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Messages - mike

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partie islam - extremiste / Michael, le boulanger de Daech
« le: 21 novembre 2015 à 12:54:38 »
Michael, le boulanger de Daech



L’an dernier, ce converti belge a passé six semaines à combattre en Syrie. Aujourd’hui, commerçant à Anvers, il ne regrette rien.

Sa spécialité, c’est le pistolet. Un sandwich de pain rond. Jamais de jambon, seulement de la dinde. Le boulanger de ce quartier populaire d’Anvers est flamand, a les yeux bleus et porte la barbe. Avant, il s’appelait Michael ; aujourd’hui, Younès. Depuis sa conversion à ­l’islam, en 2007, il a choisi un prénom arabe qui signifie « intimité entre Dieu et l’homme ». Younès sert ses clients en jean et baskets, conscient que le port du qamis, le vêtement tradi­tionnel, ne serait pas un bon argument de vente. S’il a voulu devenir son propre patron, c’est pour pouvoir prier aux heures fixes, cinq fois par jour. Il offre des cafés et discute avec ses habitués en flamand, en français, en anglais et en arabe.


Son épouse, Fatima*, âgée de 17 ans, traverse le magasin couverte d’un foulard et d’une longue robe noire. Ses yeux restent baissés. « Elle ne travaille pas dans la boulangerie. Elle doit ­passer son bac et je ne veux pas qu’elle soit en contact avec les clients », explique Younès qui, lui, ne serre pas la main aux femmes. Le couple vit au-­dessus de la boutique. Canapé, table basse, écran plat, ordinateur… Seule entorse à la décoration banale, le drapeau noir de l’Etat islamique au-dessus du lit. Et un fusil que Younès sort d’une penderie­ pour nous impressionner. « Rassurez-vous, il ne fonctionne qu’avec des billes… »



Au mur du salon, la photographie d’hommes ­gravissant une montagne. « Elle a été prise à Kobané », sourit ­Younès. La Syrie lui manque… En 2012, le boulanger ­faisait partie de Sharia4Belgium, un groupe à l’origine du départ de 70 Belges sur les 450 qui ont rejoint la Syrie. Leur leader, Fouad Belkacem, n’a, lui, jamais quitté le territoire. Proportionnellement, la Belgique est le plus gros fournisseur de djihadistes en Europe.  Younès raconte que son père l’a mis à la porte quand il a appris sa conversion. Lui pense que l’islam l’a sauvé : « J’ai beaucoup expérimenté les drogues, la fête, les filles… » Younès a commencé par pratiquer la « dawa », l’encouragement au djihad, en public et sur Internet. En octobre 2012, le groupe est dissous pour incitation à la haine. C’est alors qu’il prend sa décision. Fin 2013, il quitte la Belgique. « La principale raison qui nous a poussés à partir, c’est l’attirance pour un environnement islamique et la possibilité, là-bas, d’assumer entièrement notre identité », explique-t-il dans un ­langage convenu. Il passera six semaines au ­service d’une faction armée de Daech, dans la province d’Alep.



Younès n’a ni remords ni sentiment de culpabilité. On dirait qu’il écrit une carte ­postale quand il raconte le passage de la frontière turque, les paysages si verts… Un touriste de la guerre qui s’étonne devant des villages indemnes comme devant des rues en ruine. « Les habitants se sont adaptés et vivent désormais du djihad. Les commerçants sont devenus marchands d’armes, les boutiques de vêtements ne vendent plus que des treillis de camouflage », observe-t-il avec un bon sens marchand. C’est à Kafr Hamrah, au nord d’Alep, qu’il séjourne, dans une villa de douze pièces ayant appartenu au directeur d’une banque syrienne. Elle est occupée par des ­combattants français et libyens, exclusivement des hommes, dirigés par un émir. Une vie collective rythmée par les prières et les lectures du Coran, dès le réveil. Le récit de Younès ressemble à tous les autres : les courses, les réparations, les missions de sécurité à l’extérieur. Un discours de propagande. « C’était une maison luxueuse, mais à l’électricité capricieuse et sans eau chaude. » Dans ce Club Med du djihad, les hommes attendent de mourir. « En martyrs », disent-ils. Faire le guerrier plaît à Younès. Il raconte comment certains ne reviennent pas du front, et comment le nombre de ses colocataires varie de 6 à 30, des étrangers en majorité. Ses « frères » lui apprennent le maniement des armes. Mais le sommeil demeure une denrée rare. « Je restais couché avec mon fusil AK et deux grenades près de ma tête », admet-il. Quelques étages plus bas, au sous-sol de la villa, une pièce sans fenêtres fait office de prison pour les criminels non condamnés à mort, « des voleurs pour la plupart », dit Younès. Avec fierté, il raconte des séances de torture.

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Michel-a-boulanger-de-Daech-De-la-Syrie-a-Anvers-833783

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Une élue communiste dit avoir été agressée par la Ligue de défense juive



Marine Malberg, conseillère d’arrondissement communiste a porté plainte après avoir été, selon elle, violemment molestée par des membres de la Ligue de défense juive (LDJ).

Un événement de plus qui nous rappelle à quel point le climat actuel sent le souffre. Jeudi soir, une élue du Parti communiste (PCF) colle des affiches boulevard Voltaire, dans le XIème arrondissement de Paris. Elle s’affaire, avec son équipe de militants, à recouvrir des affiches de campagne du Front national.



C’est à ce moment qu’elle raconte avoir été prise à partie par deux hommes «se réclamant de la Ligue de défense juive». L’un d’eux aurait actionné à plusieurs reprises et à proximité de son visage un «taser», une sorte de pistolet de défense lançant des décharges électriques. Une des militantes qui tentait de désarmer l’agresseur à coup de balais aurait été frappée.

Manifestation de la Ligue de Défense Juive devant l'AFP (twitter @davidperrotin)Manifestation devant l'AFP : un journaliste pris à partie par la Ligue de Défense juive
L’agression pourrait revêtir un caractère islamophobe selon Marine Malberg. Elle affirme que trois militants portaient des keffiehs, une coiffe traditionnelle arabe. L’un des assaillants aurait «arraché» le foulard du cou de l’un d’entre eux. Dans une tribune publiée par le journal L’Humanité, organe de presse communiste, la fédération parisienne du parti affirme que la vue des keffiehs auraient «dérangé» les «agresseurs» et que ces derniers auraient exigé qu’ils soient retirés.

