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Messages - mike

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« Y a plus de caméras, ferme ta gueule sinon je vais te saigner comme un cochon »




Plusieurs centaines de personnes ont bravé l’interdiction de manifester pour le climat le 29 novembre à Paris. Rapidement, des affrontements éclatent entre forces de l’ordre et quelques jeunes « en mode black block ». « De nombreux manifestants, clowns, jeunes, vieux, hommes, femmes, leur crient d’arrêter en allant jusqu’à s’interposer entre eux et les flics, mais ils se font gazer au spray à poivre, matraquer et embarquer », témoigne Sarah*, qui avait choisi de manifester pacifiquement. Elle fait partie des 317 personnes placées en garde à vue ce jour là. Récit.


Je suis arrivée place de la République vers 14h30 au moment où les premiers tirs de gaz lacrymogènes ont commencé à être tirés par les nombreux CRS et gardes mobiles présents sur la place. Après quelques minutes de déambulations sur la place, je me rends compte qu’ils sont déterminés à bloquer les manifestants sur la place. De nombreuses personnes étaient présentes, de passage, traînaient dans le coin comme un dimanche normal place de la République, d’autant que les stations de métro étaient ouvertes. Un seul cortège (NPA, Alternative libertaire…) faisait le tour du terre-plein.

Je me rapproche des lieux d’où sont tirés les lacrymos et quelques jeunes en mode « black block » commencent à jeter des projectiles sur les CRS. Je confirme donc, les CRS n’ont pas « répliqué », ils ont « commencé » ! Chaque jet de nouvelles lacrymo et bombes assourdissantes achève de déchaîner quelques personnes qui portent masques ou cagoules.

De nombreux manifestants, clowns, jeunes, vieux, hommes, femmes, leur crient d’arrêter en allant jusqu’à s’interposer entre eux et les flics, mais ils se font gazer au spray à poivre, matraquer et embarquer. De nombreuses personnes, journalistes compris, sont touchés par les munitions des policiers qui commencent à se détacher en petits groupes pour aller rafler quelques manifestants au milieu du chaos. Les fronts se multiplient et petit à petit, les jets de projectiles cessent. Un vieux monsieur se retrouve couché par terre, une jeune fille est touchée par la police et crie « j’ai mal ! Pourquoi vous faites ça ?! On vous a rien fait ! ». Plus les gens sont agressés par les tortues-ninjas, plus raisonne le slogan : « État d’urgence, État policier, on nous enlèvera pas le droit de manifester ! ». Le vaste cortège principal se dissout doucement et plusieurs centaines de personnes se massent au centre de la place.

« Mais vous ne respectez rien, même pas les morts ?! »

Un cercle de manifestants est formé pour protéger la statue de la République et les objets déposés pour les morts du 13 novembre pour éviter qu’ils ne soient utilisés comme projectiles. Le cercle se défait sous l’avancée des gardes mobiles. Les lignes de CRS et gardes mobiles commencent à se resserrer et à enfermer les manifestants sur le terre-plein central. Les CRS avancent se frayant un chemin à coup de matraque, broient les bougies, photos, fleurs disposés pour les morts du 13 novembre. Les manifestants leur crient : « Mais vous ne respectez rien, même pas les morts ?! ». Rapidement, les personnes masquées brûlent leurs vêtements et disparaissent. Ce ne sont pas eux qui seront arrêtés.

De nombreux manifestants lèvent les bras ou s’assoient en signe de non-violence, d’autres sèment des fleurs aux pieds des CRS, les clowns tombent par-terre les uns sur les autres en mimant des exécutions, d’autres dansent devant les robocops en surnombre. L’ambiance est très joviale entre les manifestants qui savent déjà qu’il leur sera difficile de sortir de là malgré les négociations avec les gendarmes et CRS. Personne ne sort. On est enfermés et livrés à la violence arbitraire des CRS qui ont l’air aussi déchaînés que terrifiés… par nous !

Il y a des manifestants de part et d’autre de la ligne de CRS et des dizaines de camions de police avancent sur la place, on commence le jeu du « C’est à babord qu’on gueule, qu’on gueule... », on se répond pendant plusieurs minutes, puis c’est au son de « c’est tous ensemble qu’on gueule, qu’on gueule, c’est tous ensemble qu’on gueule le plus fort ! ». Rapidement, nos copains de l’autre côté, devant la rue du faubourg du Temple se font charger violemment et plusieurs sont arrêtés. Nous, on crie « tapez pas nos copains ! » en boucle.

On est encore en train de chanter lorsqu’on entend des gens crier dans notre dos, les gardes mobiles procèdent à des interpellations d’une violence inouïe en traînant les gens par terre, les tirant par les cheveux, sans distinction de sexe ou d’âge, ils attrapent les premiers qui passent, les plus faciles. Pour se protéger, on s’attache les uns aux autres en se tenant les bras, ils chargent par petits groupes et refusent de nous laisser sortir de la place.

« J’ai rarement vu autant de haine dans le regard »

Je me retrouve en première ligne avec deux copains, les gendarmes nous chargent, on recule, ils essayent de nous détacher les uns des autres, on crie, on se débat, on se resserre, mais rien n’y fait. Ils me soulèvent par les jambes, attrapent mon copain de droite par les cheveux, on se lâche et on se fait prendre. Ils me portent jusqu’au
 panier à salade et dès qu’ils s’éloignent des caméras et photographes, celui qui me tient les jambes me dit « y a plus de caméras, ferme ta gueule parce que sinon moi je vais te saigner comme un cochon ». J’ai rarement vu autant de haine dans le regard d’un étranger.

