Suicide de Yassin Salhi en prison : "Il aura été lâche jusqu'au bout"

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Suicide de Yassin Salhi en prison : "Il aura été lâche jusqu'au bout"

Yassin Salhi, écroué pour avoir décapité son patron et attaqué un site gazier en Isère, s'est suicidé mardi soir. La veuve de la victime fait part de sa colère



Yassin Salhi, à la sortie de son appartement à Saint-Priest le 28 juin, avant son transfert vers Paris
© AFP PHILIPPE DESMAZES 

l avait décapité son patron et attaqué un site gazier en juin en Isère : Yassin Salhi s'est suicidé mardi soir dans sa cellule de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), où il était à l'isolement.

Il n'avait pas été repéré comme suicidaire mais s'est pendu avec ses draps aux barreaux de sa cellule. Il est décédé à 21h15.

La famille de la victime sous le choc

"Il aura été un lâche jusqu'au bout", a réagi sur Europe 1 Laurence Cornara, la veuve du patron assassiné. "Je suis en colère. C'est la peur que j'avais, mais je ne pensais pas que ça arriverait. Soi-disant, il n'était pas suicidaire. Il y a bien une erreur quelque part", a-t-elle lancé.

C'est un nouveau coup de massue pour nous", confie le beau-frère de la victime à France 2. "Nous sommes révoltés, nous sommes déçus par l'administration pénitentiaire (...) "Pour nous, la famille, ça justifie bien l'acte terroriste, l'acte lâche de ces gens-là".

Acte terroriste

Yassin Salhi avait été placé en détention provisoire fin juin 2015 après avoir été mis en examen notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, enlèvement et séquestration en vue de préparer un assassinat, destruction ou dégradation et violences volontaires.

A l'inverse d'un Mohamed Merah, des frères Kouachi, d'Amédy Coulibaly ou des jihadistes qui ont frappé Paris en novembre, Salhi a toujours contesté en garde à vue toute motivation islamiste, invoquant un différend professionnel avec son patron.

Mais pour la justice, le patron de son entreprise de transport, Hervé Cornara, qu'il a avoué avoir tué, était bien une victime du terrorisme islamiste.

Selfie avec la tête de son patron

Yassin Salhi avait capturé son patron, avec lequel il avait eu une vive altercation deux jours plus tôt pour une palette renversée, l'avait étranglé puis décapité. Il avait fixé la tête de la victime sur un grillage à l'intérieur du périmètre de l'usine Air Products puis avait parachevé sa mise en scène macabre en accrochant à proximité deux drapeaux frappés de la "chahada", la profession de foi musulmane.

Après avoir pris des photos, il les avait envoyées à un ami parti combattre en Syrie, dont un selfie dans lequel il avait posé auprès de la victime. Puis il avait repris son véhicule et était entré en collision avec des bouteilles de gaz, provoquant une explosion avant d'être maîtrisé par des pompiers arrivés rapidement sur place et auxquels il avait lancé : "Allah Akbar".

L'attentat "correspond très exactement aux mots d'ordre de Daesh", avait alors estimé le procureur de Paris, François Molins, notamment par la volonté de Salhi de "donner à son acte une publicité maximale





 

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