A la suite de la l’altercation, le journal, qui a fait le lien entre la Ligue de défense juive et le Front national, a réclamé la dissolution du groupe communautaire. Selon ses informations, une proposition sera déposée en ce sens au Conseil de Paris en décembre prochain.

Version totalement différente du côté de la LDJ

Sur son site internet, le mouvement de défense de la communauté juive, considéré comme une organisation terroriste dans plusieurs pays, donne une tout autre tournure à l’incident. Le tout résumé dans un article au titre éloquent : «Boulevard Voltaire, quand un juif met en fuite des pro palos».



On y apprend qu’un jeune juif «qui dînait tranquillement dans un des restaurants cachers du boulevard Voltaire» a été «agressé par des colleurs d’affiches pro palestiniens» qui «ont proféré à son encontre des insultes antijuives».

L’homme aurait reçu «des coups de baton» avant de mettre en fuite ses agresseurs. Le ton employé dans cet article est assez vindicatif : «Remarquons qu’une élue du 11ème arrondissement a pris fait et cause pour les antisémites : Normal c’est une communiste !»

L’homme mis en cause par l’élue communiste a décidé de porter plainte.

La préfecture de police a reconnu qu’une altercation avait bien eu lieu ce soir là «entre colleurs d’affiches». Cette dernière n’aurait «pas fait de blessés».

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a tenu à exprimer sur le réseau social Twitter «toute sa solidarité et son soutien aux camarades communistes agressés».

 

France


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https://francais.rt.com/france/10821-elue-communiste-dit-avoir-ete-agressée-ligue-défense-juive

948
«Trois otages tués, dont un blanc» : la bourde de BFMTV fait réagir les internautes



Alors qu'une dramatique prise d'otage par un commando djihadiste a frappé la capitale du Mali, des internautes se sont empressés de reprendre une maladresse commise par la chaine d'informations en continue BFMTV.

La formulation choisie par la chaîne BFMTV, qui a dans un premier temps fait état de «trois otages tués, dont un blanc», n'a pas laissé les internautes de marbre. «C'est là que tu vois que leur hypocrisie est sans limite et qu'ils ont aucun humanisme», a déploré l’une d’entre elles. Un autre ironise : «pourquoi on se demande de quelles nationalités sont les otages à Bamako ? C’est pour savoir si on s’en fout ou pas».



Un tweet estime également que la «bourde» de BFMTV fait partie d'un phénomène plus global de hiérarchisation des victimes par «les médias français», qui ont eu tendance à insister sur la nationalité des victimes. Le président François Hollande, qui a spécifié que «des touristes et chefs d'entreprise de nombreuses nationalités» étaient présents dans l'hôtel pris à parti par des terroristes, apparemment affiliés à Al Qaïda, est également accusé de partialité sur Twitter





En savoir plus : 18 personnes auraient été tuées dans l'attaque d'un hôtel de Bamako par des djihadistes

International

https://francais.rt.com/international/10723-bamako-fusillade-djihadisme-terrorisme

Raconter l'actualité

https://francais.rt.com/international/10805-bamako-mali-otage-bourde-bfmtv

949
Menace terroriste «sérieuse et imminente» à Bruxelles : tous les métros fermés



Un peu plus d’une semaine après les attentats de Paris et alors qu'un des auteurs, originaire de Molenbeek, est toujours en fuite, les autorités belges, sur le qui-vive, ont décidé de relever à son maximum le niveau d’alerte terroriste à Bruxelles.

Ce niveau maximal de 4 concerne les menaces d’attentat «sérieuses et imminentes» et a été décidé conjointement par le ministère belge de l’Intérieur et le centre de gestion des crises OCAM, chargé d’évaluer la plausibilité d’une menace. Dans le reste du pays, le niveau d’alerte reste de 3, c’est-à-dire que la menace y est considérée «possible et vraisemblable».

L’ensemble des stations de métro de Bruxelles restera donc fermé ce samedi 21 novembre, a indiqué la compagnie nationale de transports Stib, expliquant sur son site internet qu’il s’agissait d’«une précaution» sur ordre de police.



Le centre de crise OCAM a également recommandé de procéder à «l’annulation des grands événements» en région bruxelloise, ainsi qu’à «la suppression des matchs de football de première et deuxième division de ce weekend», mesures qui sont pour le moment laissée à l'appréciation des autorités régionales.

Le seuil d’alerte maximal de 4, appliqué à la région bruxelloise, intervient quelques heures après qu’un suspect ait été inculpé en Belgique pour terrorisme. La justice belge estime que celui-ci aurait un lien avec les attaques djihadistes qui ont frappé Paris le 13 novembre, faisant 130 morts. Il s’agit du troisième individu incriminé sur le territoire belge pour des liens avec ces attentats.



En savoir plus : La Belgique, premier fournisseur de recrues à Daesh par habitant, selon les Nations-Unies

https://francais.rt.com/international/8633-belgique-premier-fournisseur-recrues-daesh

International


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https://francais.rt.com/international/10835-bruxelles-alerte-menace-terrorisme

950
info - média france / Des tas de rentiers d’État
« le: 21 novembre 2015 à 12:33:18 »
LE LIVRE
 Rentiers d’État
 Éditions du Moment
 Parution : novembre 2015
 286 pages, 19,95 €

L’AUTEUR
 Yvan Stefanovitch est journaliste, ancien reposter à l’AFP.

Il a publié plusieurs livres d’enquêtes :

‘Un Assassin au-dessus de tout soupçon’ (Balland, 1984) ;

‘Des Affaires très spéciales’, avec Jacques-Marie Bourget (Plon, 1986) ; ‘Chirac et dépendances’, avec Jean-François Probst (Ramsay, 2002) ; ‘L’Empire de l’eau. Suez, Bouygues et Vivendi, Argent, politique et goût du secret’ (Ramsay, 2005) ; ‘Aux frais de la princesse - Enquête sur les privilégiés de la République’ (J-C. Lattès, 2007) ;

‘Bertrand le Magnifique. Enquête au cœur du système Delanoë’ (Flammarion, 2008) ;

‘Le Sénat. Enquête sur les super-privilégiés de la République’, avec Robert Colonna d’Istria (éditions du Rocher, 2008) ; ‘Régions, le grand gaspi’, avec Robert Colonna d’Istria (éditions du Rocher, 2010) ; ‘La Caste des 500 - Enquête sur les princes de la République’, (J-C. Lattès, 2010) ; ‘Les Profiteurs du développement durable’ (Presses de la Cité, 2011) ; ‘Défense française : le devoir d’inventaire. Enquête sur les faiblesses de l’armée et les milliards gaspillés par l’État’ (éditions du Moment, 2013) ; ‘Histoire secrète de la corruption sous la Ve République’, sous la direction d’Yvonnick Denoël et Jean Garrigues, en collaboration avec Renaud Lecadre, Matthieu Pelloli, Jean-Paul Philippe, Noël Pons, Jean-Michel Verne (Nouveau Monde, 2014).