Pendant les quelques secondes que durent ma traversée entre de brutales mains, je me dis que je vais me faire péter la gueule à l’abri des regards. Je pense que ma couleur et mon keffieh ne sont pas étrangers à cette charmante menace… Arrivés devant le camion, une policière en civile veut fouiller mon sac avant de me faire monter et me rappelle qu’elle n’est pas « ma copine », je lui réponds que « justement moi non plus » et finis par le lui donner.




Dans le bus, je reconnais des têtes familières, personne ne sait ce qu’il va se passer. On discute, fait connaissance, se met aux fenêtres et les copains restés dehors nous font des signes de soutien. Je fais semblant de boire à la paille tendue de l’autre côté de la vitre. On reste encore sur la place un moment et au moment de démarrer, c’est
 tout le bus qui tambourine aux fenêtres pendant presque tout le trajet. Le bruit attire les passants qui nous font des signes bienveillants ou ne comprennent pas ce qui se passe.

On arrive devant le commissariat du 18ème et on attend… longtemps… on ne sait pas ce qu’ils vont faire de nous. Nous sommes trop nombreux, ça va plus emmerder les flics que nous de devoir faire autant de paperasse ! La rue Clignancourt est fermée pour l’occasion, les flics menacent les gens qui nous filment dans le tabac d’en face. Dedans, on chante, on tape, on fait des blagues… bref, on s’amuse et on se fait de nouveaux potes. Un copain nous explique à tous nos droits et nous donne les noms d’avocats à donner aux flics. Deux heures plus tard, on nous descend par petit groupe de 3 à 5. Le flic me tient par mon sweat, je lui dit que je peux marcher sans ça et il me répond : « C’est mieux qu’une clé de bras ». S’ensuit un débat sur la définition du terme « menace ».

Avec ma « colloc » de cellule, on se partage un drap

On sait que s’ils ne nous signifient pas notre garde à vue dans les deux heures qui suivent, ils doivent nous relâcher. Tout se fait à la chaîne, ils nous enlèvent nos chaussures, bijoux, mon sweat (parce qu’il y a des cordons). On nous notifie nos garde à vue, les OPJ nous donnent des informations contradictoires à chacun. On me met en cellule avec les autres filles. « Son » OPJ a dit à l’une d’elle qu’elle sortirait au bout d’une heure donc elle n’a pas donné de numéro pour ses proches, certaines croyaient qu’elle étaient obligées de signer, personne ne sait quand on va être relâchés. Je passe devant deux autres cellules où il y a des garçons, on fait « coucou » et se lance des bisous.

La manifestation se poursuit dans les cellules, tout le monde chante, rigole, on fait des percussions avec les bancs, on joue, certaines dorment, d’autres sont assises entre les barreaux. Lorsqu’ils refusent de nous emmener aux toilettes, on remanifeste «  Pipi ! Pipi ! ». Ça nous amuse et certains flics aussi. On est vraisemblablement d’accord sur le fait qu’on n’est pas « des vrais méchants » et qu’on a tous autre chose à faire.

Ils viennent nous chercher individuellement pour nous transférer dans d’autres commissariats parce qu’on est trop nombreux. Je pars avec un mec qui était dans mon bus et qui demande son insuline depuis plus de 4h maintenant. Il est environ 1h du matin, difficile de savoir sans montre ni portable. On est transférés au commissariat du 2ème arrondissement, nous seront 10 dans ce cas. Nous sommes deux dans ma
 cellule, on comprend qu’on ne sera pas auditionnés avant le lendemain.

Dans la cellule, les précédents occupants avaient écrit « 93 » avec du vomi sur le mur. On discute de temps en temps avec les copains. Les policiers de garde sont plutôt sympathiques, l’un d’eux me ramène des ciseaux pour couper le cordon de mon sweat parce que j’ai froid. Avec ma « colloc » on se partage un drap, elle dort, moi non, j’ai froid, soif et mal partout… sans doute les restes de ma délicate interpellation.

Ils viennent nous chercher un par un à partir de 9h environ pour nous auditionner. On peut enfin voir un avocat et un médecin pour ceux qui l’ont demandé. Le copain diabétique a enfin accès à son insuline (20h après son interpellation !). L’avocat me dit que les vices de procédures sont nombreux puisque je le vois 20h après le début de ma garde à vue. Idem pour le médecin, affligé d’être là et qui se demande ce qu’il fout là en songeant à changer de métier.

Un policier : « On est d’accord avec vous, on est de votre côté »

Comme tout le monde, je suis accusée de « maintien d’un attroupement malgré les sommations de se disperser » ou un truc dans le genre. Pas de mention de manifestation interdite, violence, outrage ou rébellion. Donc comme tout le monde, honnêtement, je dis qu’on n’a entendu aucune sommation et qu’on nous interdisait de nous disperser de toutes façons. Je refuse de donner mes empreintes et de me faire prendre en photo donc je suis auditionnée en plus pour ça. Plusieurs de policiers sont assez gentils avec nous, viennent nous parler, s’assurent qu’on n’a ni faim ni froid. L’un d’eux me dit même : « on est d’accord avec vous, nous on est de votre côté », même s’il ajoute « après sur la méthode, peut-être pas ». Je ne sais toujours pas sur quoi on était d’accord exactement….

On nous ramène en cellule et au bout d’encore plusieurs heures, on est relâchées avant les huit garçons. Les flics qui nous font sortir s’emploient à être aussi désagréables que possible, pour eux nous sommes de petits inconscients qui « ne vivent pas sur la même planète ». On leur répond que justement si, et que c’est pour ça qu’on était là dimanche. L’ambiance craint. On leur dit qu’ils foutent en l’air le capital sympathie de leurs collègues et on s’en va !

