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Messages - mike

751
Après The Pirate Bay, au tour de T411.me d’être bloqué en France ?

On ne l’arrête plus. Après avoir demandé et obtenu de la justice le blocage de The Pirate Bay et de ses sites miroir par les FAI, la SCPP aurait également demandé celui du site t411.me selon les informations de NextInpact.



En fin de semaine dernière, la SCPP se « réjouissait de la décision de justice rendue ce jour par le TGI de Paris enjoignant aux fournisseurs d’accès de mettre en œuvre toute mesure propre à empêcher l’accès à partir du territoire français du site de partage de fichiers musicaux The Pirate Bay ainsi que de ses sites de redirection et sites miroirs. »

Il faut croire que la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), représentant les majors de la musique, a bien l’intention de se réjouir encore puisque les principaux FAI français (Orange, Bouygues, Free et SFR) ont été à nouveau assignés devant le TGI de Paris à des fins de blocage. Dans le viseur cette fois-ci, t411.me, le site de P2P.



Comme le précise Nextinpact si l’assignation remonte à mai 2014, seul le site change puisque la procédure reste la même et s’appuie sur l’article 336-2 du code la Propriété intellectuelle, la loi Hadopi qui prévoit d’octroyer aux ayants droits la possibilité de requérir du juge qu’il prenne « toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, à l’encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier ».

La décision du TGI n’est pas attendue avant 2015. Who’s next ?

http://www.journaldugeek.com/2014/12/08/t411-blocage-scpp-france/

752
Pour contourner le blocage des sites web, il suffit de changer de résolveur DNS !

Technologie : Quand la justice ordonne le blocage d’un site web comme The Pirate Bay, celui-ci est effectué au niveau du système DNS, car c’est le plus simple. Et du coup ce blocage est aussi très simple à contourner :-)

ZDNet vous en a parlé hier, la justice de notre pays vient d’ordonner aux principaux FAI français de bloquer le site The Pirate Bay. Et le site de partage de torrents T411, auquel j'avais naguère consacré un billet, est aussi dans le collimateur des ayants droit.


Cette décision a été rendue suite à la plainte déposée par une société d’ayants droit, la SCPP - Société Civile des Producteurs de Phonogrammes - dont le président, Pascal Nègre, s’est évidemment réjoui dans un communiqué.

Voici le texte intégral de ce jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris :

Documents en ligne:

https://www.scribd.com/doc/249346459/Jugement-du-TGI-de-Paris-SCPP-contre-The-Pirate-Bay

Pour autant, je suis enclin à penser que le triomphe de Pascal Nègre et de la SCPP sera de bien courte durée...

En effet, la solution technique la plus simple pour bloquer l’accès à un serveur situé sur Internet est de « faire mentir le système DNS », et notamment les serveurs de résolution DNS des fournisseurs d’accès Internet, mis à disposition de leurs abonnés. Et c’est exactement ce qui a été émis en place par les FAI français pour bloquer The Pirate Bay.

Mais des résolveurs DNS ouverts, on en trouve pléthore sur Internet... et il suffit d’un paramétrage très simple de votre ordinateur, tablette ou smartphone pour faire appel à un résolveur DNS, à l'étranger ou même en France, qui ne perturbera nullement l’accès à The Pirate Bay :

Si vous êtes équipés d’un Mac sous Mac OS X ou d’un système Unix, le fichier à modifier est /etc/resolv.conf. Sous Mac OS X vous pouvez aussi effectuer ce paramétrage via Préférences Système / Réseau :



Si vous êtes sous Windows, vous devez aller modifier les paramètres de votre connexion TCP/IP pour changer les résolveurs DNS primaire et secondaire. Le moyen diffère selon votre version de Windows, mais je suis sûr que vous allez trouver. Pour Windows XP qui équipe encore un de mes vieux PC, c’est dans Panneau de configuration / Configuration Réseau / Réseaux TCP/IP et cela ressemble à ceci :



Ensuite vous pouvez paramétrer l’un des résolveurs DNS suivants :

Celui de Google :


# Google Public DNS IPv4
nameserver 8.8.8.8
nameserver 8.8.4.4

Il est disponible aussi en IPv6 :