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info - média france / Des tas de rentiers d’État
« le: 21 novembre 2015 à 12:33:06 »
Des tas de rentiers d’État

Des milliers de hauts fonctionnaires ou de membres de la société civile sont des emplois fictifs, grassement payés à ne rien faire en remerciement de bons et loyaux services par les leaders politiques de droite et de gauche. Ce n’est pas un scoop, mais mis bout à bout, c’est un remède à l’amour… de la politique. Voici les premières pages de la dernière enquête du journaliste Yvan Stefanovitch sur le sujet.



Une année d’enquête dans les palais parisiens de la République nous a conduits dans un monde merveilleux, légal, mais tout à fait scandaleux. Celui des “hauts fonctionnaires absolument débordés” que nous appellerons également ici avec un zeste d’ironie “fonctionnaires hauts absolument débordés”. Haut fonctionnaire publique territoriale, Zoé Shepard avait fait partie de cette espèce à Bordeaux. Elle avait décrit ce monde, où il faut faire semblant de travailler, dans son ouvrage ‘Absolument dé-bor-dée ou le paradoxe du fonctionnaire’.

Dans la capitale, la petite troupe des hauts fonctionnaires d’État absolument débordés recrute bien sûr dans la caste incontournable des énarques titulaires d’un emploi à vie à la sortie de leur école. En “deuxième choix” parmi l’autre catégorie des énarques, ceux recrutés au tour extérieur au sein des fonctionnaires ayant une dizaine d’années d’ancienneté. Et enfin et surtout parmi les personnels les plus privilégiés. Nommés de manière discrétionnaire par le président de la République, une prérogative essentielle du monarque républicain sous la Ve République, ils ont deux origines. Pour reprendre les expressions consacrées, ils sont désignés soit “au tour extérieur” soit “à la discrétion du gouvernement”, sans la moindre justification ou condition. Pour être appelé par le prince et faire partie des hauts fonctionnaires nommés au “tour extérieur”, il n’y a également aucune obligation de diplôme ou de statut, mais une seule exigence : être âgé de quarante-cinq ans au moins. Le “tour extérieur” se différencie des désignations “à la discrétion du gouvernement”. Selon la loi, ce “tour extérieur” n’a rien à voir avec une nomination politique contrairement aux désignations d’ambassadeurs et de préfets qui sont assumés en tant que tel. Ce qui est une aimable plaisanterie d’une hypocrisie rare…

La petite troupe de fonctionnaires hauts absolument débordés nage comme un poisson dans l’eau parmi les ambassadeurs, les préfets en mission de service public, les généraux de gendarmerie, certains chefs de service à Bercy, les inspecteurs généraux des finances, de l’éducation nationale, des affaires sociales, les conseillers d’État, de la Cour des comptes et les contrôleurs généraux des finances. Nous en avons même retrouvé des représentants au sein d’une assemblée consultative de la République, le Conseil économique social et environnemental (Cese). Une institution de la République qui ne sert à rien, sinon à rétribuer discrètement des syndicalistes et des élus naufragés du suffrage universel ou sans mandat. Le Cese sert d’alternative à la haute fonction publique lorsque celle-ci ne peut accueillir un personnage à remercier ou à dédommager.

Sur un effectif total d’environ 2 000 personnes au sein des plus grandes institutions de contrôle et d’inspection de la République, la petite troupe des fonctionnaires hauts et assimilés absolument débordés en regroupe environ le quart. Ce qui représente près de 1 000 emplois pratiquement fictifs, rémunérés mensuellement pour la plupart entre 7 000 et 20 000 euros net. Une fourchette qui s’élève ainsi jusqu’aux plus hauts salaires de la fonction publique à l’exception des présidents des administrations et agences de l’État, dont le salaire mensuel flirte avec les 30 000 euros net, selon la loi. Une enquête systématique à base d’entretiens et de statistiques officielles nous a permis d’identifier plusieurs personnalités publiques et politiques parmi ces fonctionnaires hauts absolument débordés. Divisée en trois catégories, cette sorte de tribu témoigne d’un système beaucoup plus essentiel, organisé et sophistiqué qu’un simple réseau de recasés de la République, à base de victimes du suffrage universel et de proches ou amis de l’Élysée.

La première catégorie regroupe ceux qui font ou ont fait semblant de travailler en assurant une sorte de service vraiment minimum : l’ex-Premier ministre Édouard Balladur ; les écrivains Régis Debray et Érik Orsenna ; l’ancienne ministre de la Culture Christine Albanel ; l’ex-conseiller en communication de Michel Rocard Pierre Zémor ; l’ancien ministre de la Défense François Léotard ; l’avocat Arno Klarsfeld ; la fille d’un très proche ami de François Mitterrand Paule Dayan ; l’ex-secrétaire d’État UMP à la Jeunesse Jeannette Bougrab ; le conseiller d’État Jean-Baptiste de Froment ; l’ex-président du Conseil général de l’Essonne, Jérôme Guedj ; le bras droit de Martine Aubry, Pierre de Saintignon ; l’ancien conseiller de François Hollande Aquilino Morelle ; l’ex-conseiller général PS de l’Oise Bertrand Brassens ; l’ancien conseiller de François Hollande Aquilino Morelle ; le député Jean-Yves Le Drian battu aux législatives de 1993 ; les anciennes ministres Dominique Voynet et Dominique Bertinotti…

La deuxième catégorie n’est ou n’était jamais à son bureau et ne produit aucun document, assurée qu’on ne lui demandera aucune explication en raison de ses protections politiques. En font ou faisaient partie Marie-France Garaud (ancienne conseillère de Jacques Chirac), Jean Germain (sénateur maire de Tours), le magistrat Dominique Barella, l’ex-député UMP de Guyane, Léon Bertrand, et sa suppléante, Juliana Rimane…