Bref, on est loin d’avoir perdu la guerre psychologique, on a eu le temps de se faire plein de nouveaux potes, on a appris plein de nouvelles choses, on a aiguisé nos arguments sur différents publics. Au jeu de la répression, François et Manuel ont puni les flics plus que nous.

Un bisou à tous-tes les camarades qui nous faisaient des signes dans la rue, à tous-tes celles et ceux qui étaient avec moi dans les cellules, à tous ceux dont les GAV ont été renouvelées, à tous-tes les copains et copines d’ailleurs qui sont venus se joindre à nous et qu’on a foutu en rétention. Et aux autres aussi.

On lâche rien !

Sarah B.*, le 30 novembre, à sa sortie de garde à vue

Photo : © Myriam Thiebaut

* Le prénom a été modifié.

http://www.bastamag.net/Manifestation-du-29-novembre-a-Republique-enfermes-et-livres-a-la-violence

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Daesh : le petit frère d'Abaaoud "en route pour venir se venger"

La France de nouveau menacée par les djihadistes de l'Etat islamique. Dans un message posté sur Facebook, un des membres de Daesh explique que le petit frère d'Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire présumé des attentats de Paris tué par le Raid il y a deux semaines à Saint-Denis, serait en route pour venger sa mort.



Le commanditaire présumé des attentats de Paris et Saint-Denis, Abdelhamid Abaaoud, a été tué le 18 novembre dernier dans l'assaut donné par la police contre un appartement de Saint-Denis. Son corps, "criblé d'impacts", a été "formellement identifié", "après comparaison" des empreintes digitales selon le procureur François Molins. Le djihadiste projetait des attaques à la Défense avant d'être mis hors d'état de nuire par les autorités. Aujourd'hui, les forces de l'ordre pourraient bien être confrontées à une autre menace, celle du petit frère du djihadiste, Younès, qui compte le venger.

"Nous sommes en route vers vous"

C'est un djihadiste belge qui, depuis la Syrie, a publié sur Facebook un message inquiétant. "Abu Omar al-Soussi (le nom de guerre d’Abdelhamid Abaaoud) est mort en martyr, mais son frère est toujours en vie. Nous sommes en route vers vous, adorateurs de la croix", peut-on lire au-dessus de la photo du jeune Younès.

Le parcours du petit frère

Younès n'avait que 13 ans quand son grand frère, Abdelhamid Abaaoud, l'a forcé à quitter la ville de Molenbeek (Belgique) pour rejoindre en 2014 les rangs de Daesh en Syrie. Il prétexte à l'époque un voyage au Maroc pour aller voir son grand-père et jurant en avoir fini avec la religion, pour emmener son petit frère en Turquie via l'Allemagne, avant de passer la frontière syrienne. La presse belge lui donne le surnom du "plus jeune djihadiste du monde". En janvier dernier, son père, Omar Abaaoud avait accordé une interview au journal Het Laatste Nieuws. Il avait expliqué qu'il ne "pardonnerait jamais" à Abdelhamid d'avoir "embrigadé" Younès. "Abdelhamid a jeté la honte sur notre famille. Nos vies sont détruites. Pourquoi, au nom de Dieu, voudrait-il tuer des Belges innocents ? Notre famille doit tout à ce pays", avait affirmé l'homme, meurtri.

La trajectoire d'Abdelhamid Abaaoud

Débarqué en Syrie il y a près de deux ans, Abdelhamid Abaaoud aurait peu à peu gravi les échelons dans la hiérarchie de Daesh, au point d’en devenir un rouage essentiel, chargé du recrutement, de l’entraînement et de la planification d’attentats en Europe – et plus particulièrement en France – au moyen de jeunes combattants qu’il aurait préalablement eu sous ses ordres. Dans la région syrienne de Raqqa, l’homme affiche une réputation de tueur sanguinaire, et se met en spectacle sur une vidéo de propagande où on l’aperçoit tirer des corps attachés au 4x4 qu’il conduit.

En janvier 2015, alors que Paris est la cible des attaques sanglantes menées par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly, il coordonne la cellule jihadiste belge de Verviers, démantelée in extremis par les services de sécurité belges. Malgré ce revers, Abaaoud – rebaptisé de son nom de guerre Abou Omar Soussi – qui a fait venir en Syrie son jeune frère Younès alors tout juste âgé de 15 ans, planifie d’autres actions sanglantes. Et son nom et son implication vont peu à peu se mêler avec le parcours de jihadistes français.

Des salles de concerts visées

Si son rôle supposé en Syrie ne fait pas mystère pour les services spécialisés, des témoignages vont asseoir sa réputation. A la mi-août, un jeune français prénommé Réda H. est interpellé en région parisienne à son retour de Syrie, sur la base d’une information fournie par un jihadiste espagnol.

Lors de sa garde à vue, le suspect va relater son parcours : un bref passage d’une dizaine de jours dans la région de Raqqa où il suit un entraînement militaire intensif visant à acquérir une technique de combat nécessaire à la réalisation d’attentats en Europe. Blessé lors d’un exercice, il se voit confier la mission de cibler des salles de concerts en France.

