contre le blog, mais contre les étudiants qui critiquent les conceptions militaristes de Münkler.

Le même genre d’attaque hargneuse contre ‘Münkler-Watch’ était publié le même jour par le Stuttgarter Zeitung. Ce journal a accusé les blogueurs d’exercer une « terreur sans esprit de la formulation et de l’opinion, » et lancé l’avertissement que « les nouvelles possibilités de mise au pilori sur le Web pourraient mettre en branle une logique de l’insulte. »

L’idée de base de ces deux articles est la même. Le potentiel démocratique de l’Internet, qui permet à ceux qui n’ont pas accès aux médias publics ou privés d’exprimer leur opinion, conduit à une « terreur de l’opinion » et empoisonne le discours officiel. La crainte des élites dirigeantes d’une intervention des masses dans la lutte politique ne pouvait s’exprimer plus clairement.

Bernd Graff, qui écrit pour les pages consacrées aux débats et opinions du Süddeutsche Zeitung depuis plus de 20 ans et pour son site web, attaque depuis longtemps le potentiel démocratique de l’Internet. Il y a cinq ans, il avait publié sous le titre « Le nouvel idiot Web 0.0 », un article décriant le « web participatif » comme le « club de discussion des anonymes, des ignorants et des mouchards. »

Des « inquisiteurs intéressés, » des « fauteurs de troubles, » des « personnes aux préférences étranges » et des « activistes du dimanche avec un peu d’écume à la bouche » faisaient de n’importe quel thème un gâchis, écrit Graff. « Ils le font souvent de manière anonyme et plus souvent encore sans aucune connaissance. Ils provoquent des débats-éclairs, font la loi en gueulant à la ronde, puis s’éloignent rapidement en vociférant. Ils créent peu et détruisent beaucoup. Ces débatteurs web sont la mort du discours, la seule chose qui les pousse est le goût de l’indignation. »

« Avons-nous dit indignation ? » ajoute-t-il, « Remplacez s’il vous plaît à volonté ce mot par sabotage, complot, méchanceté, dénonciation, dénigrement, dérision, moquerie. Oui, nous devons nous représenter les forces du marché libre de l’opinion comme extrêmement destructrices. »

Si l’on poursuit la pensée de Graff jusqu’à sa conclusion logique, on arrive à la dictature de l’élite. Si les remarques des « ignorants » sur Internet ont des conséquences destructrices, pourquoi devrait-on les autoriser à participer aux élections et à décider qui gouverne?

Ce n’est pas un hasard si Graff reprend la parole pour défendre Münkler contre les critiques de ses élèves. Le professeur de l’Université Humboldt est non seulement un promoteur éminent du militarisme allemand et d’une politique étrangère agressive de l’Allemagne, il vante également les avantages de formes autoritaires de gouvernement.

Il avait publié il y a cinq ans dans la revue Internationale Politik un article intitulé « La dame paralytique Démocratie, » qu’avait critiqué le WSWS. La démocratie, écrivait-il, présentait « des signes de fatigue et de surmenage » et aurait besoin d’une « cure de revitalisation.» Elle avait l’air « d’une vieille tante léthargique qui sait tout, mais qui n’arrive plus à faire grand-chose. » Il existait cependant, « un neveu jeune et puissant prêt à lui apporter son aide, mais ayant parfois des tendances dictatoriales. Devrions-nous le placer aux côtés de la tante? » s’interrogeait Münkler.

Münkler a aussi de facon répétée donné des conférences et écrit sur l’importance des élites sociales. Il a ainsi publié en 2006, dans une anthologie intitulée « Elites en transition de l’Allemagne, » un essai, « Des avantages sociaux et des inconvénients des élites, » dans lequel il soutenait, entre autres choses, la création d’universités d’élite. L’année dernière, il a écrit un article pour le magazine Merkur à propos des « élites de la décision et de l’interprétation »; il y définit celles-ci ainsi: « les élites sont celles qui affrontent l’incertitude, les paradoxes et la pression du temps, et leur résistent. »

Il faut voir les attaques violentes à l’encontre des étudiants qui s’opposent publiquement aux vues militaristes et autoritaires de Münkler à la lumière de la crise grandissante du capitalisme mondial et des tensions sociales et internationales qu’elle entraine. Les « élites de la décision » (le gouvernement fédéral), conseillées par les « élites de l’interprétation » (Münkler), réagissent à cette crise par un retour à la politique de grande puissance, au militarisme et à l’attaque des droits démocratiques et sociaux. Cela provoque la résistance, qu’ils cherchent à intimider et à réprimer.

(Article original publié le 23 mai 2015)


https://www.wsws.org/fr/articles/2015/mai2015/mwde-m25.shtml

4454
Soldier opens fire on comrades at Tunisian military base, multiple casualties



A Tunisian soldier has opened fire on his colleagues at a military base in Tunis, killing seven soldiers and injuring 10 more before killing himself, authorities said, adding that outside involvement is not suspected. An army colonel is among the victims.

The incident happened at the Bouchoucha barracks in the Tunisian capital, officials say, adding that the shooter had been suffering from "family problems.”

Two military helicopters were hovering overhead as officers were searching a nearby mosque and cars between the base and Bardo National Museum where March shootings took place. A nearby school in the capital was evacuated.


....

http://rt.com/news/261749-tunisia-mosque-military-gunfire/

4455
Belgique : un homme politique agressé au couteau : '' tu as insulté l’islam, sale Belge, tu vas crever ! ''



Ce mercredi matin, Eric Renson, l’Orétois, premier sur la liste Valeurs Libérales Citoyennes à la Région, a été victime d’une grave agression.
Quatre hommes lui ont sauté dessus, armés de couteau et l’ont blessé assez profondément.
En le frappant, les quatre hommes lui ont crié  :''' Tu as insulté l’Islam, sale Belge, tu vas crever ''. Source : lameuse.be