# Google Public DNS IPv6
nameserver 2001:4860:4860::8888
nameserver 2001:4860:4860::8844

Celui d’OpenDNS, qui propose un résolveur présenté comme "professionnel et sécurisé" :


# OpenDNS
nameserver 208.67.222.222
nameserver 208.67.220.220

Vous pouvez aussi utiliser les résolveurs DNS de l’association French Data Network, fédération de FAI associatifs qui, bizarrement, n’a pas été citée dans la décision de justice amenant au blocage de The Pirate Bay. En effet, cette décision ne concerne explicitement que Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR, et pas Numericable et les autres FAI, notamment régionaux ou associatifs. Du coup les responsables de FDN ont communiqué sur Twitter au sujet de leur résolveur ouvert :




# FDN DNS IPv4
nameserver 80.67.169.12


# FDN DNS IPv6
nameserver 2001:910:800::12

Vous pouvez aussi, mais c’est un peu plus compliqué, disposer localement sur votre ordinateur de votre propre résolveur DNS, par exemple en installant le logiciel unbound.

Bref, on le voit, tenter de bloquer des sites en agissant au niveau du système DNS est totalement inefficace. Et c’est risqué, car toucher au système DNS peut perturber le fonctionnement d’Internet au-delà de ce qui était souhaité… comme on l’a vu en Allemagne en 2009 ou pour le quotidien Le Monde en 2011.


Espérons que les autorités judiciaires comprendront enfin que la technique du blocage DNS est aussi risquée qu’inefficace !



http://www.zdnet.fr/actualites/pour-contourner-le-blocage-des-sites-web-il-suffit-de-changer-de-resolveur-dns-39810881.htm

753
partie islam - extremiste / Le passé compromettant de Mohamed Abdeslam
« le: 29 novembre 2015 à 12:14:50 »
Le passé compromettant de Mohamed Abdeslam

En 2005, le frère de Salah Abdeslam, était impliqué dans l’affaire des « ambulanciers charognards ».




Mohamed Abdeslam, le frère de Salah et Brahim Abdeslam, tous deux impliqués dans les attentats terroristes de Paris, traîne un passé compromettant, révèlent nos confrères de la DH.

En 2005, le nom de Mohamed Abdeslam apparaissait dans l’affaire des « ambulanciers charognards ».
À l’époque, sept personnes, dont Mohamed Abdeslam, ont été inculpées pour avoir dépouillé 20 à 30 cadavres.
Bijoux, argent, effets personnels, ces derniers récupéraient tout ce qu’ils pouvaient avant même que les proches ne puissent s’en rendre compte.

À l’époque Mohamed Abdeslam avait 18 ans.
Il avait alors écopé de 2 ans de prison avec sursis.

Alors que le dossier refait surface, son avocate a réagi : « Mon client a été jugé par défaut.
Il a encore la possibilité de faire opposition et reste donc présumé innocent.
De plus, les faits remontent à plus de dix ans. », selon des propos recueillis par la DH.

Après les attentats de Paris, Mohamed Abdeslam a été interrogé par la police et relâché deux jours plus tard.
Depuis, il est devenu très médiatisé en se rendant sur tous les plateaux de télévision.
Il n’aura donc pas fallu attendre trop longtemps avant que son passé ne resurgisse.

http://www.lesoir.be/1055951/article/actualite/belgique/2015-11-28/passe-compromettant-mohamed-abdeslam

754
Video divers / Que C'Est Il Vraiment Passé Le 11 Septembre
« le: 29 novembre 2015 à 11:41:06 »
Que C'Est Il Vraiment Passé Le 11 Septembre


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11 septembre 01 Pentagone preuve d'une mise en scène officielle !!