Des liens avec Sid Ahmed Ghlam et Ayoub El-Khazzani

Mais il sera interpellé peu après son retour en France à la suite d’un périple ou il passe par la Turquie, la Pologne, la République Tchèque et les Pays-Bas.  Pourtant, selon plusieurs sources, ce funeste projet lui aurait été confié par un homme : Abdelhamid Abaaoud. Ce même homme qui a connu il y a plusieurs années l’un des membres du commando du Bataclan. Abdelhamid Abaaoud, qui au cours des dix-huit derniers mois, aurait été en contact  Sid Ahmed Ghlam et Ayoub El-Khazzani, le tireur du Thalys.

Comment a-t-il été repéré ?

C'est grâce au témoignage d'un individu, faisant état de la présence d'Abdelhamid Abaaoud sur le sol français, que les enquêteurs se sont lancés sur les traces du terroriste. Hasna Ait Boulahcen a été mise sur écoutes en début de semaine en raison de ses liens avec le suspect. L'immeuble de Saint-Denis, dans lequel était Hasna Ait Boulhacen, a ensuite été placé sous surveillance par les autorités. Mercredi 18 novembre, vers 4h30, le RAID est passé à l'action en donnant l'assaut contre cet appartement. Hasna Ait Boulahcen se fait exploser. Le commanditaire des attentats de Paris est tombé sous les balles des forces de l'ordre. Pendant cet assaut qui a duré plus de 7h30, pas moins de 5.000 balles ont été tirées.

https://fr.news.yahoo.com/daesh-petit-frere-abaaoud-en-route-pour-venir-se-venger-142656944.html

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autres / Trois mosquées fermées depuis la semaine dernière
« le: 02 décembre 2015 à 17:25:51 »
Trois mosquées fermées depuis la semaine dernière

Trois mosquées ont été fermées depuis la semaine dernière dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de novembre, dont celle de Lagny-sur-Marne visée mercredi matin par une vaste opération de police, a annoncé le ministre de l'Intérieur.



Bernard Cazeneuve a fait le point ce matin sur l'état d'urgence institué en France depuis les attentats djihadistes du 13 novembre qui ont fait 130 morts. Il est notamment revenu sur l’opération de police à Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne.

Une arme, des documents sur le djihad et un disque dur

Des perquisitions ont "conduit à la notification de 22 interdictions de sortie du territoire", "à neuf mesures d'assignation à résidence d'individus radicalisés", ainsi qu'à la saisie d'un revolver 9 mm "chez un individu qui a été aussitôt placé en garde à vue" a expliqué le ministre de l’Intérieur. "Des opérations sont menées contre les prêcheurs de haine, imams autoproclamés", a affirmé Bernard Cazeneuve lors de sa déclaration place Beauvau.


C'est, selon lui, chez les "dirigeants" de la mosquée de Lagny qu'a été saisie une arme, à savoir un revolver, ainsi que des documents sur le djihad et "un disque dur dissimulé". Une école coranique non déclarée a aussi été découverte. "Cette opération conduira également à la dissolution définitive en Conseil des ministres et dans les meilleurs délais des trois associations pseudo cultuelles concernées", a assuré Bernard Cazeneuve.

Des mesures "jamais prises par aucun gouvernement"


Deux autres mosquées concernées, fermées la semaine dernière, se trouvent à Lyon et à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). "De telles mesures de fermeture de mosquées pour motif de radicalisation (...) n'avaient jamais été prises auparavant par aucun gouvernement", a ajouté le ministre.

Bernard Cazeneuve a également fait le bilan de l'état d'urgence. Quelque 2.235 perquisitions ont eu lieu. Elles ont permis 263 interpellations qui ont conduit à 232 gardes à vue et à l'ouverture de 346 procédures judiciaires. Concernant le matériel saisi, 334 armes ont été retrouvées dont 145 armes longues et 34 armes de guerre. "En 15 jours nous avons donc saisi un tiers du volume des armes de guerre habituellement récupéré en une année", s'est félicité le ministre.

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video : https://fr.news.yahoo.com/video/le-difficile-combat-contre-largent-192200867.html

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Irak : nouvelles frappes françaises contre un site de Daech



Après les attentats sanglants du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, la lutte contre Daech se poursuit en Irak et en Syrie avec de nouvelles frappes françaises menées dans la nuit de lundi à mardi. Cette lutte contre le terrorisme pourrait s'accroître et même enregistrer un nouveau tournant ce mercredi puisque le Parlement britannique s'apprête également à voter des frappes en Syrie à la demande de son allié la France.

Nouvelles frappes de l'aviation française. Des chasseurs français ont détruit dans la nuit de lundi à mardi un site de stockage et de fabrication de matières explosives de Daech en Irak, à la frontière avec la Syrie, rapporte BFMTV. Les Mirage 2000 de l'armée française ont décollé lundi soir de Jordanie pour frapper «un site de stockage de matières explosives et de fabrication à grande échelle d'engins explosifs improvisés et de voitures piégées (du groupe Etat islamique ndlr)», a indiqué mardi l'état-major des Armées.

L'opération a visé un site situé dans la région d'Al Qa'im, à la frontière syrienne. L'usine, cible du raid, a été détruite, précise l'état-major des Armées. Selon BFMTV, une quinzaine d'appareils français ont participé à ce raid. L'aviation française effectue en moyenne «quatre ou cinq frappes par jour, en Syrie et en Irak», contre des cibles jihadistes, selon une source militaire française citée par la chaîne d'informations.

