Les demandeurs d'asile "vacanciers" sont dans le viseur: Theo Francken (N-VA) en

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Les demandeurs d'asile "vacanciers" sont dans le viseur: Theo Francken (N-VA) en a déjà attrapé plus de cent



Demander l'asile parce qu'on risque sa vie dans son pays d'origine et y repartir en vacances.
Un paradoxe qui a poussé le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides de modifier le statut des demandeurs d'asile.
Et cela à eu un impact direct: plus de 100 cas de fraudes ont déjà été repérés, dont beaucoup d'Afghans et d'Irakiens.
Au delà de cette mesure, Theo Francken entend lutter activement contre toutes formes d'abus, notamment via un passage en centre fermé.

Demander l'asile et rompre le lien avec son pays d'origine. Voilà une décision dure à prendre mais nécessaire quand tu ne peux plus y vivre à cause du danger ou de l'autoritarisme d'un régime. Une décision aussi paradoxale puisqu'on remarque que certains réfugiés font le trajet inverse.



Accusés de prendre des "vacances", ces réfugiés sont dans le collimateur du secrétaire d’État à l'Asile et à l'Immigration, Theo Francken (N-VA). Depuis le printemps, il a mis en place une politique répressive qui semble porter ses fruits. Les réfugiés qui rentreraient dans leur pays peuvent maintenant perdre leur statut.

Parce qu'ils voyagent depuis les Pays-Bas et l'Allemagne pour être plus discrets, Theo Francken a également passé des accords avec ces deux pays pour identifier les fraudeurs. Un accord avec la France devrait suivre.

L'impact de cette décision est en tout cas on ne peut plus clair: plus de 100 cas ont déjà été rapportés. Ils s'agit principalement de demandeurs d'asile provenant d’Afghanistan ou d'Irak et ils ont presque tous perdu leur statut. Seuls ceux qui ont une femme et des enfants ont été épargnés.



La détention des demandeurs d'asile facilitée

Mais ce n'est pas tout. La Belgique s’apprête aussi à retranscrire quatre directives européennes sur la migration. Le texte modifie tous azimuts le droit des étrangers: procédures d’asile, recours, rapatriements, rétention... Le souci c'est que le gouvernement, qui veut boucler ce dossier avant le 21 juillet, est accusé de vouloir aller un peu trop vite pour éviter les sanctions. Il faut dire que le rapport de l'Europe fait 400 pages et que Theo Francken aurait mis seulement deux jours pour l'analyser.

Plusieurs politiques et associations reprochent aussi au secrétaire d’État d'insister sur deux des quatre points établis par le texte: à savoir la lutte contre les abus et la politique de retour. Les deux autres points sont destinés eux à renforcer les droits des demandeurs d'asile et à faciliter les démarches.

Le gouvernement liste ainsi onze critères objectifs indicateurs d’un risque de fuite. L'impact est lourd puisque les fraudeurs pourraient être mis derrière les barreaux dans un centre fermé. Parmi ces critères figurent les tentatives de tromper l'administration par de faux documents ou de fausses empreintes, ou bien de ne "pas coopérer". Un dernier critère mal défini et qui peut donc être dangereux puisque cela pourrait affecter presque tous les demandeurs d'asile.

Obligation

Le cabinet du secrétaire d’État reconnait lui-même "que le projet de loi en examen insiste beaucoup sur l’obligation de collaboration et sur les conséquences du manquement à cette obligation". Mais "il est important que le demandeur d’asile soit conscient qu’il a l’obligation de collaborer à l’établissement de son identité, de sa nationalité, son itinéraire de voyage et son récit d’asile afin de faciliter un examen adéquat des craintes qu’il a formulées", peut on lire dans Le Soir de ce lundi.

La codirectrice de Ciré, une association de défense des étrangers, voit les choses différemment: "Le gouvernement est tellement focalisé sur les abus qu’il y a une espèce d’acharnement à contrôler." Le risque, c’est que la détention devienne la norme.

source

http://fr.newsmonkey.be/article/18705



 

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