756
Video divers / Crash sur le Pentagone vu depuis l'hôtel Doubletree
« le: 29 novembre 2015 à 11:37:51 »
Crash sur le Pentagone vu depuis l'hôtel Doubletree


757
Reconstitution du crash sur le Pentagone en images de synthèse


758
Video divers / Vidéo inédite du 11 septembre
« le: 29 novembre 2015 à 11:36:02 »
Vidéo inédite du 11 septembre


759
Video divers / les images censurées du 11 septembre 2001
« le: 29 novembre 2015 à 11:35:39 »
les images censurées du 11 septembre 2001


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Video divers / la verité de FACEBOOK c'est tres grave !! YouTube
« le: 29 novembre 2015 à 11:33:25 »
la verité de FACEBOOK c'est tres grave !! YouTube


761
Irak : 28 enfants tués suite aux bombardements des avions françaises



28 enfants irakiens ont perdu la vie suite au bombardement par des avions français, d’une école primaire à l’Est de Mossoul.

5 autres enfants ont été blessés dans ces bombardements, selon les déclarations d’une source militaire irakienne aux agences de presse.
Les victimes ont été transférées, selon la même source, aux hôpitaux proches de l’école bombardée.

http://www.jawharafm.net/fr/article/irak-28-enfants-tues-suite-aux-bombardements-des-avions-francaises/106/30517

762
Il forme des djihadistes à l’attentat suicide et déclenche la bombe sans faire exprès: 21 morts



Dans un camp de djihadistes sunnites au nord de Bagdad en Irak, un instructeur a commis une énorme bourde qui lui a coûté la vie ainsi qu’à 21 de ses élèves.

Lors d’une leçon sur les attentats suicide, l’homme a fait détonner une ceinture d’explosifs.

Le groupe serait issu de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Heureusement pour nous, ce formateur n’est pas le seul à échouer, voyez-plutôt :

source : http://info24.fr/il-forme-des-djihadistes-a-lattentat-suicide-et-declenche-la-bombe-sans-faire-expres-21-morts/


763
Les secrets du terroriste Abaaoud révélés par les services américains

Comment Abdelhamid Abaaoud, le chef des commandos qui a mené les attaques sur Paris le 13 novembre et un des terroristes européens les plus recherché, est-il parvenu à tromper toutes les surveillances des services antiterroriste au point de pouvoir circuler librement dans la capitale française avant et après les  attentats.

Sans un renseignement déterminant transmis par les services marocains, il n’aurait pas été neutralisé si vite dans le raid policier contre le squat où il avait trouvé refuge après les attentats, à Saint-Denis.

Entre les mailles des services

L’homme semble être une anguille. Déjà en février dernier, cette figure du contingent de djihadistes belges affiliés à Daesh en Syrie, Abaaoud avait réussi à rentrer incognito en Europe pour coordonner des opérations meurtrières en Belgique. Suite à la mort de deux complices lors d’un raid policier contre un logement dédié à  la conspiration à Verviers en Belgique, les attentats prévus, qui visaient semble-t-il, le commissariat de police de Molenbeek, la ville dont est originaire Abaaoud, dans la banlieue de Bruxelles, n’ont pas eu lieu. Mais le chef terroriste était parvenu à rentrer sain et sauf en Syrie.

Dans une interview publiée quelques semaines après dans Dabiq, la revue internationale de l’organisation terroriste Etat Islamique, le terroriste belge se vantait d’avoir mis en échec les services de police en rentrant en Europe avec deux complices puis en parvenant lui-même à quitter le Vieux Continent. « Nous avons dû faire face à de nombreux écueils pendant le voyage, racontait-il. Nous avons passé des mois à essayer de trouver une route pour entrer en Europe et nous sommes parvenus, grâce à Allah, à entrer en Belgique. Nous avons alors pu obtenir des armes et installer un QG d’où nous avons préparé des opérations contre les croisés ».

Abaaoud, dans cet entretien de propagande s’était bien gardé de donner le moindre détails. Mais il se vantait de se déjouer des services antiterroristes. « Les services de renseignements me connaissait d’avant quand j’avais été détenu par eux. Après le raid de la police, ils ont pensé que j’avais été avec mes frères et que nous avions planifié des opérations ensemble. Donc,  ils ont rassemblé des agents de renseignements du monde entier d’Europe et d’Amérique, pour m’arrêter », se félicitait-t-il. Et le terroriste belge de donner sa version de son retour en Syrie : « Allah les a aveuglés. Mon nom et ma photo étaient partout dans les journaux pourtant j’ai été capable de rester chez eux, préparer des opérations contre  eux puis partir en sécurité quand cela a été nécessaire. J’ai même été arrêté par un policier qui m’a dévisagé pour comparer avec ma photo mais m’a laissé passer parce qu’il ne m’a pas reconnu. C’était vraiment un cadeau d’Allah », s’exclamait le terroriste dans Dabiq.