Le Parlement britannique s'apprête à voter des frappes en Syrie. Le feu vert à ces frappes devrait être donné, sauf surprise, ce mercredi par le Parlement britannique. Le Premier ministre conservateur David Cameron a décidé d'organiser ce vote une fois sûr de disposer d'une majorité suffisante en faveur d'une telle intervention. «Je développerai mes arguments et j'espère que le plus grand nombre possible de députés me soutiendront», a dit David Cameron mardi. Avec sa courte (...)

https://www.dailymotion.com/video/x2f514c_le-charles-de-gaulle-pret-a-intervenir-contre-daesh_news#tab_embed

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Urgent : le General Sékouba Konaté arrêté aux Etats Unis



L’ex chef de transition guinéenne, le General Sekouba Konaté a été arrêté en Virginie, aux Etats Unis alors qu’il tentait de quitter le pays.

Selon la BBC, le General Konaté arrêté pour fraude, il a plaidé coupable pour contrebande de dizaines de milliers de dollars et risque une peine allant jusqu’à 5 ans de prison.

M. Konaté est accusé d’avoir essayé de faire entrer plus de 64 000$ en espèces aux Etats-Unis depuis l’Ethiopie en 2013. Il avait déclaré aux douaniers qu’il détenait moins de 10 000$

http://guinee28.info/urgent-le-general-sekouba-konate-arrete-aux-etats-unis/

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Le géant pharmaceutique GSK va supprimer 170 postes en Belgique, principalement des cadres

video : http://www.rtl.be/videos/video/558853.aspx

L'un des plus gros employeurs en Wallonie, la société GSK établie sur les sites de Wavre et Rixensart dans le Brabant wallon va supprimer 170 postes.

Au terme d'un conseil d'entreprise extraordinaire organisé mercredi, le direction du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), leader mondial dans la production de vaccins, a annoncé aux représentants du personnel que l'acquisition de Novartis, réalisée en mars dernier, pourrait potentiellement mener à une réduction sur deux ans de 170 postes en Belgique sur les sites de Wavre et Rixensart dans le Brabant wallon, où sont employées environ 8.900 personnes. Ce sont des emplois de cadre, principalement dans la recherche et développement, qui sont touchés par la réorganisation des structures annoncée mercredi. La volonté de la direction est d'éviter les fonctions qui font double emploi.

http://www.rtl.be/info/belgique/economie/le-geant-pharmaceutique-gsk-va-supprimer-170-postes-en-belgique-principalement-des-cadres-775706.aspx

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La majorité bloque le contrôle par le Parlement des exportations d’armements militaires



La présidente N-VA de la commission de la Défense nationale bloque la proposition du Groupe PS visant à garantir le contrôle effectif par le Parlement du commerce des armes revendues par notre armée.

Si certaines compétences en matière de commerce et d’exportations d’armes ont été régionalisées, une partie non-négligeable reste du ressort de l’autorité fédérale. Il en va ainsi notamment de la vente d’ancien matériel de la Défense nationale.

En principe, l’armée applique des critères de sélection stricts lorsqu’elle vent du matériel militaire. Cependant, selon une enquête de « La Libre Belgique », la Défense nationale ne vérifierait pas suffisamment si les acheteurs potentiels sont connus des services de police ou de renseignement.

Le Groupe PS a donc déposé une proposition permettant au Parlement – qui contrôle déjà les achats militaires – d’également contrôler les ventes afin de s’assurer que des armes belges ne se retrouvent pas dans de mauvaises mains.

Pour la députée socialiste Julie Fernandez Fernandez, auteure de la proposition, « exporter du matériel militaire n’est pas un geste anodin. La destination finale et les intermédiaires doivent être connus de bout en bout, notamment en tenant compte des avis reçus de la part du service de renseignement civil et/ou militaire ».

La majorité ne l’entend visiblement pas de cette oreille puisque qu'elle met tout en œuvre pour empêcher la remise d'un avis sur la proposition du Groupe PS, la bloquant ainsi de fait. Dans le contexte actuel où la lutte contre le trafic d'armes est plus que jamais indispensable, cette position est incompréhensible.

http://www.ps-lachambre.be/2015/12/02/la-majorité-bloque-le-contrôle-par-le-parlement-des-exportations-d-armements-militaires

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Bancourt : deux habitants forcent le maire à enlever le crucifix de la mairie

Il en faisait une question de fierté : il n’enlèvera la croix apposée au mur de la mairie depuis 1926 que contraint et forcé.
Gérard Pouillaude, maire de l’agreste bourg de Bancourt, près de Bapaume, l’est depuis ce mardi et l’ordonnance du tribunal.
Deux habitants ont formé une requête. Ils avaient la loi sur la laïcité avec eux.



« Là, je sauve l’honneur ! » Gérard Pouillaude, 76 ans, est un maire à l’ancienne. Rustique et avec des valeurs bien à lui. « J’ai toujours été royaliste ! », dit celui qui a donné, naguère, son parrainage à Philippe de Villiers. L’ancien agriculteur représente un village de 90 habitants où son franc-parler doublé d’un regard narquois sur l’évolution du monde n’a jamais posé de problème : il est maire depuis 1982.

Alors lorsqu’il a reçu, début septembre, le courrier en recommandé signé de deux administrés, Emmanuel Ancelot et Dominique Sergent, il a laissé filer. Malgré l’ironie piquante de certains propos. « À Bancourt, ce n’est un secret pour personne que le maire est un catholique pratiquant. Ceci est tout à fait respectable […]. Ce qui est dommageable, c’est le fait que l’on peut se dire que le maire est bien plus du côté de Don Camillo que de celui de Peppone », écrivent les habitants, dont l’un a été conseiller municipal au côté de M. Pouillaude dans les années 90.