“La deuxième catégorie n’est ou n’était jamais à son bureau et ne produit aucun document, assurée qu’on ne lui demandera aucune explication en raison de ses protections politiques”

La troisième catégorie rassemble des hauts fonctionnaires qui ne peuvent pas accomplir la moindre mission parce qu’on ne leur donne tout simplement rien à faire ! Pour deux raisons principales : soit le service en sureffectif n’a pas de mission à leur confier soit le service n’ose pas donner de travail à un ancien Premier ministre ou ministre ou encore à un haut fonctionnaire trop marqué politiquement. Dans cette catégorie, les hauts fonctionnaires se métamorphosent de temps à autre en parlementaires ou patrons d’exécutifs locaux et vice versa… On y retrouve, ou retrouvait, l’éminence grise de Bertrand Delanoë, Bernard Gaudillère ; le président d’un petit parti politique François Asselineau ; le Premier ministre Michel Rocard ; l’ex-ministre de la Santé Jean-François Mattéi ; l’ancien ministre et commissaire européen Michel Barnier ; l’ex-présidente de Ni putes Ni soumises et secrétaire d’État Fadela Amara ; le député François Hollande ; l’ancien ministre et actuel commissaire européen Pierre Moscovici ; l’infirmière Isabelle Deleu ; l’ancienne ministre Brigitte Girardin ; l’ex-chef de cabinet à Matignon de Jean-Marc Ayrault et conseiller général de Seine-et-Marne Jean-Pierre Guérin…

Majoritaires dans ces trois catégories, les fonctionnaires hauts absolument débordés ont fait des efforts incessants pour être élus ou réélus tout en pantouflant de temps à autre dans le privé. Ils ne seraient jamais arrivés à leur fin sans une procédure complètement dérogatoire au droit du travail français. En effet, le statut du fonctionnaire français leur permet de mener plusieurs carrières de front : dans la fonction publique, au parlement, comme élu local et par moments dans le privé. L’ancien Premier ministre, Édouard Balladur, a été le meilleur dans le genre puisqu’il a tout mené de front. Tout cela est rendu possible par la réglementation sur le détachement ou la disponibilité pour convenances personnelles des membres de la fonction publique. En fait, ces deux positions administratives profitent surtout aux hauts fonctionnaires. Le détachement de longue durée dans une administration, un ministère, une entreprise publique ou comme parlementaire (sans limitation de temps) leur permet de quitter leur emploi d’origine pour une durée de cinq ans, renouvelable une fois au maximum. En préservant leurs droits à la retraite et à l’avancement. La disponibilité pour convenances personnelles offre aux hauts fonctionnaires la possibilité de pantoufler dans le privé de cinq à dix ans au maximum. Dans ce cas de figure, ils perdent leurs droits à l’avancement et à la retraite.

Le meilleur exemple d’un fonctionnaire absolument débordé reste celui du futur président de la République François Hollande. Comme notre livre le raconte, François Hollande est depuis juin 1980 magistrat à la Cour des comptes. Pendant 26 années sur ces 35 ans, il était détaché comme directeur de cabinet de deux ministres, puis comme parlementaire, en disponibilité dans un cabinet d’avocats (six mois) et aujourd’hui à nouveau détaché comme président de la République. Durant les neuf ans, où François Hollande était censé travailler à plein-temps à la Cour (de 1980 à 1983, de 1985 à 1986 et de 1993 à 1996, il a multiplié les activités politiques. Le jeune auditeur, puis conseiller référendaire de 2e classe à la Cour, a été chargé de mission officieux de François Mitterrand à l’Élysée de 1980 à 1983 et s’est présenté en Corrèze à plusieurs élections municipales ou législatives.

Comme il l’a reconnu lui-même à la télévision en 1989, puis devant témoins en 1985 et 1986, il était un conseiller très intermittent à la Cour des comptes. En réalité, il y était si absolument débordé qu’on ne lui donnait aucune mission ! Ce jeune magistrat s’investissait en politique à un point tel que cela lui aurait interdit d’avoir une profession pour en vivre… Conclusion : sans être absolument débordé à la Cour des comptes, François Hollande n’aurait pas été une des étoiles montantes du PS au milieu des années 1990.

Dans une lettre envoyée, le 9 décembre 2014, à l’hebdomadaire ‘Marianne’, Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président de la République, François Hollande, écrit : “En sa qualité de membre de la Cour des comptes, François Hollande bénéficiera d’une pension civile de l’État pour laquelle lui-même comme ses employeurs ont cotisé jusqu’en mai 2012. [...] Cette retraite correspondra au grade de conseiller référendaire 1re classe atteint par François Hollande en 1993, sans avancement de grade depuis cette date. Elle devrait être de 3 473 euros net mensuels lorsqu’il en demandera la liquidation”. Curieux de donner une retraite à un haut fonctionnaire qui n’a jamais travaillé en tant que tel. Dans la même missive, son auteur précise que François Hollande percevra également 11 813 euros net mensuels pour ses retraites de parlementaire, d’élu local et d’ancien président de la République. Dernier avantage du haut fonctionnaire absolument débordé : au terme de son quinquennat en 2017, François Hollande pourrait revenir travailler à la Cour des comptes. En effet, le président de la République a annoncé officiellement qu’il ne siégerait pas au Conseil constitutionnel qui doit, selon lui, observer des règles de neutralité politique notamment de la part de ses membres.

Ces hauts fonctionnaires absolument débordés ont des frères siamois au Conseil économique social et environnemental (Cese), place d’Iéna à Paris. L’assiduité des membres de cette assemblée et la qualité de leur travail relèvent tout bonnement d’une sorte de sabotage organisé dans la plus grande opacité. En effet, le Cese ainsi que ses 26 petits frères de province (13 l’an prochain), les Ceser (Conseil économique social et environnemental régional) sont un monde merveilleux pour leurs 2 482 membres, pas pour le contribuable. Ces institutions consultatives de la société civile, qui ont mission de conseiller le gouvernement et le parlement, coûtent au total en moyenne 100 millions d’euros par an. 40 millions d’euros pour le Cese au palais d’Iéna à Paris et 60 millions d’euros pour les Ceser.