Attaques préparées depuis Athènes

En réalité, si Abaaoud semble se vanter d’avoir pénétré en février 2015 sur le sol belge, les services antiterroristes pensent plutôt qu’il coordonnait les attaques prévues depuis Athènes. C’est par exemple ce  qu’a révélé, il y a quelques mois, le département américain de la sécurité intérieur (Homeland Security),  dans une note d’analyse datée du 13 mai dernier, rédigée après le démantèlement de la cellule de Verviers, que Mondafrique a pu consulter.

Si deux terroristes ont été tués par la police belge le 15 février à Verviers, « le chef putatif du groupe, Abdelhamid Abaaoud, a dirigé l’opération depuis un refuge à Athènes en utilisant un téléphone portable », écrivent les services américains. Cette note donne également quelques éléments sur le professionnalisme terroriste d’Abaaoud. Elle relève d’abord que « la connaissance qu’il avait des des techniques antiterroristes mises en Europe » l’a aidé à échapper aux  radars. Outre les changements fréquents de téléphones et de véhicules, les membres de son groupe alternaient différentes langues dans leurs communications, passant du français à l’arabe et même un dialecte marocain, rendant plus difficile le décryptage des interceptions téléphoniques.

Après le raid de la police, de grosses sommes d’argent avaient également été retrouvées dans l’appartement des terroristes  montrant que la cellule Abaaoud avait suffisamment d’argent pour tout payer en cash, sans laisser de traces.

Selon cette étude américaine, Abaaoud avait même poussé la dissimulation jusqu’à faire appeler sa famille depuis la Syrie, quelques mois plus tôt, pour annoncer sa mort au combat. « Cela a été fait intentionnellement pour disuader les services belges de continuer à le traquer », conclut le Homeland Security. Le terroriste le plus recherché d’Europe est cette fois-ci bien mort. Sa disparition a été officialisée jeudi matin après les expertises ADN d’un morceau de doigt retrouvé dans les décombres à Saint-Denis.

http://www.mondafrique.com/les-secrets-du-terroriste-abaaoud-reveles-par-les-services-americains/

764
autres / Attentats de Paris : que faire des dépouilles des jihadistes ?
« le: 28 novembre 2015 à 22:15:04 »
Attentats de Paris : que faire des dépouilles des jihadistes ?

Dix terroristes ont été tués lors des attaques de Paris et dans l'assaut de l'appartement à Saint-Denis. Après la remise de leur dépouille aux familles, comment se passe leur inhumation ?



Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, les frères Kouachi et maintenant Abdelhamid Abaaoud, Samy Amimour... A chaque attentat, se pose la délicate question de l'inhumation de leurs auteurs.

Le 13 novembre, lors des attentats de Paris et du Stade de France, sept terroristes sont morts dans la soirée. Trois autres ont été tués lors de l'assaut mené contre un appartement de Saint-Denis, le mercredi 18 novembre. Trois d'entre eux étaient de nationalité française et résidaient en France, deux étaient Français et résidaient en Belgique. Seul Abdelhamid Abaaoud possédait la nationalité belge.

Que dit la loi ?

Les proches doivent demander l'autorisation d'inhumation au maire de la commune du cimetière choisi. Selon l'article L2223-3 du Code général des collectivités territoriales, pour pouvoir être inhumé dans une commune, il faut soit y avoir vécu, soit y être mort ou alors y avoir un caveau familial. Les Français établis hors de France, qui n'ont pas de sépulture de famille dans la commune, peuvent y être enterrés s'ils sont inscrits sur ses listes électorales. Dans les autres cas, les maires peuvent s'opposer à l'inhumation.