Ils souhaitent voir disparaître le crucifix accroché au mur de la mairie. Feignant d’ignorer la loi, le maire invoque l’histoire de la commune. « Il a toujours été là ! Depuis la reconstruction du village, en 1926, il y a eu sept maires et jamais personne ne s’est plaint. Pourquoi je l’enlèverais ? Moi, il ne me dérange pas. » L’édile n’a pas goûté la méthode (une lettre puis une convocation au tribunal administratif). Ses « opposants » affirment s’être ouverts du problème auprès de lui, mais qu’il « n’est pas facile de lui parler ». Ils se défendent de régler un compte personnel avec le maire, même si l’on sent bien que les relations sont fraîches. « On ne les voit jamais aux célébrations communales et M. Ancelot ne vote même pas ici ! », grince Gérard Pouillaude. Les deux habitants fondent justement leur requête sur « la stricte neutralité républicaine qui doit s’appliquer dans un bureau de vote », la salle de la mairie servant pour les élections.

« Ce qu’on demande, c’est une mesure d’apaisement, dit Emmanuel Ancelot. Le maire ne l’a pas pris de la bonne manière. » Pourquoi s’agiter aujourd’hui alors que le crucifix est installé de longue date et que les deux plaignants habitent le village depuis plus de dix ans ? « La question de la laïcité est d’une actualité brûlante » après les attentats à Paris, juge M. Ancelot. Le maire devrait faire enlever la croix vendredi, en présence de ses conseillers. « Je veux faire du tapage. Les gens pourront dire : il s’est défendu. »

http://www.lavoixdunord.fr/region/bancourt-deux-habitants-forcent-le-maire-a-enlever-le-ia29b0n3194513

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Briefing du ministère de la Défense sur la lutte contre le terrorisme international


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Perquisition chez des maraîchers à Lusignac : "Distribution de tracts contre Notre-Dame-des-Landes c'est un délit ?"



Une perquisition administrative a eu lieu ce mercredi matin sur l'exploitation d'un couple de maraîchers bio à Lusignac, dans le cadre de l'état d'urgence.
 
Elodie et Julien sont installés à Lusignac depuis trois ans en tant que maraîchers bio. Mercredi matin, aux alentours de 7h, alors que le couple et leur fille de deux ans dorment, dix gendarmes arrivent chez eux pour effectuer une perquisition administrative. 

Un ami qui dormait dans le salon est réveillé par les lampes torches des gendarmes dans le jardin. Ce dernier ouvre la porte aux forces de l'ordre et va réveiller le couple qui dort à l'étage. "Il y avait une dizaine de gendarmes dans la cuisine, ils ont fouillé toute la maison en nous montrant l'ordre de perquisition."



Sur le document (photo ci-dessus),  il est notifié que la perquisition a lieu dans le cadre de soupçons envers "des personnes, armes, ou objets susceptibles d'être liés à des activités à caractère terroriste". Les gendarmes fouillent toutes les pièces, inspectent les prospectus, les carnets à la recherche de la moindre information et copient tous les fichiers de l'ordinateur et des téléphones portables du couple. 


   
"Il y avait une dizaine de gendarmes dans la cuisine"
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/perquisition-chez-des-maraichers-lusignac-distribution-de-tracts-contre-notre-dame-des-landes-c-est-un-delit-1448572661#

Durant la perquisition, Elodie tente de savoir ce qu'ils cherchent exactement. Les gendarmes évoquent alors la COP21, et une possible manifestation, arguant que tout rassemblement est interdit depuis l'état d'urgence, puis en viennent à parler d'une manifestation à laquelle les deux maraîchers auraient participé il y a trois ans. "Distribution de tracts au péage de Mussidan contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes,  ça vous dit quelque chose ?" auraient demandé l'un des gendarmes au couple un peu sonné. "Distribuer des tracts contre l'aéroport de Notre Dame des Landes, c'est un délit ?" s'interroge la maraîchère encore ahurie par le possible motif de la perquisition.   

Les maraîchers ne nient pas avoir été militants durant une période, mais affirment ne plus manifester depuis trois ans. Au bout de trois heures de recherche, les gendarmes ne trouvent ni d'arme ni de tract sur un quelconque rassemblement. Le préfet de Dordogne, quant à lui, à l'origine de la perquisition, ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/perquisition-chez-des-maraichers-lusignac-distribution-de-tracts-contre-notre-dame-des-landes-c-est-un-delit-1448572661

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Mark Zuckerberg est le petit-fils de David Rockefeller, je croyais que tout le monde le savait.

Le saviez-vous? Facebook a commencé avec 500 millions de $ de la CIA



Avec toutes les conversations sur Facebook dernièrement et avec les divers blocages/bans/censures récents, je songeais à ajouter ma pierre à l’édifice et peut-être à laisser les gens en savoir plus à propos de ce jeune homme. Vous savez quand ce type est soudainement apparu sur la scène j’étais curieux sur la façon dont il avait lancé sa start-up. Le changement de nom est je suppose, délibéré, afin de dissimuler qui il est vraiment. Le saviez vous car apparemment personne ne semble avoir percuté ?

La chose importante à savoir sur Mark Zuckerberg, est que son grand père est le centenaire tristement célèbre, j’ai nommé David Rockefeller. Vous savez ce type de la Commission Trilatérale, du Groupe Bilderberg, celui qui possède la Chase Manhattan Bank, et qui est une grande personnalité influente du Council on Foreign Relations et a avoué dans son mémoire qu’il complotait contre les intérêts des Etats-Unis au bénéfice du monde entier pour créer un nouvel ordre mondial ? Ca vous dit quelque chose ? Eh bien ce type est l’ami de toutes les têtes de mort qui veulent nous exterminer. Et ensuite on a son fils David et dont le fils n’est autre que Mark Zuckerberg dont la valeur est estimée à 35,7 MILLIARDS de dollars. Alors ça vous écœure? Pourquoi il a changé de nom je n’en sais rien. Une recherche standard indique qu’il n’a pas révélé les noms de ses parents. Il semblerait que sa femme est Pricella Chan. Donc il a 31 ans, les poches remplies de tune et il est le fils de David Rockefeller. Je l’ai toujours su et je pensais que tout le monde le savait déjà. Donc excusez moi si j’ai postillonné dans la soupe.