Les rapports au vitriol de la Cour des comptes sur ces machines à gaspiller les compétences et l’argent du contribuable s’accumulent. Mais pas question, à gauche comme à droite, de supprimer ces institutions de bienfaisance où l’État, les syndicats et les associations recasent amis dans le besoin, proches à récompenser ou adversaires à écarter… Nommés pour un maximum de 10 ans par le président de la République, les organisations syndicales, patronales, agricoles, mutualistes, familiales et environnementales, les conseillers de ces assemblées produisent à un train de sénateur des rapports (appelés des “avis”) que ni les sénateurs ni les députés, pas plus que le gouvernement ne lisent. Des documents qui présentent deux défauts mortifères : ils sont consensuels par principe et rédigés avec des moyens techniques et humains dérisoires, les conseillers rapporteurs n’ayant même pas de bureaux pour travailler.

Plus de la moitié des 233 conseillers de la place d’Iéna à Paris font reverser directement leur indemnité mensuelle de 3 000 euros net au syndicat ou à l’organisation qui les a mandatés. Même chose pour une bonne partie des 2 249 membres des Ceser dont les indemnités sont d’environ 800 euros net en moyenne par mois. Tout cela est curieusement légal et finance notamment des syndicats et associations agréés par l’État en fonction de critères plutôt flous. Résultat de ces petits arrangements tout à fait légaux, un quart environ des conseillers à Paris et en province fabriquent leur assiduité qui repose uniquement sur la signature d’un cahier d’émargement. Rien de plus simple que de signer avant de prendre la poudre d’escampette avec la complicité passive de tous les dirigeants de ces assemblées. Ces conseillers, étant donné leurs multiples responsabilités dans le monde du paritarisme syndical ou associatif, ne peuvent matériellement pas être très présents. Or, les organismes syndicaux et associatifs comptent beaucoup sur leur rémunération pour se financer. S’ils sont sanctionnés pour leurs absences, ces conseillers sont certains de voir leur mandat non renouvelé au Cese ou dans les Ceser. Ce qui pour eux se traduit par la perspective d’une retraite nettement moins intéressante. L’horreur…

“Résultat de ces petits arrangements tout à fait légaux, un quart environ des conseillers à Paris et en province fabriquent leur assiduité qui repose uniquement sur la signature d’un cahier d’émargement. Rien de plus simple que de signer avant de prendre la poudre d’escampette avec la complicité passive de tous les dirigeants de ces assemblées”

Parmi ces conseillers absolument débordés, Laurence Parisot, ex-patronne du Medef, et le maire UMP de Calvi, Ange Santini, auraient dû être démissionnés d’office, en 2014 et 2015, en raison de leur absence durant six mois consécutifs. Il n’en a rien été… On peut mentionner d’autres cas semblables ces quinze dernières années : Jean Mattéoli, ancien président du Conseil économique et social ; Jean-Claude Casanova, économiste ; Pierre Séassari, président de la Chambre des métiers de Haute-Corse et Dominique Chardon, ex-no2 de la FNSEA.

Nous n’avons pu aborder ici, faute de place, d’autres institutions, où sévissent quelques centaines de fonctionnaires hauts absolument débordés. Ces derniers sont nommés par le président de la République, et quelquefois également par celui du Sénat et de l’Assemblée nationale. Ils fleurissent dans des corps d’inspection nettement moins importants ou rémunérateurs : l’inspection générale des bibliothèques, de l’agriculture, du développement durable, de l’administration, des affaires culturelles, des monuments historiques, du patrimoine, des sports, de la justice… Ces postes largement moins bien payés attirent moins…

Les tire-au-flanc de la haute administration sont aussi intéressés par les 600 et quelques comités Théodule (des conseils ou commission ad hoc), usines à gaz chargées de diagnostiquer les évolutions sociales et économiques de notre pays. Certaines de ces instances sont supprimées chaque semaine, d’autres sont créées ; nombre d’entre elles ne servent strictement à rien sinon à enterrer un problème. À l’exemple de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), les 38 AAI (Autorités administratives indépendantes) sont elles recherchées notamment par les blessés du suffrage universel. Enfin, quelques fonctionnaires hauts absolument débordés atterrissent dans le fauteuil très rémunérateur de président d’une entreprise publique, d’une agence ou d’opérateur de l’État, où le travail reste très difficile à contrôler.

http://www.lenouveleconomiste.fr/a-la-une/des-tas-de-rentiers-detat-28757/

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Hors europe / Arabie Saoudite : Un poète palestinien condamné à mort
« le: 21 novembre 2015 à 12:23:40 »
Arabie Saoudite : Un poète palestinien condamné à mort

Le Journal d’information arabe pour les droits de l’homme (The Arabic Network for Human Rights Information) a annoncé ce jeudi 19 novembre la condamnation à mort du poète palestinien Ashraf Fayadh.
La justice saoudienne a reconnu l’auteur coupable d'apostasie et vise notamment son recueil de poèmes التعليمات بالداخل (Alta'limat Bildakhel), publié en 2008.



Le poème concerné aurait été dans le viseur de l’association de la promotion de la vertu et la prévention contre le vice (El Amr Bil Maârouf Wa Nahye Ala El Monkar), depuis 2014. Elle lui reprochait notamment une mauvaise interprétation d’un verset. Mais le conflit juridique entre Ashraf Fayadh et l’association remonteraient à 2013 : un membre de l’organisation aurait porté plainte contre l’auteur et ses idées « blasphématoires ».


Ashraf Fayadh — qui vit depuis 50 ans en Arabie saoudite et avait notamment représenté le pays à la Biennale de Venise — a alors été condamné à mort ce mardi 17 novembre. Il avait été condamné en première instance à quatre ans de prison et 800 coups de fouet par un tribunal d’Abha dans le sud-ouest du pays. Après avoir interjeté appel, le tribunal a maintenu et accentué le premier jugement. Privé de sa carte d’identité par les autorités, l'auteur n’avait d’ailleurs pas pu faire appel à un avocat lors des premières audiences.





En ce début de semaine, la condamnation à mort d'Ashraf Fayadh a été notamment motivée par le témoignage d’un membre de l’accusation qui a affirmé l’avoir entendu maudire Dieu, le Prophète de l’Islam Mohammad et l’Arabie saoudite, rapporte Reuters. « J'ai lu les précédentes décisions de 2014 et celle du 17 novembre. Il est très clair qu’il a été condamné à mort pour "apostasie" », a précisé à Reuters, Adam Coogle, un chercheur spécialisé du Moyen-Orient, membre de l’Human Rights Watch.

Autrement dit, pour avoir exprimé publiquement son renoncement à la foi et la religion, quelle qu'elle puisse être. Or, le droit saoudien trouvant sa source dans la charia, les crimes religieux, comme le blasphème et l’apostasie sont passibles de la peine de mort.