C'est aussi aux familles de payer les obsèques, sauf si "elles sont dépourvues de moyens", indique Jean-Luc Bringuier, spécialiste du droit et de l'économie du secteur funéraire au Figaro. Dans ce cas-là, c'est aux pouvoirs publics d'y pourvoir. Si la famille ne réclame pas la dépouille, "c'est à la ville du lieu du décès d'accueillir le corps de manière décente, sans distinction de religion", explique un avocat en droit funéraire à 20 Minutes.

Que répondent les mairies ?

Parmi les terroristes morts lors des attentats de Paris, deux d'entre eux devraient être enterrés en France : Omar Ismaïl Mostefaï, né à Courcouronnes (Essonne) et vivant à Chartres (Eure-et-Loir), et Samy Amimour, qui a grandi à Drancy (Seine-Saint-Denis). Mais selon Le Figaro, la ville de Chartres n'a reçu aucune demande et la ville de Courcouronnes déclare qu'il n'y a "plus de places dans le carré musulman". Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy, affirme lui "n'avoir reçu aucune demande pour notre cimetière, celui ci ne comportant pas de carré musulman".

Les dépouilles des jihadistes ayant vécu en Belgique pourront y être transférées, sauf si leurs familles demandent à ce qu'elles soient inhumées à Paris. Pour l'instant, la ville de Paris déclare ne pas avoir reçu de demandes, mais a fait savoir qu'elle ne s'opposerait pas à une demande d'obsèques dans un cimetière parisien si elle en recevait une, relate L'Obs. Si des corps restent non identifiés, ils seront inhumés dans des "terrains communs", espaces dédiés obligatoires dans chaque commune. Ces espaces servent souvent à l'inhumation des sans-abris retrouvés sans papiers d'identité.

En janvier, le maire de Reims (Marne) avait refusé l'inhumation de Saïd Kouachi, l'un des deux frères auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo, évoquant des risques de troubles à l'ordre public.

Quelle sépulture adopter ?

Les autorités françaises ne souhaitent pas prendre le risque que les lieux d'inhumations deviennent des lieux de "pélerinages", rappelle L'Obs. En mars 2012, lors de l'enterrement de Mohamed Merah, la ville de Toulouse avait invoqué un trouble à l'ordre public et demandé à la préfecture de statuer. Il avait été envisagé que sa dépouille soit expédiée en Algérie, pays de ses parents, mais Alger avait refusé. Son corps avait finalement été enterré dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu (Haute-Garonne), après l'intervention du président de l'époque Nicolas Sarkozy.

Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hyper Casher, a lui été enterré dans le cimetière parisien de Thiais, et les frères Kouachi dans les cimetières de Reims et Gennevilliers. Tous trois ont été inhumés dans des sépultures anonymes.

Avant les obsèques, la justice doit aussi autoriser la remise des corps aux familles. Pour les besoins de l'enquête, elle peut exclure l'incinération des corps, précise Victor Lima, avocat en droit funéraire à Toulouse à 20 Minutes. Un moyen de disposer, au minimum, du squelette du terroriste s'il y avait un besoin de l'exhumer.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/quelle-inhumation-pour-les-jihadistes-des-attentats-de-paris_1195503.html

765
Human Rights Watch dénonce les frappes "illégales" contre les civils au Yémen



Human Rights Watch a dénoncé dans un rapport, publié vendredi, les violations du droit international de la coalition arabe au Yémen. L'ONG accuse Ryad de frapper des cibles civiles et reproche à Washington de fermer les yeux sur ces crimes.

"En quoi la maison de mon frère était-elle une cible militaire ?" Dans un rapport publié vendredi 27 novembre, l’ONG Human Rights Watch (HRW) dénonce "l’illégalité" des frappes au Yémen menées par la coalition arabe – l’Arabie saoudite en tête – qui ont causé la mort de centaines de civils.

"Ce que nous appelons des 'frappes illégales', ce sont des attaques indiscriminées, des frappes qui ne ciblent pas des installations militaires stricto sensu et qui ne respectent donc pas les lois de la guerre", explique Ahmed Benchemsi, le directeur de la communication de la section Moyen-Orient de HRW, à France 24. "Les frappes saoudiennes bafouent la Convention de Genève. Or, en vertu du droit de la guerre, [les belligérants] doivent absolument s’assurer que leurs attaques épargneront les civils."