DE REDDIT:

Mark Zuckerberg est Jacob Greenberg et est le petit-fils de David Rockefeller (/r/conspiracy)

publié il y a un an par make_mind_free2go

docn c’est de cette façon là que que l’on devient le roi du monde?

« TAP – Facebook a reçu 500 millions de dollars de fonds d’une banque possédée par la CIA, ce qui est relativement suspect.

« La montagne de sucre » veut dire Zuckerberg.

C’est leur nom top secret pour Facebook, aucun doute là dessus. Une montagne d’information qui peut générer des milliards. Bill Gates provient d’une famille adonnée à l’eugénisme multi-milliardaire; secret qui a bien été gardé durant les premiers jours de Microsoft. La même famille contrôle tout. http://projectavalon.net/forum4/showthread.php?45126-Mark-Zuckerberg-Is-Claimed-To-Be-Grandson-Of-David-Rockefeller

« Il a été révélé que Mark Zuckerberg est le petit-ils de David Rockefeller. Son véritable nom est Jacob Greenberg, aussi le petit-fils de Hank Greenberg. Il est de sang bleu. »

Quelques fichiers de la police montrent que Jacob Greenberg a été arrêté en possession de cannabis quand il était encore un jeune homme.

Il a plus tard été révélé qu’effectivement il pourrait bien être la personnalité mondialement reconnue du nom de Mark Zuckerberg.

Aussi, sachez que les Rothschild possèdent 8% des parts de Facebook. L’agenda occulte du réseau social Facebook est de contribuer à l’établissement d’un état policier et d’un gouvernement mondial. Selon le blog TAP, Facebook a reçu 500 millions de dollars d’une banque de la CIA. On peut se demander même si d’autres géants du web recèlent de tels secrets eux aussi. Le nom Zuckerberg veut dire « montagne de sucre » en Allemand. http://gold-silver.us/forum/showthread.php?67702-Zuckerberg-is-David-Rockefeller-s-Grandson!-Clinton-greatgrandson-of-JD-Rockefeller

Source: Before It’s News, le 29 novembre 2015
http://www.nouvelordremondial.cc/2015/11/30/mark-zuckerberg-est-le-petit-fils-de-david-rockefeller-je-croyais-que-tout-le-monde-le-savait-le-saviez-vous-facebook-a-commence-avec-500-millions-de-de-la-cia/

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La cohorte des morts  , les fantômes du donbaas hanterons l'ukraine



Un 1er décembre, nous roulons à vive allure vers le front de Donetsk. Nous sommes partis pour un long périple sur l’arrière immédiat de la ligne de front de Spartak en longeant l’aéroport en direction du Sud. Dans cette zone dévastée vivent encore des centaines de familles. Réduit à se terrer dans des caves, sans électricité, eau ou gaz, ils font face aux Ukrainiens par leur simple courage et leur volonté de ne rien lâcher. Si beaucoup sont partis, il y a ceux qui s’y sont toujours refusés. Ils sont là, des familles, avec des enfants, ils continuent obstinément de vivre dans l’enfer de la zone du front. Aucun soldat ne réside au milieu d’eux, ils sont plus loin dans les tranchées, à quelques centaines de mètres, parfois à deux ou trois kilomètres au plus. Ils sont pourtant toujours pris pour cible par l’Armée ukrainienne et ils continuent de mourir… et de résister.

Le pont de l’aéroport qui est traversé est encore orné en contrebas d’un monument d’accueil pour les automobilistes qui empruntaient autrefois cette route. DONETSK, c’est ce que l’on peut lire sur la structure qui est criblée d’éclats d’obus et de balles. Il ne faut pas longtemps pour atteindre les premières maisons. Au premier abord, tout paraît calme et surtout figé. Nous sommes désormais en hiver, il arrive à grand pas. Le silence est trompeur, nous serons vite accueillis par des tirs, les Ukrainiens nous accueillent pour ainsi dire, le chauffeur accélère, nous passerons rapidement en voyant défiler les débris de toute sorte, notre conducteur doit d’ailleurs faire souvent des embardées pour éviter les restes d’une rocket de Grad, des obus, une rambarde métallique pulvérisée, parfois un bloc de pierre ayant voltigé ici, on ne sait comment.



Tous les arbres autour sont hachés, les bâtiments sont éventrés, les petites maisons affichent un contraste : les unes par le hasard du destin n’ont pas été touchées par la mitraille, d’autres sont éventrées et affaissées, partout la désolation règne. Nous continuons à pied, jusqu’en vue de l’aéroport, les ruelles ne sont pas si désertes, des gens sortent des ruines. Ils nous invitent souvent à entrer, à voir comment ils vivent. C’est le cas de Svetlana et Volodia, la maison a été construite par les parents du second dans les années 50. C’était une solide maison, mais la plus grande part a brûlé, ils vivent dans une cave glaciale, un lit est aménagé au-dessus. Ils ont une fille, elle va encore à l’école, elle a 13 ou 14 ans. Les conditions de vie sont terribles, ils reçoivent tout de même tous les mois de l’aide humanitaire des convois russes et une fois tous les trois mois de l’aide humanitaire de la Croix Rouge. Svetlana nous montrera le fameux pain à deux roubles les 500 grammes (0,028 euros) fournit par les autorités. Malgré les trous d’obus et les destructions, ces gens dignes ont encore la force de nous accueillir avec le sourire. Je remettrais pour l’enfant quatre tablettes de chocolat au nom de Xavier Moreau qui avait laissé quelques victuailles dans nos locaux.