« Je suis sous le choc, mais c’était (le jugement) prévisible. Je n’ai cependant rien fait pour mériter la mort », a déclaré Ashraf Fayadh à The Guardian. L’auteur a désormais 30 jours pour interjeter appel, et peut compter sur le soutien des défenseurs des droits de l’Homme, priant le pays de stopper les condamnations contre les intellectuels du pays.



https://www.actualitte.com/article/monde-edition/arabie-saoudite-un-poete-palestinien-condamne-a-mort/62180

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Le jour où Cazeneuve refusa d’interdire les livres jihadistes diffusés par Carrefour et la Fnac



Toute l’affaire est rappelée dans le sujet de TV Liberté du 30 juillet 2014, où Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’islamisation et analyste pour Wikistrat, est interrogé :



Le quotidien Metro du 29 juillet 2014 a couvert l’affaire :

“Le ministère de l’Intérieur nous confirme avoir été alerté au sujet de ce livre “salafiste aux propos radicaux”. Mais bien que la polémique intervienne en plein plan anti-djihad, les services de Bernard Cazeneuve assurent qu’ils ne peuvent rien faire. ” Ce n’est pas un délit de prôner le djihad, ce n’est pénalement pas répréhensible”, affirme-t-on cabinet du ministre, tout en assurant mener “une expertise juridique” pour s’en assurer. Et le ministère des Cultes de tempérer la polémique, en rappelant que ce genre de contenus n’est pas l’apanage d’ouvrages islamiques : “Si l’on prend la Bible, c’est pareil, il y a également des passages choquants et pourtant, on ne va pas l’interdire”. Lire dans Metro

Devant l’inaction du ministre de l’Intérieur, l’association Avocat Sans Frontières représentée par Maître Gilles-William Goldnadel, a lancé une procédure en octobre dernier contre les enseignes commerciales qui vendent les livres des idéologues du salafisme violent, best-seller chez les musulmans pratiquants.

http://islamisation.fr/2015/11/16/le-jour-ou-cazeneuve-refusa-dinterdire-les-livres-jihadistes-diffuses-par-carrefour-et-la-fnac/

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Etat d'urgence : les policiers peuvent désormais porter leur arme en dehors de leur service

C'est un assouplissement considérable de la législation. Les policiers qui le souhaitent peuvent désormais garder leur arme, même en dehors de leurs heures de service, annonce Jérôme Bonet, responsable de la communication de la police nationale, jeudi 19 novembre.
Cette mesure, qui concerne la police nationale, s'applique dans le cadre de l'état d'urgence, qui doit être prolongé pour une durée de trois mois, par un vote de l'Assemblée jeudi et du Sénat vendredi. Elle restera en vigueur jusqu'à ce que l'état d'urgence soit levé.

Le port d'armes hors service est également soumis à deux conditions : en cas d'utilisation de son arme, le policier doit porter un brassard "Police", "afin de permettre son identification et éviter toute confusion". Il doit aussi avoir effectué un "tir administratif" dans l'année, c'est-à-dire s'être entraîné au moins une fois.

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Aulnay : une mystérieuse équipe venue de Belgique aurait "nettoyé" l'appartement d'Hasna Aït Boulahcen avant la police

Selon des informations de M6, confirmées par France 3, une petite dizaine de personnes a débarqué de trois voitures immatriculées en Belgique mercredi soir, après l'assaut à Saint-Denis.



Les enquêteurs sont-ils sur la piste d'un quatrième commando après les attentats de Paris et de Saint-Denis ? C'est en tout cas ce que laisse entendre une information de M6, confirmée par France 3, révélant qu'une petite dizaine de personnes a débarqué, mercredi soir peu après 22 heures, au domicile de la mère d'Hasna Aït Boulahcen, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ils étaient au volant de trois voitures immatriculées en Belgique.

Le groupe aurait effectué un possible "nettoyage" de l'appartement situé rue Edgar Degas à Aulnay-sous-Bois, où séjournait régulièrement la jeune femme, tuée quelques heures plus tôt dans l'assaut mené à Saint-Denis. A 22 heures, mercredi, la police n'avait pas encore perquisitionné au domicile de la mère d'Hasna Aït Boulahcen. La perquisition de la police n'a eu lieu que jeudi après-midi.

Elle n'était pas une des kamikazes

 "La question est de savoir si ces personnes ont emporté avec eux des éléments présents dans l’appartement qui pourraient directement intéresser l’enquête", explique une source judiciaire à M6.

Hasna Aït Boulahcen, présentée comme la cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis visé mercredi par un assaut policier, ne s'est pas fait exploser. L'individu qui a actionné une ceinture d'explosifs lors de l'assaut des forces de l'ordre est "très vraisemblablement un homme", a précisé cette source.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/aulnay-sous-bois-une-mysterieuse-equipe-venue-de-belgique-aurait-nettoye-l-appartement-d-hasna-ait-boulahcen-avant-la-police_1185063.html

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Xavier Bertrand dénonce «l'imam Google» et érige les Anonymous en exemple



Le député Les Républicains appelle à une réorientation des missions de l'Hadopi pour traquer les sites djihadistes. La pression sur les géants du Web s'est encore accrue cette semaine.

Comme après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, les groupes Internet se retrouvent accusés de laxisme dans leur lutte contre les contenus djihadistes. Interrogé ce matin sur Europe 1, Xavier Bertrand a fustigé le rôle joué par l'«imam Google» dans le processus de radicalisation sur le Web. «Un certain nombre de jeunes avant même d'aller dans les mosquées, c'est sur Internet qu'ils trouvent le moyen de se radicaliser», a déclaré le député Les Républicains de l'Aisne. L'expression d'«imam Google» avait déjà été employée au début de l'année par le président du Conseil régional du culte musulman en Rhône-Alpes. «C'est l'imam Google qui recrute, c'est Internet qui fait office de prédicateur», avait-il dit.

Xavier Bertrand en appelle donc à la mobilisation de ces multinationales «archimilliadaires, qui ne paient pas d'impôts». «Qu'ils consacrent déjà 1% de leurs formidables bénéfices à se mobiliser», a-t-il suggéré. Et de prendre pour exemple la nébulleuse des Anonymous, dont les membres étaient jusqu'alors davantage habitués à être traqués devant les tribunaux français. «Vous voyez qu'il y a des groupes d'internautes, qui pourtant sont attachés à la liberté, et qui décident d'eux-mêmes de bloquer des comptes Twitter - parce qu'il n'y a pas que Google, il y a aussi Facebook et aussi Twitter qui doivent se sentir concernés...», a poursuivi le candidat LR dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Quelque 5500 comptes liés à l'État islamique auraient été bloqués grâce aux signalements venus des Anonymous.