>> À lire sur France 24 : "En tant que photoreporter, je n’avais jamais vécu de combats aussi intenses"

Dans son document de 73 pages, l’ONG a examiné en détails les conséquences de dix frappes aériennes menées entre avril et août 2015 sur le territoire yéménite. Elle a enquêté dans les gouvernorats de Ibb, Amrane, Hajja, Hodeida, Taëz et Sanaa, et interrogé des victimes, des témoins, du personnel médical. D’après HRW, le bilan est désastreux : plus 300 civils, dont 67 enfants, ont été tués et plus de 400 ont été blessés sur cette seule période. Les raids aériens ont touché des habitations, des marchés, une usine et une prison, "des lieux où il n’y a même pas de sites militaires", ajoute Ahmed Benchemsi.

"Comment l’Arabie saoudite explique-t-elle nos chiffres ?"

"Lorsque je suis arrivé à la maison, il y avait encore de la poussière dans l’air, et tout était couvert de cendres noires", a témoigné un Yéménite, Muhammad Saleh al-Qihwi, cité dans le rapport. Sa maison a été détruite en avril 2015 lors d’un raid sur la ville d’Amran, à l’ouest du pays. "Le crâne de ma belle sœur, Asma, était béant, et sa jambe saignait. Sa fillette de 2 ans, Hyam, était allongée sur son épaule, le crâne fracassé. Sa fille de 7 ans, Hasna, criait 'Baba' [Papa]", peut-on encore lire.

>> À lire sur France 24 : Des frappes font au moins 130 morts lors d'une fête de mariage

Quand un haut-gradé saoudien assure à l’AFP que son pays "respecte les règles et le droit international [de la guerre]", le responsable de HRW manque de s’étouffer. "Nous avons des données, des frappes documentées, des témoignages précis", indique encore l’expert de la région. "Si la coalition ne frappe pas les civils, comment explique-t-elle nos chiffres ?"

À la connaissance de l’ONG, aucune enquête n’a été menée par l'Arabie saoudite, ou par d'autres membres de la coalition. "Il faut autant d’enquêtes qu’il y a de violations", demande donc HRW. "Il faut identifier et punir les responsables".

Les États-Unis "co-responsables des violations des lois de la guerre"

L'ONG presse enfin l'administration Obama de revenir sur sa décision de vendre à l'Arabie saoudite d'importantes quantités de bombes aériennes. Lundi 23 novembre, le département d'État américain a en effet autorisé la vente de plus de 19 000 bombes guidées à l’armée saoudienne pour près de 1,3 milliard de dollars.

>> À lire sur France 24 : "Qui sont les Houthis, ces rebelles qui bouleversent la donne au Yémen ?"

Le Congrès américain doit encore ratifier cette décision mais l'Arabie saoudite étant l'un des principaux clients de l'industrie de l'armement américaine, il est fort probable que la vente soit approuvée. Et puis, signe d'une alliance forte avec Washington, Ryad s'est joint à la coalition américaine dans la campagne aérienne menée en Syrie contre les jihadistes de l'organisation de l'État islamique.

Reste que pour HRW, cette participation de Washington au Yémen pourrait placer les forces américaines en position de "co-responsables des violations des lois de la guerre". "Le message de notre ONG est clair : nous demandons aux États-Unis de suspendre ces ventes jusqu’à ce que des investigations crédibles et sérieuses soient menées. L’Amérique ne doit pas se rendre complice de telles violations", précise Ahmed Benchemsi.

Selon l’ONU, le conflit au Yémen a fait quelque 5 000 morts, dont plus de la moitié des civils, depuis le mois de mars 2015, date de l’intervention d’une coalition arabe sous commandement saoudien en soutien au président Abd Rabbo Mansour Hadi, longtemps en exil à Ryad. Ce dernier avait demandé l’aide du royaume wahhabite pour contrer les rebelles houthis qui progressaient dans le pays et s’étaient emparés en janvier du palais présidentiel à Sanaa.

Avec AFP

http://www.france24.com/fr/20151127-yemen-human-rights-watch-denonce-frappes-illegales-contre-civils-rapport-arabie-saoudite