Dans le cas de Tatiana, sa maison a reçu un coup au but et avait été construit en 1969 par ses beaux-parents. Un dérisoire tapis tente de boucher l’énorme trou béant au milieu de la façade. Sa présence ici est incongrue, elle vient nourrir… un chien abandonné : « Je ne peux pas le laisser, je l’ai trouvé dans les parages tout seul et je ne puis me décider à le laisser, c’est au-dessus de mes forces. Je vis avec ma fille de 13 ans, Anastasia, mon mari a été tué lors d’un bombardement, j’ai perdu mon travail, comme beaucoup ici nous étions employés par l’aéroport qui se trouve derrière mon jardin ». Elle finit par fondre en larmes en demandant pourquoi tout cela, pourquoi cette tuerie, pourquoi cette haine, tous les habitants du coin sont formels, il n’y a pas de troupes républicaines, les bombardements visent les civils, pour les tuer et répandre la terreur ukrainienne. Nous repartons pour nous rendre en face du terminal 1 de l’aéroport. Le quartier change d’aspect, moins populaire, les maisons sont plus cossues, les destructions sont également importantes.

Malgré les ruines, la seule différence est qu’ici, gaz, eau et électricité sont toujours disponibles, une différence de taille. Quatre maisons sont détruites à la filée dans une ruelle, c’est le fait d’un bombardement ukrainien du quartier survenu samedi dernier. Un obus ayant fracassé une conduite de gaz, le feu a pris à l’une des villas… puis à une autre. Une grand-mère nous explique qu’elle n’a plus personne, sauf sa sœur vivant en Ukraine. Ayant décidé de se réfugier chez elle, elle raconte les humiliations subies, le voisinage les traitants de « séparatistes », elles, deux pauvres femmes approchant les 80 ans. « Je suis revenue, c’est chez moi ici, je ne partirai plus, je ne m’intéresse pas à la politique, la seule chose que je sais : La Paix, nous avons besoin de la paix, qu’ils nous laissent tranquille ceux d’en face, est-ce que nous allons détruire leurs maisons et tuer leurs enfants dans l’Ouest ? ».



Plus loin c’est encore une femme, elle nous hèle de loin, demande ce que nous faisons ici puis nous entraîne dans sa maison en partie détruite : « regardez les cadeaux qu’ils nous envoient sur le nez ! » dit la femme avec ironie en nous présentant un curieux tube métallique que mon guide identifie comme étant une partie d’un système Ouragan, à savoir une fusée propulsant une grappe d’explosifs ou grenades pulvérisant au sol tout ce qui bouge. Dans son bric à brac, elle nous sortira encore un imposant et tout frais éclat d’un obus de 122 mm : « et vous appelez ça une trêve ? ». La femme raconte ensuite que sa maison est en ruine, que celles de ses enfants ont aussi été détruites et qu’elle doit seule penser aux réparations. « Ils ont même bombardé l’église qui est juste derrière, elle a reçu plusieurs coups au but, et sans doute vous avez vu l’école qui est fermée elle aussi, elle a bombardée, de toute façon, ils nous tirent dessus toutes les nuits, ils volent de tout au-dessus de nos têtes ».



L’écœurement est grand à notre retour, rien n’a changé, ces gens vivent dans des conditions déplorables et sont pris pour cible par l’Armée ukrainienne. Je pose partout la même question « avez vu l’Armée russe ? ». Avec partout la même réponse provoquant sourires, éclats de rire ou plaisanteries « Non nous ne l’avons pas vu ». Au sol, les milliers d’éclats, de rockets de Grad, de propulseurs de missiles Smertch, d’Ouragan et autres résidus de projectiles ukrainiens prouvent toutefois bien, et tous les habitants sont unanimes, que l’Armée ukrainienne, elle, est bien là et qu’elle tire toujours sur des civils désarmés dès que l’occasion se présente. Quatre pays de l’OTAN ont fondé un camp d’entraînement pour cette armée à Lvov, serait-ce pour s’entraîner à mieux tuer ces gens ? Plus vite ? Ou simplement pour attiser encore un peu plus cette guerre ethnique ? La cohorte des morts du Donbass n’en finira plus d’hanter les mémoires ukrainiennes et je ne voudrais pas être la place des diplomates français qui auront à rendre des comptes du soutien éhonté apporté à cette Ukraine du sang contre toutes les valeurs qui sont celles de la République.



Laurent Brayard pour DONI Press


https://dnipress.com/fr/posts/la-cohorte-des-morts-les-fantomes-du-donbass-hanteront-lukraine/

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Les Anonymous video , info press , action / anonymous2015
« le: 02 décembre 2015 à 15:34:14 »
anonymous2015


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Video divers / Keny Arkana - V pour Vérités (Clip Officiel)
« le: 02 décembre 2015 à 15:32:06 »
Keny Arkana - V pour Vérités (Clip Officiel)


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Video divers / Extrait musical - Gardien de la paix
« le: 02 décembre 2015 à 15:27:45 »
Extrait musical - Gardien de la paix