Pour Xavier Bertrand, la solution pourrait passer par une réorientation des missions de l'Hadopi, la Haute autorité en charge de la lutte contre le téléchargement illégal sur Internet. «Que le gouvernement, qui en a la possibilité, demande dès maintenant à Hadopi d'arrêter [ses] fonctions traditionnelles et que l'on mette tous [ses] moyens - parce qu'il y a de vrais professionnels au sein d'Hadopi - pour traquer les sites et pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui se servent aujourd'hui de Google et des réseaux sociaux pour véhiculer le terrorisme.» Cette idée rappelle la proposition de Manuel Valls de créer une «unité nationale de lutte contre la haine sur Internet».

Une pression en Europe et aux États-Unis

Les propos de Xavier Bertrand condensent et simplifient, en à peine plus d'une minute, la plupart des reproches faits par la classe politique ces derniers mois aux groupes Internet. Salués pour leur rôle dans la mobilisation qui a suivi les attentats de Paris, les réseaux sociaux sont aussi accusés d'être le terreau de la radicalisation de la nouvelle génération de djihadistes, et de faire preuve d'un laxisme coupable pour éradiquer les contenus de propagande. «90 % de ceux qui basculent dans le terrorisme le font sur Internet», a plusieurs fois affirmé Bernard Cazeneuve, en se fondant sur une étude contestée. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu dans la Silicon Valley à la rencontre des géants du Web, où il a porté ce message.

Dans les faits, les outils de signalement ont été sensiblement améliorés et la collaboration se passe «mieux», selon le député Jean-Jacques Urvoas, rapporteur du projet de loi Renseignement. Les réseaux sociaux se sont pliés à la loi antiterroriste et ont commencé à bloquer des contenus pour apologie du terrorisme. En début de semaine, le gouvernement a demandé à Facebook et à Twitter de retirer une photographie prise au Bataclan ainsi qu'une vidéo de propagande djihadiste en français. Les deux sites ont obtempéré, mais des copies peuvent toujours être trouvées. Jeudi, les députés ont en outre voté un blocage accéléré des sites Internet «provoquant à la commission d'actes de terrorisme ou en faisant l'apologie» dans le cadre du projet de loi sur l'état d'urgence. Ces sites pourront être bloqués sans délai, sans avoir à imaginer une complexe réorientation des missions de l'Hadopi.

Accusés de favoriser la radicalisation et la propagande, les groupes Internet doivent aussi répondre leurs pratiques en matière de chiffrement des données, qui complique la surveillance des conversations par les services de renseignement. Ils se trouvent dans la position délicate de chercher à la fois à protéger la vie privée de leurs utilisateurs et de leurs clients, tout en respectant les lois des États où ils exercent leurs activités. La pression s'exerce tant en Europe qu'aux États-Unis. L'État islamique est «le premier groupe terroriste alimenté par Internet», a affirmé dimanche Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate pour la présidence américaine. «Nous devons leur empêcher d'accéder à un territoire virtuel», a-t-elle précisé jeudi. Le directeur du FBI, James Comey, a insisté de son côté sur les risques posés par le chiffrement. Bernard Cazeneuve a annoncé que la France allait «investir dans des moyens numériques face à des terroristes qui utilisent le cryptage».

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/11/20/32001-20151120ARTFIG00082-xavier-bertrand-denonce-l-imam-google-et-erige-les-anonymous-en-exemple.php

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Simandou : la justice américaine rejette la plainte de Rio Tinto contre Steinmetz et Vale



La plainte de Rio Tinto contre BSGR et Vale aux États-Unis a été rejetée, pour avoir été déposée trop tard. Les procédures judiciaires concernant les faramineux gisements de fer du Simandou sont pourtant loin d’être terminées.

Le juge américain Richard Berman, de la Cour fédérale des États-Unis pour le district sud de New York, a rejeté ce vendredi 20 novembre la plainte portée par Rio Tinto contre BSGR, le groupe minier de l’homme d’affaires franco-israélien controversé Beny Steinmetz et son ancien partenaire le brésilien Vale.

Le magistrat a estimé que la multinationale anglo-australienne avait attendu trop longtemps [plus de quatre ans – le délai maximum prévu par la loi RICO sur la corruption] après la perte de ses permis miniers guinéens du massif du Simandou en août 2008 pour lancer cette procédure judiciaire.

Dans sa plainte déposée fin avril 2014, Rio Tinto arguait avoir été dépossédé de façon frauduleuse de ces deux gisements de fer de la partie nord du massif, recelant les réserves les plus importantes du continent. Ces droits lui avaient été retirés par le gouvernement de l’ex-président Lansana Conté, qui l’accusait de n’avoir pas développé la mine. Fin 2008, ils  avaient ensuite été attribués à BSGR, associé en 2010 avec Vale, numéro un mondial du minerai de fer. Le partenariat prévoyait le paiement de 2,5 milliards de dollars par ce dernier, créant la co-entreprise, VBG.

Corruption

Après l’élection du président Alpha Condé, en 2010, les autorités guinéennes ont lancé un audit des contrats miniers qui a abouti à la résiliation des permis octroyés à BSGR sur le Simandou, conformément aux recommandations d’un rapport d’audit signalant « l’existence de pratiques de corruption » entachant l’octroi de ce titre.

Si la plainte de Rio Tinto contre BSGR et Vale a été rejetée, d’autres procédures judiciaires sont en cours en Guinée, aux États-Unis,  et au Royaume-Uni. Beny Steinmetz a notamment déposé une demande d’arbitrage contre la Guinée auprès du Cirdi (le tribunal international chargé de trancher les différends concernant les investissements) à Washington. Dans cette affaire, la Guinée a requis l’assistance judiciaire du Royaume-Uni et de la Suisse. Beny Steinmetz détient ainsi une résidence à Genève, qui a été perquisitionnée par le procureur du canton.

Une enquête menée par le FBI avait par ailleurs abouti à la condamnation en juillet 2014 du Français Frédéric Cilins, ancien collaborateur de la société BSGR.

http://guinee28.info/simandou-la-justice-americaine-rejette-la-plainte-de-rio-tinto-contre-steinmetz-et-vale/

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Bruxelles se réveille en état d’alerte maximale




Le centre de crise du ministère belge de l’intérieur a décidé, dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre, de faire passer à son degré maximal (4 sur une échelle de 4) le niveau d’alerte terroriste pour la région Bruxelles-Capitale. Cela évoque une menace « sérieuse et imminente » d’attentat. Le reste du pays reste au degré d’alerte 3.

Le premier ministre Charles Michel a pris la décision de relever dans la nuit le niveau de menace « suite à des informations d un risque d’attentat similaire à Paris ». Les cibles potentielles sont les centres commerciaux, les transports en commun et les grands événements rassemblant beaucoup de personnes.

« Il s’agissait donc d’une menace d’attentat commis à plusieurs endroits par plusieurs individus ».
 

A suivre sur notre direct : Bruxelles placée en état d’alerte maximale pour une menace « imminente »

Le centre de crise invite les habitants à éviter des rassemblements comme les concerts, les aéroports, les gares, les centres commerciaux. Le métro bruxellois est fermé depuis samedi matin, tout comme la gare de Bruxelles-Schuman . Les contrôles sont renforcés dans tous ces endroits. Le traditionnel cortège pour l’arrivée de Saint-Nicolas à Vilvorde, dans la grande banlieue de la ville, est supprimé.

Samedi matin, de nombreux quartiers étaient quadrillés par la police et les unités spéciales tandis que des militaires continuaient de surveiller des bâtiments officiels et des lieux réputés « sensibles ». La situation était toutefois très calme. Les 19 bourgmestres (maires) de la région devaient décider dans la matinée des manifestations à annuler et du renforcement des contrôles de sécurité en divers endroits.

La mesure prise dans la nuit résulte d’une analyse « très spécifique » de l’Office central de l’analyse de la menace. Le Conseil national de sécurité, regroupant les différents services de sécurité sous l’autorité du premier ministre, allait se réunir samedi pour examiner des mesures complémentaires. Jeudi soir, il avait déjà décidé de concentrer des renforts militaires à Bruxelles.




Trois suspects arrêtés

Le niveau 4 n’a été instauré qu’à deux reprises : en 2014, pour tous les lieux fréquentés par la communauté juive, après l’attentat contre le Musée juif, au cœur de Bruxelles, et en 2007 lorsqu’une cellule radicale aurait préparé un projet d’évasion de Nizar Trabelsi, un terroriste d’Al-Qaida, arrêté dans la capitale deux jours après les attentats du 11 septembre 2001.

Trois suspects qui seraient liés aux attentats de Paris ont été arrêtés en Belgique au cours des derniers jours.
Deux d’entre eux, Hamza Attou et Mohamed Amri, ont convoyé Abdeslam Salah, qui a participé aux attentats de vendredi 13 à Paris et dont le frère, Brahim, s’est fait exploser près de la place de la République. La police multiplie les opérations pour tenter de retrouver ce Français de Molenbeek.
Le troisième suspect, un Marocain de Jette, a été mis en examen vendredi. Il aurait aidé Abdeslam Salah durant sa fuite. Une arme chargée et du sang ont été retrouvés dans sa voiture. Un message parvenu sur son téléphone portable indiquait que « le juif n’est pas là », selon le quotidien La Dernière Heure.

Au cours de l’une de ces opérations de recherche, la police a intercepté un jeune habitant de Molenbeek. Agé de 15 ans, il envisageait de se rendre en Syrie. Il avait déjà tenté de gagner la Bulgarie et avait été appréhendé à deux reprises.

Un appel du parquet a entraîné sa mise en détention dans un centre de protection de la jeunesse, vendredi, après qu’un premier juge l’a libéré. Une décision qui avait provoqué la colère du ministre de l’intérieur, Jan Jambon.

Une information sur une menace imminente d’attentat serait aussi parvenue aux services de sécurité par les enquêtes sur l’entourage d’Hasna Aït Boulahcen, la cousine du djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud. Des proches de celles-ci vivant en Flandre seraient partis en France, pour une raison encore inconnue.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/21/alerte-maximale-dans-la-region-de-bruxelles-le-point-sur-les-dernieres-informations_4814756_4809495.html#3TjeMLlJfC4xsuAm.99

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Anonymous - #OpParis & #OpISIS


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Toys'R'Us retire de ses rayons les jouets représentant des armes



La direction de l'enseigne a décidé de retirer de la vente 23 références de jouets de type pistolets ou mitraillettes, après les attentats de vendredi dernier à Paris.


Après les fusillades qui ont coûté la vie à 130 personnes le week-end dernier à Paris, l'enseigne de jouets Toys'R'Us a décidé de retirer les produits représentant des armes de ses 48 magasins en France. «La direction de Toys'R'Us a demandé à ses directeurs de magasins en France de retirer des rayons 23 références de jouets ressemblant à des armes à feu», a indiqué le groupe, confirmant une information de France Info. Ces produits incluent, par exemple, des pistolets ou mitraillettes.

«Cette décision fait suite aux attentats de Paris. Elle a été prise car ces jouets ressemblaient à s'y méprendre à des armes à feu réelles. Cela pouvait donc être source de confusion pour les forces de l'ordre», a expliqué la direction. L'enseigne n'a pas précisé si cette décision était provisoire ou non, à quelques semaines de Noël. D'autres jouets type sabre laser ou pistolets à eau seront, en revanche, toujours vendus dans les points de vente de l'enseigne.

Un mail a été envoyé en début de semaine à tous les directeurs de magasin pour leur signifier cette décision, précise le responsable d'un point de vente Toys R Us de l'Est de la France au Figaro. Il s'agit, selon lui, d'éviter «toute psychose après les événements tragiques qui se sont déroulés la semaine dernière». Aucun autre directeur de magasin n'a souhaité s'exprimer sur cette mesure qui paraît sensible. Interrogé sur le sujet, JouéClub a déclaré avoir réduit «les gammes de ce type de produits. JoueClub compte accélérer cette démarche et ne mettra plus de copie d'armes de combat dans ses prochains catalogues. Il appartient aux parents de juger ce qu'ils (...) Lire la suite sur Figaro.fr

https://fr.news.yahoo.com/toys-r-us-retire-rayons-jouets-représentant-armes-160845454.html?cmp=frfbac